Partie urbaine
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Juillet
90 pour °/0
pour %
Budget de l'instruction primaire. — Les dépenses de l'instruction primaire, qui de 1867 à 1877 se sont accrues d'un tiers (900,000 au lieu de 600,000), se décomposent comme suit :
Traitement du personnel enseignant 904 353 fr. 29]
Frais de location des m; " sous d'école, etc. ....
J930 887 fr. 44
Voici les ressources qui ont permis de faire face à ces dépenses :
Dons et legs. 15 813 fr. 77'
Revends ordinaires 175 863 19
Centimes spéciaux 254 182 48L9ft Qa>r f» aa
Rétribution scolaire 3 1 3 046
Subvention de l'Etat 840
— du département 171 142
Il y faut ajouter 31,759 fr. pour les cours d'adultes et 14,8 14/, 30 pour les salles d'asile, ce qui porte à 977,460',74 les dépenses do l'instruction primaire.
Ecoles normales. — Le Calvados possède depuis 1833 une école normale d'instituteurs qui compte 72 élèves-maîtres. Des 19 élèves sortis en 1877, 16 ont obtenu le brevet simple avec une ou plu-
sieurs branches facultatives, 3 le brevet complet. La dépense annuelle moyenne est de 600 à 650 fr. par tête d'élève.
Pour les filles, à défaut d'école normale, il existe deux cours normaux, à Blon et à Lisieux, comptant chacun 15 ou 16 élèves.
Institutions auxiliaires. — Grâce à l'énergique et persévérante initiative de M. Hébert-Duperron, le Calvados est aujourd'hui un de nos départements où les institutions complémentaires et auxiliaires de l'école proprement dite ont reçu le plus de développement.
Les 270 bibliothèques scolaires et communales, contenant 26,857 volumes, en ont prêté 8,485 en
Les Bibliothèques pédagogiques offrent aux Conférences pédagogiques dirigées par les inspecteurs les matériaux d'études, de lectures profitables à tout le corps enseignant. Le Bulletin de l'instruotion primaire, très bien dirigé, rend depuis dix ans les plus grands services.
La Société de secours mutuels, autre institution, compte plus de 600 membres et a pu déjà distribuer en 1876 plus de 3,000 fr. de secours.
82 communes possèdent une Caisse des écoles; le Conseil général leur accorde une subvention.
Les Caisses d'épargne scolaires comptaient en janvier 1878, dans 150 écoles, 1,516 élèves épargnants, dont les dépôts s'élevaient à 52,325f,50.
Statistique complémentaire. — Par une heureuse innovation, le dernier Rapport de M. l'inspecteur contient un essai de statistique de la population des écoles à l'époque de la sortie ; cet essai offre le plus grand intérêt et mériterait d'être imité. En voici le résumé pour cinq arrondissements, celui de Pont-1'Evêque n'ayant pas fourni les documents nécessaires :
Enfants ayant quitté l'école en 1877 :
1° Ne sachant ni lire ni écrire
2° Sachant lire seulement
3° Sachant lire et écrire
4° Sachant lire, écrire et compter
5° Sachant en outre l'orthographe, etc.
Total.
Combien de ces enfants sont entrés :
Dans un bureau
Dans des fabriques
Dans l'industrie
Combien travaillent dans la famille
Combien sont domestiques
Combien sont marins
Combien ont quitté la campagne pour la ville
Occupations non indiquées
Total des élèves qui ont quitté l'école aussitôt après leur première communion . .
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A consulter : Annuaire de l' Association normande : 1858. Distribution des médailles aux instituteurs, etc.; — 1849. p. 394. Instruction et amélioration du peuple, par Julien Travers; — 1863, p. 368. Sur l'instruction primaire, par Mathieu Bourdon ; — 1863, p. 482. l'Éducation ou la partie morale de l'instruction a-t-elle sa place dans l'instruotion primaire, par Tabouelle ; — 1866, p. 125. Comment pourrait-on donner à nos bibliothèques communales plus d'intérêt et de popularité? — 1866, p. 536. Les conférences scientifiques et littéraires en Normandie, par M. de Caumont.
1869, p. 309. Rapport de M. le marquis de Chennevières sur l'utilité de la création d'une école de dessin industriel à Fiers.
1870. De l'instruction primaire dans les campagnes, par Ch. de Lorgeril. Mémoire de M. Marie sur l'école de Grand- Camp.
1872, p. 438. Notes pour servir à une géographie histori-