‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 54 sur 547 · ARITHMOMETRE OU MACHINE A CALCULER · texte numérisé non relu

ARITHMOMETRE OU MACHINE A CALCULER

— N'ayant pas à parler dans ce Dictionnaire des machines de grand prix à l'usage des géomètres,

des industriels, des banquiers, des architectes ou des savants, telle que l'arithmomètre de M. Thomas (de Colmar), nous nous bornons à renvoyer pour les arithmomètres d'école primaire aux mots Abaque et Boulier.

En Belgique, on s'est appliqué dans ces dernière» années à construire sous le nom d' arithmomètres des appareils facilitant l'étude complète de la numération et du système métrique, et par conséquent représentant en nature non-seulement des longueurs linéaires, mais des surfaces et des volumes. Les plus connus sont ceux de MM. Pétry, Tecquienne, Colin, Arens, Féron, et surtout celui de M. Martinot, instituteur à Nismes (Namur). Voici le principe de dernier : Les unités simples sont représentées par mille petits cubes d un centimètre de côté; les dizaines par une rangée de 10 de ces petits cubes, en forme de réglette; les centaines par dix réglettes ou une planchette de cent cubes. Le mille est figuré par le décimètre cube. Il est facile, avec cet ingénieux appareil, de faire exécuter de visu des calculs relativement trèscompliqués sur ces cubes et ces parallélipipèdes, au lieu d'opérer sur les chiffres. Rappelons seulement les réserves que nous croyons devoir faire (V. Boulier) à l'emploi trop prolongé de l'enseignement par les yeux.

ARMÉE (Enseignement dans 1'). — Pour la FRANCE et la Belgique, V. Ecoles régimentaires (p. 780) et Enfants de troupe.

Angleterre. — C'est en 1811 que le duc d'York introduisit dans l'armée anglaise un système d'instruction élémentaire pour les soldats et pour leurs enfants (on sait que, dans l'armée anglaise, beaucoup de soldats ont une famille) .

Les instituteurs pour l'armée sont formés dans une école normale fondée en 1846 à Chelsea, et à laquelle est attachée une école modèle pour les exercices pratiques. L'instruction des élèves-instituteurs dure un an et demi : un an à l'école normale, et six mois à l'école modèle; l'école normale est ouverte aux jeunes gens, soit militaires, soit civils, âgés de 20 à 25 ans, qui réussissent à l'examen de concours pour les admissions, examen qui a lieu tous les six mois. Les matières enseignées à l'école normale de Chelsea sont l'arithmétique, la géométrie (les 4 premiers livres d'Euclide), l'algèbre, les logarithmes, la trigonométrie, l'histoire sainte, la grammaire, la géographie, l'histoire d'Angleterre, l'histoire de l'Inde anglaise et des autres colonies britanniques, la calligraphie, la chimie, le dessin, la musique et la lecture.

Les écoles de régiment sont destinées, les unes aux enfants, les autres aux adultes.

A chaque brigade d'artillerie, à chaque régiment de cavalerie, et à chaque bataillon d'infanterie, sont attachés un instituteur et une institutrice, pour l'éducation des sous- officiers et soldats et de leurs enfants. A l'instituteur sont adjoints un certain nombre d'aides-soldats, à proportion du chiffre des adultes et des soldats auxquels il doit donner l'enseignement ; l'institutrice a aussi des aides, prises d'ordinaire parmi les élèves les plus âgées. Lorsque des troupes sont détachées de leurs régiments en brigades, on forme des écoles de détachement dirigées par des aides salariés; ces écoles restent sous la surveillance de l'instituteur attaché au quartier général. Toutes les écoles de régiment et écoles détachées éparses sur le territoire du vaste empire britannique, sont placées sous l'autorité du directeur général de l'éducation militaire, qui a sous ses ordres un inspecteur des écoles de l'année, des inspecteurs-adjoints, et des sous-inspecteurs. Les écoles sont inspectées deux fois par an par le sous-inspeetcur du district dans lequel sont stationnés les régiments, et rapport est fait par le sous-inspecteur a l'inspecteur en chef. Les sous-inspecteurs sont choisis dans les rangs des

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