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ABRÉVIATIONS

mime, Apis meliifiea^ a été acclimatée sur différents points da globe.

L>^»èce qui se rapproche le plus de notre abeille domestique est Tabeiile iulienne, Apis Ligurica^ doot le miel éUit autrefois très-recherché.

ATiot rintroduction de nos abeilles de TAncien Continent, le Nouveau Monde possédait déjà des uimau d*nii genre Toisin, les Mélipones, dont les combrenses espèces produisent, conmie nos abeilles d'Europe, un miel de très-bonne qualité. Ces insectes M £stingnent principalement des abeilles de TAncieo Continent par une taille inférieure et par Tabs£iice d'ajffuillon chez les ouvrières.

Ces espèces sont donc inoffensives, mais Auguste de Siiot-Hilaire a signalé un M élipone qui laisse (chapper par Tanns une liqueur brûlante.

Produits de la ruche: cire et miel, — Les produits de la ruche (outre le propolis, quelquefois cmplové en médecine comme vésicant) sont : 1* la cire, dont tout le monde connaît les usages variés et U composition ; 2* le miel, dont la qualité et la cooieur dépendent des végétaux sur lesquels il a éié recneilii ; ces derniers lui communiquent quelçaefois des propriétés vénéneuses. — V. Àpk-ulture.

[H. Genrais.]

Ixmn ST Mcrmn .* Manuel génirûl, iSS3, p. 401 et 4*4. — SnentepouT' tous, 1877, p. 94 et 1878, p. 89. — leUle Comie, artida Abeille» dans YEnqfelopédie mo' i*Tw. — Frariêre, X,es abeille* et Vapieulture, 1 855. — BaaduH, Èfêtamorphote» des insectes, 1868. — Rendu, Li •heiltes, 1873. — P. Gerrais, Éléments de zoologie, l. S». 1S77. 3* édition —M. Girard, Les Abeilles, 1878.

ABEÉTlATlortS. -* Connaissances usuelles, I. — Les exercices auxquels les abréviations donneront Itea dans l'école primaire, tantôt à l'occasion d'une lectore, tantôt dans le cours d'une causerie, tiQiét en réponse à une question faite par l'élève ou proToquée par le maître, ueuvent se grouper comme soit.

Mais il est bien entendu qu'il ne s'agit pas d'en Cure tout exprès l'objet d'une ou do plusieurs leçons. Ce sont des explications incidentes que les circonstances feront naître, dont l'à-propos fera le cbanne et par conséquent le succès.

1. AhrArlations d'un usage général. — Inserfpfûnu, écriteaux, affidies : par exemple les mots G" pour compagnie ; succ^, successeur ; succ^*^ succursale; — les plaques des compagnies d'assurances : A. M. (Assurances Mutueliesj ; M. A. C. L. (Maison assurée contre l'incendie) ; A«« G»" (Compagnie i assurances générales), etc. ; — les initiales des chemins de fer (qnel instituteur voudrait laisser dire que ses élèves Toient passer tous les Jours des wapms de la ligne de Paris-Lyon-Méditerranée sans poaToir déchiffrer les majuscules P.-L.-M ?) ; celles des grandes sociétés industrielles, commerciales, agricoles, maritimes dont les noms se rencontrent dans la région.

Voints cardinaux et collatéraux. — N. nord ; S. Cad; E. est; O. ouest (il est bon de noter oue 0 dans les documents allemands signifie précisément le contraire. Test se nommant Ost en allemand et rocddentlTet/) ; N.-E. nord-est; S.-O. sud-ouest, etc., S.-S.-B. sud-sud-est ; 0.*N.-O. ouest-nord-ouest, etc.

13- Sy lot. N. ou Umg. 0. se lira : 13 degrés 2S minutes de latitude nord, ou longitude ouest.

litres, — On peut avoir à expliquer les titres princiers ou nobles, comme S. M., ou LL. MM. (Sa Majesté, Leurs Majestés); S. A. R. ouL,Son Altesse Royale ou Impériale ; S. M. B. ou C, Sa Majesté Britannique (roi ou reine d'Angleterre) ou Catholique (d*E8paffne) ; S. H., Sa Hautesse (l'emperearde Turquie); S. c. j[Son Excellence), Utre qu on donne encore quelquefois aux ministres; S. S. (Sa Sainteté le Pape); S. Em. (Son Eminence. un cardi- Btl), Mgr (Monseigneur), etc. ; B«« pour baron , C** pour |

comte, fiiit pour marquis, etc. ; d'autres titres plus modestes, mais aussi plus nécessaires à connaître : D' (docteur), M* (maître) qu'il ne faut pas confondre avec M»* (madame), ¥▼• pour veuve, etc.

Noms de baptême, — Quelques-uns seulement doivent se décniffrer par les seules initiales : il ne faut pas qu'un de nos élèves reste bouche béante devant le nom de J.-J, Rousseau ou de J.-B. Rousseau, ni môme devant les initiales P-P, Pierre-Paul, li y a aussi des prénoms de personnages historiques qu'il faut savoir lire couramment sans qu'ils soient écrits tout au long : P (aul)- L (ouis) Courier; B (enjamin) Constant ; V (ictor) Hugo ; A (dolphe) l'hiers, etc. Les lettres L ou H ou N sur les monuments publics doivent l'aider à retrouver le nom de Louis XiV, de Henri IV ou de Napoléon.

On peut aussi avoir occasion d'expliquer quelques-unes des abréviations chères aux Anglais : Tom (pour Thomas), Bob (Robert), Ben (Benjamin), Dick (Richard). Kate (Catherine), etc.

Monnaies, — Une des surprises qui amusent le plus les enfants est de leur faire découvrir que toutes les pièces de monnaie portent une lettre qu'ils n'ont presque iamais remarquée d'eux-mômes. Cette lettre est la marque de l'hôtel des monnies qui a fabriqué la pièce. En voici la clef (en se bornant aux sept hôtels des monnaies qui subsisUient en 1852) : A Paris ; B Rouen ; BB. Strasbourg ; D Lyon : K Bordeaux ; W Lille ; AM. Marseille (M avec un A figuré entre les branches).

Correspondance et langage courant, — Au bas d'une page, T. S. V. P., tournez, s'il vous plait (raconter aux élèves l'embarras de ces deux conscrits qui, lisant à l'entrée des bureaux de l'mtendance : Fermez la porte, s. v,p., se disputent sur le sens, l'un traduisant : Fermez la porte si vous pouvez, l'autre : sans vous presser).-^ N. B., Nota benè, notez bien ; etc., et calera, et ainsi de suite ; — P--S.i Post'Scriptum (écrit après la signature) ; — c.-àl<j[. pour c'est-à-dire;^ n» pour numéro; — t^**, 8br«, 9br*, X'*'* pour les quatre derniers mois de l'année.

Eglise. — Tout enfant doit savoir lire couramment verset, (^uand il voit f ; répons quand il trouve tf ; Nôtre-Seigneur ou Notre-Dame s'il rencontre N.-S. ou N.-D. ; et s'il passe devant un calvaire, il doit savoir que INRI signifie : Jésus de Nazareth Roi des Juifs (lesus Nazaraenus Rex ludsorum).

S. Abreriationa techniques. — On se bornera à celles que les élèves peuvent avoir à rencontrer :

Mathématiques. — C. Q, F, D. ou Q. E. D., ce qu'il fallait démontrer ou quod erat demonstrandum ;

— log.y logarithme ; — m. a., mètres carrés ; m. c. mètres cubes ; ^/ racine ae ; p. g. c. d., plus grand commun diviseur ;p. p. c. d., plus petit commun diviseur, etc.

Comptabilité. — B. P. F. ; bon pour francs. — C. O., compte ouvert ; — S/C ou V/C, son compte ou votre compte.

Médecine. — Sans avoir besoin de déchiffrer une ordonnance, chacun peut être bien aise, une fois ou l'autre, de savoir traduire les abréviations les plus ordinahres : BM pour bain-marie ; F. S. A. (fac secundum artem), faites selon l'art ; R. prenez (en latin recipe, d'où le mot recette) ; P. E. parties égales ; Q. S. quantité sufQsante, etc.

Chimie. — Ag. argent; — Al, aluminium; — As, arsenic ; —Au (du latin aurum) , or ; — Az ou N, azote ;

— Bi, bismuth ; — C, carbone ; — Ca, calcium ; — a, chlore: — Cu, cuivre; — Fe, fer; — FI, fluor;

— H, hydrogène ; — VLz (hydrarqyrum, vif-argent), mercure ; — lo, iode; — K (kalium), poUssium;— Mg, magnésium; — Mn, Manganèse; — Na (natron), sodium ; — NI, nickel ;— O, oxygène ;

— Pb, plomb. — Ph, phosphate; — Pt, platine;

— S. soufre ; — Si, silicium; — Sn, étain ; — Zn, zinc. etc.

Musique. — Arp., arpeggio; * B, basse; —

ABSORPTION

ABSORPTION

CreRC, crescendo ; — F, forte ; — FF, fortissimo. — DC, da capo ; — Dim., diminuendo; — P, piano. — PP, pianissimo ; — Rinf., rinfopzando. etc.

ABSORPTION.— Physique, VIl;Chimie,l; Zoologie, XXXII et Bounique.V et VIII.— Dans le langage usuel on se sert du mot absorption pour indiquer la pénétration d'une substance liquide ou gazeuze dans la masse d'une autre substance solide, gazeuse ou liquide. Cest ainsi que Ton dit communément : le fer absorbe Toxygène, le plâtre absorbe Teau, le charbon absorbe les gaz, etc., etc. Le langage scientifique exige plus de précision : chaque science, tout en ganlant le même mot usuel, lui donne une définition spéciale qui en délimite remploi.

Ainsi, en physique^ lorsqu'on dit que lo charbon récemment éteint, la pierre ponce calcinée, Téponge de platine, etc., absorbent les eaz, on entend que les gaz pénètrent dans les interstices, dans les pwret do ces substances. D'autre part, ce que l'on exprime en disant que la craie absorbe Teau, c*estqu'en vertu de la captUarilé * l'eau qui se trouve en contact avec un morceau de craie y chemine dans toutes les directions, y monte en dépit de la pesanteur, jusqu'à ce c^u'elle en ait comblé tous les pores.

En chimie le mot absorption implique le plus souvent pénétration intime, accompagnée de véritable combinaison : si nous disons que du fer, en s'oxydant, a absorbé de l'oxygène, nous entendons que les molécules du gaz et du métal se sont combinées pour former de l'oxyde de fer, de la rouille.

Enfin la physiologie ne s'occupant que des phénomènes qui s accomplissent dans les êtres vivants, nomme absorption un mode de pénétration des liquides et des gaz à l'intérieur des tissus vivants, que les définitions de l'absorption physique ou chimique ne suffiraient pas à expliquer.

1. Absorption dans las corps inorganiques. — Absorption simple ou absorption physique, -^l'' Absorption cCun gaz ou d'un liquide pa»- un solide. — Le charbon absorbe les gaz, surtout ceux qui sont les plus solubles dans l'eau, avec une énergie d'autant plus grande qu'il est plus poreux. On s'en assure facilement en agitant, avec du charbon de bois en poudre, une eau de mare qui dégage une forte odeur d'œufs pourris ; si on filtre après (j[uelques instants de contact, on obtient un liquide incolore et dépourvu de toute odeur. Cette propriété décolorante et désinfectante du charbon explique son emploi dans les filtres pour les eaux bourbeuses ou pour les eaux de citerne, elle rend compte de l'emploi des tonneaux carbonisés intérieurement pour la conservation de l'eau dans les longs voyages. C'est le charbon de bois de sapin qui absorbe le mieux les gaz, notamment la vapeur d'eau de l'atmosphère ; aussi augmente-t-U rapidement de poids à 1 humidité. Le charbon d'os ou noir d'ivoire, en grains, possède une grande puissance d'absorption pour les matière colorantes, sans doute parce qu'il est très-poreux. Qu'on agite du vin avec ce charbon et qu'on filtre, le liquide passe incolore. Cette propriété est utilisée dans les sucreries pour débarrasser les jus sucrés des principes colorés qui les souillent.

L'absorption d'un liquide par un solide est un phénomène aussi commun. Tout le monde sait que la terre argileuse, dite terre forte, arrête l'eau et s'en imprègne ; et il y a bien longtemps que l'on utilise cette propriété absorbante pour débarrasser presque sans frais les tissus de laine, notamment les draps, de Thuile dont on les a imprégnés pendant leur fabrication.

2o Absorption d'un gaz par un liquide. — Les phénomènes naturels nous on ofi'rent beaucoup d'exemples. L'eau de pluie, dont l'origine est la vapeur qui s'élève des mers, contient de l'air quari<i elle arrive sur le sol ; elle a pris ce gaz à 1 atmosphère qu'elle a traversée ; elle lui doit de pouvoir servir à l'alimentation et de n'être pas fade

et lourde comme l'eau distillée de nos laboratoires.

La pression augmente beaucoup cette puissance d'absorption : témoin la manière dont nous faisons sur nos tables l'eau de Seltz artificielle.

Absorption avec combinaison on absorption chimique. — Quand le gaz peut se combiner avec le liquide qu'on lui off^re (V. Com^inaùon), l'absorption estimmcdia.c et complète. Ainsi, Teau limpide de chaux, q\i*oii expose à l'air sur une soucoupe, absorbe l'acide carbonique que Tair contient et en accuse nettement la présence en le fixant à la chaux sous la forme d'une pellicule blanche qui tombe au fond du vase. [C. Haraucourt. >

S. Absorption dans las oorps organiques et dans lasorganismes vivante. --I.Caractères généraux de l'absorption physiologique. — L'absorption dans les tissus vivants ne saurait se ramener ni à l'absorption physique, ni à l'absorption chimique. Si ie dis : l'intestin absorbe l'eau, la peau absorbe 1 hydrogène sulfuré, les radicelles des plantes absorbent l'humidité du sol, faudra-t-il entendre par là que l'eau passe au travers de l'intestin comme elle traverserait un morceau de craie ? que l'hydrogène sulfuré trouve dans la peau des interstices analogues à ceux du charbon ? que l'humidité du sol passe dans les radicelles comme elle s'infiltrerait dans de l'amidon? — La preuve qu'il se produit ici plus qu'une absorption physique, c'est que, dans les tissus vivants, 1 absorption a lieu au travers de membranes qui ne sont oas poreuses; et la preuve que ce n'est pas non plus l'absorption chimique ordinaire, c'est qu'elle n'est pas accompagnée de combinaison chimique changeant la composition ou des corps absorbés ou des corps absorbants.

Imbibition. — Si nous laissons séjourner dans de l'eau pendant quelque temps une membrane desséchée, comme un morceau de vessie de porc, nous constatons qu'elle s'imprègne de liquide, se gonfle et s'assouplit. L'eau à l'état de vapeur pénètre également dans la substance des membranes c'est sur cette propriété qu'est fondée la constrution de l' Ay^om^^re *. Or l'intestin de mouton, qui sert à fabriquer les cordes des hygromètres communs, pas plus que la vessie de porc, ne laisse apercevoir au microscope les plus petits pores par lesquels puisse s'infiltrer un liquide ou un gaz. Ce n'est donc point par une action capillaire que l'eau entre dans la membrane. Ce qui l'y attire et l'y fait pénétrer, c'est une affinité de la matière même du tissu. Aussi, après son imprégnation, le liquide ne se distingue plus du solide : c'est la substance des fibres, des cellules qui se l'est approprié de proche en proche Jusqu à ce que toute la masse en eût reçu sa part ; il n'y a pas eu combinaison chimique, mais combinaison physiologique^ bien moins stable, puisqu'elle n'est entretenue, dans les tissus mofts, que par des moyens artificiels.

Hais dans les organismes vivants, plantes ou animaux, les tissus n'accomplissent leurs fonctions qu'autant qu'ils retiennent une certaine quantité d'eau à l'état de combinaison physiologique, qu'ils en sont imprégnés^ imbibés : le moiimbiàition désigne la pénétration d'un liquide dans la matière même d'un tissu organique non poreux. Ce n'est point encore l'absorption, mais c'^st une condition indispensable à son accomplissement.

Dijfusion, osmose, — Au lieu d'une imbibition directe par contact immédiat, il se produit un phénomène plus complexe si l'on place, par exemple, entre deux liquides ou entre deux gaz différents une membrane organique, telle qu'un morceau de vessie de porc; bien que cette membrane semble imperméable, les deux fluides qu'elle sépare se mêlent plus ou moins vite par une sorte de transfusion réciproque ou de aiffUsion qu'on appelle osmose * et que nous étudions à ce mot.

L'absorption physiologique est une forme particulière do l'o^mo^e, une sorte d'osmose continuelle

ABSORPTION

ABSORPTION

et BatveUe, (^ui est la propriété dlstânctl?e la plus gépénle des ussns TlTants.

II. lisiMimoif dahs lbs végétaux. Botanique, V, im.— DanslesTé^étaux que nous observons le plus losTent, Tabsorption se fait prlncipalemenl par les feoilles et par les racines. Les feuilles absorbent sanout les gaz, tandis que les racines sont Tagent ^cal d'absorption des liaoides. Cependant les fêoiltes peuvent absorber des quantités considénbiesd^ean à Tétai de li<|uide on de vapeur, etsup- |v:.,^r£uisi à l'absorption insuffisante d'humidité par i^< noues. Prenez une branche d'arbre divisée en plusieurs petits rameaux et plongez Tun d'eux dans on Tsse plein d'eau, laissant au dehors le reste de h blanche. Ueau absorbée par les feuilles immergées se répandra dans les rameaux voisins et entretiendra leur fraîcheur. — Pour le mécanisme de lopéntion, pour le rôle des divers organes qui y œccoarent, V. les articles Feuillet et Racines, — D'autres parties de la plante peuvent absorber les liquides : tels sont les grains de pollen pendant la floraison et les graines lors de la germination. La quantité d'eau qui pénètre dans un grain pollinique est assez grande pour remplir les longs tubes qu'il défeloppe et en déterminer la rupture ; et le volume de (£s tabès est énorme, si on le compare à celui du grain qui les produit. De môme, les semences qii Tont germer absorbent assez d'eau pour se gon- Ir et faire éclater les enveloppes, parfois très-réf5taDte8, qui les contiennent.

Essayons maintenant d'expliquer un des phénomènes les plus merveilleux de l'absorption dans le« végétaux, le choix que semblent faire les tissus lézétanx, les racines par exemple, parmi les sub- <; ices absorbables oui leur sont offertes.

En TertQ des lois de l'osmose, si deux liquides i<?abla1>les tenant le même sel en dissolution sont .«>parés par une membrane, il n'y aura diffusion que $1 l'oiie des solutions est plus concentrée que l'autft': ladiiTusion cessera lorsque l'équilibre de dissebLonsera établi. Mais si l'on ajoute à l'une des solutions on nouveau sel, celui-ci diffusera à son tour.

Supposons que deux solutions séparées par une membrane contiennent de la silice, de la soude et de la potasse, et que, Téqulilbre de diffusion étant éubli, il n'y ait plus absorption d'un côté ni de laotre. Si nous plongeons d'un côté une substance capable de s'approprier la silice par exemple et non les deux autres corps, il est évident que cette sabstance introduite dans un des deux récipients Ta déterminer un nouveau courant d'osmose et attirer en quelque sorte une certaine quantité de lillce sans que le même courant entraîne ni soude lùDotasse.

ôr, voici ce qui a lieu dans les plantes. La matière qui compose le squelette de leurs tissus, la (xllulàe, tout en offrant toujours la môme composition chimique, offre des variétés nombreuses dans les différents v&^étaux quant à la disposition moléculaire et aux affinités. Ainsi la cellulose du blé possède la propriété de fixer la silice, de sorte que la sève, graduellement épuisée de ce minéral, peut en rxeToir de nouvelles quantités par absorption osointique. De même, la pomme de terre fixe et s'asslaule U potasse en la combinant avec sa cellulose qo:. différente de celle du blé, a de l'affinité pour Li potasse et non pour la silice. C'est donc grâce à ^^'i légère variété dans les affinités chimiques de \^iT cellidoie que des végétaux de composition trèsd/tirse prospèrent dans im terrain qui baigne toutes lo« ncines d'une solution identique. Les racines absorbent d'abord cette solution minérale telle qu elle se présente, puis chaaue espèce de cellulose fixant l'élément capable de s'v incorporer en

appelle, pour ainsi dire, une q^uantité nouvelle, à me-

qne l'équilibre de dissol' (Dtrc la sève et le liquide qui baigne les racines.

sure one l'équilibre de dissolution se trouve rompu iDtrc la sève et le liquide qui baigne les racines.

m. AbsOBPTIO!! CBEZ LES ANIMAUX. Zoologio, XXXII.

— Chez quelques animalcules auxquels une organisation rudimentaire a fait donner le nom da nimaux inférieurs, l'absorption est peu compliquée : une fois qu'un gaz ou un liquide a franchi leur enveloppe, il avance dans toute la masse, de proche en Erocne, sans que sa marche semble modifiée par i fonction d'organes spéciaux. Mais chez les animaux que nous observons communément, l'absorption s'effectue par des organes distincts.

Absofytion des gaz. — L'absorption des gaz se fait principalement par les organes respiratoires (sujet traité en détail au mot Respiration), Elle peut aussi avoir lieu par la peau, surtout chez les batraciens. Si l'on enferme un lapin, un pigeon, dans une boite bien close, munie seulement d'un orifice pour laisser passer au dehors la tète de l'animal, et si l'on dégage dans la boite un gaz délétère, par exemple de l'hydrogène sulfuré, le sujet en expérience meurt bientôt empoisonné, bien qu il ait consumment respiré, par les poumons, un air pur: il y a donc eu absorption de gaz par la peau. Chez l'homme la peau est le siège d'une respiration rudimentaire qui représente environ un 38* de la respiration pulmonaire : soumis à l'expérience préôâdente, u suc* comberait comme le lapin.

Absorption des liquides. — Vépiderme forme sur notre peau un vernis protecteur qui s'oppose en grande partie à l'absorption des liquides ; mais le derme qui est au-dessous jouit d'ime propriété absorbante très-développée, que l'on utilise en médecine : pour cela on enlève une portion d'épiderme au moyen d'un vésicatoire, et Ton applic^ue un remède soluble sur la partie dénudée, qui l'absorbe rapidement. Cependant la peau intacte est preméable aux liquides. Dans un bain prolongé l'épiderme s'imbibe, se gonfle, se ramollit et devient capable d'absorption ; c'est pourquoi l'on emploie (quelquefois des bains médicamenteux. Sous l'action trèsprolongée d'un liquide chaud, l'absorption peut devenir &ès-active: ainsi l'on a vu des cataplasmes trop fortement laudanisés ou imprégnés de décoction de tabac causer des accidents mortels.

Absorption dans l'appareil digestif, — Après la respiration, l'absorption la plus importante chez les animaux est celle qui a pour siège l'appareil digestif, et qpi ouvre la série de phénomènes constituant la nutrition *. Elle s'accomplit à travers une me/nbrane muqueuse d'une délicatesse extrême, toujours imbibée dQ liquide et par conséquent dans les conditions favorables à l'absorption, et a pour organes les vaisseaux chylifères (V. Cftyle) et les veines.

Modificateurs de l'absorption. — Des expériences directes ont démontré que l'osmose et l'absorption sont favorisées par une chaleur de 15 à 40 degrés et par l'action de l'électricité sur les fluides en présence. Chez les animaux l'action des nerfs agit souvent de la même manière que l'électricité pour précipiter l'absorption.

Ainsi qu'on devait le prévoir, la pression exercée sur un fluide accélère son passage à travers les membranes. Ainsi, dans les végétaux, l'évaporation qui a lieu à la surface des feuilles tend à faire le vide dans l'intérieur, de sorte que la pression atmosphérique qui s'exerce autour des racines et dans riiitérieur des tissus tend à faire monter la sève et coopère à son ascension en rendant l'absorption plus active.

Lorsoue la quantité de lioulde contenue dans les veines d'un animal a considérablement diminué par suite d'hémorrhagie, de sueurs ou d'évacuations abondantes, la pression se trouve diminuée dans l'intérieur de ces vaisseaux, tandis qu'elle reste la même à l'extérieur ; on remarque alors une notable aptitude à l'absorption, et la médecine emploie souvent ce moyen physiologique pour débarrasser une cavité naturelle, comme la plèvre, d'un liquide qui s'y était accumulé pendant une maladie et en obtenir la résorption. [D' Saffray.]

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