Adfjectifs
Le français crée des adjectifs nouveaux à Taide de substantifs et de t;er6es déjà existants, comme peur-eux dejpeur, servt-able de servir.
A. Les adjectifs tirés de substantifs sont tomes à l'aide des sufQxes al et e/, iquje, eux, é, u et esgue,
1 . Al, fém. ale^ et el, fém. e//e, ne sont que les deux formes différentes d'un même sofBxe; quelques mots ont deux dérivés, l'un en al, Taotre en et, comme original et originel. Les adjectifs ainsi terminés expriment que l'idée de leur radical convient à la chose dont on parle, par example brutal, dans un homme brutal, qui tient de U brute. Ces adjectifs ne font point connaître ce qu'est la chose en elle-même, mais ils la déterminent par l'idée de conformité pour le lieu (centra/}, le temps (accidente/), le rang (rovo/),- la forme (monumenta/), la fin ou destination (thenno/).
2. Igue indique, comme al, un rapport entre l'idée du sujet et celle c^ui est représentée par le radical de l'adiectif, mais il s'en distingue en oe qu'il marque la conformité pour la nature, Tessenco, l'ensemble des propriétés intrinsèques : aristocratique, qui appartient à l'aristocratie; philosophique, qui a trait à la philosophie; cxAérsque, c\M%igue, charivarigue, féertçue, idol&triçue, romantioue, etc.
3. Eux, fém. euse, marque la possession et le plus souvent la plénitude de possession, c'est-àdire l'abondance de la qualité exprimée par Tadjectlf ^u'il sert à former, comme épineux, qui a des épines; fangeux, plein de fange; ennuyeux, facétieux, soyeux, etc.
4. È, fém. ée, marque simplement la possession : ailé, qui a des atles, écervelé, fourcha lettré, perlé, sensé, veiné. '
5. C/, fém. ue, marque, comme eux, la possession, le plus souvent avec l'idée de plénitude : barbu, qui a de la barbe; charnu, rempli de chair; chevelu, cossu, fourchu, Krenu, têtu.
6. Esque marque quelque chose de biiarre. d'étrange pour la forme ou la grandeur, que ce soit un agrément ou un défaut £ns le sujet : cfaevaleres^tie, pédantes(^<e, romanesque.
B. Les adjectifs tirés de verbes sont formés à l'aide des suffixes if et a6/e.
1. //, fém. ive, forme un grand nombre d'adjectifs dont le sens est actif et exprime la capacité de faire : hâtif, qui se hâter; pensif, offens^^ oppressif tard//, etc.
Ce suffixe appartient essentiellement à ta formation savante et se Joint le plus souvent, non pas au radical^ verbal, mais au radical des participes passés latins : acti/*, exclust/; impérati/*, oSeatif, sédatt/; etc.
DÉRIVATION
DÉRIVATION
i, Aàie forme un nombre considérable d'adjectifs dont la base est le radical verbal ; il Indique ane possibilité passiTe, quand le verbe est actif : faisable^ qui peut être fait, et nne possibilité actîTO, quand le verbe est neutre : valable^ qui peut valoir; aima6/e, agrôa6/e, périssa^/e, etc.
Ible est de formation savante et se joint au thème des participes passés latins : fust6/e, vist6/e, etc.