‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaireChapitre 448 sur 562 · eAep.|ch«p-teL · texte numérisé non relu

eAep.|ch«p-teL

icap-ache,

, eap<eliJM, letp-aeia.

cap-ote, cap-ara^, eap-illaire, cap*iUI«« eap-itaUsar.

a-«ab-lt

dé-eapit^Uoa,

capital-atloa, r*-eapital-«r, ' ehapâ-fer.

ehapel-leria, ehapa-ron, ebape-Ue, ebapa-iet.

ebaT-at.

néniTBi

da éiriT^

Nous donnons ces familles entières : I« maître saura subordonner le nombre et la nature des termes dont il devra s'occuper au degré de force de ses élèves. Pour beaucoup d'écoles, ces tableau complets ne pourront être certainement établis qu'avec les élèves du cours supérieur.

Gomme pour le cours élémentaire, da reste, les exercices seront aussi très variés.

Nous pourrons proposer, par exemple, mir Is

ÉTYMOLOGIB

ÉTYMOLOGIB

famille d*un mot donné, une série d^expressions, de périphrases, que Télève devra remplacer par un mot de cette famille.

Ainsi, à propos du mot vent y nous demanderons les termes exprimant les idées suivantes :

« Faire du vent (impersonnel). .. Un appareil qui

sert à renouveler Tair dans un appartement

Pratiquer des ouvertures pour faire circuler

l'air 9e rafraîchir la figure en agitant

Tair L^RStrument dont on se sert pour s'éventer L'ouvrier qui fabrique Tinsirument à

Taide duquel on s'évente .... L'ouverture par laquelle la baleine et les autres cétacés rejettent Teau qu'ils ont absorbée. ...»

Voici maintenant la liste des principaux affixes^ préfixes et suffixes, qui peuvent faire Tobjet des leçons du maître dans le second cours. Cette liste est prise, en partie, dans la grammaire de Leclair etRouzé (Cours supérieur} :

Composition des mots, — Préfixes.

a, ab, abs, ~ ad, af, ag, al, am, an, ap, ar. as, at, — antéj — anti, — arehi, — bis, bl, bin, bar, ber, ba, be,

— cireon, cireom, ciren, — com, eoii, eo, col, cor, — contra, contro, contre, — de, dé, dit, — e, ex, ef, es, esse, — eo, ein,

— entre, — extra, — for, fors, — in, im, ig, il, ir^ — inler,

— mal, mau, mé, mes, ^ né, non, — ol, op, oc, of, — outre,

— par, — per, — pré, pro, por, pol, pour, — re, rié, red, — aé, — sou, sous, — SUD, sup, suc, sur, sug, SQ, subter, — saper, soubre, sur, sas, ~ tra, trans, très, tré, — ultra.

Dérivation des mots. — Suffixes, able, ble, ibie, bile, — ade, — âge, — aille, — aire, ier, er, — al, el, — an, ein, eo, — aut, ante, — ard, arde, — asse, — asser, ^ at, — àtre, — eide, — eau, elle, olle, — el, elle, — eoce, — er, — er, ère, — erie, — escence, — escent, ente, ~ esse, -« et, éc, aye, aie, oie, — et, eUe, é,

— ear, ease, — eux, eoae, — ose, — n, — fier, fication, ficatear, — fique, fiée, — fuge, — le, — ien, ienne, — ier, icre, — if, ive, — ille, — iUer, — in, ine, — ion, — ique,

— ir, — isj ise, iser, — isme, — iste, — itie, ice, esse, — ment, — oïde, — oir, oire, — ois, oise,— on, — ot, olte, — té, -^ teur, trice, ^ ture, sure, ure, — ude, — ule, — are.

Le maître, afin de Jeter un peu de variété et de vie dans ses leçons, saisira toutes les occasions d^intéresser ses élèves par quelques étvmologies curieuses ou instructives, propres à éclairer sur le véritable sens d'un mot ou de nature à corriger, à rectiHer une erreur. Cela ceites ne lui sera pas difficile.

Qu'on demande aujourd'hui, par exemple, à Tun des premiers élèves de nos écoles ce que c'est qu*an faubottrg. Il décomposera facilement ce mot, mais, trompé par l'apparonce, il croira que la première syllable vient de l'adjectif faux, et il dira que c'est u une réunion de maisons ou de rues qui parait être un bourg et qui n'en est pas un, que cette réunion de maisons précède seulement le bourg. » S'il a fait avec soin les exercices d'étymologie pratique dont nous venons de donner plusieurs spécimens, il saura que fau vient de for^ fors, qui veut dire hors, et que faubourg, autrefois forsoourq, forbourg, désigne un bourg b&ti hors de l'enceinte d'une ville ; comme forfaire signifie faire quelque chose ?u>rs des bornes du devoir, de l'honneur; comme se fourvoyer veut dire aller hors de sa voie; hormis, qui est mis hors de compte, etc. La véritable orthographe de faubourg devrait donc être fobouro.

L'origine et la signification du mot chapelet n'embarrasseraient probablement pas moins beaucoup d'élèves, même des élèves des cours supérieurs.

Le chapelet, comme son nom Tindique, n'était

Erimitivement qu'un petit chapeau, qu'une coiffure &gère de fleurs placée sur la tête. La couronne ou rosaire qu'on mettait sur la tôte de la sainte Vierge prit ce nom, qui plus tard désigna également cette couronne mobile de grains enfilés qui rap-

fiellent le nombre des AveMaria^i des Pater que on doit dire*

Nous pourrions citer ainsi bien des exemples d'étymologie, très curieux et très intéressants ; les recueils que nous avons indiqués dans la première partie de cet ouvrage en contiennent de très nombreux choix.

€<our8 supérieur.

Les élèves du cours supérieur, ayant déjà tu les matières du cours élémentaire et du cours moyen, seront aptes à recevoir des notions plus développées, plus complètes sur les origines et la formation de notre langue.

Dans le cours moyen, par exemple, le maître n'a parlé que d'une façon générale des préfixes et des terminaisons; il a fait étudier les principales seulement. Il pourra maintenant s'étendre davantage.

Il fera distinguer aux élèves le radical de la racine; il leur expliquera le rôle, il leur donnera les différentes formes de l'un et de l'autre ; il pourra même leur faire étudier quelques radicaux dérivés du latin et du grec^ les plus importants, ceux qui sont la souche de nos plus nombreuses familles. Cette connaissance, certainement, n'est pas indispensable, mais elle ne présente non plus aucune difficulté sérieuse ; et elle donne de grandes facilités pour la recherche des radicaux français.

Voici, par exemple, une liste d'éléments dont la signification pourra faire l'objet d'études intéressantes et utiles. Le maître s'aidera, dans ses recherches, des ouvrages que nous avons déjà eu l'occasion de citer, et entre autres, de la Lexicologie française de Sardou.

ËLÉMEMTS LATINS : 1" Unus, duo, treSf quatuor^ quinque, sex, sppiem, octo, novem, decem, centum, mille, bis, multo, semi (mi), pnmus {prim, prin^ prior, pri);

2" Ambo, ésquus, csedere {cide), colère [colé)^ ferre (fero, Icium), forma, fugere [fuge], loqut {loque, locu), magnus (major, maximum), manus {manu\ vorare,

ÉLÉMENTS OBEcs : 1* A, ompht, ana, anti, apo^^ cota, dia, épi, eu, hyper, hypo, meta, para, peri^ pro, svn;

2»» juonos, dis, treis, tetra, pente, hex, hepta {he-'/d), octo (oct), ennéa, deçà, dodeca, icos, heca- Ion [hect, hecto), polys, hemi;

3* Algos {algie), anthropos, arche {arch, archie, arque), autos, baro, ôiblos {biblion), kakos (coco), chéir {chir), chronos, kratos (cratie^ crate, craiique), kyklos [cycle), démos, aaster, gé [géo)^ grapho Qraphe, graphie, ffraph), helios, haima

ihéma, hémo), héteios^ hiéros, hippos, homo^, hydor hydr, hydro), idios, eidos {ido), lithos, logos, mt* tros (micro), meiron, misos, nous, néos, nomos {nome,nomté), oide (d'etdos), orama, orthos, oxys, pas {posa, pan), pats {païdos, paîdéia, péd},patnos

{p"thé), phngéin (phage, phagie), philos, phéro iphore), physis, pteryx (ptéron), pyr (pyros), skopéô (scope, scopie), sophia, staô, iiéréos, straios.

techné, théos, thermos, topo:, typos, ergon (urgie), taon,

A propos des initiales ou préfixes, l'instituteur distinguera les prépositions séparables des partie eûtes inséparables et donnera le rôle, ht classification et le sens des préfixes les plus usités, préfixes français, préfixes latins et préfixes grecs.

U entrera dans le môme détail sur la nature et le rôle des désinences, qui comprennent les termU naisons ; il exposera les modifications apportée» par ces désinences aux noms, aux verbes, aux participes et aux adiectifs.

En expliquant le mécanisme de la formation de» mots, il signalera la dérivation des verbes comme la plus riche ; il montrera, à côté des dérivés du participe présent et du participe passé, ceux non moins nombreux de cette autre forme, que nous avons déjà rencontrée dans les exercices du cours

ÉTYMOLOGIE

ÉTYMOLOGIE

moyen, maU snr laquelle nous ne nous sommes pas arrêtés et qu*on pourrait appeler le supin, parce •qu'elle se tire immédiatement du supin latin, en supprimant la terminaison uni de ce aemier.

Le supin latin n'est autre chose que notre participe passé pris subsuntivement, comme notre participe levé dans le levé des plans,

« Le verbe agir, par exemple, vient du latin agere, dont le supin est acium. Retranches la terminaison t/m, 11 reste pour supin français ad, qui n*est pas un mot français, mais qui forme acteur, action, actif, activité, activer, etc. Céder vient de fédère qui fait au supin cessum; et de ce dernier nous tirons c0M,c^ui n'est pas français non plus, mais qui formera cession, cesse, cesser, cessation, etc. »

Enfin, dans l'étude des famiUts dt mots, le matcre fera voir comment un C"m/>o«« peut recevoir un second et même un troisième pré/Ire pour former des composés secondaires et tertiaires; comment Tadditlon d une nouvelle désinence donne de môme -des dérivés #econc/atrf^ et tertiaires; il distinguera les juxtaposés des composés, et indiquera la marche à suivre pour trouver le radical et pour ordonner le tableau d'une famille.

Ce sera un spectacle intéressant pour nos grands élèves de voir se dérouler, sous la subordination •d^une racine commune, d'abord les dérivés directs, puis les branches particulières se rattachant au mot primitif par la communauté étymologique, c Ainsi se déroulera sous ses yeux le tableau généalogique de notre idiome, Techelle des idées, à partir du radical au(}uel tous les dérivés sont subordonnés, n verra amsi comment, en partant d*un( idée simple et procédant par la logique naturelle. Tesprit a formé des classes et des groupes, et 4imené des gerbes d'idées; comment Tespèce se subordonne au genre, le particulier à Tespèce; •comment, enfin, la racine étant posée, on voit,

f'&ce à la sève qui s'épanche et circule, sortir tour tour la tige, les branches, les rameaux, tout ce qui constitue, si Ton neut parler ainsi, la germination d'une langue. « (Mazure.)

Nous avons donné, dans le cours moyen, plusieurs exemples de familles de mots justifiant pleinement ce qui précède. Voici un tableau plus complet encore, tiré de Touvrage déjà cité de Michel. C'est le tableau de la famille du mot faire.

VBRBBS, PiUlTICIPES

Faire : tèinni, fait, faç onn er, ant, é...

fac ilit er, aot, é....

fac

faclurer, ant, 6....

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