‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 377 sur 534 · SV.N I · texte numérisé non relu

SV.N I

>. n mémo i du Imé, on emploie

.1 Mi. i ■ •

te t- Dani toui lu autrei cas, on emploie ordinairement '/* lohrl de l'article défini :

i que j - it connais la ir. »

Le ni m de l'objet possédé procédé de leur se mei tantôt au singulier, taniôi an plarlel,

nom contient l idi e de singulier on de plutemple : « Cei deui jeunes geni ont perdu p le I ' "ii écrirait

. a Les villageois tortent de l-u* sons v [les maisons à ■ i M père <'t ma mère

; de leui maison » lia maison u Aiji rits ini lunis. — Ùhaque étant un adjectif étant on pronom, on no doit point em- ;■ <• sans le faire suivre d'an nom: paye a ses usages. » Il ne faut d<> dire : « Ces fruits valent un franc chaque, » mais « un franc chacun. »

l/lme <'st adjectif ou adveibe. 11 est adjectif ot )>ar conséquent variable, lorsqu'il se rapporte à un nom ou à un pronom : Les mêmes nommes, les liommes eux-mêmes. — Même est ad\> par conséquent invariable quand il modifie UQ verbe ou un adjectif ; a Les mères aiment même les défauts de leurs enfants. Le citoyen doit obéir aux lois même injustes. ■ — Même core adverbe quand il est placé après plusieurs substantifs : « Les vieillards, les femme», les enfants même furent égorgés. >> On distinguait autrefois même adjectif de mémt •c en mettant un 5 à ce dernier. Corneille a écrit :

Ici dispensez- moi du récit des blasph 'mes Qu'ils ont vomis tous dcui Contre Jupiter mêmes.

Quelque est adjectif ou adverbe. Il est adjectif et par conséquent variable quand il se rapporte à un nom : quelques hommes, quelques bonnes mères. — Quelque est adverbe et par conséquent invariable quand il modifie un adjectif, un parti cipo on un adverbe. 11 a, dans ces cas, le sens de si : « Quelque puissants que soient vos ennemis; quelque grands que vous soyez » (c'est-à-dire si puissants que,... si grands que...*. — Que/que est encore adverbe, et par conséquent invariable, quand il est suivi d'un nom de nombre. Il a, dans ce cas, le sens d'emiron, à peu près : a J'ai rencontré quelque vingt personnes. Il vivait quelque cent ans avant J.-C. » (c'est-à-dire environ vingt personnes, à peu près cent ans). — Il ne faut pas confondre quelque avec la locution que! que, qui s'écrit en deux mots et est toujours suivie d'un verbe au subjonctif : « Quel que soit votre bonheur ; que/les qu'aient été vos infortunes. » Quel s'accorde, dans ce cas, avec le nom auquel il se rapporte.

2'out est adjectif ou adverbe. Il est adjectif et par conséquent variable quand il se rapporte à un nom ou à un pronom: « Toute iemme; je les ai tous vus ; toute honnête personne. » — Tout est adverbe et par conséquent invariable quand il modifie un adjectif, un participe ou un adverbe. Il a, dans ce cas, le sens de quelque, tout à fait : « Tout utile qu'elle est, la richesse ne fait pas le bonheur » { c'est-à-dire quelque utile que, etc.)- « Ces mères sont tout heureuses des succès de leurs '.ils » (c'est-à-dire tout à fait heureuses). Cependant, devant un adjectif ou un participe commençant par une consonne ou une h aspirée, tout prend l'accord : « Elle est toute surprise; elles étaient toutes honteuses. » — Tout, suivi de l'adjectif autre, varie quand il se rapporte à un substantif exprimé ou sous-entendu : « Demandezmoi toute autre chose ; toute autre eût été effrayée »

(c'est-à-dire toute chose autre, toute femme

autre). Mais il reste invariable quand il se rap-

I t t'iUt

que Parti I il

Donnez- moi une tout autn

\ oui i. ni ces

dans les locations: a 1 tout Viennes; il y a ici accord par sy Uepae : a rota le peuple d,. il nie. »

i tif. — Qn md deux adjectifs vcul eux la mené on, ils peuvent avoir le môme ainsi l'on peut dire : « Ce fils est utile et cher I parce qu'on dit : être utile à quelqu'un, cher i) quelqu'un. Mais on ne pourrait dire : o Ce I utile et chéri i qu on ne dit pas être utile de quelqu'un. Il faut di cas développer laproj i et dire : ■ Ce i ,-e et il en est chéri. »

IV Pronom- — /'"< uneh. — Quand

I om r< inpiace deux ou plusieurs no

j rammatical I se met

à la premii n i une, sinon il se

met à la deuxième:< Vous, lui cl moi, nous sommes . malheureux. »

. V.Vllo.Ns Slil L'EMPLOI Dl CUtTAINs ritOXOMS.

— Quand le pronom te représente un nom, il s'accorde toujours avec ce nom : « Btes-YOUS la malade? Jo la suis. Êtes-vous les soldats qui ont

battu l'enni i immea. »

Li pronom le reste invariable quand i) représente un adjectif ou un nom pris adjectivement. Ev. : « Êtes-vous malade? Je le suis. Êics-vous reine? Je le suis. Êtes-vous mères? [foui le sommes. » Dans ce dernier cas, le signifie cela : •us malade? Je le suis (c'est-à-dire je suis cela, mata

L'explicati' n de cette règle réside dans le sens du mot employé et peut se résumer de la m i suivante : quand le représente une qualité (comme mire), ou un état (comme mala<le , il est invariable : « Êtes-vous mère? Je le suis;» mais il est variable quand il représente la personne qui possède cet état ou cette qualité : « Êtes-vous la mère de cet enfant ? Je la suis, t

Lorsqu'on parle des animaux ou des choses, il faut se servir de préférence des pronoms en, y et non des pronoms de lui, d'elle, deui , à lui, a elle : Cet arbre est grand, on en ferait un mât. Cette chaise est cassée, j'y ferai remettre un pied (et non je lui ferai remettre un pied;.

On appelle se, soi, pronom réfléchi, parce qu'il rappelle toujours le sujet de la proposition. Soi s'emploie au lieu de lui, elle :

1° Après un pronom indéfini (on, chacun, personne, etc.). Ex. : « On ne doit jamais parler de soi. Chacun vit pour soi. »

2° Après un verbe impersonnel ou un infinitif. Ex. « : Il faut penser à soi. Etre toujours content de soi est une sottise. »

3° Après un nom de chose au singulier : « Cette faute entraîne après soi des regrets. » Si le nom est au pluriel, on ne peut employer soi : « Ces fautes entraînent après elles des regrets » (et non entraînent après soi).

Soi s'emploie même après un sujet déterminé, lorsqu'on veut éviter une équivoque. Ex. : « L'avare qui a un fils prodigue n'amasse ni pour soi, ni pour lui. » (Le pronom lui répété rendrait le sens très obscur.)

Pronoms indéfinis. — Le pronom on est ordinairement du masculin singulier ; mais lorsqu'il désigne une femme, l'adjectif qui s'y rapporte se met au féminin. Ex. : a A votre âge, ma fille, on est bien curieuse. »

Le pronom chacun veut après lui tantôt son, sa, ses, tantôt leur, leurs. Chacun s'emploie avec son, sa, ses :

SYNTAXE

SYNTAXE

1° Lorsqu'il est sujet du verbe. Ex. : « Chacun doit parler à son tour. »

S" Lorsqu'il est placé après le complément du verbe ou lorsqu'il n'y a point de complément. E\. : « Remettez ces livres-là chacun à su place. Les animaux sont vêtus chacun selon ses besoins. » — Chacun s'emploie avec leur, lew-s, quand il est placé avant le complément direct. Ex. : « Les abeilles bâtissent chacune leur cellule. Les langues ont chacune leurs bizarreries. Les juges ont donné chacun leur avis. »

La locution l'un l'autre exprime la réciprocité et prend les deux genres et les deux nombres. Ex. : « Ils s'aimaient les uns les autres. Elles se nuisent le< unes aux autres.*

L'un et l'autre n'expriment point la réciprocité, mais simplement l'idée de deux ou de plusieurs personnes, de deux ou de plusieurs choses. Placés devant un nom, ils sont adjectifs et s'accordent avec le nom : « J'ai parcouru l'une et l'autre région. »

Tel employé comme pronom a le sens de celui . Ex. : Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. »

V. Verbe. — 1° Accord. — Tout verbe s'accorde en nombre et en personne avec son sujet : « Les humilies sont mortels. Les enfants so>it ignorants. Le courage est une vertu. »

Il en est de môme quand le sujet vient après : «t Alors partent les hirondelles, d

Quand le sujet est un nom collectif, le verbe se met au singulier si l'on adopte pour sujet le nom collectif, par exemple nuée, dans : « Une nuée de sauterelles obscurcit l'air. » Il se met au contraire au pluriel si l'on adopte pour sujet le complément du nom collectif, par exemple barbare», dans : o Uue nuée de barbares désolèrent le pays, u

(près ta plupart, le plu* grand nombre, une in/i.ité de, etc., le verbe s'accorde toujours arec le complément de ces collectifs, que ce complément soit exprimé ou Bons-entendu. Kx. : « La plupart des gens ne font réflexion sur rien. La plupart écrivent ce nom de telle manière. »

Après les adverbes de quantité beaucoup, peu, moins, assez, trop, etc., suivis d'un pluriel, le verbe ne s'accorde jamais avec l'adverbe, mais toujours avec le nom : « Beaucoup de personnes ignorent la gravité de cette affaire, l'eu de gens supportent la contradiction. 1

Tlu-i d'un veut le verbe au singulier, bien que ce mot éveille l'idée du pluriel. Ex. : « Plus d'un brave mordit la poussière. •

Le verbe se met au singulier après plusieurs sujets :

1° Lorsque les sujets forment une énumération ou une gradation : u Un regard, uue parole, un serrement de main suffit pour relever le courage du malheureux. »

2° Lorsque l'énumération est résumée par un mot. tel que chacun, rien, tout, etc. Ex. : « Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la lièvre. »

3° Lorsque les sujets sont unis par comme, ainsi que, de même que, etc. Ex. : « La vérité, comme la lumière, est inaltérable. »

Le verbe se met ordinairement au pluriel après deux sujets unis par ni ou par ou. Ex. : « Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux. Le courage ou le bonheur ont pu faire des héros. »

Mais si l'idée qu'exprime le verbe ne peut être attribuée qu à l'un des deux sujets, le verbe se met au singulier. Ex. : «N/ Pierre ni Paul ne sera premier dans cette composition. Corneille ou Racine est l'auteur de ces vers. »

Le verbe être précédé de ce (c'est, c'était, etc.) reste au singulier quand il e>t suivi d'un ou de plusieurs noms au singulier, ou bien d'un pronom de la première ou de la seconde personne du plu-

riel : « C'est la pluie et le brouillard qui attristent l'Angleterre. C'est nous qui sommes les vrais coupables. C'est vous qui auriez dû venir. »

Quand ces noms sont au pluriel, ou quand ces pronoms sont à la troisième personne du pluriel, le verbe être se met au pluriel : « Ce sont tes Romains qui ont conquis le monde. Ce sont eux qui ont construit ces aqueducs. »

Cependant le verbe être, quoique suivi d'un pronom de la troisième personne du pluriel, sa met au singulier : 1° Lorsqu'on veut éviter certaines formes désagréables, telles que sont-ce, seront-ce, furent-ce : ainsi l'on dira : « Sera-ce nos amis qui nous tireront d'affaire ? » 5* Dans la lo cution si ce n'est : « Si ce n'est eux, quels hom • mes eussent osé l'entreprendre? »

Les verbes impersonnels (ou employés comme tels) restent invariables, lors même qu'ils sont suivis d'un nom au pluriel : « Il tomba des milliers de grêlons ; il vint plusieurs personnes. »

Les verbes impersonnels peuvent s'employer à la troisième personne du pluriel dans un sens figuré : o Les traits pleuvent ; les canons tonnent, a

L'un et l'autre, employé comme sujet, veut le verbe au pluriel : « L'un et l'autre sont morts. » Mais l'un ou l'autre, ni l'un ni l'autre veulent le verbe au singulier : « L'un ou l'autre n raison ; ni l'un ni Vautre ne remportera la victoire. »

Lorsqu'un verbe a pour sujet le pronom qui, il s'accorde en nombre et en personne avec ce pronom, qui prend lui-même le nombre ei la personne de son antécédent : «. C'est moi qui vous le dis, qui sui< votre grand'mère. »

2* Complément du verbe. — Deux ou plusieurs verbes peuvent avoir un complément commun, si ces verbes n'exigent pas des compléments de nature différente : « L'enfant doit chérir et respecter ses parents. »

Dans cette phrase, parents peut servir de complément à la fois aux deux verbes chérir e1 pecter, parce qu'on dit chérir quelqu'un, respecter que/qu'un.

Mais avec un verbe tel qu'obéir, par exemple, qui veut un complément indirect (obéir a qutlqu'un), on ne pourrait employer parents sans préposition comme complément commun. Ainsi l'on ne dira pas : a L'enfant doit obéir et respecter ses parents ; » il est alors nécessaire d'exprimer les deux compléments en disant : « L'enfant doit respecter ses pa> ents et leur obéir. »

Quand un verbe a deux ou plusieurs compléments, ces compléments doivent être de même nature ; on dira correctement : « Il aime à chanter et à dessiner, » ou « il aime le chant et le dessin ; » mais on ne peut dire : « 11 aime le chant et à dessiner. »

Un verbe ne peut avoir deux compléments indirects, quand le second ne fait que répéter le premier. Il ne faut donc pas dire : « C'est à vous à qui je parle, c'est de vous dont il s'agit, » mais bien : « C'est à vous que je parle, c'est de vous qu'il s'agit, » ou « c'est vous à qui je parle, c'est vous dont il s'agit. »

Même remarque pour l'adverbe de lieu ox .; on ne dit pas : « C'est ici où il demeure, c'est là où je vais, » mais : « C'est ici qu'il demeure, c'est là que je vais. »

Remarque sur l'emploi de l'infinitif. — L'infinitif peut se rapporter, soit au sujet : « Le désir de vaincre le poussait aux combats ; w soit au régime : « Il travaillait par désir de régnée. »

Le sujet du verbe à l'infinitif doit être le même que celui du verbe de la proposition principale : « Cet enfant s'accoutume à dor/uir pendant le jour ; » accoutume et dormir ont le même sujet. Mais on ne peut pas dire : « On les renvoya sans avoir mangé ; » car celai qui renvoie et ceux qui

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