ÉCONOMIE POLITIQUE —640 — ÉCONOMIE POLITIQUE
recouverte par la pénombre de la lune ; c*eftt pour les habitants de cette zone que Téclipse est par* tielle.
Quelquefois la Terre, quoique en ligne droite avec la Lune et le Soleil, est un peu trop éloignée pour que le c6ne d'ombre de la Lune poisse Tatteindre, comme le montre la figure 2.
Pig. 2.
Mais les droites qui forment le cdne étant prolongées plus loin que le sommet, le cône opposé qui en résulte va couvrir sur la Terre un petit espace environné d'une zone sur laquelle tombç la pénombre. Pour les habitants de cet espace, il y a une éclipse annulaire, en même temps que ceux de la zone environnante ont une éclipse parti elle.
Les explièations qui précèdent montrent que i* éclipse de soleil n'est jamais visible que pour une petite partie do la surface de la terre. Elle ne commence pas et ne finit pas au même instant pour tous ceux qui en sont témoins ; ils ne la voient que successivement, à mesure que la Lune dans sa marche entfalne avec elle soû ombre, qui passe ainsi d'un lieu à Tautre, Jusqu'à ce qu'elle quitte la Terre. L*éciipse de lune au contrait e est visible ;)Our tous les lieux qui ont la Lune sur leur liorizon au moment du phénomène. -
[G. Bovier-Lapierre.]
]£C0N0M1E POLITIQUE. — L'enseignement de l'économie politique tend à se répandre rapidement. Un nombre déjà important de villes ont commencé à lui donner place dans leurs cours du noir. L^arrèté du 2 août 1881 l'a introduit dans le programme des écoles normales d'instituteurs, h la suite du cours d'instruction morale et civique. D'autre part, des écoles ^primaires supérieures se
créent de toutes parts, et réconomie politîqv» figure dans leurs programmes.
Il y a tout lieu de se féliciter de c« moweoieni ; car la connaissance des éléments au moins de la science économique est désormais indispeniable à tous. Cest une des premières conditions de U prospérité et de la tranquillité publiques, et dans un pays de démocratie et de suffrage universel U nécessité s'en accroît chaque Jour. L'éconooif politique, comme l'a bien dit M. Jules Simon, n'est pas autre chose que la « science du sens commitn. »
Mais il y a, en même temps, à s*en préoecaper ; car il y a un apprentissage à faire en toute chose . et a il faut, a dit également M. J. Simon, qme l'économie politique, pour rendre les service 5 qu'on est en droit d'attendre d'elle, soit bien enseignée. »
Or les professeurs, on ne peut se le dissuraler, sont rares encore, et tous n'ont pas l'expérience nécessaire. Si ce n'est que demi-mal dans les sphères élevées od l'on peut, sans grand danger, se former en pratiquant, c'est un danger réel dans l'enseignement élémentaire où tout doit être nn,
f précis et simple. Les éléments, à vrai dire, sooi a moelle de la science, et les maîtres moIs soot en eut de l'extraire avec sûreté.
Nous avons donc cru faire une œuvre qui ne serait pas inutile en essayant de tracer, en quelques pages, un résumé des notions essentielles qm paraissent devoir entrer dans un enBeignement primaire supérieur : c'est, en quelque sorte, une réduction de l'économie politique, faite par vu vieux professeur à l'usage des Jeunes. A chacos à mettre, selon ses aptitudes et ses goûts, U couleor et la vie sur cette esquisse.
Les professeurs auront, avant tout, à donner une idée générale de la science économique et de son objet : ce qu'ils pourront faire, sans recourir à des définitions abstraites et toujours msafBsaotes, on appelant l'attention de leurs jeunes auditesrs sur le fait universel du travail et sur sa nécesste
Eour le maintien et l'amélioration de Texistencv umaine. Ils montreront comment l'homme, pressé de besoins auxquels il ne peut donner satisfactiafi qu'en s'emparant des objets qui l'entourent et les appliquant à son usage, se livre d'abord, dans ce but, à des efforts isolés, puis à des efforts plus w moins heureusement concertés avec aes semblables.
Ils saisiront ainsi à sa naissance le fait de U production , fait propre à l'homme , puisqn** l'homme seul, parmi les animaux, non Mulemer^t utilise, en les consommant, les ressources qu^ fournit la nature, mais en prépare, par ane activiir Intelligente, le renouvellement et 1 accroissemeni Us y saisiront du même coup le fait, égalemeiK propre à l'homme, de l'échange^ qui noua constitvf à toute heure et sous mille formes les servitevn les uns des autres et fait de l'impuissance d: chacun, grâce au merveilleux mécanisme de \i division du travail, la puissance ds tons; et le fait corrélatif aussi de la propriété, conséquencf de l'appropriation des choses et récompense d« l'effort par lequel s'opère cette approprution. Il importera ici de bien montrer comment cette appropriation, loin de rien enlever à la conmiunaoïé primitive, est au contraire la condition nécessaire de l'exploitation active et féconde par laquelle se forme graduellement le patrimoine commun. L'A^ritayCf sans lequel cette oeuvre bienfaisame senii incessamment à recommencer, gràco auquel seul l'homme est appelé à se survivre à lul-oème eo transmettant à d'autres existences la fruit de U sienne, permettra d'éclaircir encore, en les complétant, ces premières vérités.
Les éléments de la production sont divers; U conviendra de les indiquer. Il y a la matière, qae