‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 208 sur 534 · PARATONNERRE · texte numérisé non relu

PARATONNERRE

Soit VM un de ces rayons; son angle d'incidence sur le réflecteur est VMN ; l'angle de réflexion devant lui être égal, le rayon réfléchi suivra la direction MF. Ainsi tous les rayons de lumière envoyés par la lune sur ce miroir iront, après leur réflexion, se croiser au foyer F. Là se forme une image réelle et toute petite de la lune. A l'aide d'une loupe d'un grossissement considérable, disposée convenablement dans le voisinage, on verra l'image très amplifiée de la lune : cet instrument n'est autre chose que le télescope.

Réciproquement, une lampe étant placée au foyer d'un miroir parabolique, les rayons lumineux envoyés par cette lampe sur le miroir seront réfléchis et suivront après cette réflexion une direction parallèle à l'axe : ils forment ainsi un faisceau lumineux cylindrique, qui peut se propager à une grande distance. C'est ainsi qu'étaient disposés les phares, avant qu'on eût remplacé le réflecteur parabolique par un système de lentilles.

La réflexion des rayons calorifiques s'opère comme celle des rayons lumineux. Par conséquent les rayons solaires tombant sur un réflecteur parabolique, se croiseront tous au foyer et pourront enflammer un corps combustible placé en ce point.

Des effets analogues se produiront pour les rayons sonores. Ainsi un homme dont l'oreille serait placée au foyer d'une surface parabolique, entendrait des sons venus de loin et qui resteraient imperceptibles pour d'autres personnes : c'est un fait qui a été observé sur un vaisseau qui se dirigeait vers la côte orientale de l'Amérique du Sud. Un matelot debout sur le pont dit un jour qu'il entendait le son des cloches. Gomme on était loin de la terre, on crut qu'il plaisantait; mais plus tard on apprit qu'à ce moment même toutes les cloches avaient été mises en branle à Rio-Janeiro, à l'occasion d'une fête publique. Une voile gonflée par le vent avait pris à cet instant la forme d'un réflecteur parabolique, au foyer duquel l'oreille du matelot s'était trouvée par hasard.

Surface d'un segment de parabole. — Il peut être utile de savoir évaluer la surface d'un segment de parabole compris entre le sommet A (fig. 3) et une corde MIM' perpendiculaire à l'axe. 'Nous nous bornerons à énoncer le théorème suivant : Le segment de parabole compris entre le sommet et une corde perpendiculaire à l'axe est les deux tiers du rect'myle qui aurait cette corde pour base et sa distance au sommet pow hauteur.

Surface de l'ellipse. — A> cette occasion nous réparerons une omission qui a eu lieu dans l'article Ellipse, au sujet de la surface de cette courbe : elle est égale au produit des deux demi- <ixes multiplié par 7t. Par conséquent les demi-axes étant représentés par a et 6, on a nab pour la surface de l'ellipse. [G. Bovier-Lapierre.]

PARALLÈLES. — V. Lignes, Droites et Plans.

PARALLÉLIPIPÈDE — V. Polyèdres.

PARALLELOGRAMME. — V. Po'y^ones.

PARASITES. — Hygiène, XV'IIl. — L'école étant un milieu éminemment favorable à la dissémination des parasites, l'instituteur doit veiller, avec un soin minutieux, à la propreté apparente et réelle des enfants. L'inspection ordinaire ne suffit pas. Des cheveux bien lissés peuvent en imposer sur la condition du cuir chevelu. Il serait désirable que les écoliers eussent toujours les cheveux très courts, cela facilite le nettoiement à fond de la tête et permet d'apercevoir dès les premiers jours les intrus qui cherchent à y prendre domicile. La propreté et l'hygiène s'accordent donc à conseiller la coiffure en brusse, qui sied d'ailleurs bien à un jeune visage.

Une figure bien nette, des mains bien lavées sont de rigueur pour se présenter à l'école. Mais ie Partie.

la propreté obligatoire s'étend à tout le corps et aux vêtements. La moindre négligence suffit pour donner asile à des insectes dont la multiplication cause une gêne insupportable ou de véritables maladies.

L'instituteur ne se bornera donc pas à une inspection sommaire et à des conseils généraux sur les avantages de la propreté. Il lui faudra prendre à partie chaque ennemi, le signaler aux enfants, le décrire, leur inspirer du dégoût, de l'horreur pour tous les parasites. La leçon familière et pratique faite à l'école sera sans doute répétée par l'enfant à ses parents : ce sera un enseignement et un avertissement.

Dans quelques campagnes, la routine, les préjugés, la misère rendent difficile l'exécution des règlements scolaires relatifs à la propreté. Dans ces conditions défavorables, le maître doit redoubler de zèle, stimuler les enfants, les parents, employer la persuasion sous toutes ses formes. Si ses efforts sont vains, qu'il n'hésite pas à considérer comme atteint de maladie contagieuse tout enfant sur lequel il découvrira des traces de parasites : l'exclusion est alors indispensable.

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