CONSISTOIRE
Le nombre des auditeurs qui suivent les cours du Conservatoire varie habituellement suivant que les matières enseignées répondent à des besoins plus ou moins généraux. Il est en moyenne de près de 250 à 300 auditeurs. Voici, pour deux périodes distinctes, le nombre total des présences relevées et le nombre moyen des auditeurs par cours. Les deux périodes ne peuvent pas être comparées avec précision, parce que la manière de compter les auditeurs n'a pas été la môme dans l'une et l'autre.
Année scolaire.
1871-72 (14 cours] 1873-74 (14 cours 1875-76 (14 cours* 1876-77 (13 cours]
Le nombre des auditeurs est toujours plus considérable dans les trois premiers mois que dans les trois derniers.
Nombre moyen des auditeurs par leçon et par mois.
N. total des
N. total des
N. raoven des
présences.
leçons.
auditeurs par leçon
Nombre
N. moyen
Nombre
N. moyen
des
des
des
leçons
auditeurs
leçons
auditeurs
par cours.
par leçon.
par cours.
par leçon.
Géométrie appli-
quée aux arts
Géométrie des-
Mécanique ap-
pliquée aux
Constructions ci-
Physique appli-
quée aux arts
Chimie générale
dans ses rap-
ports avec
l'industrie...
Chimie indus-
Cliimie appli-
quée aux in-
dustries de la
teinture, de la
céramique et
de la verrerie
Chimie agri-
cole et ana-
lyse chimique
Travaux agrico-
les et génie
Filature et Us-
Economie politi-
que et législation indus-
trielle
Économie indus-
trielle et sta-
Les deux objets pour lesquels le Conservatoire
a été institué se complètent l'un par l'autre sou» le rapport pédagogique.
Les professeurs enseignent dans douze cours les sciences appliquées aux arts, et ils enseignent dans deux cours les lois gr'-nérales du travail qui sont en quelque sorte la philosophie de l'industrie. Ils donnent par la parole un enseignement dogmatique, et la plupart d'entre eux emploient pour leurs expériences une partie des modèles et des machines exposées dans les galeries, parce que c'est surtout en présence de l'outillage réel et des procédés les plus récents de l'industrie qu'il convient de mettre leur auditoire. La plupart aussi ont dans leur laboratoire des jeunes gens, au nombre de deux ou trois préparateurs-adjoints par cours (art. 14 de l'arrêté du 19 janvier 1854), qui les aident et qu'ils forment pour la science et pour l'industrie en leur apprenant à manier les instruments.
Les galeries, d'autre part, fournissent aux visiteurs la matière d'un enseignement par l'aspect qui est très varié et essentiellement pratique. L'idée qui consistait à placer des démonstrateurs devant les machines était plus séduisante que solide, parce qu'un professeur distingué expose volontiers sa science dans une série de leçons, mais ne peut pas s'astreindre à rester dans une galerie pour répondre à chacune des questions posées au hasard par une foule toujours enangeante de visiteurs, peu attentifs d'ordinaire et mal placés pour voir; ce qu'il faut, dans ce cas, c'est un catalogue bien fait et la faculté pour ceux qui veulent sérieusement étudier d'aller consulter dans le cabinet le professeur compétent.
La petite école, qui, dans le principe, a rendu des services, se conciliait mal avec le haut enseignement, parce qu'il est difficile qu'une môme direction embrasse deux objets si divers. Le haut enseignement devait l'emporter, et le Conservatoire des Arts et Métiers est devenu, comme nous l'avons dit, la Sorbonne de l'industrie. Il doit conserver ce caractère, et accomplir la mission pédagogique dont il est chargé, en s'appliquant toujours à tenir ses collections à la hauteur des progrès de l'industrie et son enseignement dans une voie à la fois scientifique et pratique. [E. Levasseur.]
CONSISTOIRES. — Les consistoires de l'Eglise réformée et de l'Eglise de la confession d'Augsbourg jouissent, ainsi que les consistoires israélites, du droit de présentation pour les instituteurs de leur culte (L. 15 mars 1850, art. 31).
Le préfet n'est pas tenu de nommer le candidat présenté.
Lorsqu'il juge que ce candidat n'offre pas toutes les garanties suffisantes, il a le droit de demander de nouvelles présentations aux consistoires, et, en attendant qu'il soit mis en mesure d'effectuer le remplacement définitif de l'instituteur, il pourvoit à la direction de l'école vacante en déléguant provisoirement dans les fonctions d'instituteur une personne présentant les conditions voulues de capacité et de moralité ; mais la nomination définitive d'un instituteur titulaire protestant ou israélite, faite en dehors des présentations consistoriales, est entachée d'une nullité absolue- (Cons. d'Etat, arrêt du 9 avril 1873, commune de Sainte-Foy, Gironde.)
D'après une jurisprudence constamment suivie par l'administration, depuis 1851, il n'y avait lieu h présentation des consistoires que lorsqu'il s'agissait d'introduire un membre nouveau dans le corps de» instituteurs. Pour opérer, dans le personnel en exercice, une mutation réclamée par les exigences du service, l'intérêt de la discipline ou les convenances personnelles des instituteurs, le préfet n'étaitpas obligé de consulter les consistoires. Cette manière de procéder a paru irrégulière au Conseil d'Etat, qui considère que le consistoire doit toujours être consulté, sans qu'il y ait lieu de distinguer