AIR
lame tranchante, ordinairement d'acier, s'aimante rien que par son contact avec un aimant naturel ou artificiel. — Produire un aimant par la touche régulière ou par une friction quelconque; le tremper dans la limaille de fer et s^assurer que dans le second cas les pôles sont irréguliers et la force magnétique bien moindre.
2o S'assurer que les outils d'acier suspendus verticalement attirent la limaille de fer et agissent sur l'aiguille d'une boussole. — Faire un aimant en tordant des fils d'acier placés presoue verticalement, leur extrémité inférieure vers le nord.
30 Constater la déviation qu*nn courant électrique fait subir à une aiguille aimantée ; Tinstantanéité do Taimantation et de la désaimantation du fer doux. — Faire un aimant en enroulant le fil d'une
{>ile autour d'une aiguille d'acier, chercher les p6es et remarquer qu'ils sont toujours dans le même rapport avec le sens de l'enroulement.
[Haraucourt.] AIR. — Physique, IX. Chimie, I. — {Étym, : du grec et du latin aer, d'où aération^ aérien, et tous les mots composés).
1. L'air et ses propriétés phsrsiqoes. -^Vairest un gaz, — C'est le gaz par excellence, celui oui enveloppe la terre, qui sert à la respiration aes animaux et des végéuux, et dont la masse s'i^h pelle Vatniosphère.
L'air est pesant. — Cette propriété de l'air, comme de tous les gax, était inconnue des anciens. Il faut venir Jusqu'au xvii* siècle pour trouver la preuve de la pesanteur de l'air. C*est à Jean Rey, médecin du Périgord, et à Galilée, qu'on doit les premières expériences établissant la preuve de la pesanteur de l'air. On trouve dans l'œuvre du savant français ces lignes caractéristiques qui établissent sa découverte à la date de 1630 : « Remplissez d'air à grande force un ballon avec un soufflet, vous trouverez plus de poids à ce ballon qu'à lui-môme étant vide. »
Galilée, amené à soupçonner la pesanteur de l'air pour donner la raison de l'élévation limitée de l'eau dans les pompes, fit bouillir dans une bouteille une petite quantité d'eau, boucha la bouteille et la pesa ; puis, la débouchant, il permit à l'air de rentrer ; il Tit alors augmenter le poids de la bouteille.
Aujourd'hui, pour montrer que l'air est pesant et même pour déterminer son poids, on fait le vide dans un grand ballon de 10 litres et on le tare sur une balance *, puis on y laisse rentrer l'air et on voit que lo ballon augmente de poids. Le dixième de cette augmentation représente approximativement le poids du litre d'air. Ce poias est d'environ ir,3, à la surface de la terre.
Pression atmosphériqtie. — - Puisque l'air est ne» sant. il en résulte nécessairement que les couches supérieures pressent en vertu de leur poids surles couches inférieures, et celles-ci sur le sol ou les objets qui les supportent ; de là l'existence de la pression atmospherioue, la nécessité de la constater et d'en évaluer les effets {W Baromètre).
L'air est transparent et incolore. — En petite quantité l'air n'a pas de couleur, il est par suite invisible : d'où vient donc que, pris en grande massc,il offire cette belle teinte bleue qui fait croire à une « voûte azurée », double illusion d'optique? C'est que l'air n'est ni absolument transparent ni absolument incolore. Il intercepte une partie des rayons lumineux qui le traversent ; la teinte bleue des objets est d'autant plus foncée que les objets sont plus éloignés (V. Atmosphère).
Autres propriétés de l'air; élasticité, compres^ sibilité, loi de Mariette. — Y. Gaz. [Haraucourt.1