‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 219 sur 547 · COLBURN · texte numérisé non relu

COLBURN

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a fait lever les yeux au ciel et dire a genoux : « Notre Père qui êtes aux cieux»?

C'est cette action qu'il faut continuer pour formel' des hommes. Plus tendre et plus délicat*; est la main qui touche au petit enfant, plus fort ot plus robuste sera l'homme qu'elle aura façonné. Los inspirations si puissantes et si variées du cœur de la mère, sa sollicitude et son dévouement, doivent se retrouver longtemps ou, pour mieux dire, toujours, chez qui entreprend d'assouplir et de former par l'éducation la nature humaine dans l'enfance. Le sympathique François de Salles demande pour elle « un amour cordial, maternel, nourricier ». Sans ces douces et intimes influences, sans cette atmosphère de tendresse, l'épanouissement du cœur s'arrête; l'intelligence semblera peut-être se développer normalement, mais il n'en est rien, c'est une jeune plante à qui manquent, pour garder sa fraîcheur en grandissant, les rayons du soleil, les parfums de l'air et la rosée du ciel.

Pour fuir l'éducation desséchante, quels sentiments convient-il de cultiver, et comment? C'est ce que nous essayons d'expliquer en donnant, aux mots Sensibilité et Sentiments, la classification des émotions affectives, depuis l'amour filial, source des affections domestiques, jusqu'à l'amour de l'idéal et du divin, source inépuisable des arts, des sciences et de la religion. Nous ne répétons pas ici cette analyse psychologique et les conséquences que nous en tirons; le peint essentiel à envisager ici est la nécessité de conserver, en la faisant passer dans la pratique, l'ancienne formule devenue banale, malgré sa profonde justesse : former le cœur en formant l'esprit des élèves.

Cette nécessité a été reconnue de tout temps: toujours on a proclamé comme la première loi de l'éducation le respect dû à l'enfance, à la dignité de ce cœur de l'enfant qui sera plus tard celui d'un homme. Un philosophe païen nous dit que ce. qui fait l'homme de bien, c'est son union avec Dieu (Sénèque, Lettres, XLI). Une autre grande intelligence nous enseigne que le cœur de l'homme est l'autel de Dieu (Saint-Augustin, Cité d* Dieu, 1. X, ch. 3). [Hébert-Duperron.]

COLBURN (Warren), un des plus célèbres mathématiciens, et pédagogue fort estimé des Etats-Unis, né à Dedham (Massachusetts), en 1793, mort en 1833. Comme il était l'aîné d'une famille très pauvre, il ne fréquenta qu'irrégulièrement l'école primaire et se forma pour ainsi dire par lui-même. Il travailla d'abord aux champs, puis dans une manufacture, où son goût pour la mécanique l'avait fait entrer et le fit remarquer. Il parvint par un admirable effort de volonté à compléter ses études, et put être admis à 24 ans à Harvard Collège. Il s'y distingua tout de suite par son aptitude pour les mathématiques. A sa sortie de l'unhersité (1821) il dirigea une institution de jeunes gens à Boston. En 1823, il quitta l'enseignement pour prendre la direction d'une filature.

D'abord comme chef d'institution, puis comme membre de la commission des écoles publiques, il rendit de grands services à l'enseignement primaire ; ce fut lui qui introduisit en Amérique un nouveau mode d'enseignement de l'arithmétique, substituant l'étude raisonnée et réfléchie aux procédés purement mécaniques et mnémoniques jusques alors en usage; il avait très bien vu comment le calcul pouvait servira développer les facultés intellectuelles des enfants.

On a dit à tort qu'il n'avait fait qu'appliquer à cette branche de l'enseignement les idées de Pestalozzi. Sans doute il s'était inspiré de la méthode du célèbre pédagogue suisse, mais c'était bien une conception originale qu'il développait dans son discours sur l'enseignement de l'arithmétique à l'Institut américain d'instruction, en 1830, et qu'il résumait par cette formule : « L'an-

ctenne méthode faisait apprendre les règles dans un livre, la nouvelle les fait découvrir par l'élère: il commence par des exercices pratiques de calcul mental sur des nombres assez , "tits pour qu'il puisse aisément raisonner sur ces exemples ; il remarque comment il a opéré, ce qui lui donne une idée de la manière dont il faudra procéder une autre fois en pareil cas. C'est ainsi qu'il se donne des règles à mesure qu'il opère: ces règles ne sont que la généralisation des raisonnements qu'il vient de faire et dont il a vu l'heureux résultat. »

C'est dans ses Premières leçons <i' arithmétique, publiées en 1821, que Colburn appliqua et expliqua ce nouveau système d'enseignement élémentaire de l'arithmétique dans lequel il comprend, presque dès le début, des exercices gradués de calcul mental sur les fractions les plus usuelles. « Ce n'est pas moi, disait-il, qui ai fait ce cours d'arithmétique pour mes élèves, ce sont mes élèves qui me l'ont fait. »

Ce petit livre fit époque. Vivement discuté d'abord, il finit par être adopté non seulement aux États-Unis, mais dans tous les pays où la langue anglaise est en usage. Il se vend encore chaque année par cent mille exemplaires.

On doit encore à W. Colburn : Suite aux premières leçons d'arithmétique, \82i;Y Algèbre, 1828; et une série de livres de lecture pour les classes élémentaires, composés aussi d'après la méthode intuitive. Chaque volume est précédé de quelques notions de grammaire et accompagné d'une instruction pour le maître.

Outre les progrès qu'il fit faire à l'enseignement primaire, W. Colburn chercha à répandre l'instruction dans les classes ouvrières par de nombreuses conférences populaires sur les sciences physiques et naturelles, de J825 à 1828.

[Jeanne Gautier.]

COLLECTIONS. — V. Musées scolaires.

COLLÈGES COMMUNAUX. — V. Lycées et collèges.

COLONIES. — Ce Dictionnaire consacre deg articles spéciaux à l'exposé de l'état de l'instruction publique dans les principales colonies, françaises et étrangères (V. Algérie, Australie, Birmanie, Ca»adaf et l'anicle général Marine et Colonies). Nous nous bornerons ici à une remarque générale, sur laquelle nous croyons intéressant d'attirer l'attention : c'est que, dans l'échelle de l'instruction, les colonies tiennent presque toujours un rang supérieur à celui de la métropole, quelle que soit d'ailleurs la nation, la langue, la race à laquelle elles appartiennent. Ainsi le nombre d'élèves inscrits dans les écoles primaires par 100 habitants, en 1873, était de 22.8 pour l'Algérie, tandis qu'il n'était que de 13 pour la France; ce nombre était de 23 pour le Haut-Canada, de 21 pour la Nouvelle- Galles du Sud, de 18 pour le Bas-Canada, de 17.5 pour la colonie de Victoria, et seulement de 12 pour la Grande-Bretagne ; il était de 20 pour les colonies nédcrlandaises (Java et Guyane), et de 13 pour le royaume des Pays-Bas. Il est bon d'ajouter toutefois que les données des diverses statistiques sur cette matière sont difficilement comparables, et qu'on doit considérer les rapports mentionnés ici, non comme la mesure précise du développement relatif de l'instruction dans ces pays, mais seulement comme l'indice suffisamment certain d'une tendance générale.

La cause de cette supériorité des colonies se trouve sans doute dans la composition de leur population, formée presque exclusivement de colons, marchands. Laboureurs ou artisans, d'origine européenne, ayant plus de ressort que la plèbe indigente des villes ou que la masse, souvent indifférente, des campagnes ; chacun y sent le prix

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de l'instruction' et veut en assurer le bénéfice à ses enfants. Mais, si la colonie renferme des races inférieures, coolies, nègres, et surtout si ce désavantage se complique de la lourdeur du climat intertropical, la plèbe ignorante reparaît, et l'on a un niveau très bas, comme dans les colonies sucrières de la France, Réunion, Martinique, Guadeloupe (3 écoliers sur 100 bab.), ou dans la Guyane britannique (4 sur 100) ; la Guyane néderlandaise, avec sa proportion élevée, est une exception. [E. Levasseur.]

COLONIES AGRICOLES. — V. Orphelinats.

COLONIES AGHICOLES DE JEUNES DETE- NUS. — Ces colonies ne constituent pas, ainsi qu'on le verra, aux mots Jeunes détenus et Pénitentiaires (établissements), la seule catégorie d'établissements consacrés au but que poursuit la réforme pénitentiaire dans son application aux jeunes détenus, comme il a été dit au mot Amendement. Mais les colonies agricoles occupent incontestablement le premier rang parmi les établissements spéciaux qui concourei-t à la régénération morale des jeunes détenus, parce qu'elles offrent les meilleures garanties d'efficacité. Nous en avons dit ailleurs les principales raisons. Nous rappellerons ici les suivantes. D'abord la vie et le travail agricoles sont certainement ce qu'il y a de plus propre à donner à l'enfant la santé de l'âme et du corps, et par conséquent à seconder la discipline réformatrice applicable à ces jeunes délinquants. Il faut dire ensuite qu'à notre époque, où l'on se plaint généralement de la désertion du travail agricole, si regrettable dans l'intérêt de la moralité du pays, et dans celui aussi de sa force défensive, car c'est l'agriculture qui fournit à l'armée et à la marine le meilleur élément de son recrutement, il importe à l'Etat de réagir, autant qu'il dépend de lui, contre cette funeste tendance. Il s'agit pour TEtat de donner l'éducation agricole, autant que possible, non seulement aux jeunes délinquants qu'il est chargé de détenir, mais encore aux enfants trouvés abandonnés ou orphelins, qu'il est appelé à élever.

Une troisième raison enfin de la préférence qu'on doit accorder à la vie agricole pour l'établissement pénitentiaire et l'orphelinat, c'est que la constitution agricole est pour ces établissements la meilleure garantie de leur durée. Nous en avons cité ailleurs un exemple assez significatif dans l'influence que, par suite de la découverte de l'Amérique, l'affluence des métaux précieux exerça en Europe sur la dépréciation de la valeur monétaire. De tous les établissements hospitaliers et autres consacrés à l'assistance physique et intellectuelle, les seuls qui survécurent furent ceux qui se trouvèrent solidement assis sur le sol et le revenu agricole.

C'est ainsi qu'à tous les points de vue, comme nous l'avons souvent dit, le moraliste et l'homme d'Etat doivent être convaincus des grands intérêts qui recommandent à leur préférence et à leur sollicitude l'éducation agricole de l'enfance. Tel fut l'esprit dont s'inspira la loi du 5" août 1850, sur l'éducation et. le patronage des jeunes détenus. Cette loi fait le plus grand honneur à la législature française; elle a eu en Europe un grand retentissement, et elle y a exercé une salutaire et légitime influence.

Quoique toutes nos sympathies soient acquises à cette loi mémorable, qui est venue assigner à l'éducation agricole dans la réforme pénitentiaire la place à laquelle l'appelaient depuis longtemps nos vœux et nos convictions, nous ne saurions toutefois la louer sans réserve. Elle est allée en effet au delà du but en n'admettant pour les jeunes délinquants que le régime agricole exclusivement. Il fallait se borner à consacrer la préférence en régime agricole, sans prononcer l'exclusion du |

régime industriel, qu'imposent souvent des antécédents qu'il ne faut pas méconnaître et des liens de famille qu'on ne doit pas briser. L'absolu ne doit jamais régir les institutions sociales.

C'est cet esprit trop exclusif de la loi de 1850, en faveur du régime agricole, qui a motivé le projet de loi sur l'éducation et le patronage des jeunes détenus, préparé par la commission d'enquête parlementaire sur le régime pénitentiaire, et dont le remarquable rapport de M. Félix Voisin contient l'exposé des motifs. Ce projet de loi était à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée nationale au moment où elle termina son existence. Il devait n'avoir que le caractère d'une révision, et il a trop celui d'une réaction contre la loi de 18S0 : au lieu de se borner à accorder au régime industriel la part qui devait rationnellement lui appartenir, il vient méconnaître celle qui devait rester légitimement acquise au régime agricole.

Une autre critique à adresser à la loi de 1850 qui était venue consacrer l'existence des colonies publiques et des colonies privées, c'est d'avoir péché encore par un esprit trop exclusif en faveur des établissements privés. Cela tenait à son origine. Née uniquement de l'initiative parlementaire, cette loi était restée trop étrangère aux traditions de l'expérience administrative ; elle montrait à l'égard de l'administration d'ombrageuses et regrettables défiances.

Cette préférence exagérée qu'elle donnait à la colonie privée était en principe une erreur manifeste ; car l'administration, qui n'est pas renfermée dans la limite étroite de nos existences viagères, est naturellement appelée à donner aux choses qu'elle entreprend la garantie de la durée et de la stabilité ; et quand elle le voudra bien, elle aura toujours le plus d'aptitude à mener la colonie agricole à bonne fin.

Mais en fait la gestion publique commit des fautes au point de vue financier dans l'organisation de la colonie agricole, et celles entre autres de se jeter dans des constructions trop dispendieuses, et d'admettre le cadre d'un personnel qui n'était pas assurément trop rétribué, mais qui était trop nombreux. Le prix de journée de l'établissement privé, qui ne coûtait à l'Etat par colon que 0 fr. 75, présentait dans la colonie publique un chiffre sensiblement plus élevé, ce qui souleva dans les commissions du budget des réclamations. Les choses en vinrent au point que la commission du budget de 1873 se prononça contre le maintien des colonies publiques, en émettant le vœu de concentrer tous les jeunes détenus dans des mains congréganistes ou autres.

Ce vœu était une véritable pétition de principe;, car la mission de sauvegarder l'ordre social et la sécurité publique s'étend à la répression des crimes et des délits commis par les jeunes détenus: c'est un droit que l'Etat ne peut abdiquer, un devoir dont il ne peut s'affranchir; et c'est déjà beaucoup qu'il confie à cet égard aux directeurs des établissements privés, dans une certaine mesure, une délégation de la puissance publique.

Le témoignage de l'expérience ne tarda pas à démontrer la nécessité de la coexistence des colonies publiques et privées. En 1847 avait été créée au Val-d'Yèvre, près de Bourges, à titre d'essai,, pour répondre à l'appel fait à son fondateur par l'administration, une colonie privée qui, ayant réalisé les espérances de cette fondation, fut transformée à titre de fermage en octobre 1S72 en colonie publique, par décision motivée sur ce que son existence, comme établissement privé, avait présenté « les résultats les plus satisfaisants sous le triple rapport moral, agricole et économique ». Le Val-d'Yèvre, comme colonie publique, ne démentit pas les précédents de la colonie privée, ainsi que le constatent le rapport présenté au nom

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incontestable que la apte que la gestion

delà commission d'enquête parlementaire par l'honorable M. Félix Voisin et la statistique sur Les établissements pénitentiaires publiée par le ministère do l'intérieur. Le coût de la journée de présence n'a été en effet au Val-d'Yèvre, pour les dépenses ordinaires et extraordinaires, que deOfr,74. 16 en 187-ï, 0,r,72.25 en 1874, 0*r,73.80 en 1875 et 0fr,GG,"6 en 187G, soit en moyenne pour les quatre années 0fr, 7 1.7, tandis que cette moyenneétait,pour la majorité des établissements privés, de 0f,',75, e1 pour quelques-uns môme de 0f,',8(), et s'élevait pendant la môme période quadriennale, pour les colonies publiques en dehors du Val-d'Yèvre, à l,r,30. De là une économie considérable réalisée par l'État.

Il est donc aujourd'hui gestion publique est aussi

privée à donner à l'intérêt financier, comme à tous autres, sa légitime satisfaction.

Quelques établissements privés ont précédé l'existence des colonies publiques : tels sont ceux fondés à Marseille par l'abbé Fissiaux, à Bordeaux par l'abbé Dupuch, depuis évoque d'Alger, et celui enfin qui a acquis une renommée européenne si bien méritée sous le nom de Mettray*, et dont MM. de Metz et de Courteilles ont été les fondateurs.

Mais la création de la colonie agricole date de celle des colonies publiques.

Mettray, en effet, n'eut à son origine, en 1840, que l'organisation du travail industriel., auquel vint se joindre un peu d'horticulture. Mettray ne possédait aucun domaine propre à l'exploitation agricole, et lorsqu'il voulut devenir colonie agricole il dut. recourir au fermage de domaines qui l'avoisinaient. Dès le début au contraire, en 18 i3 et 1844, les colonies publiques se constituèrent en colonies agricoles annexées aux maisons centrales de Fontevrault (Maine-et-Loire) , de Clairvaux dans l'Aube, de Loos dans le Nord et de Gaillon dans l'Eure.

Les colonies publiques agricoles actuellement existantes sont celles de Saint-Hilaire dans la Vienne, des Douaires dans l'Eure, de Saint-Bernard dans le Nord, de Saint-Maurice dans Loirect-Cher, et du Val-d'Yèvre dans le Cher. Les principales colonies agricoles privées sont celles de Mettray dans l'Indre-et-Loire, de Cîteaux dans la Côte d'Or; de Fontgombault dans l'Indre; de Fontillet dans le Cher; de Langonnet dans le Morbihan; du Luc, dans le Gard; de Naumoncel, dans la Meuse; de Sainte-Foy, dans la Dordogne; de Vailhauquez, dans l'Hérault.

C'est la France qui a pris l'initiative sérieuse de la création des colonies agricoles de jeunes délinquants ; c'est elle qui a donné à leur organisation la plus grande extension ; c'est elle encore qui, comme on le verra au mot Val-d'Yèvre, a pris une autre initiative, celle de l'emploi des jeunes délinquants au défrichement des terres incultes et fertilisables et notamment des marais, appelant ainsi la colonie pénitentiaire au développement de la richesse agricole en même temps que de la moralité du pays.

Si l'on remonte au rapport de M. le président Bérenger, qui constatait qu'en 1833 la proportion des récidives parmi les jeunes libérés était •de plus de 60 sur 100, on pourra apprécier l'importance du service rendu à la moralité du pays par la création des colonies agricoles, en consultant le dernier compte-rendu de l'administration de la justice criminelle relatif à l'année 1874. On y voit, en effet, que pour tous les établissements publics et privés, la proportion des récidives parmi les jeunes libérés n'a pas excédé en moyenne 15 % î et dans les colonies agricoles suivantes, elle est descendue au-dessous de cette moyenne, car elle n'a été :

a Cîteaux que de,

à Mettray

à Saint-Hilaire. . .

et au Val-d'Yèvre,

12,50 lî,70 1 1.90

Quant à l'éducation ou à la pédagogie pénitentiaire qui se rattache à la colonisation agricole des Jeunes détenus, voir le mot consacré à la colonie de Mettray, qui a perfectionné le système des groupes par famille emprunté à l'établissement fondé à Horn, près de Hambourg, par le docteur Wichern* ; et le mot Val-d'Yèvre, colonie d'essai du système théorique et pratique de l'amendement de l'enfant par la terre et de la terre par l'enfant. V. encore le mot Réforme {Ecoles de).

[Ch. Lucas, de l'Institut.]

COLONIES PÉNITENTIAIRES. — V. l'article précédent et Pénitentiaires {établissement^ .

COMÉNIUS (Amos). — 1502-1671. — L'importance de Coménius comme l'un des précurseurs de la pédagogie moderne et de l'enseignement intuitif, d'autre part la difficulté pour le plus grand nombre de nos lecteurs d'aborder directement l'étude des écrits du grand pédagogue slave, nous oblige à donner au présent article un certain développement. Nous donnerons : 1° la biographie de Coménius; 2° l'analyse de ses principaux ouvrages pédagogiques ; '4° une appréciation générale de sa doctrine et de son influence.

1 Vie d'Amos Coménius.— Jean -Amos Komensky (Coménius est la forme latinisée de son nom) naquit le 28 mars 1502, dans un village de Moravie, sur les confins de la Hongrie.

Lieu de naissance. — Ce nom de Komensky rappelle que sa famille était originaire de la ville de Komna, ce qui a fait souvent répéter à tort que c'était sa ville natale. Il fut inscrit à l'université de Heidelberg comme natif de Nivnitz, petit village aune lieue de Ungarisch-Brod.

Enfance et jeunesse. — Il était fils d'un meunier, perdit ses parents de bonne heure et n'apprit à lire et à écrire, paraît-il, que vers l'âge de seize ans. Mais alors, dévoré du désir de s'instruire, Coménius regagna par un labeur assidu les années perdues, et l'effort exceptionnel qu'il eut à faire contribua peut-être à l'engager à rechercher dès lors et plus tard, avec une ardeur particulière, les moyens de rendre l'étude plus aisée, et surtout accessible à tous. Sa famille appartenait à la secte des Frères Moraves; il se destina aux fonctions de pasteur dans cette communion dissidente, et pour s'y préparer alla étudier (1610) aux Universités de Herborn (Nassau) et de Heidelberg ; puis il voyagea durant deux ans en Hollande, et peutêtre en Angleterre.

Débuts. — Bentré en Bohême en 1614, il fut nommé directeur de l'école de Prerau, près d'Olmiitz. C'est là qu'il composa son premier ouvrage, une « grammaire pour faciliter l'étude du latin » [Grammaticx facilioris prœcepta) , imprimée à Prague en 1616.

En 1618, Coménius fut appelé comme pasteur à Fulneck près de Troppau. Fulneck était un des principaux centres des communautés moraves : c'était donc un poste d'honneur que l'on confiait, à une époque de persécution, a un jeune homme de vingt-six ans qui, dix ans avant, était presque un illettré. Son premier soin fut d'y entreprendre la réforme des écoles, car. dit-il, renseignement n'y était ni doux ni humain.

Persécution; retraite à Brendeis et à Slou/ma. — Il était à peine à Fulneck depuis trois ans quand se déchaîna la persécution contre les Moraves.

En 1621, quelques mois après la bataille de Prague (nov. 1620), Fulneck fut pris, pillé et brûlé par les impériaux. Coménius y perdit tout son avoir, sa bibliothèque, ses manuscrits.

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Il passa alors plusieurs années toujours caché, toujours en danger, changeant de retraite pour échapper aux émissaires de Ferdinand II. Il se rendit d'abord à Brandeis, auprès d'un seigneur qui protégeait les Frères moraves, Charles de Zérotin, et chez lequel il écrivit (1623), entre autres ouvrages, une célèbre allégorie mystique en langue tchèque, « le Labyrinthe du monde et le paradis du cœur », imprimée en 1631 à Lissa, et depuis très fréquemment. Il séjourna ensuite à Sloupna, près des sources de l'Elbe, chez un autre protecteur des persécutés, le baron Georges Sadovsky. C'est là que pour aider un autre ministre, son compagnon d'exil, chargé d'instruire les trois fils de Ce seigneur, il commença, aussi en tchèque (1627), le grand ouvrage sur les méthodes d'enseignement qui devint plus tard, lorsqu'il l'eut récrit en latin, la Didactica magna; il en voulait faire alors, il le dit lui-même, un manuel destiné à relever avec un grand éclat les écoles des Moraves, dès que la persécution cesserait de sévir. Cet ouvrage, terminé en 1632, resta en manuscrit; retrouvé en 1841 dans les archives de Lissa, il a été publié en 1 8 »9 dans la langue originale par les soins de la Société du Musée de Bohême.

Mais un dernier édit de bannissement (31 juillet 1627) força les Moraves à s'expatrier pour toujours. Les seigneurs mêmes, jusque-là ménagés, subirent le sort commun. Au plus fort de l'hiver (février 1628), Coménius, avec les débris de son ancienne congrégation, quitta la Moravie pour chercher un refuge en Pologne.

Au moment de passer la frontière, ils se jetèrent à genoux et prièrent Dieu avec larmes de bénir leur patrie et de n'y pas laisser périr la semence évangélique.

Comènius à Lissa (1628-1640). — Après bien des tribulations, Comènius et les siens atteignirent la petite ville polonaise de Lissa (Leszno, en Posnanie), ville peuplée déjà d'exilés moraves qui étaient venus y chercher, hors des limites de la dominanation impériale, un asile pour leur foi. C'est grâce à cet exil que les œuvres de Comènius sont parvenues jusqu'à nous et que son nom a acquis une renommée européenne. Jusque-là il avait écrit pour ses compatriotes seulement, en tchèque, sa langue maternelle. Peu à peu il fut obligé, dans cette colonie formée d'éléments mêlés, d'abord de traduire ses ouvrages, puis bientôt de les écrire en latin et en allemand.

Chargé de diriger, plutôt comme inspecteur que comme professeur, tout l'enseignement de la colonie, il en entreprit la réforme en commençant par le degré le plus élémentaire. C'est l'objet d'un ouvrage composé encore en tchèque, mais aussitôt traduit par lui-même en allemand : le Guide de l'école maternelle (Informatorium der Mutterschule), où il insiste avec un grand sens sur l'éducation des premières années ; cet ouvrage a été imprimé en latin dans les œuvres complètes de Comènius sous le titre de Schola materni gremii (l'Ecole sur les genoux de la mère). Comme suite à ce petit traité, il prépara six manuels correspondant aux six années que devait occuper l'école du degré immédiatement supérieur, celle qu'il nomme si bien Schola vernacula, l'école en langue moderne ou vulgaire, par opposition à l'école latine. Mais ces manuels n'ont pas été publiés, les loisirs ayant manqué à l'auteur, comme il le dit quelque part, « pour leur donner le dernier coup de lime ».

C'est en 1631 que parut le premier de ses trois grands ouvrages, la Janua linguarum reserata (littéralement la Porte des langues ouverte), que nous analysons ci-dessous C'était une imitation d'un manuel analogue, composé par un jésuite irlandais nommé Bateus, sous ce même titre de Janua linguarum, qui avait paru au commencement du xvne siècle, et se trouvait déjà traduit en huit lan-

gues en 1629. L'imitation de Comènius eut un immense succès, et fit oublier l'original. Un autre ouvrage publié en 1633 sous le titre de Januœ linguarum vestibulum (Vestibule de la Porte des langues) servit d'introduction au premier.

Comènius, dont la doctrine pédagogique consistait dans l'union intime de l'enseignement des mots avec l'enseignement des choses, voulut faire ensuite, pour cette seconde étude, l'équivalent de ce qu'il venait d'exécuter pour la première: la Janua linguarum devait ouvrir la porte du langage ; restait à ouvrir la porte des choses ou des sciences. A cet effet, il conçut le projet d'une sorte d'encyclopédie qui devait résumer la science universelle, ou, comme il disait dans son langage bizarre, la pansophie. Tandis qu'il y travaillait, un de ses amis et admirateurs, l'Anglais Samuel HartlibMui demanda communication de son plan : Comènius lui envoya un abrégé en latin, que Hartlib*,contre le gré de l'auteur, fit paraître à Oxford en 1637, sous le titre de Porta sapientiœ reserata (la Porte de la sagesse ouverte). Ce petit traité est plus connu sous le titre de Pansophise Prodromus (Avant-coureur de la pansophie). Comènius le compléta plus tard par deux autres traités sur le même sujet : Conatuum pansophicorum dilucidatio 'Eclaircissement sur la tentative pansophique), 1638; et Pansophix Diatyposis (Constitution de la pansophie), Dantzig, 1642. Quant au grand ouvrage que ces diverses publications annonçaient, et qui devait être le pendant de la Janua linguarum, Comènius y travailla durant plusieurs années ; il devait porter le titre de Janua rerum seu Metaphysica pansophica (Porte des choses ou Métaphysique pansophique), mais il ne vit jamais le jour,, et le manuscrit s'en est perdu, ainsi que celui de la Sylva pansophix (Forêt de la pansophie), qui devait lui servir de complément.

Vers la même époque (1640), Comènius récrivit en latin, sous le titre, de Didactica magnn, la Didactique composée en tchèque de 1629 à 1632; mais cet ouvrage, qui est réellement le premier en date de ses grands écrits pédagogiques, puisque sa rédaction tchèque est antérieure à la publication de la Janua linguarum, ne fut imprimé qu'en 1657, à Amsterdam, dans le recueil des œuvres complètes de l'auteur.

Comènius en Angleterre (1641-1642). — En 1641, sur les instances de Samuel Hartlib, le Parlement anglais adressa un appel à Comènius afin qu'il vînt en personne travailler à la réforme des écoles du royaume. Comènius se rendit à Londres ; une commission fut nommée pour le seconder, des collèges royaux furent mis à sa disposition ; mais les troubles politiques qui commençaient en Angleterre et qui allaient aboutir à la révolution de 1648 firent bientôt perdre de vue les réformes pédagogiques. Comènius, qui avait déjà été engagé à se rendre en Suède pour le même objet, reçut alors une nouvelle et pressante invitation de Louis de Geer, riche négociant établi à Norrkôping, et qui, véritable Mécène du Nord, s'efforçait d'attirer en Suède une élite de savants. Il s'embarqua pour Norrkôping en août 1642.

Comènius à Elbing. — Mis en relation avec l'illustre chancelier ' Oxenstiern, Comènius fut pressé par lui d'écrire une série de manuels destinés à faciliter l'étude du latin et à compléter la Janua linguarum ; il n'accepta cette mission qu'avec peine : tout plein alors de ses projets de publications encyclopédiques et du vaste système de la pansophie, il appréhendait de se perdre dans le détail des travaux purement linguistiques. 11 s'établit cependant avec une pension de L. de Geer à Elbing, petite ville de Pologne, sur les rives de la Baltique, et y travailla pendant plusieurs années, aidé par un certain nombre de collaborateurs, à une série d'ouvrages didactiques destinés à la Suède.

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Le plus important de ces ouvrages fut la Meihodus linguarum novissima ou Nouvelle Méthode des langues (1048), qui avait pour objet de faire marcher de front trois études que Coménius résumait par cette formule : l'idée — le mot — la chose, ou penser — parler — agir.

Il dédia son livre aux souverains qui venaient de signer le traité de Westphalie : « 0 princes, dit-il, qui avez tout détruit, mettez-vous à l'oeuvre et reconstruisez. Et puissiez-vous, en ceci, ressembler à Celui qui vous a choisis pour être à sa place les administrateurs de l'humanité ! Il détruit, mais pour reconstruire ; il arrache, mais pour replanter. »

Les autres écrits composés par Coménius pendant son séjour à Elbing forment une série de manuels gradués pour l'étude du latin. Ce sont : Vestibulum linguœ Latinœ (Vestibule de la langue latine), reproduction corrigée du Vestibulum de 1633 ; Latinœ linguœ Janua nova (Nouvelle Porte de la langue latine), seconde édition de la Janua de 1631 ; Lexicon januale (Lexique delà Porte) ou Sylva linguœ latinœ (Forêt de la langue latine), vocabulaire formant un appendice à la Janua; Atrium linguœ latinœ (Salon de la langue latine), faisant suite à la Janua. Coménius, qui l'un des premiers pourtant avait insisté sur l'importance de l'étude de la langue maternelle, se trouvait ainsi consacrer la plus grande part de sa propre activité à l'enseignement du latin ; et lui qui voulait, en théorie, que l'enfant apprît à connaître les mots par la vue des choses, aboutissait en pratique à lui faire apprendre par cœur, dans un livre en langue étrangère, d'interminables listes de mots répondant pour la plupart à des choses qui lui restaient, inconnues. Il est vrai que, dans son système d'éducation, l'étude du latin n'était pas celle d'une langue morte, mais de la langue vivante et universelle de la république des lettres ; et quant à l'enseignement par les yeux, il devait faire plus tard une tentative pour le réaliser.

En 1648, Coménius fut élu évêque des Moraves de Lissa. Il quitta alors Elbing pour fixer de nouveau sa résidence dans cette ville où il avait déjà passé douze années. Mais en ÏGoO, le prince hongrois Sigismond Rakoczy lui écrivit pour l'engager à venir fonder dans ses domaines, à Saros-Patak, une école modèle, d'après les principes de la Dansophic.

Coménius à Patah. — Il se rendit à cette invitation, et traça le plan de l'école à fonder, dans un ouvrage dédié au prince Rakoczy et intitulé : Scholœ pansophkœ classibus septem adornandœ delineatio (Esquisse d'une école pansophique de sept classes). Mais des sept classes que l'école modèle de Patak devait compter, il ne put organiser que les trois inférieures, qu'il appela le vestibule, la porte et Y atrium, et dans chacune desquelles on étudiait le manuel latin portant le titre correspondant. Les quatre classes supérieures devaient porter le nom de philosophique, logique, politique et théosophique. La mort du prince Rakoczy, survenue en 1654, arrêta le développement de l'école de Patak, et Coménius se décida à retourner à Lissa; mais avant de quitter la Hongrie, il y avait composé le plus populaire de ses ouvrages, YOrbis pietus (l'Univers illustré), dans lequel il put enfin réaliser en partie son grand principe pédagogique, en plaçant à côté du mot, sinon la chose elle-même, du moins l'image de la chose. VOrbis pietus, qui n'est rien autre qu'une réédition légèrement modifiée de la Janu/i linguarum, avec addition de gravures sur bois, parut à Nuremberg en 1658.

Dernières années de Coménius. — Coménius avait repris ses fonctions d'évêque morave à Lissa, lorsque cette ville fut brûlée par les catholiques polonais (1056) ; il perdit dans ce désastre

tous ses livres et ses manuscrits, et dut reprendre de nouveau, à soixante-quatorze ans, le chemin de l'exil. Il trouva un refuge à Amsterdam, chez Laurent de Ceer, le fils de son ancien protecteur ; c'est là. qu'il termina ses jours, et qu'il publia, en 1657, une édition complète ue Bel œuvres.

Dans les derniers temps de sa vie, Coménius, qui avait toujours eu l'esprit porté au mysticisme, et qui avait publié plusieurs ouvrages empreints d'une grande exaltation religieuse, s'était laissé séduire par les prétendues prophéties de quelques visionnaires, et s'était même aventuré à prédire l'arrivée du millénium pour l'an 1672. Il mourut le 15 novembre 1671. [C. Premier.]

2. Les trois grands ouvrages pédagogiques de Coménius. (Analyse.) — Peu d'auteurs ont été plus féconds que Coménius; on a de lui, tant en tchèque qu'en allemand et en latin, plus de quatrevingts publications, sans compter un certain nombre d'œuvres posthumes; mais c'est à ses trois grands ouvrages, Didactica magna, Janua linguarum et Orbis pietus, qu'il doit essentiellement sa légitime renommée pédagogique.

1. Didactica Magna. — La Didactique de Coménius est sans contredit l'un des traités les plus remarquables qui aient été écrits sur la science de l'éducation. Aujourd'hui encore, malgré des bizarreries de forme et l'appareil scolastique vieilli sous lequel il faut avoir la patience d'aller chercher les idées de l'auteur, cet ouvrage, par certains côtés, semble fait pour nous; aussi la traduciion qui s'en est publiée à Vienne, il y a peu d'années, a-t-elle été promptement épuisée.

La Di'lactica Magna occupe 190 pages de la grande édition in-folio des œuvres complètes de Coménius. Elle débute par un salut aux lecteurs, où l'auteur raconte les raisons qui l'ont engagé à écrire son ouvrage, et fait le tableau des circonstances dans lesquelles il l'a composé. Puis vient une dédicace aux magistrats et gouvernants ; Coménius les adjure de fonder des écoles : « s'il peut être apporté quelque remède à la corruption du genre humain , ce ne sera que par une sage et prévoyante éducation de la jeunesse. » L'ouvrage proprement dit est divisé en trentetrois chapitres. Dans les douze premiers, l'auteur expose les principes généraux de sa théorie de l'éducation. L'homme est la plus excellente des créatures ; sa fin dernière est placée au-delà de la vie terrestre, qui n'est qu'une préparation à la vie éternelle. La nature humaine présente trois degrés de développement progressif: la vie végétative, animale et intellectuelle, qui correspondent à trois étapes différentes de la vie de l'homme: dans le sein de sa mère, sur la terre et dans le ciel. L'homme doit acquérir trois choses: la science, la morale et le sentiment religieux; le germe de ces choses existe en lui, mais l'éducation est nécessaire pour le développer. La jeunesse, tant de l'un que de l'autre sexe, a donc besoin d'éducation ; cette éducation doit être donnée dans des écoles publiques ; mais il faut des écoles où tous puissent recevoir un enseignement complet sur toutes choses (ubiomnes omnia omnino doceantur). Des écoles de ce genre ont manqué jusqu'à présent; toutefois il est possible de réformer et d'améliorer celles qui existent.

Dans les quatorze chapitres qui suivent, Coménius développe son programme et sa méthode d'enseignement. « L'art de l'enseignement n'exige rien d'autre qu'une judicieuse disposition du temps, des choses et de la méthode. » Cette disposition doit être basée sur la nature, comme sur un roc inébranlable, car « l'art ne peut faire qu'imiter la nature. » Il insiste en premier lieu sur l'importance de l'éducation physique ; puis donne, en neuf sentences, ce qu'il considère comme les règles naturelles de la manière d'enseigner en général. Il

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