ABEILLE
pollen des fleurs rassemblé par l'animal au moyen du duvet fin et soyeux placé sur la face externe du premier article des tarses de la même paire de pattes, organe que l'on àétàpiQ sous le nom de brosse. L'abdomen, bien distmct du corselet, est. très-mobile et porte, chez les femelles et les neutres, un aiguillon redoutable, formé de deux stylets à l'aide desquels l'animal introduit dans la plaie qu'il produit le venin sécrété par deux glandes en tube situées à la partie postérieure du corps. Caf*actères spéciaux a chaque sorte d'individus,
— Les mâles sont généralement plus gros aue les ouvrières, ils ont le corps velu, manquent d aiguillon et n'ont ni brosses ni corbeilles.
Les reines sont plus petites que les mâles, mais elles possèdent un aiguillon plus long et plus fort que celui des ouvrières.
Enfin les ouvrières se reconnaissent à la conformation des pattes de la paire postérieure, qui leur permet de recueillir le pollen et le nectar des fleurs, ainsi que le propolisj sorte de substance résineuse (de couleur très-variable) qui se trouve sur les arbres verts, les peupliers, les marronniers,, etc., et avec laquelle elles mastiquent les fentes de leur habitation.
Travail des abeilles, — Les abeilles ouvrières, après avoir recueilli le suc des plantes, le soumetr tent dans leur jabot à une élaboration particulière et le dégorgent ensuite sous forme de miel, qu'elles déposent dans les alvéoles de leur ruche pour servir plus tard soit à leur nourriture, soit à celle de leurs larves. Quant à la cire, elle suinte du corps de ces Insectes par un certain nombre de pores glanduleux situés entre les articles de l'abdomen ; l'animal l'emploie à la construction des loges de sa ruche, dans lesquelles la reine doit déposer ses œufs»
Structure au rayon. — Ces loges forment des amas de cellules nexagonales, serrées les unes contre les autres, et opposées base à base sur deux rangs ; l'ensemble figure une sorte de gâteau. Il y a des alvéoles pour les œufs destinés à fournir des femelles, d'autres pour ceux qui donneront de simples ouvrières. Les œufs qui produiront des reines sont les plus gros. Une seule reine peut pondre, au printemps et dans l'espace de vin^ jours seulement, près de douze mille œufs ; elle fait plusieurs pontes par an. Le nombre d'alvéoles d'une ruche est considérable ; la reine ne dépose qu'un seul œuf dans chaoue loge. Au bout de trois ou quatre jours les œufs éclosent et la nymphe qui en sort deviendra ouvrière, mâle ou reine, suivant la nourriture qu'on lui fournira. Les larves qui doivent donner des remes reçoivent une pâtée particulière, que les naturalistes nomment/>d/^e royale^ mais dont la composition est inconnue. Si la larve de reine vient à mourir, les ouvrières choisissent une larve de neutre, dont elles agrandissent la cellule, lui donnent de la pâtée royale, et la rendent ainsi féconde.
Mœurs et oroanisation en société. — Lors(^ue de nouvelles femelles, c'est-à-dire des reines, naissent dans une ruche, une grande agitation ne tarde pas à se produire ; celle qui avait précédemment l'autorité s'éloigne, suivie de faux bourdons et d'un nombre considérable d'ouvrières. Cette colonie va s'établir ailleurs ; elle constitue ce qu'on nomme un essaim, réunion d'environ 25000 ouvrières et 700 bourdons. Les jeunes abeilles s'emparent alors de la ruche. Il peut se produire de la sorte trois ou quatre émigrations par an.
Les abeilles, & l'état sauvage, confectionnent leur ruche dans les fentes des rochers ou les cavités des vieux troncs d'arbre, mais elles s'établissent sans difficulté dans les ruches artificielles préparées par les soins des apiculteurs.
Espèces principales, — On connaît une douzaine d'espèces d'abeilles, que l'on distingue aux couleurs de leur écusson et de leur corselet. L'abeille com-