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er, au féminin ière, se change en er et ère

DÉRIVATION

DÉRIVATION

après le y consonne ou le / mouillé, qui coAtient )e Vy ainsi qu'après les chuintantes/ et ch. Ce suffixe signifie qui a ou fait habituellenrent^

Îiui tient à; il s'ajoute à des noms de choses pour ormer :

a) des noms de personnes qui désignent un métier ou une fonction, comme serrurier, qui fait des serrures, écuyer, conseiller, porcher, batelier, batelière, linger, lingére, et quelques «adjectifs : fruitier; viager, etc.

6) des noms de choses : les uns, en ter, sont des noms d'arbres et de quelques plantes désignés en quelque sorte par leur principale fonction végétale, celle de produire tel fruit ou telle fleur, comme cerisier, arbre qui porte des cerises, cognassier, pécher; les autres, en ter ou ière, sont des noms de réceptacles, c'est-à-dire de vases, d'instruments ou de lieux c^ui servent à contenir ou à resserrer les objets dési|piés par les primitifs, ou aussi des ' r, lieu où sont les guêpes; oreil-

coUectifs : guêpier, lieu Ur, théière, fourmilière.

2. Aire est la forme savante de ter; mais ce suffixe a pris une telle extension dans la langue commune qu'il forme directement des dérivés à l'aide «le radicaux, non plus latins, mais français. Les mots en aire sont : a) des noms masculins de personnes, tels que commissionnaire, mandatotre, pensionnaire, sectaire, ou de choses, comme annuaire : b) des adjectifs, tels que onginaire, qui tient à Yorigine, budgétaire, réglementaire, etc.

3. Me signifie qui s'applique à, ou prend parti pour ; il désigne ainsi oes personnes a^ssantes, comme cAimi«/e,(^ui s'applique à la cAimte, artie/e, dentif/e, Journalt^/e, libre-échangiito, royali^/e, unitariïfe, etc.

4. Ain, fém. aine (forme accessoire an, fém. ime ou anne) et te;i, fem. ieTme, ont la même origine et la même valeur. Ces suffixes forment des noms de personnes ot des adjectifs ; ils signifient qui appartient à, de la nature de, et marquent un rapport d'origine : Africain, Égypt<'e;2, Européen; d'habitation : châtelain, mondain, vilain, courtisan, paysan, citoyen, et par extension la communauté, la secte ou la profession à laquelle on appartient : dominicain, épicurien, musicien, artisan, etc. Ain, aine, forme aussi des noms de nombre collectifs : un quatrain, un dizain, la huitaine, une neuvaine, la douzaine, etc.

5. /n, ine forme des noms de personnes et des «djectifs, et marque aussi un rapport d'origine, d'habitation ou de communauté ; il a souvent un «ens dépréciatlf : Florentin, citaaifi, capuci//, galopin, enfantin, alpin, cristallin, sauvagin, etc. €e suffixe sert encore à créer des noms d'animaux ou de choses, masculins en in, féminins en tne : roussin, bouquin (vieux bouc), grappin (de grappe, proprement crochet), gratin; routine, vermine.

6. On désigne des personnes agissantes, comme thamjyion, celui qui combat en champ clos, charron, marmiton, vigneron. Il marque aussi un rapport d'origine : Saxon.

7. Ard marque l'habitude et Taccumulation de la qualité; il désigne des personnes : campagnarôf^ montagnarcf, richar^f, vieillaref; des animaux : canara, et des choses : billard/, brassorcf, éplnarr/, poignorff. Il marque un rapport d'origine dans Savoyard, et a un sens abstrait dans miUiard. On trouve le féminin arde dans moutarde, de moût,

8. Ois, Oise, et ais, aise sont des variétés d'un même suffixe, qui marque l'origine et l'habitation : bourgeois, courtois, villageois, et sert surtout à former des noms de peuples : Carthaginois, Polonais.

Les sufQxes ain et t'en, in, on, ard, ois et ais ont cela de commun qu'ils marquent un rapport d'origine, et c'est pourquoi ils servent presque exclusivement à former les noms de peuples ou de nations. Ces noms ont les deux genres et s'emploient

aussi adjectivement : le peuple romain, un Bonuû». Ils dérivent des noms propres de pays et de rillcs et sont surtout formés par les sufàxes ain et ien, OIS et ais,

B. Les noms de personnes tirés de verbes sont formés au moyen aes suffixes eur, on et ard^ qui désignent des personnes agissantes, c'est-àrdirc qui font l'action exprimée par le verbe.

1. Sur, euse ne forme que des noms de personnes : danseur, grogneur, faiseur, menteur, blanchissetir.

2. On forme des noms de personnes : brooiUon, forgeron, fripon, grognon, souillon; ou des noms de choses, comme bouillon, rejeton, et des nonss abstraits d'actions : Juron, plongeon.

3. Ard marque la réitération de l'action et per suite l'excès; c'est pourquoi 11 a souvent un sens dépréciatlf. Ce suffixe forme des adjectifs et des noms de personnes : bavord, babillai'éf, criard, grognard, nasillard, pillard, et rarement des noms de choses : brouillard.

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