DUFAU
Nombre des bibliothèques scolaires 177 179
Nombre de -volumes contenus dans les bibliothèques 13 063 11999
Nombre de volumes prêtés pendant l'année
scolaire 8 047 5 661
Uno bibliothèque pédagogique a été créée en novembre 1878 dans l'arrondissement de Montélimar par les efforts de l'inspecteur primaire, et comptait plus de 600 volumes après quelques mois d'existence. Dans les quatre autres circonscriptions d'inspection, cette institution est à l'état de projet, probablement réalisé à l'heure où ces lignes parz'izzent.
Le Bulletin scolaire départemental, qui paraît irrégulièrement (8, à 10 numéros par an), a été fondé en 1867; le Conseil général lui accorde une subvention annuelle de 700 fr.
Des conférences pédagogiques sont faites, depuis 1876, aux instituteurs de chaque canton une fois tous les ans, à l'occasion et à la suite des examens du certificat d'études primaires.
La société de secours mutuels des instituteurs et institutrices, fondée en 1865, comptait, au !" janvier 1879, 501 membres, et possédait un avoir de8l 275 fr. La société a obtenu un diplôme d'honneur à l'Exposition universelle de 1878.
11 n'existe pas encore dans la Drôme de caisses des écoles.
Des essais pour l'introduction de caisses d'épargne scolaire ont été faits en 1879 dans trois écoles; il faut espérer qu'ils réussiront et seront imités.
Budget de l'instruction primaire. — Le tableau ci-dessous donne le chiffre des dépenses ordinaires de l'instruction primaire dans la Drôme de 1855 à 1879:
ANNEES
RETRIBU- TION
scolaire
À PART
167 555 09 148 283 66 131 792 85 146 915 99 lr.7 306 87
SUBVENTIONS
du
département
40 997 38 829 39îl9 4t 160 38 857 63 510 59 331 59 891 74 343
de l'Etat.
Les faits et les renseignements contenus dans cette notice montrent que le département de la Drôme a réalisé des progrès réels. L'œuvre n'est pas achevée ; mais encore quelques efforts, et on obtiendra, avant longtemps, une situation scolaire laissant peu à désirer. [J. Duranton.]
PUBEAU (l'abbé). — Curé de la commune de Vaujours (Seine-et-Oisc), l'abbé Dubeau conçut le projet de sauver le château et les dépendances qui venaient d'être vendus et allaient être démolis. (1843), en y établissant un orphelinat. Avec le concours de personnes charitables, il parvint à fonder cet établissement sous le nom d'Âsde Fénelon. — V. Fénelo/t (Asile et Société).
PUCLOS. — Duclos, le célèbre moraliste du xvmc siècie, l'auteur des Considérations sur lesmœurs de ce siècle, n'a touché qu'en passant aux questions d'éducation. Quelques-uns de ses jugements méritent cependant d'être notés. « On trouve parmi nous, disait-il, beaucoup d'instruction et peu d'éducation. » (Considérations, etc., chap. vi : Sur l'éducation et les préjugés.) Il se défie, comme- Rousseau, de l'instruction, et songe à la restreindre plutôt qu'à l'accroître, comme si l'instruction ellemême n'était pas la source et le principe de l'éducation. C'est dans le même sens qu'il disait à. Linant, le précepteur du fils de madame d'Épinay : « Laissez donc le latin, monsieur 1 De la morale, de la morale. » Mais la morale elle-même ne saurait être enseignée qu'à des esprits déjà cultivés, développés, instruits . Duclos commettait donc une grave erreur pédagogique quand il reléguait l'instruction dans l'éducation spéciale, professionnelle, et l'excluait de l'éducation générale. « Dans l'éducation générale, disait-il, on doit considérer les hommes relativement à l'humanité et à la patrie : c'est l'objet de la morale. Dans l'éducation particulière, qui correspond à l'instruction, il faut avoir égard à la condition, aux disposions naturelles, au talent personnel. »
Mais une fois cette critique faite, il faut savoir gré à Duclos d'avoir mis en relief l'importance de l'éducation morale, et, ce qui est plus nouveau, la nécessité d'une éducation civique, nationale. Comme son ami La Chalotais, Duclos est préoccupé de former une nation de citoyens et prend ses exemples dans les républiques antiques. « 11 est certain, disait-il, que dans l'éducation qui se donnait à Sparte, on s'attachait d'abord à former des Spartiates. C'est ainsi qu'on devrait, dans tous les États , inspirer les sentiments du citoyen, former des Français parmi nous, et pour en faire des Français, travailler à en faire des hommes. »
Comme contribution positive à la pédagogie, on ne peut guère citer que ses Remarques sur la Grammaire générale de Port-Royal. Mentionnonsaussi la part active qu'il prit, comme secrétaire perpétuel de l'Académie française, à la nouvelle édition du Dictionnaire, qui parut en 1762.
[G. Compayré.]
DUCOS (J. -François). — Conventionnel français, né à Bordeaux en 1765, exécuté à Paris le 31 octobre 1793. Il appartenait au parti girondin. Dans la séance de la Convention du 18 décembre 1792, ii prononça un remarquable discours sur l'instruction publique. « L'instruction, y disait-il, est une dette de la société envers chacun de ses membres.» Pour fonder la liberté et l'égalité, il réclamait une instruction commune : il entendait par là « l'obligation, pour tous les enfants nés dans la République, quel que soit l'état ou la fortune de leur père, de suivre pendant un certain espace de temps les écoles primaires.... Il faut opter, ajoutait-il, entre l'éducation domestique et la liberté. » Nous avons donné une analyse étendue de ce discours à l'article Convention, pp. 5'^6-5.'7.
DUFAU (Pierre- Armand). — Homme de lettres, instituteur à l'Institution des jeunes aveugles de Paris, puis directeur de cet établissement, né à Bordeaux le 15 février 1796, mort à Paris en octobre 1877. A vingt ans, sans avoir fait de fortes études, mais ayant beaucoup lu et possédant des connaissances nombreuses et variées, il fut nommé second instituteur à l'établissement des
DULAG