MOYEN AGE ET TEMPS «ODBRNBS
Empire d'Orient on de Constantinople. — De favènement d' Arcadius (395) à la prise de Constan- -rinople par les Turcs (I4&3), l'histoire de l'empire l'Onent embrasse une période de plus de mille ws. Onze dynasties se succédèrent sur le trône :
1* Maison de Théodose (395457);
2* Première maison thrace (457-518) ;
8« Seconde maison thrace (518-610), à laquelle appartient JusUnien I*";
4« Maison des HéracUdes (610-717), dont le che< fut Béraclius ;
5* Maison isaurienne (717-830), qui tire son nom de Léon IVl'Isaurien ou l'Iconoclaste ;
6* Maison phrygienne (820-867);
7« Maison macédonienne (867-1081);
8* Maison des Comnènes (108M304), à laquelle appartiennent Alexis I*', qui régnait lors de U première croisade, et Isaac n l'Ange, qui amena à Constantinople les chevaliers de la quatrième croisade ;
9* Empereurs laUns (1304-1261), des maisons de Flandre et de Courtenay;
10* Maison des Lascaris (1206-1260), qui régna à Nicée, pendant que les empereurs latins occupaient Constantinople ;
If Maison des Paléolognes (1260-1453), dont le chef, Michel, reprit Consuntlnople en 1261, et dont le dernier représentent fut Constantin Xll.
Grèce moderne. — Le royaume de Grèce, constitué en 1832, n'a encore eu que deux souversins, appartenant à deux familles différentes : Othon I** de Bavière, renversé du trône en 1862; et George I«' de Danemark, élu roi en 1868.
Empire arare. >- Les successeurs de Mahomet (mort en 632) prirent le titre de khalifes * on vicaires. Les trois premiers califes furent élus m détriment des droits d'Ali, oui se prétendait lliéritier légitime de Mahomet aont il était le eendr^ (origine de la séparation entre sunniteê et fcmtto> Ali nit le quatrième khalife ; puis vint la dynastie usurpatrice des OmmiadeSt qui régna à Damas (661-750). Elle fut renversée par Aboul Abbaf, tige des Abbassides; ceux-ci transférèrent le siège du khalifat à Bagdad. L'abbasside Al-Rbadi-Billah céda en 935 le pouvoir temporel à un chef militaire, VÈmir-al'Omrahy et ne garda pour lai et ses successeurs que le pouvoir spirituel. On vit bientôt s'élever, sur divers points de l'empire arsbe, des souverains indépendants. Ainsi, en Afrique, ao aventurier qui prétendait descendre de Fatisie, fille de Mahomet, fonda une dvnastie nouvelle ;lei Fatimites s'emparèrent de 1 Egypte, où ils régnèrent pendant deux siècles avec le titre de khalifes (1168-1171). En Asie apparut la dynastie des sultans Gaznévides (997), puis celle des sultans SeMjoukides qui la remplaça fia37). A la domination des Seldioukides succéda au xii* siècle celle des AtabekSj dont les plus connas sont les Atabeks de Syrie (Noureddm, II4&-1I73); pois celle des Ayoubttes^ dont le chef, Saladin, renversa les Fatimites d'Egypte et s'empara de la Syrie. Enfin arrivèrent Tes Turcs (V. ci-dessous); le dernier khalife abbasside, Motawakkel. céoa n sulun turc Sélim I*' son titre et ses prérogatires religieuses (1516).
Apres le renversement des Ommiades, un mesbre de cette famille, Abd-el-Rhaman, s'était réfugié en Espagne où il fonda le khalifat de Cardoue. Les Ommiades de Cordoue rognèrent près de deux siècles (950-1031), puis leur khalilat se démembra. Vers la fin du xi* siècle, les Aimoravides du Maroc vinrent fonder en Espagne noe dynastie militaire, à laquelle succéda celle des Almohades (xii* siècle) et celle des Mérinides (xm* siècle). Mais bientôt il ne resU plus aux Maures d'Espagne ^ue le petit royaume de Grenade, ^otivemé depuis 1235 par la famille des Alhamandes, et qui disparut en 1492.
Turcs. — Le premier sultan des Turcs fut Oinun ou Othman, qui se créa vers l-iOO un rovaume aux dépens des petits Etats seldjoukides d'Asie- Blineure. C'est de lui que ses successeurs prirent le nom d'Osnianlis ou d'Ottomans, Mahomet U
DYNASTIES
DYNASTIES
l'empara de Constantinoplo (1453], qui est restée ^squ'à nos Jours le siège de la dynastie ottomane. pEBSE. — Après la conquête arabe, la Perse fut soumise aux kbalires de Bagdad, puis aux sultans «axnévides et seldjoukides, et ensuite à diverses lynasties moDsoles et turcomanes. En 1499 monta sur le trône Ta dynastie des Sophis, qui régna jusqu'en 17a6. Apres une période d'un demi-siècle durant laquelle régnèrent des princes divers, la couronne échut h la dynastie des Kadjars (1794), qui occupe encore le trône aujourd'hui.
Itaue. — Après Romulus Augustule, lltalie fut gouvernée par le roi hérule ûdoacre (476-493), puis par les rois Ostrogoths (493-553) et les rois Lomoardê (568-774). La couronne dltalie passa ensuite à la famille carlovingierme (774-888), et, à l'extinction de celle-ci, à une série de princes féodaux. Jusqu'au moment où Othon I*' de Saxe s'en empara (951). Les empereurs allemands gardèrent pendant plusieurs siècles le titre de roi d'Iulie. Ce titre fut repris en 1805 par Napoléon I*', et en 1860 par Victor-Emmanuel II, roi de Sardaigne.
Dans le cours du moyen âge, plusieurs villes ou proTlnces d lulie s'éuient constituées en Euts indépendants, où régnèrent des dynasties particulières. Ce sont entre autres :
Naples et la Sicile^ oui formèrent le royaume des Deux-Siciles sous les dynasties normande (xii* siècle) et sottabe (xu* et xiii siècle). A Tavènement de la maison d'/4iyoti au trône de Naples (1366), la Sicile se sépara et se donna à des rois de la maison ^'Aragon : cette dernière réunit en 1435 les deux couronnes. Après les guerres d'Italie, le royaume des Deux-Siciles resta aux rois d'Espagne de la maison d^ Autriche ;àxi xvni* siècle, il se sépara de l'Espagne sous des rois de la branche espagnole des Bourbons, qui y régnèrent, avec quelques interruptions. Jusqu'en 1860, date dd l'annexion de Naples au royaume d'Italie.
Florence^ où la famille des MédicU régna de U29 à 1737 (avec le titre de grauds-ducs de Toscane à partir de 1569). A la mort du dernier Médicis, Jean-Gaston, le duché de Toscane passa à la maison de Lorraine-Autriche, qui en conserva la souYeraineté Jusqu'en 1800 (sauf une interruption de 1801 h 1814).
Jtfi/an, qui fut gouverné par les Visconti de 1277 à 1450, et par les i>forza de 1450 à 1535. Le duché de Milan devint ensuite une possession espagnole, puis autrichienne (1713). Il fit partie de la république cisalpine et du royaume d'Iulie (1797-1814), puis revint à l'Autriche comme partie inté^ante du royaume lombard-vénitien. Le Milanais fut réuni en 1860 au nouveau royaume d'Italie.
Espagne. — L'Espagne formait au mo^en âge <iuatre royaumes : Navarre, Léon et Astunes, CastiUe, et Aragon.
Nfwarre. — La Navarre eut une première dynastie de rois nationaux de 857 à 107(i. Elle fut ensuite réunie un mument à l'Aragon, et redevint indépendante en Il;i4. En 1234, la couronne échut ^ la dynastie de Champagne, et en 1?85 un mariage la donna aux rois de France. En 1328, la Navarre redeyint un royaume séparé qui passa successivement aux maisons d'Evreux, de Foix, d'Aragon et d'Albret. Henri de Bourbon, fils de Jeanne d'Al ^TSt, réunit de nouveau les couronnes de Navarre «tde France; mais le royaume de Navarre ne comprenait plus alors que le territoire situé au nord dcB Pyrénées, la partie méridionale ayant été con- Huise en 151 i par Ferdinand V le Catholique.
Uon et Asturies. — Ce royaume, appelé d'abord royaume des Asturies, le plus ancien état chrétien ^6 la péninsule ibérique, fut fondé par Pelage en 71S. 11 prit en 761 le nom de royaume d'Oviédo, et ^0 913, après un aigrandissement, celui de royaume de Léon et Asturies. Réuni temporairement à la
CastiUe à deux reprises, il se fondit définitivement dans ce dernier royaume en 1230.
CostUie. ^ Le royaume de CastiUe, fondé en 1034 par Sanche le Grand, roi de Navarre, en faveur de son fils Ferdinand 1*% fut gouverné d'abord par une dynastie navarralse, puis (i 126-1 36») par la maison do Bourgogne, qui réunit au treizième siècle les couronnes de CastiUe et de Léon. Une troisième maison, celle de Transtamare, régna de 1369 à 1479, date de la réunion de l'Aragon et de la CastiUe sous Ferdinand d'Aragon et Isabelle.
Aragon. — Le comté d'Aragon fat érigé en royaume en 1085 par Ramire, fils du roi de Navarre Sanche le Grand. En 1137 arriva au trône la dynastie de Barcelone, et en 1412 une dynastie castillane, d'où sortit Ferdinand le Catholique, Tépoux d'Isabelle de Castillo.
Rois d'Espagne, —Après que le royaume d'Espagne eut été définitivement constitué sous Ferdinand le Catholique, il eut pour souverains des rois de la maison d Autriche (1516-1 '00), puis de la maison de Hourbon, qui a conservé la couronne Jusou^à nos Jours, avec deux interruptions (de lfe08à 1813, et de 18(;8 à 1875).
Portugal. — Ce pays, dont Henri de Bourgogne devint comte en li 95, fut érigé en royaume par son fils Alphonse I*" en 1 189. Il fut gouverné par des rois de la branche directe de Bourpogne Ju&> qu*en 1383, puis par des souverains de la branche a* Avis, h l*extinctlon de laquelle il passa sous la domination de TEspagne . Il recouvra son indépendance en 1640, sous les rois de la maison de Brt^ gance, qui y régnent encore aujourd'hui.
France. — Pour les dynasties qui ont régné sur la France, nous renvoyons aux mots Mérovingiens, ( arlovingienSt et Capétiens, ainsi qu'aux artides consacrés à chacun des principaux souverains français.
Angleterrb. — Après la réunion de l'heptarchle anglo-saxonne en un seul royaume sous t^bert de Wessex (827i, l'Angleterre fut gouvernée par des rois saxons, dont la série fut interrompue, au onzième siècle, par trois rois danois. Après la mort du dernier roi saxon Harold à la bataille de Hastings, le trône fût occupé par la dvnastie normande (1066- 1 154), puis par celles des P/an^a^ene/^ * (1154- 1485), des fv^or^* (1485-1603), desS/t/artt *( 1603-1 088} » avec un interrègne de 1649 à 1660. Viennent ensuite Guillaume d'Orange, Anne Stuart^ puis la dynastie de Hanovre (1714), à laquelle appartient la souveraine régnante Victoria.
Hollande. — Après que les Provinces -Unies te furent affranchies de la domination espagnole au XVI* siècle, elles confièrent le ^uvernement à un stathouder, qui fut pris héréditairement dans la maison d'Orange ou de Nassau (1559-1795). Le stathoudérat fut supprimé temporairement à deux reprises, de 1650 à 1672 (Jean de Wltt, grandpensionnaire), et de 1702 à 1744 (Heinsius, grandpensionnaire). De 1795 à 1806, la Hollande forma la république batave, puis elle fut érigée en royaume sous Louis Bonaparte (1806-1810), et ensuite réunie à la France. En 1814, les souverains alliés constituèrent le royaume des Pays-Bas, dont la couronne fut donnée à Guillaume I*' d'Orange, fils du dernier stathouder.
Beloiqob. — La Belgique, après avoir été réunie au royaume des Pays-Bas en 1814, s'en sépara en I83t), pour former un État indépendant, qui choisit pour roi un prince de la maison de Saxe-Cobourg, Léopold I", père du souverain actuel.
Allemagne. — Lors du démembrement définitif de Templre carlovingien (888), la Germanie se donna des rois dont les deux premiers furent des princes de la race de Cbarlemagne, et le troisième un duc de Franconie. La couronne paasa ensuite dans la maison de Saxe (919-1024) ; le second prince de cette dynastie, Othon I*', reprit le titre
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d'empereur. A la maison de Saxe succéda la maison de Franconie (1034-1 125), puis, après un nourel empereur saxon, la maison de Souahe ou de Hohenstauffen (1138-1250), à Textinction de laquelle il y eut un Interrègne de vingt-trois ans. La couronne passa alors à la maison de Habsbourg^ puis, durant le Quatorzième siècle, à diTerses autres familles, dont la principale est celle de Luxembourq. En 1(38, la maison do Habsbourg ou d Autriche obtint de nouveau la dignité impériale, qu*elle conserva Jusqu*en 1806* L'Allemagne cessa alors de former un empire. En 1815, elle se réorganisa en Confédération germanique; et en 1871 un ^louvel empire allemand, dont TAutrlclie fut exclue, se reconstitua avec le roi de Prusse pour empereur.
Autriche. — Lors de la dissolution de Tempire allemand, en 1806, se forma l'empire d'Autriche, sous la souveraineté de la maison de Habsbourg.
Prussem — La Prusse est devenue un royaume à partir de 1701 ; ses rois appartiennent à la famille de Hohenzollem.
Bavière. — L'électorat de Bavière fut érigé en royaume par Napoléon I*' en 1806 : ses rois appartiennent a la maison dite palatine.
Wurtemberg. — Le duché de Wurtemberg fut transformé en royaume en même temps que la Bavière. Les rois actuels sont les descendants des àjiciens ducs, qui régnèrent sur ce pays dès les premiers siècles du moyen &ge.
Saxe. — La Saxe est le troisième des royaumes allemands créés en 1806 par Napoléon. La famille qui y règne est la branche cadette ou Alàertine do la maison de Misnic.
Hanovre. — L*électeur do Hanovre étant devenu roi d'Angleterre en 1714, le Hanovre demeura uni à TAngleterre, même après qu*il eut été érigé en royaume en 1814. A Tavènement de la reine Victoria (1837), le Hanovre se sépara pour former un Etat à part, dont le duc de Cumberland, Ernest-Auguste, reçut la couronne. Sous le règne de son fils Georges, le Hanovre fut annexé à la Prusse (I8GG).
Hongrie. — La dynastie nationale ou d'Arnad régna de 890 à 1801. Vint ensuite la dynastie d^l?)- Jou (1308-1386), celle de Luxembourg (1386-1437), et celle d'Autriche^ qui a gardé la couronne jus-
Iu'à nos jours, avec deux interruptions, savoir : e 1440 à 1445. un Jagellon de Pologne; de 1458 à 152G, Mathlas Corvin et deux Jagellons de Bohème. ÉTATS SCANDINAVES. — Danemark. — Les dynasties du moyen Âge sont celles des Skioldungs (9a0- 1047), et des Esthrithides (1047-1376). Des rois de diverses familles régnèrent de 1376 à 1448 ; c*est durant cette époque que se fit Tunion de Calmar
(1397), qui réunit pendant plus d*an siècle, av«c quelques interruptions, le Danemark, la Iforvèse et la Suède. En 1448 monta sur le trôoe la nisisoo d'Oldenbourg, qui régna Jusqu'à 1863; elle a éi^ remplacée par celle de Sonderbourg'Glucksbcvrg. Norvège. ^ Une dynastie nationale régna en Norvège depuis le onslème siècle Jusqu'en 1319 : elM fut remplacée par celle des Folkungs de SuM»,
Sui s'éteignit en 1387. Après un interrègne, li forvègé lut réunie au Danemark (union de Cilmar), et eut les mêmes rois que ce pays Jusqa'ea 1814. A cotte date, elle fut Jointe à la Suède.
Suède. ^ Antérieurement à l'union de Calnur la Suède fut gouvernée, d'abord par des desce*"dants de Regnar Lodbrog, puis par des prmas des races de Stenkill^ de Sverker, d'Eric, et d Folkung. Pendant la période de l'union, la Swkda se donna plusieurs fois des souverains partlcoUi'TS (famille des Sture). Enfin, après l'expulsion 6-* Danois, régna la dynastie des Wasa (lS23-lC^i . puis celle de Deux-Ponts (1654*1751), celle i- HoUtein-Gottorp (1751-1818), et enfin la dynasùi française de Bemadotte (à partir de 1818).
Pologne. — La première dynastie fat celle dês Piasty qui tire son nom de Piast, duc de Polo^^ au neuvième siècle. Le titre de roi fut pris par Iglesias I*', vers Tan 1000. La famille des Plast s'éti:: éteinte en 1370, fut remplacée par la dynist» d* Anjou f puis par celle des Jaaellons (1386.., <)ii finit en 1571. La royauté devint alors élecdif Henri de Valois (Henn III, roi de France), Etiecf Bathori, puis trois rois de la famille suédoise t'A Wasa, se succédèrent sur le trône de 1573 à ]'(.:», il y eut ensuite deux rois polonais, Midiel Wjniowiecki et Jean Sobieski. En 1694, la cooroc ' fut donnée à l'électeur de Saxe Auguste II, ' eut pour compétiteur Stanislas Leszcxlnski ; t/' ensuite Auguste IH de Saxe« puis Stanislas Poi> towski, le dernier roi, sous le régna duquel u lieu le partage de la Pologne.
RossiB. ~ Rurik, qui fonda en 962 la principauté de Novogorod, fut la souche de la prois ert ' oynastie russe, oui se divisa bientôt en plQue-^| branches. Celle de Moscou finit par l'emporter *c les autres, au quatorzième siècle. Les souvent* I de la famille de Rurik portaient le titre de gn'id | duc ; ce fut Ivan IV le Terrible qui prit le preciai le titre de ttar en 1547. Après Féodor, mon m\ 1598, commence une période de troubles civil'» ^ se termine à l'élection de Michel Romanoff ec ICIS La dynastie des Romunoff règne encore aojc» d'hui; mais la ligne directe s'est éteinte en T-îl et a été remplacée par la branche de Holst', » Gottorp,
EAU. — Chimie, IH ; Hygiène, VIH. — Substance que nous rencontrons sur le globe ou dans l'atmosphère sous les trois états solide, liquide on gaxeuz.
La glace fond spontanément à la température constante de 0*. Ce phénomène est accompagné de Tabsorpiion d'une quantité de chaleur qui devient latente et qui suffirait pour élever de 79» environ la température du môme poids d'eau liquide. L'eau peut conserver son état liquide à une température de plusieurs degrés au-dessous du point oe fusion de la glace. Ce phénomène dit de sur fusion est
{présenté en particulier par certaines pluies dont es gouttes se congèlent dès qu'elles touchent le sol ou un corps solide. L*eau en se congelant rend libre la chaleur latente qu'elle reprendra pendant la fubion de la glace formée. En même temps, elle augmuiKc de volume avec une force presque irré-
sistible. De là, les effets de rupture de vases tenant de l'eau qu*on expose à la gelée ; de là ici le gel de certaines pierres. Le gel des planui été attribué à la même cause ; iniaiB il faut y il surtout un effet physiologique d'an autre ords (V. GeL) La glace et l'eau peuvent à toate \n pérature so résoudre en vapeur gaseuse. L'air ci tient dQ cette vapeur en toute saison et wa u-i les climats (V. Humidité, Vapturs). L'eao es i vaporisant fait passer à Cétat latent une éoora quantité de chaleur, qu'elle restitue à réui i liberté quand elle reprend sa forme aqueuse. CetI chaleur suffirait pour élever de lOo degrés U {'4 pérature de 6 fois le poids de la vapeur fonst» condensée. Il en est de même de la glace qoi vaporise, en notant Qu'elle prend en plostcaf i chaleur qu'il lui faudrait pour fondre, alors tn^l
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que sa Taporitation est directe fltns ^p&sMge par réut liquide^
Venu, est incolore sotts un petit rolame; en grsnde masse, elle prend une teinte Tariant du bien indigo pnr au rert glauque ou au Jaune Terdàtre, saiTUit la nature des substances organioues ou minérales qu*elle tient en suspension ou en dissolutioo. A rétat de pureté absolue, Teau a une sareur fade ; elle est d'une digestion difficile ; elle serait impropre à une alimentation régulière. Pour être agréable et saine à boire, elle doit être aérée et renfermer en proportions conTenables des substances salines dont notre organisme a besoin, et qu'elle prend naturellement au sol. Elle redoTient impropre aux usages domestiques lorsqu'elle renferme ces substances en proportion trop forte» et .surtout quand elle contient certains produits de la décomposition des matières organic^ues.
L'eau était considérée par les anciens comme QA élément entrant dans la constitution de la nature entière. (Y. Corps simples.)
En eilet, quand on chaulTe fortement une terre ou une pierre quelconque, il s*en dégage presque toujours de la Tapeur aeao. Calcinons du papier, du Dois, de la laine, du sucre, de la cbair, en un mot une matière organique quelconque, et la fumée qui Ven dégagera sera mélangée de Tapeur d'eau.
Sans parler de Ténorme quantité d'eau qui recouTre les ijS du globe terrestre, nous ajouterons (juelusqu'à'ô à 7 mille mètres de hauteur l'air coQtient des quantités de Tapeurs d'eau extrêmement Tariables qui donnent naissance à tous les phénomènes aqueux (pluie, neige, orage, brouillard], qui ont pour siège l'atmosphère.
On s explique donc très bien l'erreur des anciens. Lcau a une extrême importance, mais elle n'est point un élément constitutif de tous les corps, et de plus elle n'est point indécomposable, elle est elle-même formée de deux corps gazeux considérés comme simples : l'oxygène et l'hydrogène.
En 1781 le saTant anglais CaTendish ^'assura qu'en mettant lin corps froid, comme un Terre, audessus d'un bec d'hydrogène qui brûle, on recueille de Teaa ; la combustion de 1 hydrogène dans Tair donne donc de l'eau. Cette expérience si concluante (ut iflses oui interprétée jusqu'au moment ot Lavoisier et Laplace eurent pu réaliser la synthèse de Teau, c'est-à-dire la fabrication de l'eau en combinant l'hydrogène à l'oxygène et en mesurant les proportions des deux gaz qui se combinaient. C'est on n^3 que fut faite cette mémorable expérience. La même année, Lavoisier, faisant passer de la vapeur d'eau sur du fer chauffé au rouge, tU qu'en même temps que le fer s'oxydait il se dégageait de l'air inflammable, c'ost-àrdire de l'hydrogène, et l'illustre chimiste put même refaire la synthèse de l'eau en combinant de nouveau l'hydrogène recueilli ^ l'oxygène fixé par le fer. C'est cette dernière eipérience qu'on fait tous les jours dans la pharmacie pour obtenir du fer pur et puWérulent dit fer réduit par Ffiydroghu,
En 1800, quelques années après l'inTention de la pile voltaique, deux chimistes anglais, Garlisle et Nicholsooy parTinrent à décomposer l'eau en «es deux éléments gaaeux à l'aide de ce nouTel instromeot. En 1805, Humboldt et Gay-Lussar. purent définitivement affirmer que l'eau est formée
rpar la combinaison de l'oxygène avec de l'h^dro- ^e dans la proportion de 1 litre du premier et litres du second. Enfin, en 1843, M. Dumas, opérant avec toute la précision désirable, démontra ^ne ces deux gaz se comblaient pour former l'eau flans la proportion de 8 parties en poids d'oxygène « dune partie en poids d'hvdrogène. ce qui est conforme d'ailleurs au résufut de Gay>Lussac, «liydrogène ayant une densité seize fols moindre que l'oxygène. La formule chimique de l'eau est **v); quelques chimistes l'écriTent H>0.
L'afBnité de l'hydrogène pour l'oxygène est considérable et sa combustion dégage une énorme 3uantité de chaleur, celle qu'il faudrait pour élever e lOO deerés la température de 345 fois euTlron le poids de Peau formée. Cette affinité disparaît cependant aux températures excessiTOs, telles que celles qui existent à la surface du soleil. Elle est moindre que celle des métaux alcalins qui, comme le potassium et le sodium , décomposent l'eau à froid. D'autres métaux, tels que le fer, ne décomposent l'eau que sous l'influence de la chaleur, à moins que leur action ne soit faTorisée par la présence (fun acide énergique. Hais les métaux précieux sont sans action sur elle.
L'eau n'est ni acide, ni basique, elle est neutre ; cependant elle se combine soit aux acides soit aux bases pour former des acides hydratés ou des hydrates d'oxyde ; elle décompose même partiellement certains sels peu stables* Elle peut donc se comporter, suiTsnt les cas, comme un acide ou comme une base. Elle s'unit stoc la plupart des corps, en dissout un grand nombre, elle Joue un rôle essentiel dans la Tie Tégétale et animale et dans nos opérations industrielles, comme elle l'a fait et le fait encore dans la constitution de la surface terrestre. On ne rencontre jamais dans la nature l'eau à l'état de pureté complète. Pour l'avoir à cet état, 11 faut la distiller stcc des précautions spéciales ; mais ses usages sont alors aes plus restreints. Les eaux naturelles les plus pures sont fournies par les pluies, surtout quand ces pluies sont prolongées et recueillies sur des surfaces pro-
Êres et loin des villes ou des centres industriels. Iles sont en effet le résultat d'une sorte de distillation, puisqu'elles sont fournies par la condensation aérienne des vapeurs qui émanent des eaux terrestres. Mais dans leur traiet elles entraînent les poussières organiques et minérales tenues en suspension dans l'atmosphère ou déposées sur les toits. Les eaux de sources, de fleuves ou rivières, de puits, ont en somme la même origine, les pluies ; maig elles ont pris aux terrains qu'elles ont traversés des substances solubles et souvent aussi des matières terreuses ou organiques qu'elles tiennent en suspension. Leur composition peut donc être très Tariable suivant les localités, et leur limpidité n'est pas un sur indice de leur bonne qualité comme eaux potables.
Ecttix potables ou eaux douces, — La santé générale d'un pays, la longévité de ses habitants, l'absence ou la fréquence de certaines infirmités, et quelquefois même de grandes épidémies, dépendent en partie de la qualité des eaux qu'on y boit habituellement. Lors de la première Invasion du choléra en France, de graves désordres se sont produits dans certaines communes au détriment de personnes faussement accusées d'avoir empoisonné les puits. La science a montré que cet empoisonnement peut être réel, mais qu'au lieu d'être le produit de la malveillance, il résulte seulement de l'Incurie ou du manque de soins des habitants.
Pour être bonne à boire, l'eau doit être fraîche et suffisamment aérée pour renfermer de 28 à 30 centimètres cubes d'air en dissolution par litre d'eau. Elle doit contenir un peu de carbonate de chaux dissous à la faveur de racide carbonique, la chaux entrant dans la composition des os; il doit s'y trouver des traces des sulfates et des chlorures alcalins ou terreux qui existent naturellement dans le sol ; mais elle doit renfermer le moins possible de matières organiques, toujours suspectes.
Au point de vue des substances minérales que renferment les eaux, leur saTour et leur digestibilité sont les caractères lès plus simples pour constater leurs qualités; mais ils ne suffisent pas toujours. La manière dont ces eaux se comportent avec le savon ou dans la cuisson des légumes four-
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nit égtlement de bonnei indications. Si les légames y cuisent mal on si le saron y forme des grumeaux abondants^ c'est que les sels terreux y sont en excès ; Teau est impropre aux usages domestiques. Si, conseryée dans des vases en bois, elle ▼ acquiert une odeur d'oeufs pourris, c*est qu'elle contient en quantité notable du pl&tre ou sulfate de chaux. Si le même résultat se produit dans des vases de verre ou de terre, c^est que Teau contient, en outre, des matières organiques : dans Tun et Tautre cas, Teau est de mauvaise qualité. Si, au contraire, elle se conserve sans odeur, si elle cuit bien les légumes, si le savon y forme des grumeaux peu nombreux et lents à apparaître, l'eau est généralement bonne à boire. Mais on ne doit pas oublier que le voisinage de fumiers on de fosses d'aisances à parois non étanches peuvent introduire dans des eaux naturellement pures et de bonne (qualité des matières organiques qui en changent bien un peu la saveur, mais qui n'en altèrent pas toujours la limpidité et n'agissent pas sur la cuisson des légumes ou sur la dissolution du savon , alors quo cependant elles peuvent troubler gravement la santé des personnes qui font usage de ces eaux. Ce danger peut se révéler en tout temps, mais il peut devenir redoutable en temps d'épidémie.
Les eaux les plus saines sont les eaux prises à leur émergence du sol, quand les terrains qu'elles ont traversés ne sont pas exceptionnellement défavorables. On sait en effet que certaines sources sont tellement chargées de substances salines qu'elles sont dites minérales et acquièrent des propriétés spéciales. Toutes les eaux de sources ne sont donc pas également bonnes ; il en est de trop riches en principes salins; il en est qui en sont trop pauvres. Les eaux provenant de la fonte des glaciers sont dans ce dernier cas ; et bien que l'on ne connaisse pas encore exactement le rôle que Joue chaque substance dans notre économie, on comprend que l'absorption à dose très Taible, mais continue, de certaines d'entre elles, puisse agir à la longue en bien ou en mal. Mais une source de bonne qualité étant donnée, ses eaux sont généralement à l'abri de toute cause de souillure. Il n'en est plus ainsi de l'eau des rivières ou des
f>nits. L'eau des rivières a par elle-même les quaités on les défauts des sources d'où elle provient ; mais à mesure que l'industrie se développe, et que les villes tendent à s'assainir, les cours d'eau reçoivent des déjections de plus en plus nombreuses et variées, et la pureté de leurs eaux en éprouve un dommage croissant. Il en est de même des puits. Les nappes souterraines qui les alimentent sont naturellement pures quand elles ne coulent pas au travers de terrains séléniteux; mais elles sont facilement contaminées par les infiltrations des fumiers, des déjections animales, des fosses d'aisance à parois non étanches ou bien par les résidus des usines. Ces infiltrations sont très lentes à se produireiusqu'aux nappes souterraines, mais aussi leurs eflets sont encore plus lents à disparnltre. L'emploi dos eaux pluviales ou des eaux provenant de la fonte des neiges pour l'aUmentation doit èlre considéré comme une exception qu'il convient d'éviter autant qu'on le peut.
Dans les campagnes comme dans les villes, on ne saurait apporter trop de soins dans le choix des eaux potables et entourer de trop de précautions la conservation de leurs qualités : c'est tout lo contraire de ce qui a lieu trop souvent. Il est essentiel d'écarter des eaux alimentaires toute cause d'altération. Le mal qui résulte de l'emploi d'eaux de mauvaise qualité frappe d'autant moins l'attention qu'on y est plus habitué ; il n'en est pas moins grave. Celui qui résulte de l'altération par infiltration des eaux primitivement pures est par-
fois très lent à se manifester, et sa cause nou* échappe souvent parce qu'elle s*accttse d'une manière insensible Jusqu'au Jour où le danger prend des proportions anormales ou inquiétantes. En temps d épidémie, il convient de redoubler de précautions et, si on n'a à sa disposition que des eaux suspectes, de les faire bouillir avant de les boire en nature ou en infusions.
Eaux minérales, eaux thermales, — Certaines eaux naturelles doivent à leur température on aux substances qu'elles contiennent en dissolution des propriétés spéciales qui les rendent précieuses pour la guérison ou le soulagement de diverses maladies. Les premières sont dites therm^des^ les autres minérales: mais ces deux qualités sont généralement associées à des degrés divers, une ean thermale éUnt toujours pins ou moins chargée de substances minérales. Une ean minérale peut devoir ses propriétés à une substance peu active par elle-même, mais s'y trouvant en proportion éleTee : tel est le cas des eaux salées ; ou bien à une sab* sunce très active qu'on n'y rencontre qu'en proportion très faible, comme il arrive pour les eaux arsenicales.
Les eaux minérales se distinguent en eanz acidulés, eaux alcalines, eaux ferrugineuses, eaux salines, eaux sulfureuses.
Les eaux acidulés sont aases généralement froides ou à température peu élevée; elles renferment de l'acide carbonique dont le Toinme peut s'élever de 250 à 1000 centimètres cubes par litre, et qui s'en dégagent spontanément à l'air ou sous l'influence d'une faible chaleur. Sous l'action du gaz acide ces eaux prennent aux terrains qu'elles traversent des quantités notables de substances terreuses, chaux et magnésie, ou de substances alcalines, soude et potasse, qui alors masquent leurs propriétés acidulés. Leurs qualités changent beaucoup suivant la proportion et la nature de ces substances. Les principales eaux acidulés calcaires ot magnésiennes sont celles de Seltz fducfaé de r^assau), de Saint-Galmier (Loire), de noi/att de Stttnl-Allyre^ de Chateldon (Puy-de-Dôme), de Soultzmatt (Alsace). Les principales eaux alcalines gazeuses sont celles de la Bourboule, de MofU-Dore^ de Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme), de Saint-Alban (Loire), de Vais (Ârdèche), d'&vian (Savoie), de Vichy (Allier). d'Ems (Nassau).
Les eaux alcalines ne renferment pas sensiblement d'acide carbonique libre : telles sont en particulier les eaux de Plombières (Vosges), d*Svaur (Creuse). La silice y est généralement combinée avec l'alcali.
Les eaux ferrugineuses sont extrêmement répandues; il n'est même guère d'eau minérale qui ne renferme du fer; on la dit ferrugineuse quand le métal y entre en proportion notable. A l'air, ces eaux laissent déposer un précipité ocreux, et elles ont un pou la saveur de l'encre ordinaire. Elles sont généralement froides ; elles sont souvent acidulés ou chargées d'acide carbonique : telles sont celles de Spa (Belgique), de Bussana (Vosges), d*Orezza (Corse). D'autres contiennent Te fer associé à l'acide sulfurique, à l'état de sulfate de fer: telles sont celles d^AïUeuil^ de Passy (Paris), de Cransac (Aveyron). Dans d'autres encore, le fer est dissous à la faveur d'un acide organique, l'acide crénique : telles sont celles de Foryes (aeine-Inférieure), de Plomhièrfs (Vosges).
Les eaux salines contiennent généralement des sels de soude, de magnésie, de chaux, associés à des substances diverses. Les eaux de Krrusnach, près Mayence, employées contre la scrofule, contiennent des iodures et des bromures de potassiam et de sodium ; les eaux laxatives de Ni*'derbro7m (Alsace) contiennent beaucoup de chlorures alcalins et des traces de bromures ot d'iodures. Lei eaux d'Epsom (Angleterre), de Sedlifz, de Fullna