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HUMIDITÉ

168 huiles grasses s*oiydent pen à peu. s^ôpaississent quelquefois : ce sont les huiles siccatives ; telles sont les huiles de lin, de noix, de chènevis; elles sont employées dans la fabrication des couleurs et des Yernis & Thuile. Les huiles non siccatives, comme l'huile d*olive, d*amandes douces, de faîne, de noisette, absorbent aussi Toxygène, mais restent liquides et rancissent. Les huiles dissolvent le soufre, le phosphore, et se mélangent au sulfure de carbone et au protochlorure de phosphore (Wurts).

Usages des huiles grasses, — Tout le monde connaît les usages domestiques des huiles d'olive, de fatne, de noix, de lin, etc. ; Tindustrie des savons en consomme de prodigieuses quantités, ainsi que celle des conserves, la fabrication des remis, etc.

Presque toutes les huiles sont employées en médecine; Thuile decroton, huile acre extraite de

Saines de Tilly des Moluqnes, est employée à ire des vésicatoires à la dose d'une ou deux gouttes ; elle est très dangereuse. L'huile de ricin s'emploie comme purgatif & la dose de 15 à 30

Srammes. L*huile do foie de morue, extraite du foie e morue en putréfaction, est un agent réparateur employé contre le scrofule, la phtisie, le rachitisme ; elle doit sans doute son efficacité aux 3 ou 4 dix-millièmes d'iode qu'elle renferme.

Huiles essentielles ou eisences, — Elles se rencontrent dans les feuilles, les fruits, les tiges, les racines; souvent le môme végétai en contient

Îilusieurs. Elles sont quelquefois le produit d'une érmentation : ainsi l'essence de moutarde ne se développe que quand on met la graine de moutarde en contact avec l'eau.

Composition des huile* essentielles, -^ Cn grand nombre sont des hydrogènes carbonés, ne contenant absolument que du carbone et de l'hydrogène ; celles-là sont très combustibles : telles sont l'essence de térébenthine, C>oH»; de citron, C^oH*. D'autres contiennent en outre de l'oxygène, comme le camphre de Bornéo, C^UiBO*; l'essence de menthe, C««HWO»; celle de cannelle, Ci«H»0*; celle d'amandes amènes, O^HH)*. D'autres enfin contiennent du soufre, par exemple les essences d'ail, de moutarde.

On donne encore le nom d'huiles essentielles à certains produits qui chimiquement rentrent aans la classe des alcools: ainsi V alcool amy ligue s'appelle souvent huile de pomme de terre, pour rap- {>eler que cette substance prend naissance dans la érmenution des pommes de terre.

Extraction des huiles essentielles . — La plupart s'obtiennent par distillation dans un alambic de la substance végétale mélangée & l'eau. Le produit aqueux de la distillation est ensuite placé dans un récipient florentin; quand l'essence est moins lourde que l'eau, elle s'y condense par l'écoulement de celle-ci ; dans le cas contraire, on l'extrait par le col du récipient. Après la séparation, l'eau reste parfumée et peut encore entrer dans le commerce, comme l'eau de fleur d'oranger. L'essence de térébenthine s'obtient par la distillation en grand de la térébenthine ; il reste de la colophane comme résidu.

L'essence de citron s'obtient par la compression ou par la distillation de l'écorce de citron ; il en est de même des essences d'écorce d'orange, de bepgamoite,de genièvre, de copahu. Certaines essences altérables s'extraient par des lavages à l'éther, à l'alcool ou môme au sulfure de carbone.

Usages des huiles essentielles. — L'essence de térébenthine, de beaucoup la plus importante, est employée principalement dans la fabrication des Ternis et des couleurs, puis dkns le dégraissage des étoffes ; elle sert à déucher 1b bois et à préparer certaines substances qu'elle dissout.

Le camphre a de très nombreux usages, il est antiputride et antiseptique ; on l'emploie comme

tel en médecine ; en dissolution dans an mélange d'alcool, d'ammoniaque et de sel de cuisine, il forme Veau sédative^ si préconisée par Raspail contre la migraine, les douleurs rhumausmales, les contusions, les entorses, etc. Dans l'économie domestique, le camphre est eAiployé en poudre pour conserver les fourrures, la laine et la soie.

L'essence de citron est employée dans la parfumerie et la confiserie, dans Téconomie domestique : c'est un Termifage et un cordial. L'essence de carvi est un stomachiaue. L'essence de genièvre est employée comme diurétique ; dans l'industrie elle sert à parfumer certaines eaux-de-vie. L'essence d'anis est un stomachique et un digestif.

La plupart des liqueurs aromatiques s'obtiennent, par la distillation de l'alcool avec la plante qui contient le parfum que l'on reut aroir. Dans la parfumerie, on se sert beaucoup de l'essence d'amandes amères, qui ne préexiste pas dans les amandes, mais au'on obtient en distillant les tourteaux après quils ont séjourné 10 à 12 heures su contact do l'eau. Ce oui passe à la distillation contient, outre l'essence, de l acide benzolque et de l'acide cyanhydrique (prussique), qui est un poison violent; on obtient 1 essence pure par une nouvelle distillation avec de la chaux hydratée et du chlorure de fer. Cette essence tend à être de plus en plus remplacée par la nitro- benzine, qui a la même odeur et qu'on obtient facilement par l'action de l'acide azotique sur la benzine.

Huiles minérales, — On appelle ainsi un certain nombre de substances liquides noires, brunes ou jaunes, qu'on rencontre naturellement dans le sol, et qui sont formées d'hydrogènes carbonés mélangés à des composés toujours riches en carbone et en hydrogène, mais contenant aussi de l'oxygène. On peut séparer ces différents produits par des distillations successives; tels sont les bitumes, l'asphalte, le pétrole, l'huile de naphte. On est d'accord pour considérer ces substances comme le résultat d'une distillation naturelle, et dans des conditions plus ou moins connues, des produits houiiliers; cependant on en rencontre dans des. terrains plutoniens et par conséquent antérieurs au terrain hooillier. Le pétrole est de beaucoup le plus important ; on en fait aujourd'hui partout une consommation prodigieuse comme combustible, depuis que l'on a découvert dans TAmérique septontrionale des sources d'une abondance inépuisable» On en extrait en France près de Pézénas dans l'Hérault, au villaffo de Gabian. L'huile de naphte provient surtout des bords de la mer Caspienne. [Alfred Jacquemart.]

HUMIDITE.— Météorologie, 111; Hygiène, Vl. ^ L'humidité de l'air a pour mesure son état, ou son degré hygrométrigue, c'est-à-dire le rapport qui existe entre la quantité de Tapeur d'eau réellement contenue dans l'air et la quantité de vapeur qui y serait contenue si cet air en était saturé. Ce rapport ou quotient s'appelle encore degré de mtiùration.

Le degré hygrométrique ou de satjpration, par cela même qu'il n'est que le rapport de deux termes dont chacun peut varier d'une raanièie indépendante de l'autre, ne peut par lui-même fournir aucune indication précise sur la Quantité de vapeur contenue dans l'air; il y faut joindre une autre donnée : la température.

A égal degré hygrométrique, l'air contient beaucoup plus de Tapeur d'eau en été qu'en hiver; il est également capabfe d'en prendre plus en été qu'^n hiver avant d'atteindre la saturation. Mais l'été n'asit ici que par sa chaleur, et une chaleur artificielle conduit au même résulut.

On a imaginé divers instruments pour mesurer la Quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air. — V. Hygrométrie, L'humidité t git sur nous de diverses manières.

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