CANONS
CANTAL
mièrt) loi scolaire votée en 1871 a établi un double système d'éducation pour les protestants et pour les catholiques. Dos inspecteurs ou des surintendants protestants et catholiques ont été institués pour la surveillance des écoles de leur confession respective. Il y a environ 30 écoles protestantes et 25 écoles catholiques, comptant respectivement un chiffre approximatif de 1500 et de 1200 élèves. L'allocation législative est, en moyenne, de 150 dollars par école. L'église d'Angleterre, les méthodistes et les presbytériens ont établi chacun un collège. Une université provinciale a été créée en 187H.
Aucun système d'écoles n'a été institué jusqu'à présent dans le Keewatin ni dans les Territoires du nord-ouest. O. George Hodgins,
Vice-minisire de l'instruction publique de la province d'Ontario (Canada).
[Traduit par J. G.-G.] i CANONS. — V. Conciles.
CANTAL (Département du). — Superficie :
574 147 hectares. — Population : 231086 habitants, au lieu de 237994 en 1SG6; 40, "25 par kilomètre carré, ce qui donne au département le 83e rang d'après la densité de la population. 4 arrondissements, 23 cantons, 260 communes, dont la population moyenne est 869 habitants, et la superficie 2 208 hectares.
Population d'âge scolaire : 31 162 enfants de 6 à 13, dont 15 650 garçons et 15 512 filles, soit 13,49 enfants par 100 habitants, un peu moins que les départements de la Bretagne et que ses voisins du centre.
1 . Historique de l'enseignement primaire. — Avant 1789. (W.Auvergne.)
Depuis 17;s9. — Quoique l'un des plus pauvres de la France, ce département, formé d'une partie de l'Auvergne et de l'ancien diocèse de Saint-Flour. est loin d'être l'un des plus arriérés au point de vue de la diffusion de l'mstruction. En 1789, outre plusieurs abbayes, on trouve 4 collèges dont 3 de plein exercice, qui reçoivent ensemble 1 025 élèves (dont 830 entièrement et 25 partiellement gratuits), nombre important pour une population de 200 et quelques mille habitants.
Les collèges du Cantal, réduits à 3 depuis 1815 par la disparition de celui de Murât, ont compté 507 élèves en 18(9, puis 700 en 1813, puis 548 en 1815, 671 en 1829, 401 en 1833, 332 en 1837, 439 en 1842 ; à la même date deux pensions réunissaient 160 élèves, en somme ;>59, la moitié de ce que comptaient les collèges de 1789. Quant à la gratuité, elle se réduisait à 2 bourses communales et à l'admission gratuite de 15 ou 16 externes.
En 1865, les 3 collèges ne comptaient plus que 302 élèves dont 33 suivent l'instruction primaire, 44 l'enseignement spécial et 225 l'enseignement classique. Il n'y a plus qu'un seul établissement secondaire libre, dirigé par des lazaristes, et comptant 152 élèves de toutes catégories.
D'après les documents généraux officiels ou autres, l'enseignement primaire aurait compté :
En 1S13 :77 écoles.
En 1829 : 1 10 écoles et 3 043 élèves.
En 1832 : 308 écoles dont 178 de garçons et 130 de filles; et 3 615 élèves dont 2209 garçons et
En 18i7 : 777 écoles dont 120 publiques et 657 libres; et 22 211 élèves dont 10 884 garçons et 11327 filles.
En 1840 : 030 écoles dont 135 publiques et 495 libres; et 21425 élèves dont 10i>!5 garçons et 10815 filles.
En 1850 : 544 écoles dont 274 publiques et 270 libres; et 23 74i élèves, dont 11741 garçons et Il 400 filles.
En 1861 : 636 écoles dont 46G publiques et 170 libres; et 33 819 élèves dont 16 728 garçons et 17 091 filles.
En 1863 : 651 écoles dont 471 publiques et 180 libres; et 32 796 élèves dont 16 138 garçons et lu 658 filles.
L'augmentation du nombre des élèves, surtout de 18)2 à ls37, et de IK50 à 1861, est tellement énorme qu'on est disposé à la croire, du moins en partie, plus apparente que réelle ; mais, avant d'en rechercher les causes, voyons jusqu'à quel point cette augmentation est confirmée ou démentie par la statistique des conscrits et des conjoints.
Conscrits.