‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 489 sur 547 · GARONNE (HAUTE-) — 1141 — GARONNE (HAUTE · texte numérisé non relu

GARONNE (HAUTE-) — 1141 — GARONNE (HAUTE

L'instruction des conjoints se trouve dans une situation analogue.

Nombre de conjoints, sur 100, ayant signé leur acte de mariage.

Années

Hommes

Femmes

Hommes et femmes

Écoles normales et cour s normaux. — Une école normale d'instituteurs a été fondée à Toulouse en 1833. Elle contient actuellement 69 élèves auxquels l'enseignement est donné par le directeur, cinq maîtres adjoints et neuf professeurs externes. M. l'inspecteur général H. Le Bourgeois, qui a inspecté en 1881 le département de la Haute-Garonne, s'exprime ainsi au sujet de l'école normale de Toulouse : « C'est, sans contredit, le plus important établissement d'instruction primaire de l'académie, et c'est un de ceux dont j'ai eu à dire le plus de bien. L'esprit en est excellent; le personnel enseignant a été recruté parmi les professeurs les plus distingués de la faculté des lettres, de la faculté de droit, du lycée... » L'école normale d'instituteurs a obtenu, en juillet 1880, 17 brevets simples en troisième année et 9 en seconde, plus 2 brevets complets. En mars 1881, les 10 élèves restants de troisième année ont obtenu le brevet élémentaire.

Le département de la Haute-Garonne possède depuis 1871 un cours normal d'institutrices installé à Cintegabelle et dirigé par la congrégation des filles de La Croix de Lavaur. Cet établissement fournit, chaque année, 5 institutrices au département. A la session de juillet 1880, sur 5 élèves du cours normal, 4 ont obtenu le brevet élémentaire et 3 d'entre elles ont eu en outre le brevet supéieur; à la session de mars 1881, les 5 élèves de seconde année ont été admises au brevet élémentaire et l'élève restante de troisième année a obtenu les deux brevets.

« Les filles de la Croix ont rendu, dit l'inspecteur d'académie, d'utiles services au département, et les cinq institutrices qui sortent chaque année de cette communauté peuvent compter parmi les institutrices les mieux préparées à l'enseignement. »

Le cours normal d'institutrices de Cintegabelle va être prochainement remplacé par une école normale dont le Conseil général a voté la création dans sa séance du 27 août 1880. L'emplacement de la nouvelle école a été choisi : elle aura son siège à Toulouse, quartier Saint-Cyprien, et les plans qui sont à l'étude comportent un aménagement suffisant pour 72 élèves.

Le nombre des brevets de capacité délivrés de 1833 à 1881 a été le suivant :

Instituteurs.

364 brevets élémentaires, 40 brevets supérieurs. 504 — obligatoires, 21 — complets. 559 — — 209 — facultatifs

ou complets.

100 — élémentaires, 23 — supérieurs.

Institutrices.

63 brevets élémentaires, 6 brevets supérieurs.

obligatoires, 55

— élémentaires,

— complets,

— facultatifs ou complets.

— supérieurs.

Le nombre des candidats au brevet de capacité élémentaire, pour les trois sessions de 1881, a été de :

Aspirants laïques : 155; admis 86, soit 55,5 0/0„ — congr. : 61 ; — 14, — 23 0/0. Aspirantes laïques : 242 ; — 181, — 74,8. — congr.: 42; — 24, — 57,1.

Les aspirants des deux catégories réunies ont passé dans la proportion de 46,3 0/0, et les aspirantes dans la proportion de 72,2 0/0. La proportion des admis par rapport aux examinés, pour toute la France, est de 49,9 0/0 pour les aspirants, et de 62,2 0/0 pour les aspirantes. D'où il résulte que le département de la Haute-Garonne se trouve au-dessus de la moyenne générale pour les aspirantes, mais reste au-dessous pour les aspirants.

Salles d'asile. — La ville de Toulouse n'a aucune salle d'asile publique ; elle en possède 14 libres recevant 3 218 enfants. Ce n'est pas beaucoup pour une population de 131 642 habitants. En 1837, le département en comptait 5 ; en 1850, 15 ; en 1863, 22; en 1867, 22, et 36 en 1877. Le nombre des élèves reçus dans les salles d'asile était de 602 en 1837, de 1 193 en 1850, de 3 510 en 1863, de 3,511 en 1867, et de 4 756 en 1877. Les états de situation pour l'année scolaire 1880-81 donnent 45 salles d'asile avec 5,751 élèves ; 10 d'entre elles sont des établissements communaux, tous congréganistes ; les 35 salles d'asile libres sont dirigées : 4 par des directrices laïques (elles reçoivent 106 enfants seulement), et 31 par des directrices congréganistes recevant 4 401 élèves.

« Le nombre des salles d'asile est fort insuffisant, dit dans son rapport M11' Baillât, inspectrice départementale. Beaucoup de communes où la population est assez agglomérée pour qu'une salle d'asile rendît de sérieux services en sont encore privées. Et on peut dire que là où il y en a, elles donnent des résultats bien au-dessous de ceux qu'on devrait obtenir.

» Les causes en sont multiples. Hors de Toulouse, les locaux et le matériel sont plus ou moins incomplets, défectueux... Parfois ce sont de vrais taudis où il n'y a aucune forme de salles d'asile, aucun matériel, rien qui facilite l'éducation du premier âge. Certaines salles d'asile communales sont au nombre des plus mal partagées. A Toulouse , quelques locaux ont été améliorés, mais il reste encore beaucoup à faire pour que tous soient satisfaisants.

» La plupart des directrices ont, pour l'enseignement de la lecture, adopté la phonomimie... Le plus souvent elles l'appliquent mal et justifient presque le reproche que l'on a fait à cette méthode de former des petits singes.

» La leçon de choses est faite rarement et dans peu de salles d'asile, et presque toujours sans les objets nécessaires à l'intelligence de la leçon.

» Il y a cependant quelques progrès à constater... Mais, en définitive, les salles d'asile où l'on songe à ouvrir l'intelligence des enfants sont très peu nombreuses.

»> Les progrès sont plus sensibles en ce qui concerne la tenue des enfants et la propreté. J'ai cependant trouva trois ou quatre fois des enfants ayant les pieds nus. »

Cours d'adultes. — Voici la statistique des cours d'adultes depuis 18o3 :

Nombre des cours

Nombre des auditeurs

Hommes Femmes Hommes Femmes

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