ALLUVIONS
Yiales ne préscntont aucune règle de superposition constante, mais on a pu néanmoins établir qu'elles appartiennent à deui époques bien distinctes : les unes, déposées pendant l'époque quaternaire — V. Qutxtemaire (Terrain) — ont été désignées par les anciens géologues sous le nom de tenain diluvien ou de dituviunif parce qu'on attribuait leur producilon à de violents cauclysmes qu'on ratta* cliait à la tradition d'un déluge universel ; les autres, plus récentes, ont reçu le nom de terrain posltftluvien, on terrain de transport de l'époque actuelle.
I . TERRAiif DiLUTisN. ^ Les couchos diluvlonnes, composées de fragments de roches de tonte espèce mêlées à des sables, des argiles et des marnes, sont caractérisées par les énormes fragments de roches qui les accompagnent presque toujours, et qu'on nomme àlocs erratiques *. Les géologues qui attribuaient la formation des dépôts quaternaires à un déluge, avaient essayé d'expliquer le transport de ces blocs à la hauteur considérable où ''n les trouve par l'action de courants extrêmement rapides. Mais cette hypothèse a dOi être abandonnée ; la plupart des blocs erratiques ont conservé des arêtes vives qui prouvent qu'ils n'ont pas été charriés par les eaux. Il est aujourd'hui reconnu que le transport des blocs erratiques, ainsi que le creusement de certaines vallées et le dépôt de la plupart des limons appelés lœss sont dus à l'action des glaciers qui, durant l'époque quaternaire, ont couvert une grande partie de l'Europe (V. lilocs f^rraliques et hliiciers). On a également renoncé à l'hypothèse d'un cataclysme pour expliquer les autres phénomènes de cette époque : la science moderne admet que les mêmes causes qui agissent encore aujourd'hui sous nos yeux pour modifier le relief de la surface terrestre ont suffi pour produire tous ces résultats. — V. Quaternaire {Tet-rain),
C'est au terrain diluvien qu'on rapporte les gîtes stannifères du Cornouailles (minerai d'étain), les dépôts auro-platinifères exploités sur le versant occidental des monts Oural, et tous les dépôts gemmifères formés de cailloux roulés, dans lesquels on rencontre divers métaux précieux qui accompagnent l'émeraude, la topaze, le corindon et le diamant. Les alluvions anciennes renferment un grand nombre d'ossements fossiles appartenant à des espèces dont certaines ont disparu, tandis que d'autres sont encore représentées de nos jours, soit dans les mêmes contrées qu'elles habitaient pri-; mitivement, soit dans des régions différentes. i
En Europe vivaient des mastodontes, des éléphants, parmi eux le mammouth ou Eiephas primi' genius, animal remarquable ]>ar sa taille, la longueur de ses défenses et la toison dont il était recouvert; ce continent était également peuplé de rhi nocéros,d'h{ppopotames et de nombreux carnassiers. En Amérique, on a trouvé des ossements de grands édentés, le mégathérium, le mylodon, le mégalonyx et des tatous giçantesoues.
Enfin, l'Ausiralie a fourni des aébris de marsupiaux bien supérieurs par la taille & ceux qui y vivent de nos jours. C'est encore aux alluvions anciennes qu'on rapporte une partie des dépôts ossifères que renferment certaines cavernes et ceruincs ItIjUls, soit que ces ossements y aient été abaiiàonnés par les eaux qui tfaversaient ces cavernes ou se précipitaient dans les brèches, soit '.]Mfi les cavernes aient été habitées par les animaux dont on retrouve les restes.
2. Ter K AIN postdildvien. — - Le deuxième étage (Jcs couches alluviales, ou terrain postdiluvien, a pour origine, ainsi que le diluvium proprement dit, des actions érosives analogues à celles que l'on constate de nos jours; il présente des produits très variés résultant, en général, de la désagrégation de louics sortes de roches.
L'atmosphère, la pluie, la gelée jouent le prînci-