MUSCLES
— I3(il — MULTIPLICATION
Rhin, dans les universités allemande! se formenl de libres associations d'étudiants, dont l'esprit el les tendances annoncent la Réforme.
Le mouvement littéraire du xve siècle vient apporter encore des force* nouvelles aux idées démocratiques. L'imprimerie, répandue déjà avant lî.">:i, est un agent de progrès, le plus rapide et le plus sûr que les hommes aient jamais connu. Plus de. morcellement connue dans les temps passés, plus de pouvoirs locaux, plus d'idées locales. Le domaine des esprits b' étend; l'intelligence des hommes, mieux cultivée, deviendra plus lihérale p.t plus haute. La Ilonaissance fera aimer la liberté. La politique aussi est simplifiée. D'un côté se dressent les rois, qui marchent vers le despotisme personnel, de l'autre les peuples qui obéissent et souffrent, mais qui rêvent déjà d'indépendance. [L.-G. Gourraigne.]
MOYENNE PROPORTIONNELLE. — V. Lignes proportionnelles.
MUSCLES. — Zoologie et Physiologie. XXXVI. — Définition. — Les muscles sont des organes fibreux qui, sous l'influence de la volonté, ou d'excitations étrangères à celle-ci, sont capables de se raccourcir dans le sens de l>urs libres et provoquent les mouvements des parties auxquelles ils sont insérés.
Diverses espèces de muscles. — Il y a deux groupes principaux de muscles : 1° les muscles à fibres striées; 2° les muscles à fibres lisses.
Le premier groupe se subdivise lui-môme en doux catégories de muscles, ceux qui s'insèrent sur les os et font mouvoir les pièces du squelette en obéissant à la volonté, et ceux qui forment la paroi charnue du cœur et déterminent, en se contractant, la dilatation et la contraction de ce viscère.
Le groupe des muscles à fibres lisses comprend ceux qui sont annexés aux viscères (le cœur excepté), et les mettent en mouvement en se raccourcissant indépendamment de la volonté.
Muscles a.fibkes striées. — 1° Muscles du squelette. — Ils sont constitués par la juxtaposition d'un très grand nombre de filaments microscopiques appelés fibrilles musculaires, ayant yp de millimètre environ, et tous dirigés dans le même sens, ou bien pouvant diverger par faisceaux, ou bien encore pouvant devenir concentriques et constituer un anneau circulaire autour de certaines ouvertures. La fibrille musculaire est coupée transversalement par des bandelettes alternativement blanches et rouges, d'où résulte leur aspect strié. Les fibrilles, se groupant en faisceaux, constituent les fibres musculaires dont la réunion forme le muscle tout entier ; celui-ci est recouvert par une membrane appelée aponévrose, très résistante, luisante, qui se replie dans son intérieur pour déterminer des cloisons séparant des groupes de fibres.Sur l'aponévrose s'insèrent les fibrilles musculaires, et cette membrane se continue à chaque extrémité du muscle par un ligament fibreux, le tendon, dont les éléments sont aussi en continuité avec les fibres musculaires. C'est par l'intermédiaire des tendons que les muscles s'attachent au périoste (gaine fibreuse des os). On conçoit dès lors que du raccourcissement simultané de toutes les fibres musculaires, il résulte des tractions sur les pièces articulées du squelette, et que celles-ci puissent exécuter des mouvements. Lorsque les muscles entrent en jeu, leur température augmente, et ils transforment une grande quantité de sang artériel en sang veineux. Ces organes sont sous la dépendance des nerfs rachidiens. Lorsque l'on coupe un nerf qui se rend à un muscle, celui-ci perd la faculté de se mouvoir volontairement.
Les muscles de la vie animale, ceux que nous venons d'étudier en général, recouvrent ordinaire-
ment les os; dans la région du tronc, ils constituent les parois charnues des cavités thoracique el abdominale. Sur les membres, ils sont groupi i par faisceaux musculaires, ne délimitanl pas d •
cavité. Dans les intestins, ils couvrent les vais- Beaux et les nerfs; ils sont recouverts par la peau, qui, au niveau de certains intervalles musculaires (bouche, nez, anus), se modifie en muqueuse pour former la membrane qui tapisse intérieurement la surface des viscères.
2° Muscles du cœur. — La couche musculaire du cœur est formée de fibrilles musculaires Btriées, plus fines que celles des muscles ordinaires, présentent do plus un caractère qu'elles ont de commun avec celles de la langue, d être anastomosées, c'est-à-dire d'ôtre réunies entre elles par de petites branches transversales et obliques.
Muscles a fibres lisses. — Jamais ils ne sont soumis à la volonté; ils se contractent sous l'influence de filets nerveux appartenant au système nerveux de la vie organique, et sont généralement situés dans les parois des viscères. Dans l'intestin en particulier, ils forment une couche superposée à la muqueuse, composée défibres longitudinales, coupées perpendiculairement par des fibres transversales : au niveau de l'estomac s'ajoutent des fibres obliques. Les fibres ont -fa à ^ de millimètre de longueur; leur diamètre le plus grand est eu moyenne de -j^jô de millimètre; elles sont fusiformes, blanches, et présentent un noyau allongé dans leur région centrale. [G. Philippon.]
MULTIPLICATION. — Arithmétique, VI- VIII. — 1. — On rencontre, dans l'addition, un cas particulier remarquable : c'est celui où tous les nombres à additionner sont égaux. Soit proposée cette addition :
On voit qu'ici l'opération a pour but de répéter
7 fois le nombre 658 ; elle prend alors le nom de multiplication. Le nombre 658 que l'on répète s'appelle le multiplicande; le nombre 7, qui indique combien de fois on répète le multiplicande, s'appelle le multiplicateur, et le résultat de l'opération porte le nom de produit. Le multiplicande et le multiplicateur sont les deux facteurs du produit. En faisant l'addition à la manière ordinaire, on reconnaît que 658 multiplié par 7 donne pour produit 4606. Mais l'opération peut se faire d'une manière plus simple. On remarque, en effet, que la colonne des unités renferme 7 fois le chiffre
8 ; le résultat de l'addition de cette colonne est donc le résultat de la multiplication de 8 par 7. De même, la colonne des dizaines renferme 7 fois le chiffre 5; et l'addition de cette colonne a pour résultat le produit de 5 par 7. On verrait de même que le résultat de l'addition de la colonne des centaines est le produit de 6 par 7. Si donc on savait d'avance les produits des nombres 8, 5, 6 par 7, l'opération se trouverait abrégée; on dirait : 7 fois 8 font 56, je pose 6 et retiens 5 ; — 7 fois 5 font 35, et 5 de retenue font 40, je pose 0 et retiens 4 ; — 7 fois 6 font 42, et 4 de retenue font 46, je pose 6 et avance 4, ce qui donne bien 4606.
La même simplification se présenterait, toutes les fois que le multiplicateur ne dépasse pas 0, si l'on savait par cœur les produits des nombres d'un chiflVe par lesnombres d'un chiffre. Ces produits sont réunis dans le tableau ci-dessous, au-