‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 177 sur 534 · MYTHE, MYTHOLOGIE — 1881 — MYTHE, MYTHOLOGIE · texte numérisé non relu

MYTHE, MYTHOLOGIE — 1881 — MYTHE, MYTHOLOGIE

Chevet ou piment couronné ou poivre de 8atnt- ■il provient du Mvrttu pimentoii i paidiam ou goyavier», les Jambon on Jam

bosiers, les jo^' liera M l'Ile Maurice

produisent des fruits très estinn le leur

très parfumée, acidulée et sucrée. On h's rre pu mermohide.

Les couronpltade la Guyane Mmt de très grandi arbrea, <i<>n t le bola eel fort recherché pour loa ructions. Les conrouplta produisent un fruit dont la grosseur peut atteindre celle d'une tête d'enfant; son poids dépasse parfois 6 kilogrammes. Il est gorgé d'une pulpe sucrée acide tr Ces fruits sont très recherchés par lus naturels du pays.

Les quatelés de la Guyane ou Le ythis sont des arbres nos semblables aux couroupnao et st aui mem< s étages. Leurs fruits, nommés marmite» de »inije, consistent en une capsule ligneuse très épaisse, en forme d'urne, pourvue vers le milieu do sa liauteur d'un bourrelet proéminent, la partie supérieure de ce fruit est formée par un opercule conique qui so prolonge en un axe quadrangulaire. C'est I la base de cet axe que sont fixées ! menées, peu nombreuses. A la maturité, l'opercule se détache tout seul, et les graines sont mises en liberté. L'amande enfermée dans la graine est très riche en matières grasses ; au Brésil et à la Guyane on en retire une huile très recherchée aujourd'hui pour la fabrication des savons communs.

Les juvia, touka ou ehâtaigniert du Brésil sont dfl très grands arbres originaires des bords de l'Orénoque. On les cultive aujourd'hui en grand à Cayennc et dans tout le Brésil. Ces arbres, outre leur bois qui est très estimé, nous fournissent des fruits volumineux qui rappellent beaucoup ceux des lecythis. Les graines qui sont enfermées dans ces fruits sont très volumineuses. On les nomme châtaignes du Brésil ou noix de Para. L'amande qu'elles contiennent est très riche en matières grasses. M. Correnwinder, qui le premier a fait l'analyse de cette graine, y a trouvé jusqu'à CO p. 100 de matières huileuses. L'huile que l'on retire des graines des noix de Para est de très bonne qualité; elle peut rivaliser avec l'huile d'olive. Le nom botanique des juvia est Bertkolletia excelsa.

Le Curyophyllus aromaticus ou giroflier est un arbre originaire des îles Moluques, d'où il a passé dans l'île Bourbon vers 1770. Deux ans plus tard il était transplanté à Cayenne; de là il a gagné peu à peu toutes nos autres colonies. Le giroflier produit le girofle du commerce. Les clous de girofle sont formés par les fleurs du giroflier cueillies avant que leur corolle, qui est caduque, ne se soit détachée. Les fleurs de girofle sont séchées au grand soleil sitôt après la cueillette. Le girofle, soumis à la distillation, en présence de l'eau, fournit une huile lourde dont on retire l'essence de girofle. Cette dernière substance est très employée en parfumerie.

Les Pu iica ou grenadiers sont originaires de la Mauritanie ; c'est de là que leur vient leur nom botanique, qui rappelle les Carthaginois. Les grenadiers sont cultivés aujourd'hui sur tout le littoral méditerranéen et dans toutes les régions tempérées du globe. La racine fraîche du grenadier est un puissant vermifuge ; de tous les remèdes employés contre le taenia, c'est de beaucoup le plus prompt et le plus efficace; mais il importe que la racine soit employée toute fraîche. La pulpe sucrée du fruit est fort recherchée. L'écorce du fruit est employée par les tanneurs comme succédané de l'écorce de chêne ; cette écorce est alors désignée sous le nom de malicor.

L'écorce du Cah/cnnthus floridus- est employée en Amérique comme tonique stimulant.

[C.-E. Bertrand.]

MYTHE, MYTHOLOGIE. — Histoire générale,

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que i "ii trouve i et que l'on peut geren deux genres : ou bien ils (!■■■ lait*

do l'ordre naturel, mais interprétés comme di il" drames divins; ou bien ils inenr] ans Idée morale dans une formo historique t l Distique, Dans h is deu* i is, ce qui est pern OU fréquent, OU péri dique, danslanat

l'humanité, en ra né à un

une t'ois pour toutes, cl l" drame, bien qui est tenu pour réel. — I bien

née qui s'occupe de rechercher ; ■ les ramifications de ces mythes divers, ou 1 len li'ur simple exposition.

Il n y a pas encore très longtemps que cette notion du mythe est acquise à ]

ture classique ne la connaît p ^. Pour elle,

il n'y a que les deux catégories de {histoire réelle et de la f<dde inventée a dessein, avec la claire COnSClenCe qu'elle D'eSt qu'une fiction. Il a fallu les recherches approfondies qui se sont faites à la fin du siècle dernier en France et surtout en Allemagne sur le terrain de l'histoire pour qu'on découvrit la vraie natun mythiques, lesquels ne 6ont ni des histoires ni dos fables, ne racontant ni des faits réellement accomplis comme les premières, ni des fait^ d'innrbitraire et voulue comme ccll

Toutes les religions de l'antiquité sont plus ou moins mythiques. La mythologie la plus connue parmi nous est la mythologie grecque, bien que h's noms par lesquels nous désignons les divinités mythologiques soient latins 'Jupiter, Junon,

ine Mercure, ,Mdrs. Minerve. Vénus, etc.). Cela tient d'aborJ à ce que la mythologie grecque, plus riche et plus belle que la rmthologie latine, se répandit de bonne heure en Italie et se fusionna avec celle-ci, mais en lui donnant beaucoup plus qu'elle n'en reçut ; puis, la conquête romaine apporta dans notre Gaule cette religion gréco-latine qui absorha, chez nous aussi, bon nombre d'éléments de la vieille religion gauloise, en les frappant à son empreinte, mais toujours avec la prépondérance marquée de la mythologie grecque ; enfin la littérature et les beaux-arts en maintinrent le souvenir en lui empruntant toute sorte de sujets dont la poésie, la peinture, la sculpture, le théâtre profitèrent beaucoup. Mais il ne faut pas considérer cette mythologie classique comme la seule existant autrefois. Toutes les nations, non seulement la Grèce et l'Italie, mais encore la Germanie, la Perse, l'Inde, la Chine, l'Egypte, les peuples dits sémitiques (Cha'dée, Assyrie, Phénicie, Arabie, etc.), notre Gaule, les populations indigènes de l'Amérique, celles de l'Afrique et de la Polynésie, etc., ont eu ou ont encore leur mythologie distincte. Nous supposons dans ce qui va suivre que nos lecteurs connaissent, au moins en gros, les principaux récits de la mythologie gréco latine ou classique.

Comment se sont formés les mythes ?

Pour le comprendre, il faut se reporter en imagination aux âges de la complète ignorance, quand l'homme commençait seulement à sortir de la vie purement instinctive et à jeter un regard curieux sur le monde. Il fut alors, comme nous l'avons tous été dans notre enfance, porté à animer, à personnifier, à dramatiser les choses inanimées. L'enfant croit aisément que sa poupée ou son cheval de bois sont des êtres animés. S'il se fait mal en se heurtant contre une chaise, cette chaise est méchante el il la bat pour la punir. La lune lui fait l'effet d'une tète humaine qui le contemple. C'est dans un état d'esprit tout semblable que l'homme regarda primitivement les phénomènes de la nature. Dans l'éclair il vit tantôt les replis

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