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GOMMES

complètement les terres australes^ remontent vers le pôle nord, entre les massifs terrestres qui y éublissent trois grandes divisions : 1« TOcéan Atlantique, partie comprise entre TEurope, rAfrique et les deux Amériques, qui se divise en arctique au nord de ilslande ; septentrional et méridional, séparés par une ligne tirée du cap Vert au cap San Roque ; il remonte au delà du pile et va rejoindre le cercle polaire boréal ; 2* TOcéan Pacifique, entre les deux Amériques, TAsie et T Australie, divisé en septentrional et méridional par les archipels Salomon, Fidji, de Cook, delà Société, des Iles Basses, jusqu'à nie de Pàaues ; il remonte Jusqu^au cercle

folaire boréal ; 3* 1 Océan Indien, entre TAustralie, Asie et TAfrique, qui remonte seulement au tropique du Cancer.

Ces deux derniers communiquent entre eux, toutefois, par de larges ouvertures au travers des lies asiatiques ; de sorte que, à vrai dire, il n'y a que deux bassins: le bassin Atlantique et le bassin Indo-Pacifique. Ces deux bassins, réunis au pôle austral, ne communiquent entre eux vers le pôle boréal que par le détroit de Behring, de 50 kilomètres environ de largeur.

Les eaux des océans sont claires et limpides, excepté près des côtes où Tagliation des vagues détache sans cesse des particules terreuses et les entraîne Jusqu'à une certaine distance. Dans le voisinage de l'embouchure des fleuves aussi, les mers présentent souvent des teintes diverses dues aux matières apportées par ces courants d'eau et qui sont transportées souvent au loin par les courants marins. Ainsi la mer à l'emboucburo de la Gironde est souvent Jaune, et cette teinte se répand assez loin le long de la côte, vers le sud. La rivière des Amazones trouble souvent les eaux de T Atlantique dann certaines directions Jusqu'à 800 kilomètres de Tembouchure. La mer Jaune, en Chine, a reçu son nom do la coloration due à des causes semblables. Quant à la mer Rouge, c'est à la grande quantité de polypiers et d'animaux rouges de diverses espèces qui peuplent son fond qu'elle doit sa dénomination.

Dans les endroits où l'eau de la mer est le plus limpide, il parait que la lumière ne pénètre cependant pas à une grande profondeur. Une obscurité Sresque complète parait déjà régner à une centaine e mètres, et il est asses probable qu'il ne vit plus qu'un très petit nombre d'espèces soit animales, soit végétales, au-dessous de ce niveau.

L'eau de la mer a une densité un peu supérieure à celle de l'eau ordinaire, par suite des matières salines qu'elle tient en dissolution. Comme la proportion de ces matières ou le degré de salure de la mer présente peu de différences dans les divers océans, la densité varie fort peu aussi. Toutefois dans les mers polaires, la congélation de l'eau, qui produit de la glace douce, pourrait bien augmenter momentanément en hiver la salure ; mais les différences de densité occasionnent des courants qui rétablissent l'équilibre. Mais lorsqu'en été les glaces viennent à fondre, l'eau douce, plus légère, se maintient à la surface et y diminue notablement la salure et la densité, comme le montrent les chiffres suifants :

LaUtndc Deasité Sdore

Océan Atlantique septentrional.... S5*3Û' 1.0289 42.8

— équatorial » » 1.0283 »

— méridional 23* 1.0279 39.2

Mer Arctique à 434 mètres. 80*26' 1.0271 38.0

— àlasurface a » 1.0197 28.3

— près des glaces » • 1.0006 »

On peut conclure de la quantité de sel marin contenu dans un litre d'eau de l'Océan que la quantité existant dans toutes les mers formerait, si on U supposait étalée sur le globe, une couche de plus

de 10 mètres de hauteur.

Atmosphère. — Elle forme à U surface des tn^ res et des eaux on véritable océan sans lacnoes, de 100 kilomètres environ de hauteur, au fond da quel nous sommes plongés et dans lequel nous ne pouvons nous élever, à 8 ou 10 kilomètres, qu'ec gravissant de hautes montages ou bien par dei ascensions en ballon. Elle fait équilibre, au niveiQ de la mer, à une colonne de mercure de 760 millimètres, et à cette pression, qui est une moyçou dans les zones tempérées, le point d'ébuUition d« l'eau pure est à 100* du thermomètre centigrade Quand on s'enfonce dans les mines au-dessous du niveau de la mer, la pression augmente et lo pùoi d'ébullition est retardé. Au contraire, lorsqu'on s'élève dans l'atmosphère, la hauteur de la partie qui exerce la pression diminuant, celle-ci diminue, et on voit s'abaisser d une part le mercore dans le tube barométrique, et de l'autre le point d'ébullition de l'eau dans le tube du thermomètre. Au sommet du Mont-Blanc, qui a 4si5 mètres daltitude, l'eau entrerait en ébulUtioD

Les courants qui agitent l'atmosphère ont pour effet d'augmenter ou de diminuer la pression, et

Far suite d'accélérer ou de retarder FébulUtion de eau. Ainsi à l'Observatoire de Paris, à 65 mètref d'altitude, où la pression varie entre 719 ei Tsl millimètres^ le point d'ébullition oscille entre %* et 100*,8; différence, 2*,8.

La densité de l'atmosphère décroît à mesire qu'on s'élève, en progression géométrique, de sorte que, mathématiquement parlant, la hauteur de cette masse aériforme est infinie; nuds comme, a^ rivée à un certain point, la densité est infiniment faible, on est porté à conclure qu'il y a réellement une limite au delà de laquelle l'atmosphère derient tout à fait nulle pour nos sens. Toutefois, cela ne peut arriver qu'à une distance considérable, ear nous savons par les phénomènes du créposcule qu'à des hauteurs de 60 à 90 kilomètres, Tair a encore une densité assez considérable pour réfléchir la lumière du soleil à la surface de la terre.

La composition de l'air est partout la même, ao moins pour les deux éléments essentiels,oxygèQe et azote ; ce qui n'a rien de surprenant eu égard ao mélange des diverses couches qui est opéré coniinuellement par les vents. C'est ce qu'ont démontré, en 1841, les analyses, faites par M. Dumas, d'air recueilli simultanément à Pans et en Suisse, à de grandes différences d'altitude; les quantités d'oxygène ont été les suivantes sur 100 parties en poids :

AaaljMt. Extrême*. HoTenei

5au Faulhoro, à S700- 2t85à23 10 22v7

4 à Berne, à 585- 2289àî300 tiii

3 à Paria, à 65- 23 00 à 23^07 îi9i

Mais les proportions de vapeur d'eau et d'adds carbonique sont beaucoup plus variables.

fV. Raulin.]

GOMMES. — Chimie, XXIV. — On donne le nom général de gommes à un très grand nombre de substances, plus ou moins différentes par lenn propriétés, mais qui ont toutes pour caractère commun d'exsuder de certahis arbres, soit sponunément, soit par suite d'une Incision faite dani leur écorce. Toutes ces substances se solidifient en arrivant à l'air : on peut donc dire que toatc5 les gommes sont solides.

Propriétés et caractères. — Les gommes ont U même composition, C««H»«OW, que les substanwi amylacées (V. Amidon)^ mais elles ne sont poir.i des principes immédiats comme celles-ci. (V. Chimie organique.)

Elles se gonflent et se dissolvent dans l'ean. flui devient filante et collante *»n acquémii

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