‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 379 sur 547 · ÉCOLES MIXTES QUANT AU SEXE · texte numérisé non relu

ÉCOLES MIXTES QUANT AU SEXE

La loi du 15 mars 1850, tout en partant du principe que l'école primaire doit être spéciale aux garçons ou spéciale aux filles, avait admis à l'article 15, pour l'école mixte quant au sexe, une tolérance de même nature que celle qu'elle accorde à l'école mixte quant au culte.

La loi du 10 avril 1867 a restreint cette tolérance, en statuant que toute commune de cinq cents habitants et au-dessus est tenue d'avoir au moins une école publique de filles, si elle n'en est pas dispensée par le Conseil départemental.

Pour l'étranger, on trouvera ^es prescriptions relatives à ce sujet à l'article Écoles primaires. — V. aussi Sexes (Coéducation des).

ECOLES .MODELES PROTESTANTES. — L'ordonnance du 16 juillet 1833 pour l'exécution de la loi du 28 juin 1833 portait (art. 23) que dans les départements dont les habitants professent différents cultes, le gouvernement pouvait autoriser, après avoir pris l'avis du Conseil royal, outre les écoles normales, l'établissement d'écoles modèles, destinées à la préparation du personnel enseignant pour les écoles primaires.

Les départements et les communes pouvaient contribuer aux dépenses d'entretien des élèves (Cire. 24 juillet 1833).

Il existe trois écoles modèles protestantes, pour les instituteurs, celle de Diculefit (Drôme), de Montbéliard (Dou'os) et celle de Mens (Is Les instituteurs protestants se préparent encore

ËCOLES

ECOLES

à l'école normale protestante libre de Courbevoic (Seine), les institutrices au cours normal de Boissy- Saint-Léger (Seine) et à celui de Valence (l)rôme).

[L. Armagnac]

ECOLES MONASTIQUES. - V. Ecoles claustrales ou monastiques.

ECOLES DES MOUSSES. — V. Mousses {Ecoles des).

ÉCOLES MOYENNES. — Ce nom est employé, dans différents pays, pour désigner des établissements qui ne sont pas tous du môme degré, et qui appartiennent les uns à l'enseignement primaire supérieur, les autres à l'enseignement secondaire.

En Belgique, les écoles moyennes de l'Etat, des provinces, ou des communes, forment la transition entre les écoles primaires et les établissements d'enseignement secondaire ou athénées. Le cours d'études est de trois années. Un certain nombre de villes ont organisé des écoles moyennes de filles. '

En Prusse, l'administration range sous le nom d'écoles moyennes ou Mittelschulen toutes les écoles qui, sans appartenir à l'enseignement secondaire proprement dit (gymnases et Realschulen), ont un programme plus développé que celui de l'école primaire. Ces écoles, suivant les lieux, portent les noms de Bùrgerschule>i,Rektorschule7i, hôkere Knabemchulen, Stadtschulen. Le chiffre normal des classes dans une Mittelschule est de six ; mais il peut être plus élevé, ou être réduit à cinq. Lorsqu'une école primaire atteint le chiffre de six classes, les classes supérieures de cette école peuvent organiser leur enseignement d'après le programme de la Miitelschule (Ord.minist. du i". octobre 1875).

Dans le Wurtemberg aussi, on appelle Mittelschule une école intermédiaire entre l'école primaire et la Realschule.

En Autriche, par contre, le terme de Mittelschule désigne un établissement d'enseignement secondaire, par opposition à la Bùrgerschule ou école primaire supérieure, celle-ci correspondant à la Mittelschule prus&ienne ou wurtembergeoise.

ECOLES (PETITES) MUNICIPALES OU MER- CENAIRES. — Dans la première moitié du xvic siècle, les écoles des monastères et celles des presbytères sont en souffrance, l'Église est en péril ; le concile de Trente (1542) prescrit l'érection de séminaires ou collèges ecclésiastiques. Nul n'y sera admis s'il n'est âgé de douze ans et s'il ne sait lire et écrire correctement (compe tenter). Or, pour lire et écrire, il faut avoir fréquenté les écoles abécédaires et rudimentaires. Il y aura donc auprès de chaque église au moins une petite école, dont le maître, choisi par l'évoque, de l'avis du chapitre, instruira gratuitement les clercs et les écoliers pauvres; on revient aux programmes des Capitulaires de Charlemagne et de Théoduiphe. Ecclésiastique ou laïque, le maître d'école aura désormais une existence légale, il ne dépendra plus exclusivement du prieur ou du curé; il a des devoirs propres à l'oflice scolaire, des droits et des privilèges. L'autorité du roi, des parlements, des évoques et des synodes force les gens d'église à, pourvoir à l'entreténement des petites écoles, et aussi les consuls, maires, jurats et échevins. L'école est municipale et publique, c'est-à-dire subventionnée par la paroisse aux conditions d'un traité, bail ou contrat consenti par les magistrats et par le maître, ou bien elle est mercenaire et privée^ Dans ce dernier cas, le maître ou précepteur fixe le prix des rétributions, et, pourvu d'une approbation du chantre* ou de l'écolàtre *, il fait souvent une rude concurrence au maître communal.

Une ordonnance royale du U mars 1724 confirme et complète les dispositions des édits et des ordonnances antérieurs sur les petites écoles ; tout y

est prévu et réglé, les programmes, les salaires, l'impôt spécial, l'obligation, la surveillance.

Au xvnic siècle, on trouve dans les archives des preuves nombreuses et irréfutables de l'existence des petites écoles de garçons et ce filles, dans les riches contrées de la Normandie ou des Flandres comme dans les pauvres Cévennes, au centre comme à l'est de la France. Ces maîtres, en majorité, sont laïques ; les maîtresses au contraire appartiennent en général à des associations religieuses ou au tiers ordre de saint François. Partout on institue des legs, des fondations, des rentes pour l'entretien des maîtres et des maîtresses ; on bâtit des maisons, on en prête, on donne des jardins, des enclos, des prés, on fournit aux élevés du papier, des livres, on établit des bibliothèques et des distributions de prix. Un arrêté du 7 mars 1789 détermine et précise le droit des maîtres des petites écoles ; ils enseigneront « l'écriture, l'orthographe, l'arithmétique et tout ce qui en émane, comme les comptes en partie double et I simple, les changes étrangers... » En 1789, à Paj ris. les petites écoles coûtaient de 120 à 130,000 ! livres par an; les archives des départements fournissent presque partout les renseignements les plus précis sur le nombre des écoles et leur budget dans les villes et les campagnes.

|L. Maggiolo.l ECOLES MUSULMANES. — V. Algérie. ECOLES NORMALES FRIMAIRES. — V. Nor»

maies (Ecoles).

ÉCOLES NORMALES FRIMAIRES SUPE- RIEURES. — V. Ecole normale supérieure d'institutrices, et Normales (Ecoles).

ÉCOLES FAROISSIALES. — V. Ecoles ecclésiastiques, paroissiales ou presby ter aies.

ÉCOLES PENITENTIAIRES. — \ . Pénitentiaires {Etablissements).

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