CHEF-LIEU
CIRCONSCRIPTION
Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Corse {un vice-rpcteur
Besançon ....
Bordeaux. .. .
Chambéry....
Clermont ....
Montpellier . .
Poitiers
réside à Ajaccio), Var, Vaucluse.
Alger, Oran, Constantine.
Doubs, Jura, Haute-Saône, territoire de Bel fort.
Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et- Garonne, Basses- Pyrénées.
Calvados, Eure, Manche, Orne, Sarthe, Seine -Inférieure.
Savoie, Haute-Savoie.
Allier, Cantal, < onèze, Creuse, Haute- Loire, Puy-de-Dôme.
Aube, Côte-d'Or, Haute-Marne, Nièvre, Yonne.
Aisne, Ardennes, Nord, Pas -de Calais, Somme.
Hautes-Alpes, Ardèche, Drôme, Isère.
Ain, Rhône, Loire, Saône-et-Loire.
Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées- Orientales.
Meuse, Meurthe-et-Moselle, Vosges.
Cher, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loiret, Marne, Oise, Seine, Seine-et- Marne, Seine et-Oise.
Charente, Charente-Inférieure, Indre, 1 Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne, Haute-Vionne.
Côtes-du-Nord, Finistère, llle-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan.
Ariége, Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et- Garonne.
Chaque académie est administrée par un recteur, assisté d'autant d'inspecteurs d'académie qu'il y a de départements dans la circonscription (L. 14 juin 1854, art. 2), sauf pour l'académie de Paris, au chef-lieu de laquelle sont attachés huit inspecteurs (Décr. 22 août 1854.)
Le ministre de l'instruction publique exerce les fonctions de recteur de l'académie de Paris; il est assisté d'un vice-recteur. (Décr. 22 août 1.^54.)
L'inspecteur d'académie délégué en Corse a le titre de vice-recteur et est placé sous les ordres du recteur de l'académie d'Aix. (Décret du 29 août 1860.) a .
11 y a au chef-lieu de chaque académie un conseil académique* et au chef-lieu de chaque département un conseil départemental *, (L. 14 juin 1854, art. 3 et 5.)
Le local de l'académie, le mobilier du conseil académique et des bureaux du recteur 3ont fournis par la ville chef-lieu. (76. art. 10.) En effet, les intérêts du service exigent « que le rectorat ait un siège fixe et indépendant des changements de personnes ou des convenances particulières ». Il importe à la dignité des fonctions du recteur, « comme à la prompte expédition des affaires, qu'il n'ait point d'autre habitation que le siège môme du rectorat. » (Cire. 19 août 1*54.)
Le nombre des académies avait été fixé à 26 par le décr. du 17 mars 18<>8; il fut réduit à 17 (sous le nom d'universités) par l'ord. roy. du 17 févr. 1815 les mêmes qu'aujourd'hui, sauf celles d'A:,gers et de Bourges en plus, de Chambéry et d'Alger en moins).
La loi du 15 mars 1850, art. 7, décida qu'une académie serait établie dans chaque département. Ces académies départementales ont existé jusqu'à la loi du 14 juin 1854, qui a établi l'organisation actuelle
[L. Armagnac]
ACCENTUATION. — L'étude des accents — accent tonique, accent grammatical, accent oratoire,
accent provincial, — occupe aujourd'hui une place importante dans l'enseignement de la langue. Les travaux de Diez et de ses disciples Gaston Paris, A. Brachet, pour ne parler que des Français, bien qu'appartenant à la philologie savante, commencent à exercer leur influence même sur l'enseignement élémentaire. On trouvera dans notre IIe Partie une suite de leçons et d'exercices sur Y accentuation*. [B. Berger.]
ACCESSIT. — Ce mot latin, aujourd'hui si connu des enfants, veut dire : il a approché (du premier rang). Dans les autres pays où le mot est employé, en Angleterre par exemple, on ajoute même proximè accessit, c'est-à-dire il a approché le plus près ou de très près. Il n'y a pas longtemps que dans plusieurs de nos établissements d'instruction secondaire, au lieu de dire : 1er, 2e, 3e accessit, on disait : accesserunt, c'est-à-dire : ont approché.
L'emploi du mot accessit est très-ancien : il remonte évidemment à l'époque où tout l'enseignement se faisait en latin. Ce terme a sans doute été usité dans les universités du moyen âge avant de l'être dans les collèges et de descendre jusqu'aux écoles. En effet, même dans les universités, les bourses fondées par de généreux bienfaiteurs donnèrent lieu de bonne heure à des concours, où, suivant toutes les vraisemblances, après avoir désigné l'étudiant qui obtenait la bourse, on accordait, à titre de consolation, une mention honorable a celui qui venait le premier ensuite.
Nous ne répéterons pas ici ce que nous disons aux mots Prix, Récompenses, Émulation*, etc. Bornons-nous à deux points de détail relatifs à l'emploi des accessits dans l'école primaire.
D'abord nous recommandons, en principe, le maintien, sous ce nom ou sous tout autre nom plus simple, des récompenses décernées aux élèves qui tiennent honorablement le second rang. Même dans les lycées et les collèges, on a fait cent fois l'observation que les élèves qui remportent beaucoup d'accessits sont le plus souvent supérieurs, comme mérite moyen et soutenu, aux élèves plus brillants qui enlèvent un ou deux prix et n'ont pas de mention dans les branches où ils n'ont pas de prix. Il y a plus de hasard, plus d'imprévu, plus d'accidents de concours dans les prix que dans les accessits : ces récompenses plus modestes sont presque toujours le partage d'un groupe intéressant d'enfants laborieux, de bonne volonté, à qui manque peut-être l'éclat, mais non la solidité. A plus forte raison dans l'école primaire doit-on s'appliquer à encourager par des accessits suffisamment nombreux la tête de la classe; une fois le premier ou les deux premiers sujets couronnés, on se trouve en face des six ou huit élèves de qui dépend en somme le niveau moyen de la classe ; ce sont eux qui, par leur exemple, par leurs succès, par l'esprit dont ils sont animés, tiennent la classe en haleine et la font ce qu'elle est; ils tendent la main aux faibles, qui, s'ils n'avaient devant eux que l'élève de premier ordre, désespéreraient de l'atteindre et n'y essaieraient pas.
L'école primaire n'est pas un lieu destiné à mettre en lumière quelques sujets d'élite en laissant les autres dans l'ombre ; elle est faite pour profiter à tous, pour faire pénétrer dans la masse le plus généralement, le plus également et 1p. plus profondément possible l'instruction élémentaire.
Elle irait, donc contre son but en s'attachant par une prédilection même involontaire aux natures, distinguées qui priment les autres. En ce sens, l'accessit est le correctif nécessaire du prix, il étend le champ de l'émulation, il rappelle la classe primaire à sa destination véritable, il encourage non pas le meilleur élève, mais, ce qui est bien plus important, tous les bons élèves.
Nous ne craindrions donc pas, et c'est notre