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BAUX AGRICOLES

Boh6ffle) doÎTent leur action à une assez forte proportion de sulfate de magnésie.

tes eaux stUfttreuses sont nombreuses en France. Elles contiennent de Tacide sulfhydrique ou des solfores alcalins et se distinguent par leur odeur d'œnfs pourris.

Les eaux de Bagnères, de Luekon, de Bar^ges, ie Cautereis^ à'Eetux-Bonnes, de Saint-Sauveur, ïàx, dAmélie'leS'HainSf c'est-à-dire toutes les eaux thermales dea Pyrénées, sont des eaux sulfureuses naturelles.

Les eaux connues ù^ Aix-la-Chapelle, à^Uriage (Isère', d'Aix en Savoie, contiennent accidentellement de Tacide sulfhydrique. C'est le résulut de la formation de sulfures de calcium ou de sodium par l'action désoxydante de matières organiques sur les sulfates de ces métaux ; Tacide carbonique produit ensuite la décomposition de ces sulfures en donnant naissance b. un dégagement d'acide sulfhydrique (d'après Wurtz).

Eau de mer. » C'est une eau, tout le monde le sait, très riche en chlorure de sodium (sel marin, sel de cuisine).

Mais elle contient en outre du sulfate de magnésie, des chlorures de potassium et de magnéaium, des quantités très appréciables d'iodure et de bromure, et même des traces d'arsenic à l'état d'arséniate. Toutes ces substances contribuent à lai donner sa sareur et son action sur l'économie. Au reste, la composition des eaux minérales et par suite de l'eau de mer qui les reçoit toutes, est loin d'être complètement connue. Grâces aux non- Teanx procédés d'iuTestigation ouverts par l'analyse spectrale (V. Spectre)^ on a pu découvrir dans certaines eaux, telles que celles de Bourbonne-les- Bains, considérées comme peu minéralisées, des substances dont on n'y soupçonnait pas la présence : la strontiane, la lithine, et deux nouveaux métaux, le césium et le rubidium.

[A. Jacquemart.] EAUX làGRiCOLES. — Agriculture, IV. — L'eau est nécessaire à tous les animaux pour que la fonction dont chacun de lours organes est chargé s'accomplisse, et pour que la circulation puisse opérer le renouvellement des matériaux épuisés dans l'exercice de ces fonctions. De plus, elle prend une part, faible mais réelle, dans leur alimentation par les matériaux salins qu'elle fournit.

Noas retrouvons dans la végétation ce double rôle de l'eau, avec cette différence que la part qu'elle prend dans l'alimentation de la plante est plus accusée que chez les animaux. Tous les végétaux nuisent dans l'atmosphère, sous l'action de la lumière, une grande partie de leur carbone qu'ils retirent de l'acide carbonique de l'air, et une portion notable de leur azote qu'ils prennent aux traces d'ammoniaque renfermées dans cet air. Mais c'est surtout dans le sol que nos récoltes s'alimentent par l'intermédiaire de l'eau qu'elles y puisent par leurs racines. Là où l'eau manque, la végétation s'arrête ; là od l'eau fournie aux racines est trop pauvre en substances nutritives, la végéution languit et se transforme. ,

Les matériaux que les eaux du sol doivent fournir aux plantes ont une double origine, minérale et organique. L'acide phosphorique, la potasse, la chaux, sont, entre autres, des éléments essentiels à nos récoltes ; un sol qui n'en contient pas en quantités suffisantes ou suffisamment solubles, manque de fertilité. Le chaulage des terres dépourvues de calcaire les transforme au point de vue de leur rendement ; et des pays entiers ont perdu leur ancienne fertilité, parce que l'enlèvement des récoltes, sans une restiturion suffisante des matériaux enlevés, a épuisé la provision du sol en acide phospborique, en potasse, etc. A côté des matières minérales su placent les produits organiques pour leur csrbone et surtout pour leur azote. Mais à rencontre

des animaux qui ne peuvent s'alimenter que de produits organiques tout formés qu'ils détruisent ou transforment, les végétaux ne peuvent retirer du sol que les résidus de la combustion des composés organiques antérieurs, dont ils font servir les matériaux à l'élaboration de nouveaux produitsalimentaires pour l'animal, ou pour l'homme. Ce»résidus sont : l'acide carbonique, provenant de 1» combustion du carbone ; l'ammoniaque et l'acidenitrique, provenant de l'azote des matières organiques. De cette première opposition en naît une se* conde. La combustion des produits organiques dégage de la chaleur, qu'elle ait lieu dans nos foyer»* ou dans l'intérieur de nos organes. L'exercice môme de la rie en nous est donc une cause de production de la chaleur oui nous est nécessaire. La reconstitution des produits organiques à l'aide des résidus • de leur combustion nécessite, au contraire, l'absorption d'une quantité de chaleur précisément, égaie à celle qui s'est dégagée de cette combustion. Les plantes doivent donc recevoir du dehors et^ emmagasiner la chaleur que l'animal dégagera deleur combustion. Cette chaleur, elles ne la prennent point à l'air ou aux objets environnants ; ellesla reçoivent des rayons solaires directs ou diffusés par les nuaees. La lumière du jour est donc indispensable à la végétation, comme l'eau et les substances assimilables qu'elle lui fournit. On dit généralement : année pluvieuse, année de fourrage, . mauvaise année de récolte en grain. Ce dicton est le résultat d'une expérience plusieurs fois séculaire, il est vrai. On en conclut que les blés craignent Teau plus qu'ils ne la demandent ; cette conclusion est basée sur une appréciation inexacte des faits. On peut faire vivre et prospérer du blé dans de l'eau, sans terre, mais renfermant l'engrais minéral et azoté nécessaire ; on peut le faire vivre etprospérer dans une terre suffisamment riche et arrosée tous les jours. Mais les années pluvieuses sont des années à ciel chargé de nuages, conséquemment de faible lumière : c'est le défaut de la lumière, bien plutét que l'excès d'eau qui nuit alors aux céréales. Et ce qui est vrai pour le blé l'est aussi pour toutes les autres plantes. En réalité, môme dans les pays du nord de la France, la terre manque le plus souvent de l'eau qui lui serait né- cessaire pendant la belle saison pour en obtenir des récoltes maxima ; elle en manque tous les ans dans le midi et le sud-est de la France. Et cepen- • dant, non seulement d'énormes quantités aeau sont perdues chaque année pour l'agriculture, mais elles lui causent trop souvent d'immenses dommages.

Toutefois, il ne faut point aller au delà de 1a vérité, et l'on sait que les eaux stagnantes sont nuisibles aux terres qu'elles recouvrent trop longtemps. C'est que l'eau est un moyen d'alimentation et non un aliment à elle seule. Sous l'action de la lumière la plante expulse par voie de transpiration une quantité d'eau en rapport avec son degré d'éclalrement et avec le degré d'humidité du sol. L'eau ainsi évacuée est pure; elle est remplacée par celle que les racines puisent dans le ■ sol pour lui apporter un nouveau contingent de matières nutritives. Ce double pouvoir d'évacuation par les feuilles et d'absorption par les racines est limité comme la lumière qui l'excite. Si donc l'eau puisée dans le sol est peu riche en matière» assimilables, la plante est mal alimentée. Mais, d'autre part, les détritus organiques du sol ne peuvent être absorbés par les plantes qu'autant que l'action de l'air les a oxyués et transformés en acide carbonique, en ammoniaque ou en acide nitrique. Dans un sol couvert par des eaux st^ gnantes, cette oxydation est arrêtée; le»manque pas, mais elle ne fournit pas ^ l'aliment nécessaire ou le lui four**' insuffisante. Quand la terre es' ' '<

ÊBULLITION

ÉBDLLITION

tion par l'air est encoro suspendue et d'ailleurs le véhicule fait défaut. U faut de l'eau, mais il faut aussi de Tair dans le sol, comme il lui faut encore des produits organiques oxydables et des substances minérales que la plante réclame : ce qu'on nomme engrais, amendements.

Dans les pays de médiocre lumière solaire, comme le nord et le nord-ouest de la France, les terres doirent être riches en engrais : Teau aspirée par les racines doit être d'autant plus chargée de matières alimentaires que sa circulation dans la plante est moins fortement excitée par la lumière: rirrigation y produit cependant encore d'excellents oifets. Dans les pays à ciel clair et à vive lumière, l'eau peut être proportionnellement moins riche quand elle ne fait pas défaut ; mais comme elle traterse la plante en quantités considérables, la somme de matières qu'elle lui fournit après les avoir enlevées au sol est elle-même très forte. Là, il faut de l'eau d'abord et beaucoup ; il faut ensuite beaucoup d'engrais pour obtenir de grandes récoltes en conservant la fertilité du sol.

D'après un rapport de M. Barrai au ministre de l'agriculture, le produit brut des terres arrosées est, dans les Bouches-du-Rhône, de ISOO à 3500 francs à l'hectare, au lieu de 200 à 600 ou 600 francs à peine pour les meilleures terres qui n'ont pas Tavantage de l'irrigation. Lo revenu net de l'hectare des terres arrosées est, tous frais payés, de 200 à 500 francs et même davantage, souvent quintuple de celui des terres similaires non arrosées. La valeur de la propriété s'accroît dans une proportion analogue par le fait de l'introduction des irrigations. Même dans nos pays du nord, les agriculteurs savent combien les terres de labour gagnent à être transformées en prairies permanentes ; et un Judicieux emploi des eaux pluviales et des eaux courantes, inutiles ou nuisibles en hiver par leur excès, rendrait cette transformation possible sur une grande partie du territoire. Là on l'irrigation n'est pas pratiquée ni praticable, les plantes ne vivent que de l'eau des pluies, et comme durant la période d'activité de la végéution les pluies sont insuffisantes pour leurs besoins, les récoltes puisent dans les réserves du sol le complément qu^elles y peuvent trouver. Il importe d'accroître ces réserves en augmentant par des labours profonds l'épaisseur de la couche arable qui les fournit. On accroît ainsi en même temps le cube de la terre qui concourt à ralhnentation minérale de la plante. Mais on commettrait une grave erreur si l'on supposait que ce moyen peut suffire à lui seul. En augmentant le produit des récoltes, on accroît la somme des matières fertilisantes qu'on lui enlève chaque année, et on arriverait à l'épuisement si on ne lui restituait ces matières par des engrais plus abondants. , [Marié-Davy.]

EAUX METEORIQUES. —Météorologie, VII-IX.

— Eaux du ciel, provenant des pluies, neiges, grêles, etc. (V. Pluies^ Orages).

EBULLITION. — Physioue, XVffl. — L'ôbuUition est la transformation d'un liquide en vapeur, s'effectuant tumultueusement au milieu même du liquide et sous forme de bulles plus ou moins grosses qui montent et viennent crever à la surface. Quand on place sur le feu un vase de verre contenant de l'eau où plonge un thermomètre, le vase s'échauffe, transmet la chaleur à son contenu, et la température du liquide s'élève peu à peu. Il s'établit dans l'eau un mouvement d'ascension des parties plus chaudes et plus légères, de descente des parties plus froides et plus lourdes, dos courants qu/ répartissent la chaleur et que l'on met en évidence en Jetant dans Teau un peu de sciure de bois. On voit bientôt se former au fond du ballon des bulles de vapeur qui montent à travers le liquide et se condensent sans atteindre la surface; elle» rencontrent des couches d'eau de moins en

moins chaudes, dont eRes prennent la températvre, et leur disparition produit un frémissement, une agitation du liquide qui fait dire que l'eau chante. Le thermomètre accuse une température croissante. En même temps, les bulles formées au fond montent plus haut, se renouvellent sans cesse, et quand elles viennent crever à la surface, le mouvement est tumultueux, le liquide boui. La vapeur, en arrivant dans l'atmosphère plus froide qu'elle, repasse à l'état liquide et forma au-dessus du vue un nuage blanchâtre de gouttelettes excessivement fines qui se répandent dans Tair.

Si on observe le thermomètre, on constate qae tout le temps de rébuUHion, il reste absolument stationnaire, quelle que puisse être d'ailleurs l'ardeur du foyer. Et si on recommence plusieurs foii l'expérience avec le même liquide en se plaçant dans les mêmes conditions, on retrouve tonjoan la même température d'ébullition.

Pour les différents liquides, cette température change ; elle varie beaucoup de l'un à l'autre ; ainn, le mercure, pour bouillir, exige une température supérieure à celle de la fusion du plomb ; tandis que la chaleur de la main suffit presque pour faire bouillir Téther, et que l'acide sulfureux liquide entre en ébullition au contact d'un morceau de glace. La température constante à laquelle un liquide bout sous la pression barométrique de 760 millimètres s'appelle le point d'ébuUUion. Voici ce point pour certains Uquides bien connus:

Acide sulfureux — 10*

Éther ordinaire -^Zl*

Sulftire de carbone 47*

Alcool de bois 63*

Chloroforme 63*

Alcool de vin i 79»

Benxine 80»

Acide azotique concentré 86*

Eau 100-

Essence de térébenthine 1 &7*

Acide sulfarique 325*

Huile de lin 316*

Mercure 3b0*

Soufre 440*

iNFLtJENCG DG LA PRESSION SUR LE POINT O'iBCLU-

TioN. — Parmi les conditions qui influent sur la température à laquelle se fait lébullition, la plus importante est la pression que supporte la surface du liquide. Les bulles de vapeur, pour se dégager, ont à vaincre la résistance de l'air ; il faut donc

3ue leur force élastique soit égale à la pression e l'atmosphère qui surmonte le liquide. Il est alors évident quo si la résistance de Vair ambiant augmente, l'ébuUition sera plus difficile, exigera une température plus élevée ; tandis que si la résistance diminue, l'ébullition rendue plus facile nécessitera une température moindre. Il sembb donc qu'on puisse faire bouillir l'eau à toutes les températures au-dessous de 100«, son point d'ébullition sous la pression normale, si on diminn** assez la pression de l'air ambiant, et à tootes les températures au-dessus de 100*, en Codant la pression de l'air ambiant supérieure à celle de l'atmosphère. C'est ce que l'expérience vérifie pleinement.

1. Ébullition sous des pressions faibles. — Si l'on dispose d'une pompe pneumatique, il est facile de montrer que la raréfaction do l'air favorise et avance l'ébullition. On place sous la cloche de I» machine un long vase contenant de l'eau, pois on fait le vide ; quand la pression de l'air dans h cloche est devenue assez faible pour no pins de-

{)asser la forcu élastique que prend spontanément a vapeur, le liquide se met à bouillir comme s'il était sur des charbons ardents, bien qu'il soit à la température ordinaire.

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