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CUBAGE

les bois flottants, les pilotis des ports présentent soaYent des colonies de ces singuliers animaux^ elles recouTrent fréquemment, comme une sorte de Tégétation, la quille des navires coucliés sur les bassina de radouD. Au moyen âge, les Anatifes étaient le sujet des contes les plus ridicules ;

Fig.6. -^ Anatifes.

d*aprè8 leur ressemblance très grossière avec une ète d*oiseau emmanchée d*un lone con, on croyait qu^elies se changeaient en Bemaches, Palmipèdes voisins des oies.

La base d'attache est très large et très courte diez les Balanes, dont le corps est contenu en entier dans une sorte de tronc pyramidal fixé aux objets par sa grande base et constitué par des valves calcaires à pans irréguliers ; Tensemble externe de ces bizarres animaux n*est pas sans ressemblance avec le fruit du chêne, ce qui les fait appeler gUmds de mer, mot qui n est que la traduction vulgaire de leur nom scientifique. Ces Balancs abondent, comme des incrusutions, sur la partio immergée des rochers, sur les pierres que recouvre le flot, 'sur beaucoup de coquilles, surtout les geignes et les moules. Les espèces de France ne épassent pas six à huit millimètres de hauteur ; les mers chaudes en ont de bien plus grandes. [Maurice Girard.]

CRYPTOGAMES. —BoUnique, XL » (Etym. :

de deux mots grecs, signifiant mariage caché.) Nom donné par Linné à Tune des grandes sections du règne végétal, divisé par lui en deux embranchements, les Phanérogames, chez lesquels les organes de reproduction sont apparents, et les Cryptogames, chez lesquels ces organes sont peu apparents ou cachés.

Jussieu, prenant pour base de sa classification Texistence ou la non-existence des cotylédons et leur nombre, a donné aux Cryptogames le nom à:Acptylédoneg * {sans cotylédons). C'est à ce mot, ainsi qu'aux mots Champignons, Lichens, Mousses^ que nous traitons des familles végétales compo* sant le groupe naturel dont il est ici question : les «Igues, les champignons, les lichens, les mousses, les fougères.

Le nom de Cryptogames a été repris par GandoUe et par Brongniart, et continue à s'employer comme l'équivalent universellement reçu de celui d'Acotylédones

CUBAGE DES BOISl — Géométrie, XXVIL — Évaluation en mètres cubes ou en stères du volume des bois de charpente ou des bois de chauffage.

1 . Les bois de charpente aff^ectent d'ordinaire la forme du parallélipipède rectangle : leur volume s'obtient conséquemment en faisant lo produit de leurs trois dimensions, qu'on évalue en décistères (le dédstère remplace 1 ancienne mesure appolée solive). Si, par exemple, il s'agit d'une poutre ayant 0",d de largeur, 0*>2 d'épaisseur, et 2"',50 de longueur, son volume sera exprimé en mètres cubes par 0,3 X 0,2 X 2,5 ou 0-%l&0, ce qui revient à

Le même procédé s'applique, dans les chantiers, aux piles de planches ou de bois de chauffage ; mais quand il s'agit ainsi d'un volume considérable, on l'évalue en stères. Ainsi une pile de 8 m. de long sur d*.i2 de large (3 longueurs de bûches), et 6",S0 ae haut, a un volume exprimé en mètres cubes ou stères, par 8 X 3,42 X 6,50 ou 177*S84, ou environ 177 stères et 8 décistères.

2. Les bois en grume, c'est-à-dire coupés, mais non encore dépouillés de leur écorce, affectent en général la forme d'un cylindre ou d'ur: cône tronqué, suivant que les bases sont de même diamètre ou de diamètres différents.

SI la forme est cylindrique, on sait que, pour obtenir le volume, il faut multiplier la surface de la base par la hauteur. Soit, par exemple, O^jSB le diamètre de la base et 3",20 la hauteur. On obtiendra d'abord la base en faisant le carré du rayon, c'està-dire le carré de 0*,18, qui est 0'»<i,0324, et en le multipliant par le rapport de la circonférence au diamètre, ou 3,1416, ce qui donne 0"<i, 101 787; on multipliera ensuite cette surface par 3*,20> ce qui donne 0"xi,325721, ou environ 3 décistères \.

Si la forme est celle d'un tronc de cône, on n'a pas immédiatement la hauteur ; mais on mesure la génératrice, et Ton peut en déduire la hauteur en remarouant qu'elle est l'un des côtés de l'angle droit d'un triangle rectangle qui a pour hypoténuse cette génératrice, et pour troisième côté la différence entre les rayons des deux bases. On fait le carré de cette différence, on le retranche du carré de la génératrice, et l'on extrait la racine carrée do reste ; c'est la hauteur cherchée. On sait alors quo le volume du tronc de cône s'obtient, conformément à la formule

V= JirA(R»+r«-hRr),

en faisant le carré du plus grand rayon, le carré du plus petit, et le produit de ces deux rayons, additionnant ces trois quantités, multipliant par la hauteur, puis par le nombre 3,1416, et prenant le tiers du résultat.

Soient, par exemple, 0",44 et 0",28 les diamètres des deux bases, et 4'",5 la longueur de la génératrice. Les rayons sont 0">,22 et 0",14 ; leur différence est 0",08 dont le carré est Ob4,0064 ; retranchant cette valeur du carré de 4",5, c'est4Hlire de 20»i,25, on obtient pour reste 20'>»<i,2436, dont la racine carrée 4*,4993 est la hauteur du tronc de cône ; elle diffère fort peu de la génératrice mesurée, et c'est ce qui arrive le plus souvent. Maintenant, la formule ci-dessus donnera

En effectuant les calculs, on trouve Ob*,4 65859 ou à peu près 4«**««»,66 (V. Volumes^ p. 2350).

Rem ABQDE. — Quand les bases diffèrent peu, on obtient une approximation suffisante en calculant le volume comme celui d'un cylindre qui aurait pour diamètre uno moyenne entre les diamètres extrêmes, et dont la hauteur serait égale à la ge<nérstrice du tronc de cône.

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