l Potassium
WlO)J Carbone 0.03
I Soufre 0.02 Hydrogène.... 0.02 Fer .O.oi Manganèse.... 0.005 Î Chlore... O.OOi Fluor... 0.001 tq 001 Asote.... 0.001 ^*'""* Phosphore 0.001
Les 45 autres éléments, constituant un sixième groupe, ne forment qu'une fraction imperceptible.
Parmi les 600 espèces minérales reconnues par les minéralogistes, il s'en faut de beaucoup que toutes soient également abondantes: ?5 seulement concourent d'une manière notable à la formation des roches ou masses qui composent i'écorce terrestre. Ce sont, suivant E. de Beaumont, les suivantes, dont les proportions ont été indiquées par L. Gor> dier:
Quarte 0.34
Orthose \
Albite
Ryacolithe
Labradorite
Mica
Talc
Chlorite
Stéatite
Serpentine
Amphibole. . . .
Pjrroxène
Diailage
Argile
Calcaire
Dolomie
Annydrite . . . .
Sel ffemme. . . .
Combustibles..
O.Oi
Densité. — La pesanteur relative moyenne, recherchée à l'aide des observations astronomiques sur les influences des corps célestes les uns sur les autres, et de la direction du fil à plomb dans le voisinage des montagnes, a été trouvée cinq fois celle de l'eau. Toutes les matières principales formant les parties de la terte qui noas sont abordables ont une denait^ variant entre 3 et 3.
Roches ignées.
TalachUte 2.70
Micaschiste 2.75
Gneiss 2.66
Granité. 2.65
Porphyre 2.64
Serpentine 2.60
Trachyte 2 65
Basalte 5.00
UTedeVolne 2.32
Roches de sédiment.
Schiste-ardoise 2.65
Argiles 2.20
Grès 2.65
Marbres 2.70
Calcaire liais 2.40
Calcaire grossier. i.80
Anthracite i .46
Houille gniie. 1.28
le
Suivant L. Cordler, on ptfut fixer la densité moyenne de I'écorce terrestre à 2,70.
L'augmentation de densité pour rintérleiir ne peut être attribuée à la diminutton de volume que les corps éprouvent par la pression, tout énorme que soit ceUe-ci, car on sait que cette diminution est très minime, 1/4500 du volume ; d'ailleurs les effeu de la pression sont probablement compensés par l'augmentation de volume prodaîte par la température, qui est si élevée dans les parties centrales, aînsi que le dénote l'Incandescence des laves que rejettent les volcans. Il n'y a que les méuux et leurs composés dont la densité atteigne et dopasse celle de la terre. On peut donc affirmer que les entrailles de ceUe-ci recèlent des élémenu
Long, oocid. de Paris.
métalliques en bien plut grande quantité que les parties superficielles.
Magnétisme terrestre. — Siraiguille aimantée a une direction en chaque point de la surface de la terre. c'est parce que celle-ci Jouit de propriétés magnétiques qui en font un véritable aioiant ou barreaa aimanté, ayant des pAles attractifs dans les régions
R claires. Le pôle magnétique boréal de la terre, vers squel se dirige l'extrémité bleue de la boussole, a été fixé par Ross en 1880 au N. de la baie d Hadson, sur la côte occidentale de Boothia-Félix. Le pôle magnétique austral a été fixé par Dumont dTrville, en 1840, au 8. de rAustraue et de la terre Âdélie. Les points précis sont les suivanu :
Pâle boréal.
99*r I Latitude boréale 70>S
Pâle austral.
Long, orient, de Paris 134* 0' | Latitude austnle .... 72* d'
L'équateur magnétique, placé à peu près à égaie distance des pôles, est oblique par rapport à l'équateur terrestre ; les deux points de croisement, qui portent le nom de nœuds, sont situés à peu près à l'opposé l'un de l'autre. Les nœuds et les poiou de plus grand écartement ont été ainsi fixés, pour i83â, par Duperrey:
Nœud Pacifique, au nord des
îles Fidji long, orient. 180*.
Écart, sentent, à l'ile Socotora long, orient. 52*. lat. bor. IS".
NœudAtiantiqtteàSan-Toœé long, orient. 3*. Écart, mèrid. au N.-O. de Rio-
Janeiro long. ocdd. 50*,lat. aostiS*.
Tel était l'état magnétique de la terre en 1S25; mais il n'est pas stable, ainsi que le démontrent tes variations des boussoles. Ainsi, à Paris, la déclinaison, qui éUit de II* à TE. en 1580, était arrivée à 22*34 à l'O. en 1814 : en 1878 elle n'est plus que 17°'.L'incUnai8on,qui était de 75* en 1671, nW plus, en 1878, que de 65*40'. Les variations séculaire^qne l'on constate depuis 1576 seraient expliquées par li supposition d'un noyau ferrugineux magnétique, emporté un peu moins rapidement que I'écorce extérieure dans le mouvement de rotation de U terre autour de son axe et de ses pôle^
Les terres, les eaux, l' atmosplaère. — La terre, envisagée d'une manière générale, se compose de trois parties : une masse formée d'un noysu central plus ou moins fluide, enveloppée par Técorce terrestre solide, dans laquelle se passent les phénomènes ignés ou plutoniens; une enveloppe incomplète aqueuse (mers, lacs, fleuves^ etc.}, qui est le siège des phénomènes aqueux ou neptuniens; enfin une enveloppe complète gsxeuse (atmosphère), dans laquelle se passent les phénomèoffl aériens ou éoliens.
Terres. — Sur le sphéroïde terrestre, elles forment seulement 1/4 de la surface, tandis que les mers en occupent les 3/4. Les mers et les terres sont très inégalement distribuées dans les deni hémisphères polaires; les mers forment les S/8 de l'hémisphère boréal, et les 7/8 de l'hémisphère austral.
Les terres sont ordinairement divisées entncieo et nouveau continent, dont on fait cinq parties : l'Europe, TA^, l'Afrique, l'Amérique et rOc6anie. Cette division n'a rien de naturel, les terres, abstraction faite des lies grandes et petites, étsni séparées par les mers en sept massifs comme il suit :
ANCIBN CONTINEirr.
1* L'Europe et l'Asie, entre lesquelles il n'j s aucune séparation ;
2* L'Afrique, qui tient à l'Asie par l'isthme de Suez;
3* L'Australie, reliée à l'Asie par la ch&loe io* terrompue des Iles asiatiques.
GLOBE
NOnVBATJ CONmiENT.
GLOBE
4* L* Amérique du Nord ;
5* L'Amérique du Sud, liée à la précédente par ristbme de Panama;
TSRRB8 CraCVHTOLÂIRBS.
6* Enfin les terres boréales, dont la principale est le Groenland ; elles sont reUées par les glaces polaires;
7*" Les terres australes, reliées également par «ne calotte «de glace.
Les terres forment dans rhémispbère boréal deux grands massifs, TAmériquedu Nord d'une part, et TEurope et TAsie de Tautre. Le premier de ces massifs a un appendice dans Thémisphère austral, c^est l'Amérique du Sud; le second en a deux, 1* Afrique et TAustralie.
La surface des terres découvertes se partage en trois sortes de régions : les montagnes, les plateaux et les plaines.
Les montagnes sont des surfaces extrêmement accidentées, à pentes en générai rapides ; elles a*élèvent au-dessus des mers, des plaines et des platuaux qui les environnent, et dominent Jusqu'à d'assez grandes distances les contrées où elles sont situées, nar les hauteurs en général fort considérables qu elles -atteignent.
Elles se divisent en deux catégories, qui ont des natures et des origines fort différentes : les montagnes solitaires ou monts, et los chaînes de montagnes. Les monts sont des masses en général circulaires, dont la forme approche de celle d'un eône très surbaissé ; ils «sont situés h la surface des plaines et des plateaux. Le Vésuve, FBtna sont des monts situés dans les plaines de Naples oa de la Si die ; le mont Dore, le Cantal sont des monts situés sur le plateau du centre de la France. Le ChimboTazo est un mont placé sur les hauts plateaux de la chaîne des Andes, au Pérou, et dont les parties supérieures portent des neiges perpétuelles sous Téquateur.
Les chaînes de mouugnes sont des masses elliptfqfues, fort isllengées suivant urte direction, présentant une crête pins eu moins ondulée, formée de pios* séparés par des cols, et de chaque c^té de laquelle se trouvent les versants. Tantôt la chaîne est simple, comme dans la partie occidentale des Pyrénées ; tantôt elle est multiple
Ît formée de chunons parallèles, comme daiM le ara et dans la portion des Alpes située entre la Suisse et le Piémont. Le plus sauvent les chaînes de montagnes sont assez élevées pour porter des neiges perpétuelles sur leurs sommités. La chaîne de montagnes la plus élevée du globe est celle de l'Himalaya, qui atteint 9840 mètres an mont Gaourisankar.
Les plateaux sont des surfaces horizontales ou à peu près, dominant les plaines qui les entourent ou bien les mers, et dont la hauteur est assez grande. Le plateau de Tintérieur de la France a une hauteur moyenne de 600 à 1 000 mètres ; celui des Ardennes a de 400 à 600 mètres; celui de la Guyenne attemt de 500- à 600 mètres. Les plaines sont des surfaces horizontales ou à
Îieu près, entourées ou limitées sur plusieurs de eurs côtés par des surfaces plus élevées. Les plaines qui communiquent directement avec la mer sont peu élevées au-dessus de son niveau ; telles sont en France celles du sud-ouest, dont Valtltude varie de 20 à 400 mètres, et celles du nord, qui s'élèvent de 100 à 800 mètres.
Les montagnes, les plateaux et les plaines sont sillonnés, soit séparément, soit plusieurs ensemble, par des 'dépressions du sol que l'on désigne sous le nom de vallées, et qui le plus souvent sont parcourues dans leur longueur par des cours d'eau. Leur fond possède généralement une pente coo* 2* PasTiB.
tinue, rapide dans les parties supérieures, et qu; devient plus faible à mesure qu'on s'approche davantage de la terminaison de la vallée, soit à la mer, soit à une plaine fermée intérieure. Quelques. vallées présentent des irrégularités dans la pente de leur fond ; çà et là il y a des dépressions auxquelles est due la formation des laos qui se trouvent sur le trajet des cours d'eau.
Eaux, — Bmgins hydrographiques, — Les eaux pluviales qui arrosent la surface des terres se déversent presque toutes par les fleuves dans deux ffrands bassins océaniques; mais la- répartition est fort inégale.
Le bassin Lndo-Paeifique ne reçoit pas de très grands fleuves; la ligne de partage des eaux est rapprochée de ses bords, excepté dans l'Inde. En effet, les montagnes Roobeuses et les Andes sont très rapprochées de la côte occidentale des deux Amériques; et la ligne de partage dans l'dtsie et l'Afrique n'est pas non phis très éloignée des côtes orientales de ces deux > continents.
Le bassin Atlantique, au contraire, reçoit les eaux qui tombent sur les trois quarts au moins des terres découvertes. En effet, la moitié septentrionale de TAsie et de l'Europe y verse ses eaux ; une grande partie de celles de l'Afrique s'y déversent aussi, et enfin les deux Amériques y envoient la presque totalité des eaux qui tombent à leur surface. Il reçoit encore les eaux provenant de la fusion des neiges qui tombent sur touu» les terres boréales.
Pourunt les eaux qui tombent à la surface > des terres n'ont pas teates la possibilité de se rendre à Vun de ces deux grands réservoirs ; il v a d'îoimensesi8ur£sces'dont les eaux se rassemblent peur former des mers ou laos Intérieurs sans communication avec les océans. Ces bassins et lema réservohrs sont tantôt au niveau général des océans, tantôt ils sont à des hauteurs très différentes, soit au-dessus, soit au-dessous.
Orographie sou»*marine, — Une exception, à la surface des terres découvertes, c'est l'existence de dépressions fermées un peu étendues, sans communications avec le bassin des mers par des vallons on vallées. Biais les dépressions isolées sont, on peut le dire, l'état normal pour les partios recouvertes par les eaux, tout - aussi' bien courantes que tranquilles, douces que saumfttres et salées.
Le sol sous- maiin n'offre que de grandes surfaces presque unies, descendant en pentes plus eu moins douces de la Côte vers l'intérieur de la mer et présentant de grandes ondulations semblables à celles du fond des bassins* dans lesouels se sont déposés les différents terrains stratifiés, pendant les diverses périodes géologiques. Il présente également la plus grande analogie avec la surface supérieure de ces dépôts, surtout tertiaires, comme celui de la plaine des landes de Gascogne, abstraction faite môme des légers vallons qui la sillonnent ; les pentes vers la pleine mer seraient souvent insensibles à l'œil même exercé ; car beaucoup sont encore moins fortes que celles qui sont tMérées sur les chemins de fer.
Ls Méditerranée forme comme une immense cuvette ; en effet, du détroit de Gibraltar dont la profondeur n'atteint quo 396 mètres, son bassin occidental dépasse 2 &00 mètres entre les lies Baléares, la Corse, la Sardaigne et l'Algérie ; dans' le bassin oriental les profondeurs sont beaucoup plus grandes : 8 100 mètres entre Rhodes, la Crète et Alexandrie; 4600 mètres h 165 kilomètres k l'est de Malte. On croit n'avoir pas rencontré le fond dans l'océan Indien par 13000 mètres de profondeur.
Mers. — Les mers, qui occupent une si vaste sur, face dans Thémisphère austral, où elles entoureni
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