GARONNE (HAUTE-) — 1143 — GARONNE (HAUTE
écoles mixtes, soit 17, G 0/0 de la population totale des écoles; enfin les enfants d'âge scolaire (6 à 13 ans) figurent dans le nombre total des élèves pour 45 121, soit 05,4 0/0 de la population d'âge scolaire qui, d'après le recensement de 187G, est de 47 283.
En 1832 il y avait 422 élèves inscrits sur 10 000 habitants; en 1876 il y en avait 1215. En 1880-81 il y a 1 25G élèves inscrits à l'école sur 10 000 habitants.
Personnel enseignant. — Voici la statistique du personnel enseignant primaire à partir de 1837 :
Nombre d'instituteurs et d'institutrices \ y compris les adjoints et les adjointes.
Instituteurs
Institutrices
JS78-79...
lbSO-81...
laïques congréganistes laïques congréganistes
Situation intellectuelle. — « Le nombre des bravets supérieurs, dit l'inspecteur d'académie dans son rapport de 188 1 , est un peu plus élevé que l'année précédente ; au 1er mai ce diplôme était possédé par 83 maîtres ou maîtresses de l'enseignement public, savoir : 37 instituteurs et 16 institutrices titulaires, 20 adjoints et 10 adjointes. Le personnel laïque seul possède des brevets supérieurs ; il y a quelques-uns de ces brevets chez les institutrices congréganistes libres ; mais il n'y en a pas dans l'enseignement congréganiste public.
» Tous les adjoints ou adjointes laïques sont pourvus au moins du brevet élémentaire ; parmi les congréganistes, il y a 47 adjoints sur 64 et 16 adjoints sur 17 qui en sont dépourvus : de plus, 58 institutrices sur 75 qui dirigent des écoles publiques exerçaient en vertu d'une simple lettre
d'obédience La capacité des maîtres, et ici je
ne parle plus que des laïques, serait suffisante en général, si les connaissances dont ils ont dû faire preuve à l'examen du brevet étaient entretenues et fortifiées par l'étude, mais le travail personnel, sauf de trop rares exceptions, continue à fairo défaut.
» Pour ces études personnelles, deux conditions seraient nécessaires sans parler du courage et de l'énergie : il faudrait du temps et des livres. Les livres ne manquent plus aujourd'hui : les bibliothèques pédagogiques et les bibliothèques scolaires mettent à la portée de tous nos maîtres des moyens variés et sérieux d'accroître leur instruction. Malheureusement ces bibliothèques ne sont pas encore fréquentées par eux d'une manière assez suivie. Pour le plus grand nombre, l'étude est une innovation à laquelle ils semblent ne se résigner qu'à regret ; ce sont des habitudes à créer et qui ne se généraliseront qu'avec le temps
» Je dois dire que quelques maîtres ont compris cette nécessité ; je pourrais citer plusieurs instituteurs qui, chargés d'une classe nombreuse, ont eu le courage de se préparer à compléter leur brevet, et y ont réussi, bien qu'ils eussent laissé passer dix ou douze ans depuis leur dernierexamen. Un autre instituteur, qui n'est pas ancien élève d'une école normale, et qui dirige une petite école dans les montagnes de l'arrondissement de Saint- Gaudens, a eu assez de volonté pour se préparer à l'examen entier du brevet supérieur, et a obtenu le diplôme. Je souhaite que de tels exemples trouvent des imitateurs. »
Maisons d'école et mobiliers scolaires. — Sur 792 maisons d'école, 495 seulement appartiennent aux communes, les autres sont louées (258) ou prêtées (39). « Il y aurait beaucoup à faire, dit
encore l'inspecteur d'académie, pour donner à chaque école ou salle d'asile publique une installation convenable ; ce qui a été fait depuis la création de la caisse des écoles n'est encore qu'une petite partie de ce qu'il y avait à faire. M. le préfet et MM. les sous-préfets ont porté leurs efforts de ce côté ; MM. les inspecteurs primaires n'ont pas négligé non plus d'insister auprès des municipalités. Aussi le département peut-il déjà compter quelques résultats. Pour ne parler que de ce qui s'est fait pendant l'année du 1er mai 1^80 au 1er mai 1881, 57 projets de construction et :;9 projets d'amélioration ont été présentés au conseil départemental de l'instruction publique; d'autre part les communes ont obtenu de l'Etat, pour 73 écoles, des subventions dont le montant s'élève à 376 460 francs. »
Le chiffre des subventions accordées par l'Etat à diverses communes de la Haute- Garonne, pour construction ou réparation de maisons d'école, durant les cinq dernières années, a été le suivant :
Total.
Nombre
Subventions
des écoles
de l'Etat
952 290 fr.
Certificat d'études primaires. — Le certificat d'études primaires a été institué dans la Haute-Garonne en 1875. A cette date les garçons seulement s'étaient présentés, au nombre de 229, sur lesquels 155 avaient été admis. C'est en 1879 que les filles ont commencé à se présenter au concours et dans un seul arrondissement, celui de Villefranche : sur 15 examinées, 12 ont été admises. En 1880-81, 895 garçons et 285 filles se sont présentés aux examens : 562 garçons et 206 filles ont obtenu le certificat.
a Encore une excellente institution, dit dans son rapport l'inspecteur d'académie, dont tout le personnel de l'enseignement et de l'inspection se félicite ! Fréquentation plus prolongée et efforts plus grands des élèves, émulation des maîtres, intérêt plus grand des fam illes pour l'école, attention des délégués cantonaux et des personnes notables attirée sur les choses de l'enseignement : en voilà les principaux avantages. Il faut dire aussi qu'en se répandant elle rendra meilleur le recrutement de nos écoles normales. »
Instruction des conscrits. — Le département delà Haute-Garonne est resté jusqu'à la période quinquennale 1871-1875 au-dessous de la moyenne générale pour l'instruction des conscrits. Pour la période 1876-1880 il dépasse cette moyenne de 3,01 p. 100. Voici le tableau indiquant les résultats obtenus:
ANNÉES
CONSCRITS
Examinés
18 497 ly S77 10 298
Sachant
au moins
lire