HAMEAU (ÉCOLES DE) — 1239 — HAM1LTON (ELISABETH
Les écoles se composentde sept classes. Le chiffre normal d'élèves par classe est fixé à 50. Quelques écoles possèdent en outre des classes supérieures, destinées aux élèves qui désirent pousser plus loin leurs études.
L'instruction primaire est obligatoire, mais elle n'est gratuite que pour les indigents. L'âge de la fréquentation obligatoire est de six à quatorze ans.
Une école normale d'instituteurs a été fondée en 1872. Le cours d'études y dure trois ans. Pour la préparation des institutrices, des cours spéciaux ont été institués à partir de 1870.
Les directeurs d'école reçoivent un traitement variant de 3000 à 4400 marks, avec le logement en sus. Les autres instituteurs sont partagés en deux classes, dont la première touche un traitement de 2200 à 3350 marks, la seconde un traitement de 1750 à 2500 marks.
L'autorité scolaire supérieure {Oberschulbehorde) est un comité formé de trois membres du Sénat, de six membres élus par la bourgeoisie, de deux délégués du ministère, d'un représentant de l'enseignement classique et d'un représentant de renseignement scientifique et commercial, nommés par le Sénat, de l'inspecteur scolaire (Schulrath), du directeur de l'école normale, et de deux députés du synode scolaire. Cette autorité est chargée de l'administration de la Gelehrteschule et de la Realschule du Johanneum, de l'école normale, de l'école industrielle {Gewerbeschuh) , et de toutes les autres écoles publiques, ainsi que de la surveillance des écoles privées. C'est elle qui nomme les professeurs et instituteurs de tous les établissements d'instruction publique. Il existe en^ outre, dans chacun des six districts scolaires del'Ëtathambour geois, une commission scolaire {S' h ul commission) chargée de la surveillance des écoles, et qui délègue auprès de chaque école un inspecteur spécial (Vorstand).
Le synode scolaire se compose des directeurs et instituteurs de toutes les écoles primaires publiques, et des directeurs des écoles primaires privées. Il donne son préavis à l'autorité scolaire supérieure sur les questions que celle-ci lui soumet.
Il y a dans l'État de Hambourg 25 écoles primaires avec 224 classes et 10 745 élèves (5629 garçons et 511G filles). On y compte en outre 87 écoles privées avec 10 837 élèves. Cela fait un total de 21 582 enfants fréquentant une école primaire, sur une population de 350 000 habitants. Il existe en outre à Hambourg 8 jardins d'enfants, qui sont tous des établissements privés, et un certain nombre de salles d'asile ou Warteschulen.
HAMEAU (Écoles de).— Les écoles de hameau répondent à un besoin des populations rurales. Il en existait un petit nombre sous le régime de la loi du 15 mars 1850, qui imposait aux communes l'obligation d'entretenir « une ou plusieurs écoles primaires » (art. 3(i). Mais une disposition aussi générale était insuffisante pour amener les municipalités à créer toutes les écoles que l'étendue du territoire des communes pouvait rendre nécessaires. Par économie ou pour d'autres raisons locales, il n'était pas donné satisfaction au vœu des populations éloignées du chef-lieu communal. « Leur réclamation ne trouvait pas d'écho au sein des conseils municipaux pris souvent tout entiers dans la partie de la commune qui n'était pas en souffrance. L'administration avait beau leur rappeler que la loi oblige les communes à entretenir une ou plusieurs écoles primaires, ils restaient sourds à des recommandations qui n'étaient appuyées d'aucune mesure coercitive. » (Circulaire du 12 mai 18ti7.)
L'article 2 de la loi du 10 avril 1867 a mis un terme à cette fâcheuse situation. En vertu de cet article, « le Conseil départemental détermine, sur
l'avis du conseil municipal, le cas où, à raison des circonstances, il peut être établi une ou plusieurs écoles de hameau dirigées par des adjoints ou des adjointes » (§ 4).
Les décisions prises par le Conseil départemental sont soumises à l'approbation du ministre de l'instruction publique (§ 5).
Par son article 3, la loi du 10 avril 1807 assure à l'instituteur et à l'institutrice adjointe dirigeant une école de hameau « un local convenable, tant pour leur habitation que pour la tenue de l'école, un mobilier de classe et un traitement. ■
De plus, aux termes de l'article 5, le traitement des adjoints et adjointes tenant une école de hameau était déterminé par le préfet, sur l'avis du conseil municipal et du Conseil départemental.
La loi du 10 juillet 1875 a remplacé ces dernières dispositions par une fixation précise : aux termes de l'article 1er, les traitements minima sont fiixés:
Pour les instituteurs adjoints chargés d'une école de hameau à s 0 fr.
Pour les institutrices adjointes à (50 fr.
Le § 4 de l'article 2 de la loi du 10 avril 18o7 avait donné lieu à des divergences d'interprétation. On avait, à différentes époques, discuté le sens du terme école de hameau.
En l'absence d'une définition précise, l'administration avait classé parmi les écoles de hameau toute école située dans une section de commune. Cette interprétation, quelque logique qu'elle fut, avait pour résultat de faire naître des situations défavorables aux intérêts bien entendus de l'enseignement. Les adjoints chargés des écoles de sections importantes demandaient à passer dans des écoles de chefs-lieux communaux, puisque, à cette condition, ils pouvaient devenir titulaires, et il s'ensuivait des changements réitérés très préjudiciables aux études. C'est d'après ces considérations qu'a été rendu le décret du 10 octobre 1881, ainsi conçu :
« Art. 1er. — Toute école établie dans une section de commune qui aura reçu pendant l'année 25 élèves de cinq à treize ans, sera considérée comme école ordinaire, et l'instituteur-adjoint ou l'institutrice-adjointe qui la dirigera sera élevé au rang d'instituteur ou d'institutrice, pour jouir des avantages attachés à ce titre.
» Art. 2. — L'école ainsi classée ne pourra, en cas de diminution de l'effectif scolaire, être replacée au rang d'école de hameau qu'en vertu d'une décision du Conseil départemental. »
La création des écoles de hameau est d'ailleurs soumise aux mêmes règles que celle des autres écoles primaires publiques. [B. Turlin.]
HAMILTOIS (Elisabeth). — Miss Elisabeth Hamilton, née en 1758, à Belfast en Irlande, morte à Harrowgate, le 23 juillet 181(i, resta orpheline de bonne heure et fut recueillie par son oncle qui lui fil donner une éducation sérieuse, et lui laissa sa fortune en mourant. Affranchie ainsi der soucis matériels de la vie, miss Hamilton se consacra à l'éducation de deux jeunes filles qui lui avaient été recommandées, et comme elle voulais s'acquitter consciencieusement de cette tâche difficile, elle s'efforça d'observer en ses élèves la marche du développement des facultés humaines et de rechercher le moyen le plus propre à le favoriser. Quand elle se crut assez sûre d'ellemême et qu'elle eut réuni assez d'arguments à l'appui de sa cause, elle résuma ses travaux dans un ouvrage intitulé Lettres sur les principes élémentaires de l'Education, où elle exposa non pas des règles, mais les principes sur lesquels elle fonde l'éducation. « On s'attache trop aux règles, dit-elle, sans rechercher les motifs qui les ont dictées, et leur application, devenue mauvaise, conduit souvent dans une fausse route. » Tout,