I" TRIMESTRE
(Octobre, novembre et décembre.)
Récapitulation rapide des matières de la lrt année. Intervalles. Intervalles simples et redoublés, leur
composition, leurs renversements.
Gamme majeure. Sa constitution, le tétracorde,
gammes en dièses, gammes en bémols.
Mesures à| et à ^
— Signes de reprise, renvoi, point d'orgue,
point d'arrêt.
Dictée d intonation et de durée, orale et écrite simultanément, en rapport avec les exercices du trimestre.
Chœurs à 2 ou 3 voix, selon le degré d'avancement des élèves.
2e TRIMESTRE.
(Janvier, février et mars.)
Gamme mineure. Sa constitution; gammes relatives.
— La double croche, la triple croche et la
quadruple croche, ainsi que les silences équivalents.
— Le double point. Le sextolet ou sixain. Théorie de la mesure composée à 2 et à 4 temps
— Exercices pratiques sur ces mesures.
Dictée d'intonation et de durée, orale et écrite
simultanément, en rapport avec les exercices du trimestre.
■Chœurs h. 3 voix.
3e TRIMESTRE.
(Avril, mai et juin.)
Gamme chromatique tonale. Double dièse, double bémol.
Enharmonie. Gammes enharmoniques.
— Modulation.
Théorie de la mesure composée à 3 temps A
— Du mouvement, explication du métronome.
— Exercices pratiques sur les mesures.
Dictée telle qu'elle se pratique au concours. Chœurs à 3 voix.
(Juillet.)
Récapitulation générale.
Etudes des morceaux pour la distribution des prix.
PROGRAMME
de 1 examen pour le certificat d'aptitude à l'enseignement élémentaire du chant dans les écoles primaires de la ville de Paris.
L'examen portera sur les matières suivantes : Epreuves écrites :
1° Dictée musicale ;
2° Rédaction sur une question d'enseignement musical.
Epreuves orales :
1* Lecture à première vue d'une leçon de solfège en clef de sol ;
2° Interrogation sur les principes généraux de la musique ;
3" Exécution par cœur, sans accompagnement, d'un petit chant d'école, choisi par le jury, dans un cahier de six chants scolaires présenté par le candidat. (IWsera tenu compte du bon choix de ces chants.) Exécution du même chant dans un autre ton indiqué par le jury.
Chant d'une mélodie avec paroles, choisie et préparée d'avance par le candidat. (Le candidat sera accompagné au piano.) Il sera plutôt tenu compte des qualités de goût et de diction que de la qualité de la voix.
Epreuves facultatives :
Le candidat pourra faire constater qu'il a la pratique de l'accompagnement au piano. Mention en sera faite sur le certificat.
PROGRAMME
des cours de musique des écoles primaires de la ville de Bruxelles.
L'enseignement comprend : 1° la connaissance des notes; 2° les valeurs jusques et y compris la double croche comme complément d'un temps; 3° les silences équivalents ; 4° les mesures en 2, en 3 et en 4 temps (on commence par la mesure en 2 temps) ; 5° les mesures composées les plus usitées; 6° le ton; 7" le mode; 8° exercices de solfège, mélodies et morceaux de chant d'ensemble.
trVISION DES MATIÈRES D'ENSEIGNEMENT.
Classe inférieure.
(3* division.)
Des notes.
Valeurs: rondes, blanches, noires.
Silences équivalents. ,
Intonations : a. Différentes tonalités sans armure à la CjCiJ
— è. Les demi-tons par audition ;
— e. Gamme mineure par audition.
Mesure en 2 et en 4 temps.
, Mélodies simples et cauuns avec paroles.
MUSIQUE
MYRIAPODES
Classe moyenne.
(2" division.)
Los valeur!, y compris la croche.
gilem i - équivalents.
Intonations : "• Différentes tonalités sans armure à la clef;
— b. Les demi-tons par audition ;
— c. Gamme mineure par audition.
Mesures en 2, en 3 et en 4 temps.
Exécution de morceaux d'ensemble et de canons avec paroles.
Classe supérieure.
(lre division.)
Les valeurs, y compris la double croche comme complément d'un temps.
Silences équivalents.
Intonations : a. Différentes tonalités avec armure à la clef;
— 6. Dièses et bomols ;
— c. Gamme mineure.
Mesures simples et composées les plus usitées. Exécution de morceaux d'ensemble à 2 et à 3 voix, et canons avec paroles.
Dans les classes inférieures, les instituteurs enseignent les signes graphiques à leurs élèves trois fois par semaine, un quart d'heure par leçon.
Ils leur font apprendre, par audition, des mélodies qui sont chantées en classe, aux changements de matières, aux entrées et aux sorties.
Tous les trimestres, le maître de musique fait faire une composition dont la matière est donnée par l'inspecteur. Le résultat de cette composition est remis à l'inspecteur, qui constate ainsi les progrès des élèves.
Pour former ses trois divisions, le maître de musique aura égard à la force des élèves et non à la classe à laquelle ils appartiennent dans l'école.
Dans les trois divisions, la première moitié de la leçon doit être consacrée aux applications et aux exercices d'application et de solfège ; la seconde moitié à l'exécution de mélodies, de canons avec paroles, de morceaux d'ensemble à une, à deux et à trois voix.
Les exercices de solfège seront à une et à deux voix pour la division inférieure ; à une, à deux et à trois pour les deux divisions supérieures, gradués écrits dans le diapason de la voix des enfants.
Les morceaux d'ensemble devront être bien rythmés, simples d'harmonie et de mélodie, et les paroles, à la portée des enfants.
Pour la deuxième année, il serait bon de commencer chaque leçon par une gamme majeure, une gamme mineure et une gamme chromatique, ainsi que par quelques exercices vocalises dans lesquels on s'attacherait spécialement à la respiration et au timbre.
MYRIAPODES (Classe des). —Zoologie, XXV.
— On les appelle vulgairement Millepieds, mot qui a une signification tout à fait analogue. Ces articulés, que Cuvier réunissait encore aux insectes, ont été constitués en une classe distincte par Latreille; ils se reconnaissent tout de suite, même pour les personnes peu accoutumées à l'observation, à l'existence d'une très grande quantité de pattes articulées, à peu près semblables les unes aux autres, de nombre très variable au reste, puisqu'il va de vingt-quatre ou douze paires (Polyxène, Gloméris) à plus de trois cents ; certains Geophiles). On ne trouve plus de séparation en trois régions, la tête, le thorax, l'abdomen, mais une tête suivie d'un grand nombre d'anneaux portant chacun une ou doux paires de pattes. A ne considérer que l'aspect extérieur de ces animaux, on leur trouve une ressemblance éloignée avec les Annélides *, surtout avec certains genres marins, comme les Néréides, pourvus de pattes latérales avec houppes de branchies ; il y a des myriapodes,
les Polyxèncs, les Gloméris, qui se rappro rlmn beaucoup plus des crustacés à sept paires de pattes, c'est-à-dire des cloportes soit terrestres, soit marins.
L'analogie la plus réelle des myriapodes est avec les insectes, non pas en prenant ceux-ci à l'état adulte, où ils n'ont plus que six pattes, mais en considérant certaines formes larvaires, ainsi les chenilles des papillons et surtout les fau-soi chenilles des mouches-à-scie, qui ont en général encore plus de pattes que les chenilles. Leur organisation intérieure est à peu près la môme que celle des insi ctes.
Les myriapodes ont de vraies métamorphoses, au moins dans beaucoup de genres, et ou même dire qu'ils sont pendant plusieurs jours de? insectes à six pattes. De l'œuf sort un ver d'abord sans pattes, présentant bientôt après des segments distincts: puis, à la suite d'une mue, apparaissent antérieurement trois paires de pattes; ensuite l'animal s'accroît en longueur d'avant en arrière, de nouveaux anneaux se dessinent et de nouvelles paires de pattes s'y joignent. Les myriapodes n'ont jamais d'ailes.
Les myriapodes n'ont pas de représentants aquatiques. On peut dire que ce sont des articulés essentiellement terrestres et presque exclusivement de la surface du sol, car il y en a peu qui puissent grimper aux arbres, entre les crevasses de l'écorce et surtout dans les espaces obscurs qu'elle laisse entre elle et l'aubier. Ils craignent la lumière et la sécheresse, et pour les éviter se réfugient dans les fissures, sous les pierres, sous les feuilles sèches, dans la mousse, au milieu des fumiers et du terreau meuble. Leur nourriture est variée ; certains, les plus utiles pour nous, sont des carnassiers d'insectes et de limaces ; beaucoup vivent d'insectes morts, de détritus d'origine animale ou végétale, et de fruits, surtout quand ils ont été crevassés par la pluie ou entamés par le bec des oiseaux ou les mandibules des guêpes.
Classification. — Les myriapodes se divisent, d'une manière très naturelle, en deux ordres, que nous désignerons par les noms de deux genres fondamentaux, en leur donnant une signification générale; ce sont les Iules et les Scolopendre?.
Iules. — La tête est munie d'antennes d'un petit nombre d'articles, également épaisses partout, et les pièces de la bouche n'ont pas de glandes à venin ; les pattes, presque toujours au nombre de deux paires par anneau, sont insérées audessous du corps, plus ou moins près de la ligne médiane du ventre ; les orifices de ponte de la femelle sont situés à la région antérieure du corps, sous le quatrième anneau, ce qui est un caractère de crustacés.
Nous commencerons l'étude de cet ordre par un singulier et très petit animal, à corps mou, oblong et déprimé, d'un jaune grisâtre, de 2 millimètres seulement de longueur : c'est le Polyxène à queue en pinceau, à tète large et hérissée de petites soies grises, le corps composé de douze anneaux ayant chacun une paire de pattes, avec de jolies houppes de poils écailleux sur les côtés et terminé par deux appendices ornés chacun d'un pinceau de soies argentées. Cet animal, assez rare près de Paris, se trouve sous les écorces. Si nous en parlons, c'est qu'on l'a signalé en Allemagne comme un destructeur acharné du phylloxéra des racines de la vigne ; en supposant le fait bien constaté, il n'en serait pas moins fort difficile d'amener en nombre immense ces minuscules créatures au pied de chaque cep de vigne.
On trouve dans les bois- ombragés, sous les pierres et les feuilles tombées et humides, des myriapodes à peau crustacée, grisâtre, sans pinceaux sur les côtés, se roulant en boule comme les cloportes de bnis ou armadillos, auxquels ils
MYRIAPODES
MYRIAPODES
ressemblent beaucoup d'aspect, mais dont ils se distinguent par une quantité bien plus grande de pattes, car elles sont au nombre de 34 chez les mâles et 40 chez les femelles, la plupart des douze anneaux en portant deux paires. Ce sont les Gloméris, et l'espèce la plus commune dans le midi de la France est le Gloméris bordé, dont la tête et les anneaux sont entourés de rouge ; on trouve près de Paris deux autres espèces d'un gris plombé, dont l'une a les anneaux entourés de blanchâtre.
Les Iules proprement dits ont le corps très long et cylindrique, avec des yeux simples très rapprochés et de nombreuses et très petites pattes, deux paires par anneau, atteignant jusqu'au nombre de 1*20 paires dans certaines espèces, s'insérant très près les unes des autres en dessous du ventre, ce qui fait que ces myriapodes marchent fort lentement. Sur les côtés du corps, des glandes laissent suinter par des pores un liquide dont l'odeur forte rappelle celle des gaz nitreux.
Les Iules vivent sous les mousses humides et les feuilles mortes ; il en est qui se cachent sous les pierres; d'autres habitent sur le bord des eaux, ou dans les terrains sablonneux, ou enfin sous les mottes de terres. 11 y a deux espèces très communes partout, sortant volontiers sur les sentiers après la pluie et se roulant sur le sol en spirale plate ou s'accrochant aux écorces des arbres. Ce sont le Iule terrestre, long de 30 à 40 millimètres, grisâtre, avec deux raiesjplus pâles de chaque côté du dos, et le Iule des sables, ayant sur le dos une double ligne rougeâtre. Les Iules vivent de détritus végétaux, peut-êire aussi d'insectes morts. Dans un genre voisin, privé d'yeux, se trouve le blaniub: à gouttelettes, dont le corps est d'un blanc jaunâtre très pâle, avec 74 pattes, les segments ayant presque tous un point rouge de chaque côté, ce qui forme comme deux rangées de gouttelettes. Ce myriapodo est nuisible, car il se nourrit de fruits qu'il creuse à l'intérieur en se cachant par crainte de la lumière, de sorte qu'il les vide de leur pulpe sans qu'on s'en aperçoive au dehors. Il fait souvent du tort aux cultures des grosses fraises ananas et les perce de trous.
Les Polydesmes sont aveugles, aplatis, avec des anneaux subrectangles, tronqués latéralement <t bordés, la plupart des anneaux portant deux paires de pattes, qui sont sous le ventre, mais moins rapprochées que chez les Iules ; aussi les Polydesmes marchent plus vite. On les trouve dans les lieux humides, sous les pierres, sous les feuilles tombées et autres débris végétaux. Les plus communs sont le Polydesme aplani, la « Scolopendre à 60 pattes » de; Geoffroy, noirâtre et chagriné en dessus, d'un blanc cendré en dessous, les pattes rougeâtres, et le Polydesme à pattes pâles, dont les anneaux ont une couleur ferrugineuse, avec deux points jaunâtres.
Scolopendres. — La tête est large et le corps toujours aplati; les segments n'ont jamais qu'une paire de pattes rejetées latéralement, ce qui permet une marche rapide ; les mandibules sont très fortes, aiguës et en faucille; la seconde paire de mâchoires offre à sa base une paire de crochets acérés, ayant près de la pointe un trou par où coule le venin d'une glande interne, appareil tout à fait analogue aux chélicères venimeux des araignées ; les ouvertures pour la ponte des œufs sont situées à l'extrémité anale de l'abdomen, comme chez les insectes. La plus grande partie des scolopendres sont des articulés carnassiers, destructeurs d'insectes, de larves, de limaces, par suite très utiles ; l'instituteur doit recommander le respect de ces animaux aux enfants, qui sont toujours tentés de les écraser en raison ae leur aspect bizarre, parfois effrayant.
Les Scolopendres proprement dites ont des
anneaux égaux et vingt et une paires de pattes, les dernières plus longues et plus fortes; il y a des assemblages d'yeux lisses. Dans l'extrême midi de la France et en Algérie se trouve la Scolopemlre mordante, de 70 à 75 millimètres, d'un ferrugineux verdâtre, très carnassière d'insectes; elle mord fortement avec ses mandibules, en même temps que la piqûre de ses crochets cause une douleur très vive, suivie d'enflure locale, sans véritable danger pour l'homme ; on dit, en revanche, que les énorme ta scolopendres| des pays chauds ont une piqûre très redoutée, causant de graves accidents à l'homme. Les Lithobies (c'est-à-dire « vivant sous les pierres ») présentent en dessus des plaques dorsales carrées, alternativement plus grandes et plus petites, offrant quinze paires de pattes et des yeux simples agrégés. L'espèce la plus commune, répandue dans toute la France, est la Lithobie à tenaille, d'un brun tantôt roussâtre tantôt noirâtre, devant son nom à ses fortes pattes de derrière, simulant une tenaille. Elle mord, mais faiblement et sans danger; dans son jeune âge elle est comme étiolée, car elle vit alors dans des lieux très obscurs. Ou la trouve sous les pierres, sous les écorces humides, sous les pots à fleurs, dans les fissures des vieilles charpentes, et elle est carnassière. D'autres utiles carnassiers sont les Cryptops (« œil caché •), qui ont les yeux nuls ou non apparents, les derniers segments épineux, et vingt et une paires de pattes, dont les dernières sont plus fortes ; nous avons plusieurs espèces à pattes poilues, ferrugineuses sur le dos, plus pâles en dessous, vivant surtout dans le bois pourri et sou? les écorces, et qui sont fréquentes dans les jardins. LesScutigères (« porte-écusson ») présentent do longues antennes grêles comme des fils, et des yeux composés, à. nombreuses facettes, analogues à ceux des crustacés supérieurs; le corps, proportionnellement plus court que celui des genres précédents, est recouvert en dessus de huit plaques, ou boucliers, tandis qu'en dessous sont quinze demi-segments portant une paire de pattes, terminées par un tarse grêle et très long, formé d'un grand nombre d'articles; les dernières paires de pattes sont plus longues et plus fortes que les autres. Ce genre est représenté par une espèce nommée la Scutigère aranéoïde, longue de 4 centimètres environ, d'un jaune roussâtre ou couleur de cire, avec trois lisnes bleues longitudinales sur le dessus du corps, les pattes très longues et très grêles, surtout les dernières, portant des bandes bleues. Ce myriapode, répandu du nord de l'Europe jusqu'au nord de l'Afrique, perd ses pattes avec la plus grande facilité si on cherche à le saisir ou seulement si on le fait tomber, et leurs articles restent quelque temps agités de mouvements convulsifs, comme les longues pattes arrachées aux Faucheurs (V. Arachnides). On croirait voir une araignée à pattes multiples, quand on aperçoit c« bizarre animal dans sa course rapide; il vit dans les celliers, les granges, les greniers inhabités, les vieilles charpentes, et nous est très utile en donnant la chasse aux insectes qui rongent les bois ouvrés et surtout à leurs larves dites Vers de bois. Il détruit encore les cloportes dans les serres.
Les Géophiles (« amis de la terre ») ont la tête à peu près triangulaire, et dépourvue d'organes de vision, le corps démesurément long, avec des segments et des pattes très nombreux, parfois plus de trois cents; ce corps est déprimé et s'élargissant peu à peu jusqu'à une certaine distance de la tète. Bien que les pattes soient petites, leur insertion très latérale permet aux Géophiles une course rapide dans une reptation ondulée qui rappelle les serpents ; souvent on les voit grimpant sur une crête et la dépassant, la moitié antérieure du corps descendant, tandis que l'autre monte. Les Géophiles vivent le plus ordinairement dans l'humus du
MYIITACÉES