AUTEURS
AUGMENTATION (Taux et périodes réglementaires d'). — V. Traitements.
AUGUSTIN (Saint). — V. Pères de l'Eglise. AUMONIERS DES ÉCOLES NORMALES ETU-
MAUiES. — Les aumôniers des écoles normales primaires sont nommés par le ministre, sur la présentation du recteur et après accord préalable entre ce fonctionnaire et l'autorité diocésaine (Décr. 2 juillet 1806, art. 2 et 7).
« Il est désirable que l'aumônier réside dans l'intérieur de l'école normale primaire, afin qu'il puisse, indépendamment des exercices et de l'enseignement religieux proprement dit, concourir à l'éducation des élèves-maîtres. » (Cire. 24 avril 1851.)
Les aumôniers sont répartis en trois classes, et les traitements affectés à chaque classe sont fixés ainsi qu'il suit:
lre classe de 1600 à 2000 2e — 1100 à 1500
(Décr. 1er avril 1872.) La 3e classe se compose des ecclésiastiques qui, occupés du ministère, ne donnent aux écoles normales qu'un certain nomrbe d'heures. Cette classe est fort peu nombreuse.
Ils peuvent être admis à la table commune, sur leur demande, et moyennant une pension dont le prix est égal à celle des élèves-maîtres et ne peut subir aucune réduction pour cause d'absence, môme pendant les vacances, qui sont facultatives (Décr. 26 décembre 1855, art. 20).
[L. Armagnac]
AUSTRALIE. — Ce pays est, avec le Haut Canada, au premier rang des colonies européennes pour l'instruction publique et spécialement pour l'instruction moyenne des populations. Les progrès des institutions scolaires ont suivi ceux de la colonisation, qui sont pourtant d'une étonnante rapidité.
Pour donner un aperçu de l'organisation de l'instruction primaire dans ces contrées, il faut presque prendre à part chacune des provinces ; chacune d'elles en effet forme une colonie indépendante, chacune a sa législation scolaire et ses institutions spéciales. Le seul point commun que présente leur organisation est que l'instruction publique est dirigée par un conseiFou board d'éducation nommé par le gouvernement. Ce conseil est chargé d'entretenir complètement les écoles publiques et d'en subventionner d'autres sous certaines conditions déterminées. [Education Acts 1872 et années suivantes).
Nouvelle-Galles du Sud. — Cap. Sidney. 55 districts. — Environ 617 000 habitants ou 1 habitant par 10 kilomètres carrés, (d'après Bagge, Tables statistiques). — Système scolaire analogue à celui de l'Angleterre. Le Council of éducation entretient directement un millier d'écoles environ, avec un personnel enseignant d'environ neuf cents instituteurs et de cinq à six cents institutrices ; la plupart sont des écoles publiques, les unes permanentes, les autres de demi-temps ; les écoles confessionnelles, au nombre de 200 environ, appartiennent presque par moitiés égales à l'Église d'Angleterre et à l'Église romaine, quelques-unes aux presbytériens et aux wesleyens. Les derniers documents publiés portaient à 110 000 élèves (dont près de 58 000 garçons) la population scolaire de la colonie, soit 1 élève par 6 hab ., ou presque 18 élèves pour 100 hab. — L'instruction n'est pas gratuite : la rétribution scolaire couvre environ le tiers de la dépense.
Queensland. — Cap. Brisbane. — Population, 17;>000 Européens, ou 1 habit, par 10 kil. carrés — Ce pays se rapproche plus des institutions américaines. L'instruction est gratuite; les écoles reçoivent comme aux États-Unis des dotations territoriales qui sont remises au Board of éducation. Il y a plus de 200 écoles publiques (environ 30 000 élèves)
lre Partie.
et une soixantaine d'écoles privées (2000 élèves); soit en moyenne près 19 élèves par 100 habitants.
Australie méridionale. — Cap. Adélaïde. — 213 000 Européens ou 2 hab. par 10 kil. carr. — Il existe un Central board of ede cation avec 3 inspecteurs ; on comptait 320 écoles en 187 i avec 17 000 élèves environ, soit une moyenne de 8 élèves pour 100 habit.
Australie occidentale. — Cap. Perth. — 27 000 hab., ou 2 hab. par 100 kil. carrés. — L'instruction primaire est régie par un Elemejitarij éducation Act calqué sur celui de M. Forster (V. Angleterre). Un central board nommé parle gouvernement et des Local boards nommés par les électeurs surveillent les écoles publiques élémentaires et patronnent à titre d'écoles subventionnées (assisted) celles qui se soumettent à l'inspection civile et sont rigoureusement non confessionnelles. Les comités locaux peuvent déclarer l'instruction obligatoire : plusieurs l'ont fait.
Dans les écoles publiques le seul exercice religieux admis par la loi est la lecture de la Bible sans commentaire. Il existe une centaine d'écoles sous la direction du Board, avec un effectif de 3 à 4000 élèves.
Victoria. — Cap. Melbourne. — 840 000 hab. (3 habit, par kil. carré). — Ce pays est la première des colonies anglaises où ait été adopté par la loi et effectivement appliqué le triple principe de l'instruction gratuite, obligatoire et laïque. Les maîtres reçoivent des pi*imes* comme en Angleterre, suivant les succès de leurs élèves. On comptait en 1874 environ -2000 écoles, 4300 maîtres, 162 000 élèves, soit près de ^0 élèves par 100 hab. Ces chiffres, déjà si beaux, ont été dépassés depuis.
Tasmanie. — Cap. Hobart-Town. 103 000 habit. (3 hab. par kil. carré). — Instruction obligatoire. ]50 élèves en 1874 avec 110 instituteurs, 120 institutrices et 12 000 élèves.
Nouvelle-Zélande. — Cap. Auckland. — 400000 hab. (14 hab. par 10 kil. carrés). — Chaque province a son régime scolaire, les unes n'admettant comme écoles publiques que les écoles non confessionnelles, les autres subventionnant les écoles des différents cultes. Progrès très-marqués dans ces dernières années; 500 écoles communes en 1874; 200 établissements privés ou d'enseignement intermédiaire ; environ 42 000 élèves.
AUTEURS OU ÉDITEURS. — Aux termes de l'art. 56 de la loi de 1850, il doit être ouvert, chaque année, au budget du ministère de l'instruction publique, un crédit pour encourager les auteurs de livres ou de méthodes utiles à l'instruction primaire. Ce crédit figure au chapitre 36 du budget, art. 7.
L'art. 4 de la loi du 19 mars 1873, rappelant les principales prescriptions de l'art. 5 de la loi de 1850, porte que le conseil supérieur est nécessairement appelé à donner son avis sur les livres qui peuvent être introduits dans les écoles publiques et sur ceux qui doivent être défendus dans les écoles libres, comme contraires à la morale, à la Constitution et aux lois.
En conséquence, l'arrêté du 22 juillet 1873 a rétabli la commission d'examen des livres classiques*, instituée le 26 décembre 1858 et supprimée le 11 janvier 1865. Cette commission se compose des inspecteurs généraux des trois ordres et de membres nommés par le ministre ; elle se partage en trois sections : des lettres, des sciences et des sciences morales.
Jusqu'ici le conseil supérieur de l'instruction publique n'a approuvé aucun livre ; il s'est borné à interdire les ouvrages qui lui ont été signalés par la commission d'examen comme contraires à la morale, i\ la constitution et aux lois. Le rôle que le conseil se réserve, en cette déli-