LES AGES
Section Ire. — Lectures et conférences publiques, faites par les instituteurs et par d'autres citoyens, sur la morale, l'état social, l'économie politique, l'agriculture, le commerce, et les découvertes dans les arts.
Section II. — Bibliothèques publiques, distribuées progressivement dans les divers degrés de la division territoriale de la République.
Dépôts publics d'histoire naturelle, d'antiquités, de tableaux, etc.
Section III. — Fêtes nationales,
i De la nature Relatives aux épo-l De la société humaine ques ( De la révolution française
/ De canton Et distribuées en \ De district
fêtes
) De département vE
Et de la République entière.
Culture
FACULTES
Titre H. — De l'éducation publique de l'enfance. Section Ire. — Objets de l'éducation publique.
i Physiques : gymnastique militaire, me- / dicale, athlétique. Déclamation, dan- I se, musique, dessin.
Morales : habitudes de justice et de bienfaisance ; des mœurs domestiques et sociales ; des droits et des devoirs des citoyens; des vertus républicaines.
Régime intérieur des écoles ; récompenses.
Intellectuelles : habitudes d'apercevoir, de composer, de mesurer, d'abstraire et de combiner, appliquées aux idées physiques et aux idées morales.
Traits d'histoire naturelle et d'histoire civile. Lire et écrire. Règles de l'arithmétique, du toisé et de l'arpentage. Leçons abrégées de physique, de morale, d'organisation sociale, d'agricull ture.
I Livres élémentaires. Réforme de
\ l'orthographe.
Section II. — Organisation d'établissements pubàcs d 'éducation. — Etablissement des écoles nationales. Pour chaque population de 1000 habitants, une école divisée en deux sections, l'une pour les garçons, l'autre pour les filles.
Etat des instituteurs, égalité de leurs salaires. Administration et surveillance des écoles nationales : Bureaux d'inspection ; Commission centrale.
Titre III. — De l'enseignement public des professions et des arts.
Section Ire. — Objet* de cet eîiseignemcnt : Art de conserver et de rétablir la santé; — Art militaire ; — Art social ; — Arts mécaniques ; — Beaux-arts ; — Art d'enseigner. (Ecoles de sourdsmuets. \
Section IL — Organisation des établissements publics destinés à l'enseignement des arts et professions. — Isoler chacun de ces établissements. N'en point attacher la distribution à la division départementale de la République. En limiter le nombre total à soixante.
DAUNOU
DAUPHIN
TlTItK IV. — SECOURS ET ENCOURAGEMENTS PUBLICS QUI SERONT ACCOUDÉS AUX ÉTABLISSEMENTS PARTI- CULIERS d'instruction.
Section Ire. — Elèves entretenus par la République.
Section II. — Récompenses accordées par l'Etat aux inventeurs, aux savants, etc.
Section III. — Contribution de la République aux dépenses des sociétés savantes ;
Section IV. — Contribution de la République aux grandes entreprises d'instruction , comme voyages, expériences, éditions, etc.
Quelques mois plus tard (3 octobre 1793), Daunou, qui était l'un des signataires de la protestation des 73 contre la journée du 31 mai, fut emprisonné ; il ne rentra à la Convention que le 18 frimaire an III (171)4). Replacé aussitôt dans le Comité d'instruction publique, il fit décréter l'impression de l' Esquisse du tableau historique des progrès de l'esprit numain, ouvrage posthume de Condorcet *, et la distribution de récompenses nationales aux savants et aux artistes (germinal an III). Ce fut lui aussi qui présenta le rapport sur la clôture des cours de l'Ecole normale * (floréal an III).
Sa baute intelligence et ses talents devaient bien vite lui conquérir une position prépondérante dans une assemblée où il ne restait plus guère que des médiocrités. Nommé membre de la Commission des Onze, Daunou fut le principal rédacteur de la Constitution de l'an III. Sa compétence spéciale dans les questions d'éducation lui fit confier, en outre, l'élaboration du projet d'organisation de l'instruction publique, qui formait l'une des lois organiques de la constitution (V. Convention, p. 567). Ce projet, il faut le reconnaître, si on le compare à celui de Romme (octobre 1793), et même à celui que Lakanal avait fait adopter en brumaire an III, était une œuvre bien imparfaite, et « l'esprit de réaction s'y faisait tristement sentir » (Despois). Mais la Convention, où l'élément montagnard avait perdu toute influence, l'adopta après un rapport lu par Daunou dans la séance du 27 vendémiaire an IV, et en fit la loi du 3 brumaire an IV, qui devait rester en vigueur jusqu'en 1802 (V. Convention, p. 567 et suiv.).
Lorsque la Convention se fut séparée, Daunou, qui était devenu l'homme politique le plus considérable du moment, fut élu au conseil des Cinq- Cents par vingt-sept départements. Il en fut le premier président. En même temps, il entrait à l'Institut , dont il avait été le véritable fondateur, et ce fut lui qui prononça, le 15 germinal an IV, le discours d'inauguration de ce corps. Aux Cinq- Cents, toutefois, son activité fut de courte durée: il présenta le rapport sur l'organisation des écoles spéciales (floréal an V; ; mais s'étant trouvé désigné par le sort pour faire partie du tiers sortant des Conseils, il ne fut pas réélu, grâce aux progrès de la réaction royaliste. En l'an VII, il rentra aux Cinq-Cents, où il occupa de nouveau quelque temps la présidence. Il se tint à l'écart lors du coup d'État de brumaire; mais, nommé ensuite l'un des membres de la commission consultative du conseil des Cinq-Cents, il prit part à la rédaction de la constitution de l'an VIII, dont il combattit inutilement certaines dispositions. Il refusa d'accepter un siège au Conseil d'Etat, que lui offrait Bonaparte; et, devenu membre du Tribunat, il fut l'un des chefs de l'opposition au gouvernement consulaire : aussi en lh02, lors du renouvellement des tribuns sortants, fut-il éliminé.
Quoique Napoléon n'aimât pas Daunou, il désirait utiliser le savoir et les talents de l'ancien oratorien ; n'ayant pu lui faire accepter de fonctions politiques, il lui offrit en 1804 la place d'archiviste •de l'empire. Daunou ne crut pas devoir refuser, résolu qu'il était à se confiner désormais dans les
travaux d'érudition qui ont contribué à illustrer son nom, mais dont nous n'avons pas à parler ici. La Resiauration lui enleva cet emploi ; mais en 181!), il fut nommé professeur "■u Collège de Franco où il fit, durant douze armées, un cours d'histoire qui a éié publié de 1842 â 1849, en vingt volumes. Les électeurs de Brest l'envoyèrent à la Chambre des députés en 1819 et en 1*28: il y siégea sur b;s bancs de l'opposition. Réélu en 1830 après la révolution de juillet, qui lui avait rendu sa place aux archives nationales, il prit encore en 1831, à l'âge de soixante-dix ans, une part importante aux travaux relatifs à la réorganisation de l'instruction publique. M. de Montalivet* avait présenté à la Chambre des députés, le 24 octobre U3l, un projet de loi sur l'instruction primaire. Daunou fut ie rapporteur delà commission nommée pour examiner ce projet. Dans la séance du 22 décembre 1831, il lut, au nom de cette commission, un contre-projet dont le trait principal était la remise complète aux autorités communales et aux comités cantonaux de l'administration et de la surveillance des écoles primaires, que le gouvernement voulait laisser entre les mains des inspecteurs d'académie et des recteurs. Daunou, resté fidèle aux idées qu'il avait défendues en 1793 et en 1795, repoussait l'intervention du gouvernement central dans l'administration des écoles primaires :
« Le point le plus important pour la bonne organisation des écoles primaires, disait-il, est, à n tre avis, de leur rendre leur caractère communal ; le résultat de la centralisation depuis vingt-cinq années ou du moins depuis quinze, est que la moitié, peut-être les deux tiers de vos jeunes gens de l'un et de l'autre sexe, âgés de vingt ù vingt-un ans, ne savent ni lire ni écrire.
» Vous ne commencerez à obtenir d'amélioration un peu sensible à une si triste statistique qu au jour où, dans l'administration de ces écoles communales, les fonctions des instituteurs, celles des conseils municipaux et des comités cantonaux, toujours soumises à l'action générale de la puissance executive, seront pleinement affranchies de la surveillance spéciale d'un pouvoir directeur quelconque. Pour que l'éducation primaire, domestique de sa nature, devienne utilement publique, il faut qu'elle s'éloigne le moins possible du régime de la famille, et par conséquent qu'elle res.e sous celui des agrégations locales des familles, qui s'appellent communes ou cantons.
» Un corps enseignant chargé de fonctions bien plus hautes est véritablement excentrique à ces premiers éléments de la liberté; et s'il est vra:, comme nous n'en doutons pas, que les humblos écoles dont nous venons d'avoir l'honneur de vous entretenir soient précisément celles dont les services importent le plus à l'Etat, c'est une raison de n'en confier en chaque lieu l'administration qu'à des citoyens personnellement intéressés à leur entretien, à leurs progrès et à leur future prospérité. »
Il ne fut pas donné suite par la Chambre des députés au projet de M. de Montalivet ni au contre-projet de la commission : c'est à M. Guizot qu'il était réservé de devenir, dix-huit mois plus tard, le législateur de l'instruction primaire.
En 1834, Daunou résigna vu*., mandat de député : mais en 1839, sur les instances de M. Villemain, ministre de l'instruction publique, il consentit à entrer à la Chambre des pairs. Il mourut le 20 juin 18 iO. [J. Cuillaume.]
DAUPHIN (l'abbé). — Éducateur français, qui dirigea pendant dix-huit ans le collège d'Oullins, près de Lyon, fondé par lui en 1835. Les discours prononcés par 1 abbé Dauphin à l'occasion des distributions de prix de cet établissement, de 1835 â 1853. ont été réunis en un volume, sous ce titre : De l'Education, discours prononcés aux
DAUPHINÈ
DAUPHINÈ
distributions des prix du collège d'Oullins, par M. l'abbé Dauphin, ancien directeur-fondateur de cet établissement, doyen de Sainte-Geneviève; Paris, 1860, in-12. Une'seconde édition de cet ouvrage a paru en 18G5. Quelques-uns des discours de 1 abbé Dauphin renferment des vues originales ; nous citerons entre autres les suivants : « De l'esprit et de la lettre, ou des principes éducateurs et des moyens d'enseignement; De la lecture comme élément d'éducation ; Des externats et des internats; De l'exemple comme moyen d'éducation. »
DAUPHINÈ. — Réunie à la France, en 1349, cette province forme aujourd'hui les départements de l'Isère, des Basses-Alpes et une partie de celui de la Drôme. Il est difficile d'apprécier d'une manière certaine, faute-de documents officiels, la situation des écoles dans cette antique province, avant le xvic siècle. Les désastres des guerres religieuses, l'invasion du duc de Savoie (1690), les troubles révolutionnaires ont dispersé ou brûlé les archives des villes et des monastères, et l'on ne retrouve pas la trace de ces institutions scolaires, qui du ve au xiv8 siècle ont brillé d'un si vif éclat à l'est, au nord et à l'ouest de la France. Cependant, il n'est pas téméraire de supposer que sous la double influence des grandes et célèbres écoles de Lyon et de Montpellier, il y a eu dans les abbayes, au monastère de la Grande Chartreuse, des écoles abécédaires et claustrales pour l'instruction des clercs et des religieux. Ce que l'on peut affirmer, c'est qu'il y avait, au xvie siècle, dans le Haut et dans le Bas Dauphiné, dans l'Embrunois et le Gapençois, aussi bien que dans le Valentinois et le Viennois, un grand nombre de petites écoles et de collèges. Le classement des archives municipales, qui se poursuit avec intelligence, le démontre, et les registres de comptabilité, qui ne remontent pas au delà, donnent souvent le nom des maîtres, régents ou praticiens, qui ont dirigé les écoles jusqu'en 1789.
En 1458, une charte de l'archevêque d'Embrun autorise les syndics de Biïançon à avoir un maître de grammaire et de logique. Le droit de l'Eglise sur les écoles n'est pas contesté; les ordonnances épiscopales, les statuts synodaux, les rituels montrent l'importance qui s'attache aux fonctions du maître, qui est « le clerc de la paroisse », l'auxiliaire nécessaire du prêtre. Mais la communauté se réserve le droit de choisir elle-même le maître; le curé n'intervient pas dans* le traité. Dans cette province plus qu'ailleurs, le citoyen prend une part active au maniement des affaires communales. Louis XI, encore dauphin, rend annuelles les charges de la communauté; chaque année, deux ou trois nouveaux administrateurs reçoivent les tailles et rendent compte de leur gestion ; c'est une raison puissante et peu remarquée du progrès de l'instruction primaire. Les assemblées des pères de famille, désignées sous le nom de conseils étroits ou restreints, sont fréquentes au xvc et au xvie siècles ; on y défend les droits, les coutumes, les privilèges, les intérêts des particuliers et de la communauté. Au xvnc et au xvme siècles, le zèle se refroidit, et il faut quelquefois recourir h la mesure extrême de fermer les portes pour avoir une assemblée. Les assemblées reconnaissent la nécessité indispensable d'avoir un maître d'école ; elles établissent des concours ou dispute* des écoles; ce n'est pas toujours le pins habile, le plus instruit que l'on choisit, c'est souvent celui qui fait aux pères de famille les conditions Les plus avantageuses ; celui qui est élu a s'oblige de servir de maître d'école », de « f< urnir un" chambre, depuis la Saint-Michel au jour et festes de Pâques, » et d'instruire la jeunesse « de tout so?i savoir et pouvoir ».
En 1551, le nombre des petites écoles est con-
sidérable ; un édit du roi enjoint aux maîtres de> « se faire approuver par ceux à qui il appartient de le faire. » La Réforme n'a donc pas créé les écoles dans le Dauphiné, mais elle a contribué à leur développement; elle a surtout imposé l'obligation de l'école. Les synodes protestants dont les procès-verbaux, de 1G00 à 1620, sont aux archives de Valence, proclament la vieille maxime de l'Eglise, « Allez et instruisez. » L'instruction des enfants est une obligation religieuse et sociale. « Dieu commande impérieusement, dit Luther, d'instruire les enfants ; le magistrat a le devoir de contraindre les parents à obéir à cet ordre divin. »
L'édit de Nantes ne fait pas mention des petites écoles; elles sont l'annexe obligée du temple; le pasteur, comme le curé, a droit de les tenir; aussi, il y en a partout, surtout dans la montagne; on a proscrit, dans les écoles des réformés, « le livre des Matines, le psautier, le Despautier, Je Caton », livres classiques publiés et imprimés à: l'usage des écoliers; mais on y trouve, en abondance, des bibles, des psautiers, de petits traités, que l'on achète à Genève.
Les consistoires adressent aux communautés des registres signés et paraphés pour l'inscription des baptêmes, mariages et sépultures ; il est enjoint de remettre au secrétaire « une note contenant le nom de Tenfant, le jour de sa naissance, les noms du père, de la mère, des parrains et marraines et s'ils savent signer..., comme il se pratique dans toutes les églises, depuis la nouvelle ordonnance du roy (1er fév. 1669). » L'égalité est parfaite entre les deux cultes, et l'on peut constater, sur les registres, u dont on envoie, de trois mois en trois mois, un extrait au greffe des bailliages et sénéchaussées du ressort », le plus ou le moins d'instruction chez les protestants et les catholiques.
La révocation de l'édit de Nantes ferme les écoles particulières des réformés, mais l'édit de 1686, les déclarations de 16J0, de 1700, de 1724 obligent toutes les communes à entretenir des écoles : on y enseignera à lire, à écrire, « le tout ainsi qu'il sera réglé par les évêques ». Si la communauté manque de ressources pour assurer le traitement, tous les habitants seront imposés ; les pères, mères, tuteurs enverront les enfants à l'école jusqu'à 16 ans. Les procureurs, les hautjusticiers se feront remettre, chaque mois, par les curés, un état exact des enfants qui n'iront pas à l'école, « pour faire les poursuites nécessaires. »
Cette législation, qui n'était pas lettre morte (les registres d'amende en font foi et aussi les livres d'écrou de la tour de Crest) ; les instructions des évêques ; le zèle des congrégations enseignantes d'hommes et de femmes, la sévérité des intendants, ont établi et entretenu des écolesdans toutes les communes. Aussi les documents que 458 instituteurs de l'ancien Dauphiné ont bien voulu nous adresser, ceux que nous devons à l'intelligent et honorable archiviste de la Drôme, nous permettent d'affirmer que, de 1702 à 1789, il y avait, dans les plus petites communes, des écoles, les unes gratuites, les autres payantes ; que des traités, acceptés par le maître et consentis par la communauté, stipulaient le taux des subventions, des rétributions fixes et éventuelles, l'exemption des tailles, les privilèges, les programmes de l'enseignement, la nature des fonctions et des services.
Voici quelques extraits des archives : 15 ocU 1704. « M... a commencé d'ouvrir l'école, luy ayant été promis pour l'année, 15 émines froment, qui luy seront payés par les cotizés dans le rolle, que dessus, et 2* livres, qui luy seront payées par la communauté. » — 1712. « R., exaetcu'" de la communauté, paye à G. mestre d'escole la somme de 15 livres que la communauté lui doit pour son
DAUPHINS
DAUPHINS
troisième carrier. » — 18 nov. 173G. Délibération du Saint Dimanche, par laquelle « les consuls proposent à. l'assemblée d'approuver la convention passée entre eux et le sieur P... pour la régence des écoles, pour cinq mois, moyennant 14 livres ». — 1771). Bail par lequ<l la communauté de Gréaux remet au sieur Simon « la régence des écolles publiques pendant l'espace d'une année, sous les gages de 2o0 livres qui lui seront payées, sçavoir 50 livres par la communauté et 160 livres par les pères des enfants qui iront à l'écolle... Moyennant ladite somme, ledit régent promet et s'oblige d'aprcndre et enseigner tous les garçons qui iront à l'écolle à lire, écrire, et l'harimétique, promet encore ledit régent de les accompagner (ous les jours à l'église pour y faire entendre la messe, pour que les enfants y soient avec descence et modestie... »
24 ,0i9 mariages constatés dans 458 communes du Dauphiné donnent, de 1686 à lGiJO, une moyenne générale de 10,3 °/o des conjoints ayant signé leur acte de mariage (époux 23,11 °/o, épouses î), '.7 °/0).
De 1786 à 1790, la moyenne générale est de 27,67 -°/0 (époux 39,8 °/0. épouses 16,2 °/0).
L'instruction est inégalement répandue; à Saint- Pons, à. Lauzet, à Larche, à Barcelonnette, la moyenne des conjoints qui ont signé leur acte de mariage varie de 75 à 86 °/0.
En 1820 la moyenne générale est de 30,4 °/0 En 1866 — — 67,4 %
En 1876 — — 7(i,3 %