‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 440 sur 547 · II · texte numérisé non relu

II

Nombre, de conjoints, sur 100, ayant signé leur acte de mariage.

Années

Hommes

Hommes et femmes

Ecoles normales. — L'école normale d'instituteurs à Chartres, fondée en 1831, continue à mériter la bonne réputation qu'elle s'est acquise depuis un demi-siècle. L'effectif de l'année scolaire 1879-1880 a été de 63 élèves-maîtres. Un agrandissement des locaux, rendu nécessaire par l'augmentation progressive du nombre des élèves, a été récemment exécuté.

L'école normale d'institutrices, également à Chartres, ne date que de 1872. Elle comptait, à la fin de 1880, 40 élèves. L'inspection académique rend le meilleur témoignage à l'enseignement qui y est donné; mais l'installation matérielle est défectueuse : les locaux sont insuffisants, les bât;ments sont insalubres et en mauvais état. Un projet de construction nouvelle est à l'étude.

Le nombre total des brevets délivrés de 1833 à 1880 est le suivant :

Instituteurs.

1833-1850 243 brevets élémentaires, 24 brevets supérieurs. 1851-1867 453 brevets obligatoires, 18 brevets complets. 1868-1880 307 — 64 — facultatifs ou

complets.

Institutrices*

1836-1850 71 brevets élémentaires. 9 brevets supérieurs. 1851-1867 20S brevets obligatoires, 26 brevets complots. 1868-1880 479 — 91 — facultatifs ou

complets.

Salles d'asile. — L'Eure et-Loir comptait 3 salles d'asile en 1837,9 en 1850, 19 en 1863, 17 en 18(i7, et 18 en 1877. Le nombre des élèves reçus dans les salles d'asile a été de 241 en 1837, de 795 en 1850, de 1858 en 1863, de 2010 en 1867, et de 2254 en 1877. En 1880, le département possédait 19 salles d'asile, 18 publiques et 1 libre; 3 étaient dirigées par des laïques, et 16 par des congréga-

nistes; ces 19 établissements avaient reçu 2616 élèves, dont 150 payants et 2i66 gratu.'.s. Un petit nombre seulement de ces salles d'asile sont convenablement installées.

Cours d'adultes. — Voici la statistique des cours d'adultes h partir de 1867 :

Nombre

des cour»

Femme»

Nombre d

Hommes 9 0'<2 6 473 6 558

BS auditeur

Femmes

oi >S

L'hiver de 1880-1881 a vu s'ouvrir dans le département 449 cours d'adultes, 381 pour les hommes, avec 7035 élèves, et 68 pour les femmes, avec 753 élèves.

Institutions auxiliaires. — Le département d'Eure-et-Loir comptait, en 1863, 88 bibliothèques scolaires avec 6998 volumes; en 1880, le nombre des bibliothèques s'élevait à 399, et celui des volumes à 43 283.

Des bibliothèques pédagogiques ont été fondées en 1878 au chef-lieu de chaque canton ; elles possédaient, à la fin de 1880, un chiffre total de 10 716 volumes.

Le Bulletin scolaire du département a été fondé en 1878; il paraît une fois par mois, et reçoit du Conseil général une subvention annuelle do 1000 francs.

Des conférences cantonales périodiques, auxquelles prennent part les instituteurs et les institutrices, ont lieu régulièrement sur tous les points du département, et ces réunions produisent le meilleur effet, en entretenant dans le personnel enseignant primaire la vie intellectuelle et un heureux esprit d'émulation et de progrès. En 18S0, sur l'initiative de l'inspecteur d'académie, a eu lieu à Chartres un Congrès des instituteurs publics du département ; le Conseil général avait voté à cet effet une somme de 6 000 francs, et la ville de Chartres avait mis à la disposition du Congrès la salle du foyer du théâtre. Les questions à traiter au Congrès avaient été préalablement étudiées et discutées dans les conférences cantonales. Le compta-rendu des séances du Congrès, qui ont duré cinq jours, a été publié aux frais du département en un volume in-8, de 290 pages, sous ce titre : Eure-et-Loir, Congrès pédagogique de 188'': Doléances et vœux des instituteurs ; Chartres , imprimerie Durand frères.

L'Eure-et-Loir ne possède que 20 caisses des écoles. Si cette institution n'a pas fait plus de progrès dans ce département, cela tient, dit le rapport de l'inspecteur d'académie, à ce que dans beaucoup de communes , le bureau de bienfaisance pourvoit aux besoins matériels des enfants appartenant aux familles nécessiteuses.

La société de secours mutuels entre les instituteurs et les institutrices a été fondée en 1863. Sa situation est florissante : elle comptait, au 31 décembre 1880, un effectif de 1 089 membres, et possédait à la même date un capital de fr. 53 304.

Les caisses d'épargne scolaires étaient au nombre de 126 en 1880 (94 en 1879), avec 3 077 livrets (2 168 en 1879); le montant des sommes déposées s'élevait à fr. 61 516 (fr. 40 405 en 1879).

Budaet de l'instruction primaire. — Nous donnons, dans le tableau ci-après, les chiffres des dépenses ordinaires de l'instruction Drimaire dans l'Eure-et-Loir, de 1855 à 1880:

ÉVÊGHÉ

RÉTRIBU-

SUBVENTIONS

TION

se a. ™

ANNÉES

scolaire

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