EAUX MINÉRALES
ton mieux articules, les muscles du visage généralement sentis. Cette tète est celle d'un homme d'un âge mûr.
» Dans le modèle suivant, les cheveux sont détaillés, toutes les parties qui composent la face se rapprochent d'un travail plus fini; c'est une tète de jeune homme qui sert de passage aux deux derniers modèles. Ceux-ci présentent chacun une tète de femme avec tous ses détails. Arrivé à ce point, l'élève peut, sans aucune difficulté, aborder l'étude de l'antique. »
Dupuis avait également appliqué sa méthode au dessin des fleurs ; mais ce genre de modèles était plus spécialement réservé aux jeunes filles.
Le prix de la collection des seize modèles de la méthode Dupuis était de 48 fr., plus 14 fr. pour l'emballage ; la collection des modèles pour le dessin des fleurs coûtait 20 fr., emballage compris.
La méthode d'Alexandre Dupuis fut introduite «n Allemagne et en Suisse, et elle est encore employée, croyons -nous, dans un certain nombre d'écoles de ces deux pays.
DUl'UIS (Ferdinand). - Frère du précédent, et peintre comme lui, il s'était également consacré à l'enseignement du dessin, fondé sur l'étude de la perspective. Il conduisait les élèves jusqu'au dessin de la bosse et de l'académie.
Il employait au début de ses leçons une méthode de son invention qu'il appelait le potyschématisme ; elle consistait dans l'emploi de modèles en fil de fer, supportés sur un pied à articulation mobile, qui, suivant les positions différentes qu'on leur donnait, plaçaient sous les yeux des élèves une figure géométrique quelconque. Un cercle, par exemple, devenait un ovale, ou une simple ligne droite, selon qu'il était présenté par rapport au plan de l'œil de l'élève; un carré apparaissait sous la forme d'un losange, etc. Les élèves devaient reproduire ces figures sous leurs différents aspects.
La même démonstration avait lieu sur des polyèdres, cube, cône, pyramide, sphère, etc., que les •élèves dessinaient d'abord au trait, et ensuite aux deux crayons pour s'exercera l'étude des ombres.
Pendant leur travail, les élèves recevaient du professeur des leçons orales sur la perspective, et étaient fréquemment interrogés pour s'assurer s'ils les avaient suffisamment comprises.
Après un plus ou moins grand nombre de séances, les élèves passaient, suivant leurs aptitudes, d'abord à l'exécution au trait, sur papier de couleur, du bas-relief, puis à celle de la bosse, qu'ils devaient ensuite ombrer aux deux crayons ; et ainsi de suite jusqu'à L'académie et aux animaux d'après les modèles en plâtre.
Quand la saison le permettait, les élèves étaient conduits dans la campagne, où le professeur leur faisait appliquer sur le terrain les leçons de perspective qu'ils avaient reçues dans l'école.
Ferdinand Dupuis enseigna pendant plusieurs années, avant et après 184x, dans les écoles communales delà ville de Paris. [P. Chevallier.]
DUHSCH (Martin). — Théologien -t pédagogue allemand, né en 1800 à Deggingen, dans le "Wurtemberg. Après avoir professé durant quelques années au gymnase d'Ehingen, il se consacra à la carrière ecclésiastique , et fut successivement curé à Wurmlingen et à Rotweil. Il a publié en 1851 un ouvrage intitulé « Pédagogie, ou science de l'éducation chrétienne au point de vue de la foi catholique » IPûdagogik , ùder WUsenschaft der chrùtlichen Erziehung auf dem Standpunkte des katholischen Glaubens). Il y part de ce principe que, de môme qu'il n'y a point de salut hors de l'Eglise, il n'y a pas d'éducation possible sans elle. Dui sch est regarde comme le représentant le plus distingué de la pédagogie catholique contemporaine en Allemagne.
DUTENS (Joseph-Michel). — Economiste et ingénieur français, né à Paris en 17G5, mort en 1848. Il a publié divers ouvrages d'économie politique, ainsi que des études sur des questions relatives aux travaux publics. On a de lui un écrit assez bizarre consacré à l'organisation de l'instruction nationale; il est intitulé : D s moyens de nationaliser l'instruction et de sa doctrine, par J. Dutens, ingénieur des ponts et chaussées; floréal an VIII (IKOO); Evreux, in-8. L'auteur propose au gouvernement consulaire un nouveau système de gradation de l'enseignement ; il demande que les écoles soient divisées en écoles primaires, à raison d'une par canton; en écoles intermédiaires, à raison d'une par arrondissement; et en écoles divisionnaires, qui seraient au nombre de vingt-cinq pour toute la France, et qui remplaceraient les écoles centrales. 11 voudrait en outre fixer et universaliser la doctrine des écoles nationales au moyen d'un cours complet d'études allant de l'instruction primaire jusqu'à l'enseignement supérieur. « Le gouvernement, dit-il, n'aurait qu'un mot à prononcer pour voir déposer sur l'autel de la patrie ce grand livre des connaissances humaines qui offrirait une loi fixe à tous les agents de l'instruction publique. » La brochure de Dutens ne semble pas avoir attiré l'attention de ses contemporains.
DWIGI1T (Francis). — Educateur américain, né à Springfield (Massachusetts) en 1808, mort à A.lbany (New-York) en 1845. Il remplit pendant plusieurs années les fonctions de surintendant des écoles de la ville et du comté d'Albany, capitale de l'Etat de New-York, et rendit en cette qualité de nombreux services à la cause de l'éducation populaire. Il fonda en 1S40, sous le titre de District S'-hool Journal, un journal scolaire qui prit une place distinguée parmi les publications pédagogiques américaines.
EAUX MINERALES. — Les eaux minérales sont des établissements d'utilité publique placés dans les attributions du ministère de l'agriculture et du commerce et régis par une ordonnance royale du 18 juin 1823.
^ Sept établissements thermaux appartiennent à l'Etat : Vichy, Néris, Bourbon-l'Archambault dans l'Allier, Hourbonnc dans la Haute-Marne, Luxeuil dans la Haute- Saône, Aix dans la Savoie, et Plombières dans les Vosges.
Les instituteurs et institutrices publics dont l'état de santé exige un traitement thermal obtien-
ent du ministre de l'instruction publique, sur la
proposition du préfet, une indemnité pour se rendre aux eaux.
Il est tenu compte dans ces concessions du nombre d'années de services des pétitionnaires, de leurs charges de famille et surtout de la quotité de leur traitement. Ceux dont les émoluments dépassent le minimum légal sont exclus de cette faveur.
Afin d'éviter des abus, ces indemnités ne sont accordées aux maîtres dont il s'agit qu'au retour de la ville d'eaux et sur le vu d'un certificat de présence délivré par le directeur de l'établissement.
Le ministre de l'instruction publique demande,