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— électrique par la pile ToUaîque de 60 a 80 âémenU
— par le nx de hoaille
~ par rhuile de schiste Mgère
— par rhuile de pétrole.. 7
— par l'huUe de oolia épurée
— parleraif.
— par les buugies stéariques
— Dar la bouffie de cire
ECLIPSE. — Cosmographie, m.— (Etym. : d*iin mot grec signifiant abandon^ défeclUm), — Les éclipses n'épouvantent plus personne, si ce n'est chez les peuplades sauvages. Elles n*en excitent pas moins la curiosité, quand elles arrivent au moment prédit par les astronomes et annoncé au public par les almanachs. Elles ne sont point rares, quoiqu'elles passent souvent inaperçues pour nous : chaque année il y en a deux au moins et sept au plus, trois ou quatre en moyenne. Dans un espace de 18 ans II Jours, il se produit 70 éclipses dont 41 de soleil et 29 de lune, qui reviennent à chaque période dans le même ordre. C'est donc là un phénomène sur lequel Tinstituteur peut être interrogé dans sa classe et même au dehors, et s'il n'est pas tenu à en donner la théorie astronomique, il ne pourrait cependant se borner à la démonstration sommaire ae Périclës qui, pour rassurer le pilote de son navire effrayé par une éclipse, lui Jeta son manteau sur la figure et lui fit comprendre ainsi que la lune interposée entre lui et le soleil cachait cet astre à ses yeux.
Au reste, l'éclipsé est un des phénomènes célestes qui se prêtent le plus facilement à une démonstration simple et familière ; tel sera le caractère de celle que nous allons exposer ici.
Rappelons d'abord que le Soleil, éloigné de nous d'une distance moyenne de 37 millions de lieues (lieues de 4 kilomètres), a un diamètre qui contient 108 fois celui de la Terre ; que la Lune, dont le diamètre est à peu près le ^uart seulement de celui de la Terre, est à 97 mille lieues de nous ; qu'elle n'est pas lumineuse par elle-même et qu'elle ne fait que réfléchir la lumière qu^elle reçoit du Soleil, comme la Terre et tous les corps de l'espace. En outre elle tourne autour de la Terre, en mettant 29 Jours et demi pour reprendre la même position qu'elle occupait par rapport à la Terre et au Soleil, pendant que ik Terre se meut elle-même autour du Soleil dans l'inter^le d'une année.
Posons maintenant sur une table, à l'extrémité de la classe, une lampe allumée qui représentera le Soleil, et à quelque distance, au sommet d'un support, une boule qui figurera la Terre. Une boule plus petite qu'on promènerait circulairement autour de la précédente, mais à une distance moindre que la lampe, sers l'image de la Lune.
Lorsque la Lune est placée derrière la Terre par rapport au Soleil, ce qui est indiqué par la
Position de la petite boule au-delà de la grosse, à opposé de la lampe, et un peu en dehors de la direction de la droite qui passerait par les centres du Soleil et de la Terre, elle nous montre sa moitié éclairée ; c'est alors que nous la voyons avec l'apparence d'un cercle entièrement lumineux et que nous la nommons pleine lune. Mais si à ce moment eUe se trouve sur la ligne passant par
les centres du Soleil et de la Terre, elle ne r^ çoit plus les rayons solaires nui sont arrêtés par la Terre ; elle est obscure au lieu d'être brillante et ne nous présente qu'un disque noirâtre : c'est en cela que consiste ïéclipse de lune. Si elle m trouve seulement près de cette direction, il n'j a qu'une partie plus ou moins grande de sa surftc< qui est privée de la lumière solaire ; Tédipse de lune est partielle. Il est bon d'observer qa'aa commencement d'une éclipse totale, le disque 1dnalre ne passe pas tout à coup de la lumière à l'obscurité complète ni réciproouement, à la fin, de l'obscurité à la lumière complète. Il commence à s'obscurcir sur un bord, et la teinte noire l'envahit de plus en plus, à mesure que la Lune pénètre de plus en plus dans l'ombre qui s'étend derrière la Terre ; puis quand elle sort du côté opposé, li partie obscure se rétrécit graduellement jusqu'au moment où la Lune, complètement dégagée de l'ombre, apparaît de nouveau comme un diiqoe lumineux. La durée de Yéelipse totale ne dépiiie Jamais deux heures.
Quinze Jours après le moment où elle était pleine^ la Lune ayant continué à marcher, anin dans une situation tout opposée à la première, entre la Terre et le Soleil ; nous avons alors eo face de nous sa moitié qui n'est pas éclairée. EUe paraîtrait nolritre, si la terre ne lui renvoyait pis la lumière qu'elle reçoit* elle-même da aoieil. Le disque lunaire prend ainsi une teinte pâle qa'oo nomme lumière cendrée; c'est alors qa on dit que la lune est nouvelle. Si dans cette situation elle est sur la droite Joignant les centres du Soleil et de la Terre, elle cache le Soleil en tout on eo partie pour le lieu de la terre rencontré par cette droite et les lieux voisins. Il y a à ce moment éclipse de soleil^ totale pour les uns, partielle kqlement pour les autres. La durée de l'édipse totale ne dépasse Jamais cinq minutes pour le lieii où on l'observe. Dans certaines éclipses, c'est U partie centrale du Soleil qui est cachée par la Lone. et il déborde tout autour sous la forme d'un anneau lumineux; l'éclipsé est armulttire. Rien n'est plus facile à expliquer. Il suffit pour cela de prendre un sou entre les deux doigts, par deii bords opposés, de le tenir ainsi deTant Tail droit, pendant que celui de gauche reste fensé. et de regarder an grand cercle dessiné en face sur un mur. Suivant que le sou sera plus ou moins près de l'œil, il cachera une partie centrale do cercle plus ou moins considérable.
Il importe de remarquer une différence caracte* ristique entre les éclipses de soleil et les éclipiet de lune. Dans les premières le soleil est réellement caché en tout ou en partie à nos yeu; dans les autres la Lune reste visible pour doq$. avec la différence qu'elle a perdu momenunément son éclat. Les éclipses de soleil n'ani'eoi
ÉCLIPSE
ÉCLIPSE
pleine
qu'à la novTelle lune ; celles de lane à la lane.
Noas compléterons ces explications Tamilières
Par one exposition géométrique dn phénomène à lide de la figare 1.
Le Soleil immobile dans Tespace est k la partie supérieure ; à Textrémité opposée est la Terre décrîTant autour du Soleil une immense ellipse,
n'y est pas marquée, mais dont le plan est li de la figure. Au-dessous de la Terre s'étend
qui celui I
un cône d'ombre déterminé par des droites tangentes à la Terre et au Soleil : on n'en Toit que le commencement. Autour de ce cône se dessine un espace conique moins obscur, qui va s'élargissant de plus en plus, et qui est limité par des droites qui se croisent entre le Sbleil et la Terre, en 4tant
Fig. 1.
tangentes à leur surface. L*obseurité y décroît depuis le contour du cône d'ombre Jusqu'au bord opposé. Cet espace est U pénombre (mot latin sigDiflant pretque ombré). De l'un des points de la pénombre on n'aperçoit qu'une partie du disque du soleil. Autour de la Terre ou voit la Lune, dans quatre positions différentes, suivie du cône dombre qu'elle projette, enveloppé de la pénombre.
Au bas de la figure, la lune, qui était p/etne, pa-
rait noyée dans le cône d*ombre de la terre; il y a éclipse totale de lune. L'édipse ne serait que partielle, si la Lune se trouvait un peu au-dessus ou un peu au-dessous du plan de i orbite terrestre, représenté par le plan de la figure.
Dans la situation opposée, entre la Terre et le Soleil, est la nouvelle lufte. Son cône d'ombre, atteignant la Terre, y couvre une petite calotte, pour les Uabitants de laquelle il y a éclipse totale de soleil. Autour de cette calotte s'étend une zone