‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 36 sur 547 · ANHALT-DESSAU · texte numérisé non relu

ANHALT-DESSAU

ANNALES

Ragqcd Schools Union), ont voulu étendre les bienfaits de l'éducation jusqu'aux enfants des bohémiens, des repris de justice, etc.

|"B. Buisson.]

Cf. Hantute, Mémoire sur l'enseignement en Angleterre [dans les Séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques, compte rendu par M. Vergé, XX et XXI), 1851. (Rapport très intéressant et digne d'être lu comme ta- Oleau de la situation il y a trente ans). — Rapport sur l'enseignement public en Angleterre (Archives des missions scientifiques du ministère de l'instruction publique, II, 222, 301, 599). — C. Hippeau, L'instruction publique en Angleterre, 1877. — Dr A. Wehrhahn. Dus VoUcsschulwesen in England (Hannover, 1876). - J. H. Rigg» National éducation (Londres, 1871). , ''.

Cf. aussi dans le Manuel général diverses études sur l'état de l'instruction primaire en Angleterre, notamment : 1834, p. 180, 290 et 355; — 1839, p. 414 et 459 (société d'éducation); — 1841, p. 357 (salles d'asile); — 1847, p. 71 ; — 1853, p. 80 et 108 (livre de M. Rendu); — 1868 p. 54, 90, 1-29, 157,181; — 1872, p. 23, 167, 194,270 ffii*strnction obligatoire), 415, 544 (situation précaire de l'instituteur anglais) ; — 1873, p. 6 (système des primes) ; — 1874, p. 310 (les bureaux d'école) ; - 1875, p. 55 (revue des progrès récents); - 1876, p. 134 (Discours de Max Muller),p.495 (Rapport du Srhool Board de Londres); — 1877 p. 219; — dans l'Éducation, 1877, p. 465 ; — dans la Bévue pédagogique, 1878, p. 36.

ANIIALT. — Ce petit pays allemand, qui n'a que 4» milles carrés et 20>0i0 habitants, est un de ceux où l'impulsion donnée à l'éducation populaire a été le plus énergique. « Tandis qu'en Prusse, disait récemment un journal prussien, on délibère encore sur la quHstion de savoir si l'école populaire doit être une institution de l'Etat, de la province, du cercle, du district ou de la commune, dans le duché d'Anhalt l'école a été déclarée institution de TLlul, dans ce sens que la commune n'a d'autre charge à supporter de ce chef que le sixième des frais de construction du bâtiment scolaire ; les traitements, pensions, frais de remplacement, etc., sont payés par le trésor public, et les instituteurs sont considérés comme des fonctionnaires de l'Etat. » La loi organique du -'4 avril 1*50 avait déjà déclaré toutes les écoles publiques « établissements du gouvernement » ; c'est la loi du 28 février 1 73 qui a créé l'organisation actuelle du budget de l'instruction primaire. Le pays a deux écoles normales, à Kôthen et à Bernburg ; et la demande d'instituteurs est si grande depuis quelques années, que ces deux établissements ne peuvent en fournir un nombre suffisant, et que le gouvernement a dû faire un appel aux instituteurs étrangers.

ANIMAUX (Société protectrice des). — La loi du 2 juillet i8>0, dite loi Grammont, relative aux mauvais traitements exercés envers les animaux domestiques, est ainsi conçue :

« Seront punis d'une amende de 5 à 15 francs, et pourront l'être d'un à cinq jours de prison, ceux qui auront exercé publiquement et abusivement de mauvais traitements envers les animaux domestiques.

« La peine de la prison sera toujours appliquée en cas de récidive.

« L'art. 483 du Code pénal sera toujours applicable.»

11 s'est fondé à Paris en 18'»5, sous le titre de Société protectrice des animaux, une association, reconnue comme établissement d'utilité publique par décret du 22 décembre J8G0, dom les membres sont munis d'une carte qui lo*ir permet ne requérir au besoin, des agents de la police municipale, la constatation des contraventions commises publiquement à la loi Gi-ammonl.

Pour faire partie de cette société, il faut : être présenté par un de ses membres et payer chaque année une cotisation annuelle de in francs ou effectuer un versement de 10 francs une fuis donnés. La cotisation annuelle est réduite a ;. francs pour les ministres des cultes reconnus, les institu-

teurs et les écoles. La société publie un bulletin qui tient ses membres au courant de ses travaux, de ses progrès et des récompenses qu'elle décerne. Au nombre des personnes entre lesquelles elle répartit chaque année des médailles ou des primes en argent se trouvent notamment « les instituteurs qui ont introduit dans leur enseignement les idées de bienveillance et de compassion envers les animaux. » [L. Armagnac]

ANIMAUX UTILES OU NUISIBLES A L'AGRI- CULTUHE. — Les dommages causés à l'agriculture par les insectes nuisibles ont pris, depuis quelques années, des proportions véritablement inquiétantes.

L'une des causes principales de ce regrettable état de choses est la disparition ou tout au moins la diminution du nombre des oiseaux insectivores. Ces oiseaux, qui sont les gardiens naturels de nos récoltes et les plus précieux auxiliaires de l'agriculteur, sont cependant presque partout traités en ennemis. Le cultivateur, oubliant les services incessants qu'ils rendent, ne voit que les dégâts qu'ils commettent ; l'enfant poursuit leur destruction, soit en leur tendant des pièges, soit en détruisant leurs nids, et ces alliés, que les étrangers viennent nous acheter pour les acclimater chez eux, disparaissent peu à peu de nos campagnes.

Les instituteurs doivent apprendre à leurs élèves à distinguer les insectes nuisibles des insectes utiles à l'agriculture, et encourager ces enfants à détruire les uns en même temps qu'à protéger les autres.

Il faut aussi faire comprendre aux enfants qu'ils nuisent aux intérêts mêmes de leurs familles en détruisant les nids, et qu'en agissant ainsi ils se montrent aussi imprévoyants qu'ingrats. On devra en même temps leur rappeler qu'ils s'exposent à dos peines sévères. La loi du 2: janvier 1874 qui complète, en la modifiant, celle du 3 mai 184* sur la police de la chasse, donne en effet aux préfets les pouvoirs nécessaires pour prévenir la destruction des oiseaux ou favoriser leur multiplication. Des arrêtés préfectoraux ont été pris à cet effet, et les personnes qui contreviennent aux dispositions de ces arrêtés sont passibles d'une amende qui varie de 10 à i 00 francs (L. 3 mai 184», art. 1 1).

Les instituteurs devront aussi, à l'occasion, rappeler aux pères de famille que, s'ils se font à euxmêmes un tort considérable en laissant détruire les nids, ils sont responsables des délits que leurs enfants mineurs pourraient commettre en l'espèce.

Dans quelques communes, des instituteurs ont eu l'heureuse pensée d'organiser parmi leurs élèves des sociétés protectrices des animaux utiles. Ces sociétés ont rendu de grands services (Cire, 31 mars 1876). w [L. Armagnac]

ANNALES HT. L'ÉDUCATION. — Lue des premières et des plus remarquables publications périodiques de la pédagogie française. Fondées en 1811 (4 feuilles in- ° par mois), les Annales de Céducat ion y rédigé es par F (Iuizot , parurent jusqu'à la fin de 1813, c'est-à-dire jusqu'au moment où (iuizot, devenu depuis un an professeur d'histoire à la Sorbonnc, allait entrer dans la vie politique (V. liuizot) : la collection forme (i volumes, très rares aujourd'hui. 11 est très regrettable que ce recueil soit presque oublié. C'est jusque-là qu'il faudrait remonter pour irotiver et les origines de la loi de l^3:i et les plus pures, les plus saines traditions nationales de noire enseignement primaire.

(iuizot. bien que tout jeune (il avait 24 ans), avait admirablement compris l'état et l'avenirde l'instruction populaire au lendemain de la Révolution ; il traçait dès celte époque, en pleine période impériale, un programme de réformes a la fois administratives et pédagogiques, (pie ni la Restauration, ni le gouvernement île Juillet ne devaient épuiser. « La h'rr //(•(', disait-il en résumant dans le dernier article les ductiines du recueil tout entier, la France-

ANNALES

ANNALES

n'a point encore eu d'éducation nationale. La Révolution est venue substituer à l'idolâtrie des préjugés le fanatisme de l'innovation. » C'est entre ces deux écueils que le jeune penseur cherche à. se frayer une voie.

Pour réussir à constituer cette éducation nationale, indispensable à la grandeur d'un pays, il recherche dans notre passé les doctrines et les institutions qu'il faut faire revivre (Etudes sur Montaigne et Rabelais), et sans oublier ces richesses que nous pouvons tirer de notre propre fonds il s'enquiert de tous les emprunts qu'il convient de faire à l'étranger (traductions de Niemeyer, de Campe, de Salzmann, de Pestalozzi, de Bell et Lancaster, etc.). Un même point de vue domine toutes ces études pédagogiques, c'est celui auquel Guizot resta fidèle toute sa vie : l'instruction n'est rien sans l'éducation. Or l'éducation n'est utile, elle n'est même possible « qu'autant qu'elle trouve dans ses rapports avec les mœurs et les habitudes un point d'appui pour combattre ce qu'elles ont de mauvais et s'aider de ce qu'elles ont de bon. » En d'autres termes, comme Guizot le dit ailleurs plus explicitement, « l'éducation nationale doit s'appliquer à maintenir et à répandre les doctrines adaptées aux institutions et aux mœurs; et il faut que ces doctrines forment une sorte d'atmosphère morale au sein de laquelle vivent et s'élèvent les générations. »

Avec de tels principes, on comprend que les Annales aient fait une large part à l'éducation morale ; c'est une des parties originales de ce recueil où tout est de choix. Le concours de Mlle Pauline de Meulan, déjà très connue par ses travaux littéraires et qui en 1812 devint madame Guizot, contribua à imprimer aux Annales cette heureuse direction. On y remarqua surtout le Journal adressé par une femme à son mari sur l'éducation de ses deux enfants. Nous indiquons ci-dessous les principales séries d'articles de cette précieuse collection (quelques-unes ont été plus tard réunies en volume. V. Dupont de Nemours).

F Guizot. — De l'éducation en général et des difficultés qu'elle présente aujourd'hui, I, 3.

— Des modifications que doit apporter dans l'éducation la tariété des caractères, I, 65.

— Des moyens d'émulation, I, 321 ; II, 3, 65, 129.

— De l'inégalité des facultés, 1, 129.

— Des idées de Rabelais et de Montaigne en fait d'éducation, II, 321 ; III, 1, 65, 129, 193.

— Coupd'œil sur l'état de l'éducation en Allemagne, III, 38.

— On ne fait ni tout ce qu'on peut ni tout ce qu'on veut, IV, 321.

— Questions de morale d'un père à ses enfants, IV, 306.

— Sur un dialogue du Tasse : le Père de famille, IV, 129, 193.

— Contes : Un premier jour de collège ; Conte traduit de Jean Paul, etc., II, Ili, IV.

— Étude sur Bell et Lancaster, II, III.

— Étude sur Fellenberg, 111.

— Méthode pour apprendre à lire d'après Campe ; les abécédaires et la première instruction, I, 105; V, 129.

— Sur Diderot et son Plan d'une éducation publique, VI, 97, 234, 276.

— Réflexions générales sur l'éducation et sur l'esprit dans lequel cet ouvrage a été composé, VI, 412.

Mœe Guizot (Paulinb db Mkulan). — Journal adressé par une femme à son mari sur l'éducation de ses deux fuies (plusieurs livraisons dans les IV premiers volumes).

— Ktude sur Pestalozzi et son biographe Jullicn, V, 10, 75, 143, 193

— Sur Elisabeth Hamilton, I et II.

Dupont db Nbmours. — Sur l'éducation nationale aux États- Unis, III et IV.

Friedlandbr. — Lettre sur l'éducation physique, I, II, III.

Salzmann (traduit de). — Moyens d'exercer et de perfectionner les sens, I, 89, 301 ; III, 276, 343.

Nibmkykk. — Lettres d'un père à un précepteur et réponses, VI, 257, 321. . . . -

P. E. Mulliui (traduit g ). — De l'état de l'éducation vers la lin du IVe siècle, VI, 129, 193.

Divers. — Hi toire naturelle, série d'articles formant un cours. II, III.

— Lettres sur la physique dans l'enseignement élémentaire,

— Les Vovages d'Adolphe dans Paris ''curieuses promenades historiques et géographiques plus, livraisons de I à IV).

— Contes de Bouilly, I, 183, etc.

ANNALES I)E L'ENSEIGNEMENT {Anales de la Enseh(inza). — Ilcvue scolaire espagnole, une des plus anciennes et des plus importantes publications périodiques de ce pays,organe officiel de la Société de secours mutuels des membres de l'instruction publique *, paraissait trois fois par mois (I feuille in-4°, Madrid, éditeur Greg. Hernando).

Les Annales sont le premier journal scolaire qui ait eu une vie propre et indépendante en Espagne. Ce recueil, dont la publication commença le "janvier 1 8 40, s'appela successivement Hevue de l'Instruction primaire, puis Annales de l'éducation, puis Annales de l'Enseignement primaire (depuis juillet 18.">s). Fondée au moment de l'organisation des écoles normales et du service de l'inspection primaire, la revue s'imposa comme principal devoir de soutenir ces deux institutions; elle contribua à leur développement, et jeta la lumière sur la situ uion des écoles d'Espagne, en les comparant à celles des autres pays, en signalant franchement les réformes les plus urgentes. Les principaux articles de ce journal furent rédigés par des inspecteurs généraux de l'instruction primaire et des professeurs à l'École Normale centrale, sous la direction de M. Mariano Carderera de 1858 à 1S75).

La loi sur l'instruction publique du 9 septembre i8.:>7 convertit presque entièrement en prescriptions légales les propositions dont les Annales de l'Education avaient pris l'initiative.

La seconde série des Annales rendit un service analogue, non plus pour l'adoption, mais pour l'exécution de cette loi et des règlements destinés à la faire appliquer. La nouvelle loi, les règlements, la statistique scolaire, les jardins d'enfants, les écoles supérieures, les congrégations religieuses enseignantes, les écoles de filles, l'éducation des sourds muets et des aveugles, la direction pédagogique et l'administration des écoles, les progrès de l'enseignement à l'étranger, l'étude des méthodes et de la discipline, tels furent, dans les premières années, les principaux objets dont le journal s'occupa dans une série d'articles rédigés par MM. Carderera, Araujo, Clémente. Vulcaricl, Porcory, et beaucoup d'autres inspecteurs, professeurs d'école normale et instituteurs distingués. Entre autres, D. Luis Codina publia pendant plusieurs années une longue série d'articles judicieux, clairs et pratiques sur le régime, la discipline et la méthode dans les écoles, articles qui, publiés ensuite à part, forment un livre excellent et qui mériterait d'être plus connu, sous le titre de Lettres à Floro, ou Règles pour la bonne direction de l'Enseigne ment.

Vers l'année I8G5, on vit une certaine défiance se manifester au sujet des doctrines professées dans les établissements publics : le parti dit nèo- atliol que. prêcha une sorte de croisade contre les tendances supposées dangereuses de renseignement public ; bien que ce parti visât plus haut, il fit porter ses premières critiques sur les écoles de l'enfance : c'était une obligation pour les Annales de soutenir la lutte sur ce point et particulièrement de défendre les écoles normales et l'inspection ; il conseilla aux instituteurs la prudence et la mesure comme les meilleurs moyens de mettre à néant des accusations non fondées. Le gouvernement, dominé malgré tout par les partis rétrogrades, modifia l'organisation de renseignement en un sens plus restrictif qu'il n'était convenable : la conséquence de ces mesures fut d'inquiéter et d'irriter le corps enseignant, et de provoquer, au bout de quelque temps, une réaction violente, qui, à son tour, alla à l'extrême dans le sens opposé.

En effet, la révolution de septembre 186S proclama la liberté absolue de l'enseignement sans

ANNEE

ANNEE

poids ni mesure. Le résultat fut que, comme les Annales l'avaient prévu et annoncé sur tous les tons, les municipalités se hâtèrent de fermer et de suspendre leurs écoles ; une persécution inique sévit contre les maîtres. Dans ces circonstances les antécédents des Annales déterminèrent leur conduite. Ce recueil avait, dans l'intérêt des maîtres et des écoles , combattu les tendances ultrarestrictives ; il devait de môme s'opposer aux idées qui menaçaient de produire, par un chemin opposé, des dommages pareils ou plus grands. Il essaya de faire entendre la voix de la modération ; pour avoir plus d'action, il abandonna momentanément le caractère de revue et prit celui de journal politique. Les articles, rédigés avec ardeur et énergie, traitèrent de la liberté de l'enseignement, des projets de réforme, des dispositions administratives, de la situation des écoles et de la misère des maîtres.

Après une interruption de six mois, le journal reparut en juillet 1875, sous le titre d'Annales de l'Enseignement.

Comme ce titre l'indique, les Annales se proposaient d'étendre leur domaine, en donnant toujours la préférence à l'instruction primaire . C'est ce qu'elles ont fait depuis lors, non plus sous la direction, mais avec les conseils de M. Carderera, quia constamment été l'âme du journal ; mais les inquiétudes et l'agitation des esprits n'étant pas encore complètement calmées, le journal ne put entrer en plein 6ur le terrain de pédagogie pure qu'il se proposait d'explorer. Il a fait cependant une étude attentive de l'état des écoles, en examinant et en rectifiant les chiffres de la statistique officielle ; il a consacré une grande panie de ses études aux jardins d'enfants, aux écoles normales, à l'instruction des sourds-muets et des aveugles.

On le voit, les Annales, bien qu'elles aient changé de forme, n'ont pas changé d'esprit depuis leur fondation; elles ont défendu sincèrement la liberté de l'enseignement en faveur des familles et de la science, et ont combattu la centralisation de l'enseignement primaire. En ce qui concerne les questions d'obligation, de gratuité et de laïcité, la rédaction des Annales a toujours été d'avis que l'instruction obligatoire serait, en Espagne, « une violence et une tyrannie, sans résultat ellicace» ; que l'instruction gratuite absolue serait un mal ; qu'enfin la question de l'enseignement laïque est de celles qui doivent se résoudre selon les circonstances spéciales de chaque pays.

Les Annales de l'enseignement ont cessé de paraître à la fin de 1880.

[M. Carderera, trad. par A. Valons.]

ANNEE GÉOGRAPHIQUE , HISTORIQUE , SCIENTIFIQUE, etc. — Sous ces divers titres paraissent ou ont paru des recueils destinés à tenir le public au courant, année par année, soit des événements, soit des publications intéressant une science. L' Année géographique a publié 13 volumes sous la direction de M. Vivien de Saint-Martin (de 1862 à i;«75) ; Y Année historique, par M. Zeller (de 1859 à 1862) ; Y Annuaire des sciences historiques (bibliographie), par Cayx de Saint -Aymour (1816) ;

Y Année scientifique, par M. Figuier (de 1856 à 187 7) ;

Y Année littéraire, de M.Vapereau, a paru de 18.^8 à 1868; Y Année politique, par M. Daniel (1874- 1877), etc.

ANNÉE SCOLAIRE. — On désigne sous ce nom l'espace de temps qui s'écoule entre la rentrée des classes et le moment auquel s'ouvrent les vacances*.

FRANCE. —Dans les salins d'asile, l'année scolaire se compose de douze mois comme l'année civile.

Dans les écoles primaires, l'année scolaire est en général de onze mois : du mois d'octobre au mois de septembre ; les préfets, sur la proposition des conseils départementaux, n'accordent généralement qu'un mois de vacances.

Dans les écoles normales primaires, l'année sco-

laire dure dix mois et demi, les vacances étant au plus de six semaines (Décr. 2 juill. 1866, art. 19).

[E. de ResbecqJ.

ALLEMAGNE. — L'année scolaire commence régulièrement : dans le grand-duché de Bade le 23 avril (L. 8 mars 1868, art. 2); — en Bavière, dans la règle, pour les écoles rurales à l'ouverture du semestre d'été, c'est-à-dire le 1er mai ; dans les villes, au contraire, le 1er octobre ou à la mi-septembre ; — à Hambourg, en avril (L. 1 1 novembre 1870) ; — dans le royaume de Saxe, à Pâques (L. 26 avril 1873, art. 4); — dans la. Saxe- Wcimar, à Pâques (L. 24 juin 1874); — dans le Wurtemberg, généralement à la Saint-Georges ("23 avril) ; mais dans quel- ' ques villes, les nouveaux élèves sont admis en automne aussi bien qu'au printemps ; — en Prusse, pas de disposition légale expresse.

AUTRicnE-HONGRiE. — L'année scolaire dure quarante-six semaines. Dans la règle elle commence entre le 1er septembre et le 1er novembre (Ordonn. min. du 20 août 1870).

En Hongrie, la commission scolaire communale fixe le commencement et la durée de l'enseignement annuel : celui-ci doit durer au moins huit mois dans les communes rurales, et neuf mois dans les petites villes (L. 5 déc. i8(j8, art. 54). Dans les grandes villes, la durée est de dix mois pour les écoles primaires supérieures. — La commission détermine le commencement de l'année scolaire d'après les convenances locales, et le fixe soit au 1er septembre, soit au 1er octobre (Instruction minist. du fi sept. 187h, art. 48).

BELGIQUE. — Un règlement arrêté par le conseil communal et approuvé par la députation permanente de la province détermine la durée de l'enseignement, celle des vacances, etc.

Danemark. — La durée de l'enseignement est fixée par les autorités locales, mais un ordre royal du 27 janvier 1860 prescrit un minimum de 246 jours d'enseignement pour toute école fixe. Néanmoins plus de la moitié des écoles n'atteignent pas ce minimum dans la pratique.

ESPAGNE. — L'année scolaire commence au 1er octobre. Dans l'enseignement primaire, les leçons durent toute l'année, avec diminution du nombre des heures de classe durant la canicule (L. 9 septembre 1857, art. 10).

ANGLETERRE. — L'année scolaire pour les écoles subventionnées doit compter un nombre effectif de 400 demi-jours de classe au moins (New Code, 1876, art. j9). — Même disposition en Ecosse.

GRÈCE. — Le commencement et la fin de l'année scolaire, sa division en semestres, l'époque de l'inscription des élèves, des vacances, etc., sont fixés par le ministère de l'instruction publique, conformément aux circonstances locales.

ITALIE. — Les écoles élémentaires s'ouvrent le 15 octobre et se ferment le 15 août. Dans les écoles rurales, l'année est divisée en semestres et les promotions ont lieu deux fois par an. Les écoles temporaires s'ouvrent et se ferment à l'époque fixée par le conseil provincial, mais doivent durer au moins 4 mois (Règl. 1 5 sept. If* 60).

PORTUGAL. — L'année est divisée en deux semestres : d'octobre à Pâques, et de Pâques à fin septembre. Les leçons ont lieu toute l'année, excepté aux jours fériés fixés par la loi et durant les vacances des moissons (Kègl. 20 déc. 1850).

RUSSIE. — Dans les écoles urbaines, les leçons durent toute l'année. La date et la durée des vacances d'été et d'hiver, sont fixées par le ministère de l'instruction publique (Statut. 31 mai i872).

NORVÈGE. — Dans les écoles urbaines, les leçons durent toute l'année, sauf sept semaines de vacances (L. 12 juillet 18i8). Dans les écoles rurales, les vacances sont de douze semaines, ou, lorsque les élèves sont distribués en classes, de neuf semaines seulement (L. 16 mai 1860).

Page 1