‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 2)Chapitre 66 sur 547 · État actuel. — Voici le tableau de la situation · texte numérisé non relu

État actuel. — Voici le tableau de la situation

en 1877

Écoles publiques

Laïques

Congréganistes....

Ecoles libres :

Laïques

Congréganistes... .

Total.

Écoles.

Maîtres.

Elèves.

Maisons d'école. — Sur 339 maisons d'école appartenant aux communes 260 sont reconnues convenables.

Traitements. — Les traitements fixes s'élèvent à 218 046 13 ; la rétribution scolaire à 250 650 fr. 88, 1 éventuel à 93 50 1 fr. 77, la part du département ou de 1 Etat à 54 477 fr.45, et, avec l'indemnité des cours

d'adultes et les revenus divers, tels que ceux du secrétariat de mairie, du télégraphe, etc., on arrive à une somme totale de 668 248 fr., 94.

École normale et cours normal. — L'École normale d'instituteurs, créée par ordonnance royale du 18 août 1833, ouverte le 25 ma. s 1834, a reçu jusqu'à ce jour 564 élèves-maîtres. Le cours normal d'institutrices diiigépar des religieuses (Dccis. a février 18G1) entretient 9 boursières et une cinquantaine de pensionnaires libres.

Salles d'asile. — 20 salles d'asile, dont 14 publiques et 6 libres, et toutes ayant à leur tête d's directrices congréganistes, reçoivent environ enfants. Les garderies sont assez nombreuses, et il y a quelques crèches.

Pensionnats. — Les pensionnats primaires de jeunes filles sont au nombre de 36, savoir 1 1 laïques, dont 1 protestant établi à Narbonne, et 25 congréganistes. On y trouve 1U07 pensionnaires, soit 268 pour les laïques et 739 pour les congréganistes.

Congre;/ ations enseignantes. — Deux congrégations de religieuses enseignantes ont leur siège, l'une, celle des sœurs de la Sainte-Famille, àPezens canton d'Alzonne), l'autre, celle des religieuses de Mailhac, à Mailhac (canton de Ginestas). La première a été fondée en 18:53 par Msr de Gualy, évoque de Carcassonne ; 120 de ses religieuses exercent les fonctions d'institutrice dans le département de l'Aude et 26 dans d'autres départements. La seconde date del8i9; elle compte 46 religieuses, dont 42 exercent dans le département de l'Aude.

Institutions relatives à l'agriculture. — La Société centrale d'agriculture de l'Aude; les Comices agricoles de Castelnaudary, Limoux et Narbonne ; la commission centrale de météorologie siégeant à Carcassonne ; la ferme-école de Besplas, établie dans l'arrondissement de Castelnaudary, et qui, depuis 1847, forme d'habiles régisseurs et de bons ouvriers agricoles.

Presse périodique. — 7 journaux politiques, dont 4 paraissant à Carcassonne et 3 à Narbonne, soit une fois, soit deux fois par semaine ; fi journaux non politiques publiés à Carcassonne, Narbonne et Limoux, sans compter le Bulletin départemental de V instruction primaire, fondé en mai 187(J, et qui publie H) numéros par an.

60 sociétés de secours mutuels, parmi lesquelles 25 autorisées. Celle des instituteurs et institutrices publics et libres de l'Aude remonte à 1865. — 3 Sociétés de charité maternelle.

Sociétés. — 2 sociétés savantes existent dans le département : la Société des Sciences et Arts de Carcassonne, fondée en 1830, et la Com?nission archéologique de Narbonne, fondée en 1853, et dont les travaux sont limités aux questions qui intéressent la ville et l'arrondissement.

Bibliothèques et musées. — Les bibliothèques publiques de Carcassonne, Castelnaudary et Narbonne comptent : la première 20 000, la seconde 90 000, et la troisième 12 000 volumes .

Le Musée de Carcassonne a une certaine importance ; celui de Narbonne, établi dans l'ancien palais des archevêques, peut être cité parmi les beaux musées de province. A ce dernier sont annexées d'assez riches collections archéologiques, débris de l'antique splendeur de la métropole galloromaine.

Monuments historiques. — Les instituteurs soucieux d'instruire leurs élèves dans l'histoire locale ou générale ont mieux encore que ces musées à leur disposition. Ils leur feront voir quelques-uns des remarquables monuments historiques que possède le département ; à Carcassonne, l'enceinte de la Cité, vieil oppidum gaulois remanié par les Romains, les Visigoths, les Mérovingiens, les seigneurs franks, vassaux des rois d'Aragon et des comtes de Toulouse, et les Capétiens, modèle unique de l'art militaire au moyen âge ; et dans

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