‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 126 sur 547 · E DB PRÊTS · texte numérisé non relu

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Ainsi, en dix ans, de 1867 à 1877 (nous ne comptons 1870-71 que pour une seule année), le chiffre des prêts s'est élevé à 9 654 444 volumes prêtés dans les familles.

La diminution que présente l'année 1870-71 s'explique d'elle-même. Elle tient aux désastres de la guerre et aux pertes de territoire qui ont précisément porté sur deux des départements qui avaient le plus grand nombre de bibliothèques. Mais on voit aussi que cette diminution a été rapidement comblée et qu'il y a eu, depuis comme avant 1X70, une augmentation constante et continue dans le chiffre des volumes acquis et dans le nombre des bibliothèques aussi bien que dans celui des prêts. Il y a en effet actuellement 5742 bibliothèques de plus qu'en 1871 et 4985 de plus qu'avant la guerre, en 1869, et cela quoique le nombre des écoles ait diminué par suite de l'annexion de l'Alsace.

Nous n'insisterons pas sur les déductions à tirer du tableau ci-dessus. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Une circulaire du ministre de l'instruction publique en date du 24 décembre 1876, sans atténuer ce que nous venons de dire, indique cependant que 1 œuvre, au lieu de progresser comme par le passé, semble actuellement stationnairc. Cela tient à bien des causes : les maîtres négligent trop souvent cette partie de leur service ; les volumes, faute trop souvent d'être reliés, se détériorent rapidement, et cela arrive surtout pour les plus attrayants, ceux qu'on emprunte et qu'on lit le plus. Les conseils généraux et les conseils municipaux de leur côté font moins qu'ils ne faisaient autrefois. Il est évident qu'ils ont eu après la guerre à se préoccuper de besoins plus urgents; mais à mesure que nous nous éloignons de cette époque néfaste, ils pourraient peut-être inscrire à leur budget quelques allocations en faveur d'une œuvre dont l'utilité ne saurait être contestée.

Le ministre dans sa circulaire du 24 décembre pose aussi la question de l'échange des livres et des bibliothèques roulantes. Il voudrait qu'on l'examinât en l'étudiant avec soin, car il ect évident qu'un des motifs qui font abandonner la bibliothèque par les lecteurs, c'est qu'ils ont lu déjà les livres qu'elle renferme et que les ressources de l'établissement ne lui permettent pas de renouveler son fonds au fur et à mesure des besoins. Il y a là évidemment on point d'une très grande importance et dont la solution, si on pouvait la trouver

d'une façon pratique, aurait une influence des plus heureuses sur l'avenir de l'œuvre.

Ce qui est hors de doute, c'est que les bibliothèques scolaires ont donné dans le passé des résultats excellents. Espérons qu'elles continueront à prospérer et que les particuliers et les autorités locales, comprenant toute l'importance de ces utiles établissements, tiendront à honneur de participer dans une large part à leur accroissement.

Documents ofAciels à consulter. — Circulaire du 31 mai 1800; — C. d'avril 1x61; — Arrêté du 1er juin 1862; — Circulaire du 24 Juillet 1802; — au 2i juin 1802 ; — du 15 juillet 1802 ; du 21 novembre 1862 ; — du 10 juin 1865 ; — du 8 octobre 1867 ; — du 17 janvier 1874; — du 5 novembiô 1874 ; — du 1er décembre 1876; — du 24 décembre 1876. — Catalogue des livres de lecture indiqués au choix des instituteurs pour les Bibliothèques scolaires. [Ed. Gœpp.]

PAYS ÉTRANGERS

EUROPE. — Depuis quelques années l'institution des bibliothèques annexées à l'école a reçu de grands développements dans presque tous les pays. Sans répéter ici pour chacun d'eux des prescriptions identiques, constatons seulement que sous ce même nom sont confondus souvent deux bibliothèques distinctes : celles qui s'adressent aux élèves, celles qui s'adressent aux parents ; quelquefois même s'y ajoute une troisième espèce de bibliothèque, celle du maître. En fait, dans les campagnes, ces trois séries d'ouvrages se rencontrent généralement sur les rayons de la bibliothèque scolaire. Les communes et les écoles plus riches peuvent seules faire trois établissements distincts qui sont la bibliothèque scolaire proprement dite, la bibliothèque populaire ou municipale, la bibliothèque pédagogique. En Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Suède on se préoccupe surtout des élèves, et les livres de la bibliothèque sont principalement à leur usage.

ÉTATS-UNIS. — En Amérique, c'est à la ville de New-York qu'appartient l'honneur d'avoir donné l'exemple de la création de bibliothèques pour les écoles. En 1827, le gouverneur Clinton, dans un message à la législature, en conseilla l'établissement. En 1835, les citoyens furent invités à s'imposer de 30 dollars (150 francs) dont le produit devait être consacré à cet objet. En 1838 enfin, sur la proposition du général Dix, alors surintendant des écoles, les districts scolaires durent consacrer chaque année 275 000 fr. pour acheter des livres- Dans un intervalle de 15 années, les écoles publi. ques furent pourvues de 1 604 536 volumes ; une somme de 10 105 000 francs a été employée pour cette œuvre intéressante.

Les bibliothèques scolaires du Massachusetts doivent leur origine aux efforts et à l'éloquence du célèbre Horace Mann*, promoteur de l'instruction primaire dans cet Etat et, par suite, dans le pays tout entier. Sur le fonds des écoles, s'élevant à la somme de 156 300 francs, 2084 bibliothèques scolaires purent être créées. Mais leur nombre ne s'est accru depuis que d'une manière assez peu importante. Les nombreuses bibliothèques publiques ont suppléé à leur insuffisance.

Le Michigan, après plusieurs essais consistant surtout à faire voyager les livres achetés pour les bibliothèques scolaires de district en district, a voté les fonds nécessaires pour fonder dans chaque école des bibliothèques permanentes. On y comptait, en 1873, 1205 bibliothèques de district, contenant 120 577 volumes; 207 bibliothèques de tow?iship (canton) ayant 49 872 volumes ; en tout 170 449 : ce quia exigé une somme de !»4 751 francs.

Au 31 mars 1875, les sommes allouées par

BIBLIOTHEQUES

BIBLIOTHEQUES

l'État et les districts du Connecticut s'élevaient à 38 3 >0 francs pour l'entretien de 1500 bibliothèques.

Par les soins de M. Henry Barnard, surintendant de l'État de Rhode-lsland, des souscriptions fournirent les moyens, d'acheter pour les bibliothèques scolaires 20 000 volumes, dont le nombre, qui s'élevait en 1875 à 305 000, s'est depuis notablement accru.

L'État d'Iowa qui compte 3G70 écoles possède 3670 bibliothèques contenant 13 120 volumes.

L'Indiana avait consacré à ses bibliothèques scolaires la somme de 1 500 000 francs ; le nombre des volumes est aujourd'hui de 350 000.

La Californie est un des Etats qui ont affecté les plus fortes sommes à l'établissement des bibliothèques scolaires. Nous n avons pas le nombre des volumes achetés ; les rapports nous apprennent seulement que l'État a dépensé pour cet objet près de deux millions.

Le New Jersey a 1369 écoles de district, sur lesquelles 272 sont pourvues de bibliothèques scolaires.

La province d'Ontario, dans le Canada, possède 1334 bibliothèques avec 266 046 volumes.

Nous n'avons pas à nous occuper ici des bibliothèques des établissementssecondaires,des universités, des corporations religieuses, des sociétés savantes, ni des bibliothèques publiques, fondées à grands frais dans les villes. Le dernier recensement fait en 1875 et publié en un gros volume par le bureau d'éducation de Washington nous apprend qu'il y a aux États-Unis un nombre de 163 353 bibliothèques, tant publiques que privées, réunissant la quantité énorme et presque incroyable de 44 539 184 volumes! [C. Hippeau.]

BIBLIOTHÈQUES OU COLLECTIONS. — Nom donné à certaines publications se composant d'une série d'ouvrages réunis sous un titre commun, soit parce qu'ils se rapportent à un môme sujet général, soit à cause d'une simple communauté d'idées, de principes, de but ou d'inspiration. Telles étaient par exemple la Bibliothèque latine française, la Bibliothèque des Pères de l'église, etc.

Parmi les innombrables bibliothèques ou collections de ce genre, nous n'avons à mentionner ici que celles qui s'adressant soit aux maîtres, soit aux élèves, leur offrent les éléments d'un cours d'éducation ou d'enseignement populaire.

1° Bibliothèque pédagogique ou bibliothèque des instituteurs. — Sous ce titre, nous ne trouvons presque de grandes collections que chez les étrangers ; une mention est due par exemple aux suivantes : Bibliothèque des classiques de la pédagogie (en allemand), chez Beyer à Langensalza, sous la direction de Fréd. Mann ; — Padagogische Bibliot/tek (en allemand) sous la direction de K. Richter, chez Siegismund et Volkening à Leipzig; — la bibliothèque ou collection des Padagogische Studien, sous la direction du Dr W. Reim, chez Bacmeister à Eisenach ; — celle des Padagogische Klassiker sous la direction du Dr Lindner chez Pichler à Vienne ; — la Bibliothek des Unterrichts chez Hirt à Breslau, etc.

En français, on peut citer la Bibliothèque usuelle de l'instruction primaire, par Gillet-Damitte (1856) ;

— la Bibliothèque populaire ou l'instruction mise à la portée de toutes les classes et de toutes les intelligences, par un grand nombre de savants, sous la direction d Ajasson de Grandsagne. Paris, 1833, 121 volumes in-32; — les Cent Traités ou Encyclopédie des connaissances utiles (Garnier, 100 broch. 8° à 25 cent.), etc. ; — ta Bibliothèque de l'Echo de la Sor bonne, excellent cours complet d'enseignement secondaire à l'usage des jeunes filles (Paris, veuve Boulanger, 12 v. gr. in-8°).

2° Bibliothèque populaire à l'usage des adultes.

— A ce second type appartiennent, pour ne citer que les principales publications françaises :

La Bibliothèque utile, fondée en 1859 par M. Leneveux et qui fut une des premières et des plus heureuses tentatives pour offrir à l'ouvrier une instruction solide sous la forme d'une lecture attachante. Publiée d'abord chez Dubuisson, aujourd'hui chez Germer-Baillière, la Bibliothèque utile comprend une quarantaine de volumes in-32 à 60 cent., se rapportant surtout à l'histoire nationale (Bûchez, Jules Bastide, Eug. Pelletan, Fr. Lock, Fr. Morin) et aux sciences physiques et naturelles (Dr Cruveilhier, Léon Brothier, Margollé, etc.) ;

La Bibliothèque nationale, fondée par les ouvriers typographes qui l'ont imprimée eux-mêmes à leurs moments perdus, pour répandre les chefs-d'œuvre de l'esprit humain et les rendre accessibles à toutes les bourses (petits volumes in-32, 25 cent.). 229 volumes sont déjà publiés, contenant les œuvres classiques de toutes les nations : Racine, Molière, Virgile, Cicéron, Shakespare, Gœthe, Schiller, Alfierï, etc. Il est a regretter que les fondateurs de cette bibliothèque ne se soient pas montrés plus sévères dans le choix des ouvrages : ils ont admis dans leur collection des livres licencieux et inamoraux qu'il est dangereux de mettre entre les mains des jeunes gens, les romans de Diderot et de Voltaire par exemple. Cet oubli des convenances empêche de donner une approbation complète à cette publication pourtant heureusement conçue. A la Bibliothèque nationale est jointe une série de volumes du même format et du même prix, qui sous le titre d'École mutuelle, renferme un cours d'éducation populaire embrassant les principales matières de l'enseignement et rédigé par une société de professeurs et de publicistes. Enfin à ces deux publications s'en joint un troisième sous le titre de Musée national : c'est une collection de portraits des personnages les plus célèbres avec leur biographie. Chaque livraison contient quatre portraits et coûte 15 centimes ;

La Bibliothèque Franklin, fondée par Frédéric Passy et consacrée à la vulgarisation des notions scientifiques, historiques et industrielles. (Sandoz et Fischbacher), 1872-1N74, volumes in-32 à 30 centimes. Parmi les principaux volumes de cette collection, il faut citer : YHistoire du travail, par Frédéric Passy ; la Mort de l'ivrogne, par Charles Dickens; la Prévision du temps, par Zurcher et Margolli ; les Travers des paysans, par l'abbé Tournissoux; la Question sociale, par Charles Robert; le Code civil mis à la portée de tous, par P. Farine; Capital et rente, par Bastiat ; le Devoir, par E. de Pressensé; Enseignement primaire et apprentissage, par G. Salicis ;

La Bibliothèque géographique et instructive des jeunes gens, recueil de voyages intéressants dans toutes les parties du monde, traduit de l'allemand et de l'anglais par Breton de la Martinière (1802-1809\ 72 volumes in-18. — La Bibliothèque universelle des voyages effectués par mer ou par terre dans les diverses parties du monde, depuis les premières découvertes jusqu'à nos jours, par Albert Montimont (1833-1836), i6 vol. in-8. —La Nouvelle bibliothèque des voyages anciens et modernes, contenant la relation complète ou analysée des voyages de Christophe Colomb, Fernand Cortez, Pizarre, Anson, Byron, Bougainville, Cook (1840- 1842), 12 volumes in-8;

La Bibliothèque lilas, volume in-12 à2 francs (Delagrave) , collection d'ouvrages destinés spécialement à l'instruction sous une forme récréative, comprenant l'histoire et la science. Cette bibliothèque, fondée il y a une dizaine d'années, comprend parmi ses principaux ouvrages : Récits de la vieille France, par Assolant; Le ciel, La tewe, L'industrie, La plante, par Henri Fabre ; Plantes et animaux, amis et ennemis de l'horticulture, Vie et mort de? insectes, Le fabuliste de la famille, David Livingstone, etc. :

BIBLIOTHÈQUES

BIOGRAPHIES

La Bibliothèque de& merveilles, la plus importante des collections de ce genre, volumes in-12 à 2 fr. 25 (Hachette). Cette collection est une véritable encyclopédie illustrée du xixe siècle. Sous le nom de merveilles, elle comprend ce qu'il y a de plus remarquable dans les arts, dans les sciences, dans l'industrie, dans le règne animal, végétal, minéral, dans les grands phénomènes de la nature. Il y a de la science, beaucoup de science môme dans ces volumes faits par des hommes spéciaux dans chaque genre ; mais c'est une science qui se plaît à se faire comprendre de tous et qui ne se perd jamais dans les mots techniques. Quelques-uns des titres Indiqueront la nature et le but de cette collection : Grottes et cavernes, Merveilles de l'électricité, la Vie des plantes, les Tapisseries, la Chaleur, les Forces physiques, les Machines, Merveilles de la chimie, Diamants et pierres précieuses, les Merveilles célestes, les Merveilles de la Gravure, de la Peinture, de l'Architecture, Éclairs et tonnerres, Métamorphoses dijs insectes, les Chemins de fer, la Vapeur, la Poudre à canon, l'Orfèvrerie, les Ballo?is, l'Hydraulique, la Lumière, i Acoustique, la Verrerie, le Magnétisme, les Glaciers, les Volcans, Trombes et cyclones, etc. (70 volumes tous illustrés de nombreuses gravures).

3° Bibliothèque de récréation à l'usage des enfants et des adolescents. — Les principales collections de ce genre sont :

La Bibliothèque bleue, la plus ancienne et longtemps la plus populaire des lectures récréatives ; elle était consacrée à ces récits légendaires qui, inventés par les poètes du moyen âge, sont arrivés jusqu'à nous non sans avoir été maintes fois défigurés. L'édition in-8, de 1775-1 77G, a été suivie de plusieurs autres qui avaient pour objet d'exhumer les principaux romans de chevalerie ; aujourd'hui il no reste plus de la bibliothèque bleue que ces petits volumes qui se trouvent encore dans la balle du colporteur, YHistoire des quatre fils Aymon et d'autres semblaDies, lecture insipide qui ne peut soutenir la concurrence avec la foule de charmantes publications de notre littérature contemporaine;

La Bibliothèque des meilleurs romans étrangers, volumes in-12 à 1 fr. 25 (Hachettej. Cette collection remplace la bibliothèque des romans qui existait au siècle dernier et qui est aujourd'hui complètement oubliée (elle formait le fonds principal de la bibliothèque de la Bastille, et l'abbé Morellet raconte qu'il occupa le temps de sa captivité à lire trois cents volumes de cette collection). La bibliothèque des meilleurs romans étrangers a un double avantage : d'abord de nous faire connaître la littérature de pays dont nous ignorons la langue; puis de pouvoir être mis dans toutes les mains. Les romans étrangers, les romans anglais surtout,6ont beaucoup plus réservés que les nôtres et contiennent généralement des peintures de la vie d'intérieur. Ce sont eux qui fournissent le plus grand nombre de volumes à cette collection, qui Ci niprend les œuvres de Thackeray, Dickens, Ainsworth, miss Braddon, Bulwer Lytton, Disraeli, Mayne-Reid, Wilkie Collins, Currcr Bell, Beccher- Stowe; parmi les écrivains des autres nations on remarque Andersen, Caballero, Cervantes, Goethe, Gogol, Longfellow, Pouchkine et Tourguencff .

La Bibliothèque rose illustrée, composée de volumes in-18 illustrés avec beaucoup de soins à 2 fr. 25 (Hachette). Cette collection dj près de deux cents volumes (des livres de récréation, de prix, d'étrennes, etc.), se divise en trois séries distinctes : 1° pour les enfants de 4 à 8 ans (historiettes, contes, histoires et proverbes enfantins) ; 2° pour les enfants de 8 à 14 ans (livres de contes et de légendes, les Aventures de Robinson, les Jeux des adolescents, nouvelles et histoires appropriées à cet âge, dues h la plume de M,le Julio Gourand,

de Mme de Ségur, de M",,; de Stolz, etc.); 3- pour les adolescents de 14 à 18 ans (livres plus sérieux, voyages d' A gassiz, de Baker, de Burton, de Baye*, de Livingstone, de Mage, de Moubat, de Palgrave, de Schweinfurth, de Speke, de Stanley, de Vambéry, ces courageux explorateurs dont les récits sont si bien faits pour instruire tout ensemble et pour intéresser, nombreux ouvrages historiques et littéraires, traduction de chefs-d'œuvre classique, etc.) ;

La Bibliothèque du Magasin d'éducation et de récréation, série; de volumes extraits pour la plupart de ce Magasin (Hetzel). Cette excellente collection contient, entre autres ouvrages aussi aimables qu'utiles, les Leçons et Béats de morale familière, par Stahl et Legouvé. [Adrien Desprez.J

BIBLIOTHÈQUES de QUARTIER. — 11 Y a dans chaque lycée une bibliothèque générale destinée aux professeurs et aux maîtres répétiteurs.

Cette institution existe depuis fort longtemps déjà. Une institution plus récente pour les lycées des départements est celle des bibliothèque- dites de quartiers, destinées aux élèves. Chaque salle d'étude doit avoir sa bibliothèque, qui offre aux élèves des instruments de travail pour leurs devoirs quotidiens et, aux heures de lecture, des livres particulièrement choisis dans les grandes œuvres classiques.

C'est donc la bibliothèque scolaire des lycées; et, si elle contient des ouvrages qui dépasseraient le niveau de la bibliothèque d'école primaire, elle a cependant de commun avec c-'lle-ci la plus grande partie de son fonds d'ouvrages français.

Une commission consultative permanente des ouvrages destinés à être donnés comme livres de prix dans les lycées et collèges et introduits dans les bibliothèques de quartiers est instituée auprès du ministère. [L. Armagnac]

BIENFAISANCE. — V. Assistance publique et Bureaux de bienfaisance.

BILLET D'ADMISSION GRATUITE DANS LES ÉCOLES ET LES SALLES D'ASILE. — V. Admission.

BIOGRAPHIES (leur usage dans l'enseignement primaire). — La biographie est une des branches les plus utiles et les plus intéressantes de l'histoire surtout dans l'enseignement populaire. Ouvrons un dictionnaire biographique pour y chercher un nom, il est rare que nous ne nous arrêtions pas en route pour lire un autre article qui nous tombe sous les yeux, puis un autre encore et des pages entières, tant cette lecture nous captive. C'est que la biographie présente dans son unité vivante, sous une forme concrète, saisissante et parfois dramatique, le développement d'une personnalité, avec toute la suite des leçons qui en découlent. L'enfant surtout, qui ne s'intéresse pas encore aux généralités, aux vues théoriques et aux enseignements abstraits de l'histoire, se plaît au contraire au récit des actions et des aventures individuelles. C'est en rattachant toute une époque à un grand nom qu'on lui fait mieux comprendre le caractère de cette époque.

Aussi la méthode biographique est-elle la méthode par excellence pour l'enseignement de l'histoire dans l'école primaire. Au degré élémentaire, c'est la seule qui soit applicable; dans le cours moyen et dans le cours supérieur, elle peut graduellement faire place à des vues d'ensemble et à l'exposé chronologique continu. Mais tant qu'il s'agit d'enseignement primaire, en principe la marche à suivre est toujours la même : elle consiste à concentrer l'intérêt et l'attention sur les grandes figures caractéristiques qui résument et représentent en quelque sorte leur temps ou leur pays. — V. Histoire. [E. Cuissart.l

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