‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 178 sur 547 · Terre-Neuve'pro-{ ,ftQ nKK vince séparée)...} 1US y · texte numérisé non relu

Terre-Neuve'pro-{ ,ftQ nKK vince séparée)...} 1US y

Saint-John.

Canada et Terre- Neuve, total. . .

Ottawa.

* Evaluation approximative.

CANADA

CANADA

Les chiffres que nous donnons pour la population ne sont pas ceux du recensement officiel do 1871 (qui s'élevaient a un total de 3,891,782) mais ceux qui représentent la population estimée ou la population probable en 1875.

Ontario. — Grâce à un concours de circonstances diverses, l'organisation de l'instruction publique do la province d l'Ontario peut être considérée comme l'une des plus parfaites sur le continent américain. Parmi les causes qui ont amené ce résultat, il faut mentionner en première ligne le fait que les instincts traditionnels des premiers habitants étaient favorables à un système général d'éducation populaire : on sait que cette province, de même que la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick, fut colonisée par des « United Kmpire Loyalists, » c'est-àdire par des adhérents à la cause de l'Angleterre durant la guerre de la révolution d'Amérique : ce nom leur fut donné à cause de leur fidélité à la mère-patrie et de leurs efforts pour maintenir l'unité de l'empire britannique, que les insurgés américains cherchaient à détruire. Leur dévouement héroïque à la cause royale, dévouement que les revers ne purent décourager, a rendu leur mémoire chère au Canada. Quand la révolution fut consommée, ils furent expulsés des États-Unis et leurs propriétés furent confisquées. Ils se réfugièrent alors dans les provinces ci-dessus nommées, et les colonisèrent.

Un autre fait qui a contribué à l'heureux développement de l'instruction au Canada depuis cinquante ans, c'est que depuis cette époque la direction de ses destinées, en ce qui concerne l'éducation, fut remise à un homme distingué, fils de l'un des « United Empire Loyalists », le révérend Egerton Ryerson, qui fut nommé en 1814 surintendant supérieur ou général de l'instruction de l'éducation. Il garda ces fonctions jusqu'à l'époque de l'exposition universelle de Philadelphie en 1876. C'est donc à lui, bien qu'elle ne le nomme pas, que la Commission américaine du Centenaire a rendu hommage en portant le jugement suivant sur le Département d'Éducation d'Ontario . à propos de son exposition à Philadelphie :

« Exposition complète et admirablement ordonnée, qui explique le système d'éducation d'Ontario et témoigne de ses excellents résultats; l'administration du Département de l'Eilucation d'Ontario a su conquérir une place des plus distinguées parmi les ministères chargés du service de l'instruction publique dans les divers Etats. »

Ce fut cet excellent administrateur qui amena l'opinion publique à reconnaître ce principe, que les frais de l'éducation populaire devaient être supportés par le pays; après quelques années de discussion, il réussit, grâce à son habileté et au vigoureux talent de sa plume, à faire adopter par la province le système des écoles gratuites. Ce principe de la gratuité, avec celui de l'obligation (sous une forme modifiée) qui en est le complément, forme maintenant la base de l'organisation de l'instruction populaire dans Ontario.

Cette province possède des institutions municipales très développées qui sont le fondement sur lequel a été édifié son système d'éducation. (Les détails qui suivent s'appliquant également, sauf quelques variations de détail, au système municipal des autres provinces, nous ne les répéterons pas ailleurs.)

Sous le rapport civil, la province est divisée en villages, villes (towns), cités {cities), arrondissements [townships] et comtés. Un village ayant rang de corporation doit avoir au moins 750 habitants, une ville 2,000, une cité 15,000.

Le territoire de la province est partagé en townships, d'une étendue de 8 à 10 milles carrés. Ces townships sont subdivisés en districts scolaires {school-sections), qui ont une superficie moyenne de 2 milles carrés. Chaque township a son conseil

(council) pour l'administration des affaires municipales : ce conseil est composé d'un reeveon mayor maire), d'un do.puty-reeve (adjoint), et de quatre conseillers, ou plus, élus chaque an. :ée par les contribuables; chaque district scolaire est administré par un comité de trois trustées ou curateurs, élus par les contribuables et renouvelé chaque année par tiers. La réunion d'un certain nombre de townships forme le comté, qui est une circonscription électorale et judiciaire; chaque comté a un conseil local, composé des maires et adjoints des townships, qui élisent chaque année, comme président de ce conseil, un fonctionnaire portant le titre de warden. Les attributions du conseil de township sont entre autres la formation des districts scolaires, et la levée des contributions réclamées par les trustées des écoles; celles du conseil du comté consistent à lever, sur les contribuables du comté tout entier, une somme égale à l'allocation scolaire législative, et à nommer un inspecteur des écoles dûment qualifié. Une moitié des appointements de ce fonctionnaire est payée par le conseil du comté, et l'autre moitié par le gouvernement. Les établissements d'instruction d'Ontario peuvent être classés en cinq groupes, comme suit :

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