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DARWINISME

a ne ; racide ey&nhydrique va de là «o condenser ans un ballon refroidi.

On peut aussi Tobtenlr impur en distillant un mélange de 10 parties de ferrocyanure de po-: tassium et de 7 d'acide sulfurique. C'est avec de Tacide prussique ainsi préparé que Troppmann, de sinistre mémoire, empoisonna en 1869 le chef de -Vinfortunée famille Kink. L'acide consenre dans ce cas des traces de ferrocyanure qui persistent dans le cadavre, et peuvent servir & constater l'empoisonnement longtemps après la disparition de racide prussique lui-même.

Action de V acide cyanhydrique sur r organisme. — C'est le plus rapide de tous les poisons. Il tue instantanément, soit qu'on en place une goutte sur la langue, sur la muqueuse des paupières ou qu'on le fasse respirer en petite quantité. Si la dose a été assez faible pour que Tahimal ne tombe pas comme foudroyé, il se déclare alors des accès de tétanos suivis d'une prostration complète; l'haleine répand une odeur d'acide prussique, la respiration est difficile et convulsive ; le pouls est intermittent. La mort arrive au bout d'une heure au plus.

Gomme contre-poisons, on administre du chlore, de Tammoniaque, et on fait dos afTusions d'eau froide sur la tète et le long de la colonne vertébrale. La plupart des auteurs mettent en doute l'efficacité de tous les moyens employés Jusou'à ce Jour. Nous nous permettrons cependant de dire ici que nous avons à deux repnses différentes guéri complètement en quelques heures deux la-

Sins qui avaient été foudroyés par une injection 'acide prussique sous les paupières, et cela en leur faisant respirer une dissolution aqueuse concentrée de chlore ; au bout d'une heure l'animal se promenait, mangeait, tout en ayant encore laiy rière-train en partie paralysé; après quatre Heures il éuit en parfaite santé.

Cyanure de potassium, — C'est un sel blanc qui cristallise en cube ; il est caustique et possède un goût d'amandes amères. Il est très soluble dans l'eau et l'est peu dans l'alcool. Sa solution dissout le cyanure d'argent : c'est cette propriété qui le fait employer en photographie, i^'est un poison très énergique; on 1 emploie en médecine, à très petite dose.

Préparation, — Pour obtenir le cyanure de potassium, on chauife au rouge du prussiate de potasse desséché (cyanure ou prussiate Jaune du commerce). Après le refroidissement, on traite la masse noire par l'alcool bouillant qui dissout le cyanure ; on évapore dans le vide, et on obtient une masse blanche cristalline de cyanure de potassium. On l'obtient plus économiquement en chaufTant au rouge dans un creuset de fer un mélange de ferrocyanure de potassium et de carbonate de potasse sec (Wurts). Ce procédé est employé en Angleterre.

Cyanure de mercure, — On Tobtient en faisant bouillir un mélange de sulfate de bioxyde de mercure et de ferrocyanure de potassium. C'est un

beau sel cristallisé d*une saveur métallique et nauséabonde ; il est très vénéneux. Il sert à préparer le cyanogène et l'acide prussique.

Ferrocyanure de potassium. — Ce sel, qai est un mnure double de potassium et de fer (Gy*Fe,K>), s'appelle aussi prussiate Jaune de potasse s on le rencontre dans l'industrie sous forme de beaux gros cristaux Jaune-citron ; ce sont des octaèdres a base carrée ; le sel est blanc qaand on le débarrasse de son eau par la chaleur. Il se dissout dans 4 parties d'eau froide. Chauffé avec de l'adde sulfunque, il donne de l'acide prussique, et laisse un résidu bleu-clair. Avec les sels de pmtoxyde de fer, il donne un précipité blanc bleuâtre qui se fonce à l'air, et avec les sels à base de sesquioxyde il forme un produit bleu foncé caractéristique qui est le bleu de Prusse,

Le lerrocyanure do potassium se prépare en grand dans l'industrie. On l'obtient en calcinant en vase clos du sang, de la corne on des débris d<! peau avec du carbonate de potasse et de la limaille de fer; après le refroidissement, on traite la misse par l'eau bouillante et on laisse évaporer.

Bleu de Prusse, — La découverte de cette ricue matière tinctoriale est due à Diosbach d^ Berlin; elle remonte au commencement du xviii* siècle, et a été le point de départ de celle des substances que nous venons de passer en revue et de tontes colles qu*on considère comme contenant le ndjcai cyanogène. C'est Scheele qui lit voir que le klen de Prusse contenait une « matière subtile tinctoriale », l'acide prussique. Conformément à sacosstitution, le bleu de Prusse doit être appelé on ferrocyanure de fer (Cy»Fe)*,Fe*.

On l'obtient à l'éUt de précipité bleu foncé, en versantune dissolution de prussiate Jaune dans un se) de sesquioxyde de fer. Dans l'industrie, on emploie le sulfate de protoxyde de fer, et on a un précipité qui ne derient bleu de Prusse que quand on l'a traité par l'acide chlorhydrique, qui dissout la potasse, et par le chlorure de chaux, qui fait passer le fer de réut de protoxyde à l'état de sesquioiyde. Le bleu do Prusse du commerce se présente en

f-os morceaux cubiques à reflets cuivrés. Calciné l'air, il laisse un résidu de protoxyde de fer. Il est insoluble, si ce n'est dans l'acide oxalique (acide des oseilles). [Alfred Jacquemart.]

CTCADÉES. — Botanique, XV. — Famille de plantes dicotylédones gymnospermes, âiclines,Toisines des conifères, et rappelant par leur port les palmiers et les fougères arborescentes. Le genre type est le genre Cycas^ dont les espèces les plus remarquables sont le C, circinaUs, de la Chine et des Meluques, qui a l'aspect du palmier, et dont les feuilles pennées ont plus d'un mètre do long; et le C, revoluta du Japon, dont les feuilles restent roulées à leur sommet en forme de crosse.

A l'époque carbonifère et à l'époque Jurassique les cycadees comptaient de nombreux représentants (V. Végétal, pp. 2275 et 2276).

CTUNDEB. ^ V. Corps ronds.

DANEMARK. — Y. Scandinaves (Èiats).

DAEWINISAIB. — Botanique, I, XXX ; Géolog;ie,IX : Zoologie,III.— Théorie de Darwin sur l'origine des espèces. Ce système scientifique, fondé par le savant anglais Darwin, n'est qu'une branche, une variante du transformisme * imaginé par Lamarck. Il peut se définir ainsi : « La sélection naturelle par la lutte pour l'existence, appliquée au transformisme de Lamarck. » Prenant comme ^int de départ la théorie transformiste, qui fait

remonter l'origine des êtres, y compris bien entendu la race humaine, à un petit nombre de germes primordiaux ou monades, venus par génération spontanée. Darwin donne pour cause à U transformation et à la variabilité des espèces U supériorité que procure à un individu un avintage quelconque dans la lutte (juotidicnne. De même que par la sélection artificielle les hommes pa^ viennent à modifier et à perfectionner les végétaux ou les animaux domestiques, de même les hasards

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