‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 305 sur 547 · CUMUL · texte numérisé non relu

CUMUL

do cuire la viande, avec quelques explications sommaires. Donnez en détail la recette à employer pour cuire un morceau de viande d'après l'une de ces méthodes.

» Nommez six des principaux légumes employés dans l'alimentation en Angleterre.

» Indiquez des recettes pour bouillir des pommes de terre, pour bouillir un chou-fleur et le dresser au beurre fondu.

» Quelles sont les règles générales à observer pour rôtir la viande?

» Combien de temps faudrait-il pour rôtir sept livres de bœuf, et comment vous y prendriez-vous ?

» Quelles sont les diverses manières de préparer du bouillon de bœuf? Indiquez deux recettes.

» Comment feriez-vous pour transformer en pain un litre de farine?

» Donnez la recette d'un pâté à la viande.

» Quelle différence y a-t-il entre la chair du poisson blanc et celle du poisson gras {oily fish).

» Comment vous y prendriez-vous pour préparer et cuire une merluche ?

» Qu'est-ce que le pot-au-feu? Comment le prépareriez-vous avec six livres de bœuf? Quel morceau choisiriez- vous, et quels ingrédients ajouteriez-vous?

» Indiquez divers procédés pour réchauffer les restes de viande.

» Quels plats peut-on faire avec la viande d'Australie ï Donnez la recette d'un de ces plats.

» Comment prépareriez-YOus un plat de bœuf à la mode?

» Quels sont les ustensiles nécessaires dans une petite cuisine? »

Sur l'initiative d'une association qui a pris le titre de Northern Union ofSc/tools for Cookery, des écoles de cuisine ont été fondées depuis 1875 dans beaucoup de villes de l'Angleterre septentrionale et de l'Ecosse, entre autres à Liverpool, Manchester, Cambridge, Leeds, Edimbourg, Glasgow. Cette association délivre, comme l'école de South-Kensington, des diplômes de professeur d'art culinaire, et des certificats d'études.

Etats-Unis. — New- York a été la première ville américaine qui ait vu s'ouvrir une école de cuisine. La fondation de cette école remonte à 1874, et est due àMissCorson. Trois cours distincts y sont donnés : celui qui est destiné aux dames (ladies' course) ; le cours de cuisine ordinaire (plain cooks' class), qui s'adresse aux femmes et aux Ailes d'artisans, ou aux jeunes personnes qui veulent se placer comme cuisinières; enfin le cours pour enfants, qui a été suivi entre autres en 1878 par les élèves de l'orphelinat militaire et en 1879 par celles de diverses écoles de mission. Chacun de ces cours se compose de douze leçons. La rétribution pour le cours des dames est de 10 dollars ; pour celui de cuisine ordinaire, de 5 dollars. Miss Corson a publié un Manuel destiné aux écoles de cuisine : il comprend le programme des différents cours, ainsi que des recommandations pratiques pour l'organisation de ces écoles.

Une récente circulaire du Bureau d'éducation de Washington, à laquelle nous avons emprunté les renseignements qui précèdent, mentionne l'existence d'écoles de cuisine à Boston, à Raleigh, à Washington, à Indianopolis. Plusieurs établissements d'éducation, dans les Etats de l'Ouest, ont ajouté à leur programme un cours d'économie domestique et d'art culinaire.

CULTES. — V. Ministres des différents culte*.

CUMUL. — 1° Fonctions i?iterdites. — Aux termes de l'article 32 de la loi du 15 mars 1850, il est interdit aux instituteurs communaux d'exercer aucune fonction administrative sans l'autorisation du Conseil départemental. Toute profession commerciale ou industrielle leur est absolument interdite.

Les lonctions ayant le caractère administrât» proprement dit et auxquelles s'applique l'articl* précité sont le plus habituellement celles de se crétaire de mairie, de chantre, receveur buraliste, directeur de poste ou de bureau télégraphique. (Explication du rapporteur de la commission de h» loi du 15 mars 1850 et instruction du 24 décembre 1850.) C'est par la circulaire du 4 déc. 1865 que les instituteurs ont été autorisés à tenir des bureaux télégraphiques dits municipaux. Ils doivent toutefois solliciter l'autorisation du Conseil départemental, qui juge si cette mission n'est pas incompatible avec leurs devoirs scolaires. — V Télégraphe.

Le Conseil supérieur a pensé que l'art. 32 de la loi de 1850 ne s'applique pas rigoureusement aux fonctions de notaire et de greffier de justice de paix, mais que, eu égard à la nature de ces deux ordres de fonctions, les notaires et les greffiers ne doivent être portés sur la liste d'admissibilité qu'avec la plus grande réserve.

Le Conseil supérieur de l'instruction publique avait décidé (Il janvier 1849) qu'un curé ne pourrait conserver le titre d'instituteur communal, qu'à la condition de cesser de faire partie du comité local. On s'accorde généralement à reconnaître aujourd'hui que les fonctions de curé ou desservant sont incompatibles avec celles d'instituteur public ou libre, parce qu'aux termes de la loi du 15 mars 1850, le curé, étant proposé à la surveillance des écoles de la commune où il exerce, ne peut être à la fois surveillant et surveillé.

2° Traitement. — Il est interdit de, cumuler en entier le traitement de plusieurs places, emplois ou commissions; en cas de cumul de deux traitements, le moindre est réduit à moitié ; en cas de cumul de trois traitements, le troisième est en outre réduit au quart, et ainsi de suite en suivant cette proportion. Cette réduction n'a pas lieu pour les traitements cumulés qui sont au-dessous de 3,000 francs, ni pour les traitements pius élevés qui en ont été exceptés par les lois. Les professeurs, les gens de lettres, les savants et les artistes peuvent, sans qu'il leur soit fait application de la règle ci-dessus, remplir plusieurs fonctions et occuper plusieurs chaires rétribuées sur les fonds du Trésor public. Néanmoins, le montant des traitements, tant fixes qu'éventuels, ne peut dépasser 20,000 fr. (Décr. 31 mai 18G2, art. 65 et 66.)

8° Retraite. — Lorsqu'un ancien fonctionnaire jouissant d'une pension de retraite est remis en activité dans le même service, le paiement de sa pension est suspendu. Lorsqu'il est remis en activité dans un service différent, il ne peut cumuler sa pension et son traitement que jusqu'à concurrence de quinze cents francs. Après la cessation de ses fonctions, il peut rentrer en jouissance de son ancienne pension, ou obtenir, s'il y a lieu, une nouvelle liquidation basée sur la généralité de ses services.

Le cumul de deux pensions est autorisé dans la limite de six mille francs, pourvu qu'il n'y ait pas double emploi dans les années de service présentées pour la liquidation.

Cette disposition n'est pas applicable aux pensions que des lois spéciales ont affranchies des prohibitions du cumul. (L. 9 juin 1853, art. 28 et 31.)

Le titulaire de deux pensions, l'une sur le Trésor, l'autre sur les anciennes caisses de retenue.-des ministères et administrations, peut en jouir distinctement, pourvu qu'elles ne se rapportent ni au même temps, ni au même service. (Décr. 31 mai 1862, art. 273.)

On est tenu de déclarer, dans son certificat de vie *, si on jouit ou non d'un traitement ou d'une autre pension, ainsi que la nature et la quotité de l'allocation. Ceux qui, par des déclarations fausses, ont usurpé plusieurs pensions ou

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