‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 385 sur 534 · SYSTÈME NERVEUX — 2120 — SYSTÈME NERVEUS · texte numérisé non relu

SYSTÈME NERVEUX — 2120 — SYSTÈME NERVEUS

1rs représentent donc ' orgine par lequel i , applique dlrectemi ni s 1 1 Bbr agit sur elle»

Enfin il est un dernier sppereil dent rétade complétera la description du systi me nerveux : e'esi le

Ce nom singulier s'applique à une double chaîne de ganglions nerteux, ou «usas de cellules, dispo* B59 le long de la colonne vertébrale, mus entre eux par des Bl ita nerveux, et unis par d niets s la moelle. D ette double Chain

■ partent d Innombrabli i a >i> ou

moteurs apporiani s l cœur,

intestine, etc.) Is sensibilité et le moui nt.

M. m le point capital dea fonctions du grau I pathique, comme nous le verrons plue loin, est qu'il envoie des nerfs moteurs s t-ms las vaisseaux sanguins : ces nerfs, dJ leurs, vont dre dans la tunique museulair . et eu commandent le n m rn ment ou la

dilatation.

18 voici pnrvcuu au terme de l'étude descriptive du système nerveux. H nous reste à montrer le mécanisme de Bon fonctionnement physio-

1 ,ue.

L'ensemble de la physiologie nerveuse a été traité s l'article Physiologie. Nous ce

1 ur de s'y reporter, et do bien se pénétrer oie

la description de certains pi int> partico iei

que le mouvement réflexe par exemple : il lui

scia ainsi plu> aisé de comprendre ce >iue nous allons ajouter sur la physiologie spéciale des différentes parties.

Le cerveau est le siègo des phénomènes de perception, de voimté et de pensée.

Aucune sensation n'esl perçue que si elle arrive jusqu'aux cellules cérébrales. Si l'on coupe la moelle, une sensation peut fort bien chemin un de> nerfs rachidiena situés au-dessous du niveau de la section, et peut même se réfléchir en une incitation motrice : mais elle n'est pas perçue, parce que les communications avec le ci sont coupées. Le cerveau est donc l'organe >ensitif proprement dit, du moins l'organe des sensations perçues : sensations spéciales, venues des sens spéciaux, odeurs, saveurs, sons, etc., ou générales, douleurs, maiaises, faim, etc. C'est le cei veau qui perçoit, entre autres, cette curieuse et indéfinissable impression (ou collection d'impressions), que l'on nomme le sentiment de l'existence, inaperçue en général, mais forte et pénible dans les malaises morbides.

Remarquons que le cerveau reporte toujours l'origine d'une sensation à l'extrémité terminale du nerf qui la lui transmet, alors môme que le vrai en est sur un point quelconque du trajet du nerf. Chacun sait que les amputes souffrent parfois de la main ou du pied qu'ils n'ont plus. (Pour le dire en passant, c'est dans ce fait, c'est dans l'extériorité des sensations, qu'il faut chercher la clef du phénomène de l'hallucination.)

L'incitation motrice est, avec les phénomènes intellectuels, le grand et admirable mystère de la physiologie cérébrale. Sans doute, dans le mouvement réflexe, nous avons de la peine à comprendre qu'une sensation puisse « se réfléchir » et provoquer un mouvement ; mais enfin, si le mécanisme de cette transformation nous échappe, ce mouvement a une cause extérieure, et nous le concevons tant bien que mal. Au contraire nous admirons, sans pouvoir en concevoir d'explication, ce fait merveilleux d'une incitation libre, indépendante, volontaire, née d'elle-même. Le cerveau est l'organe unique de ces incitations : la moelle peut provoquer des mouvements, mais non par ellemême ; elle ne le fait qu'en vertu d'une cause extérieure préalable, d'une sensation. L'animal auquel on enlève le cerveau est privé de volonté,

devient le j il de mouvement i éfli i

dire dos sensa e meut parfois II sa nour-

rit et vit: mais a condition que Liions

appropriées viennent provoquer lea mouvements qui le font svanci r. ri

ion M un lui ramsrqu La transformation, par l'habitude, d'un mouve* nient voloni i mouvement réflei

ce qui rei lent su mèm i, >i un mouvei

faire. Citona un exemple entre inill>-, celui de la marclie : l'enfant qui apprend a marcher ne ut

péniblement ses membres et asaui rilibre

par une série UU inoiiviunnts volontaires approprias Peu a peu, ces mouvements se régularisent, et I intervention de i devient «le moins en moins activi i ni >ment où l'habitu !■• eet tout a fait aequlsi i .marche n'est plu- dès lors qu'un mouvement ré* Boxe, dont l'origine est uni le du sel son- cela est si vrai, que quae tainas lésions nerveuses, frappant le pied d'Ioeen* Bibilité, suppriment la sens ition du sol, 1s m i devient Impossible. L'habitude physique donc que la substitution, à l'incitation m voulue et pénible, d un mécanis

sur, 'alal pour ainsi dire, celui du réflexe, et l'on

pour ait due qu'en matière de mouvements, l'éi do l'exécutant n'est que l'éducati

la moelle.

t. i ms cependant que, si Invétérée qui

soit l'habitude, la volonté rente libre de sortir de son repos et d'intervenir : nous marchons, nous sus automatiqnement : mais nous pouvons instante .nient faire, de chacun de ces actes, un acte voulu, le ralentir, ou le presser, ou le cesser • ii Volonté ».

que, d'une façon générale, le relié au reste du corps par d <•- conducteurs croises, en sorte que c'est l'hémisphère gauche qui commande les mouvem nts do la ; droit.- du ceps, et réciproquement.)

Quant à la troisième catégorie de phénomènes dont le cerveau est le siège (intelligence, p mémoire, instincts, etc.), ils échappent à la portée de cet article pour entrer dans le domaine, de la psychologie : c'est en ce point en effet que les deux sciences, physiologie et psychologie, viennent en contact et confondent leurs limites. Nous n'avons pas à entrer ici dans le débat des doctrines, à prendre parti pour l'une ni l'autre des hypothèses qui s" partagent les esprits. En dehors de ces hypothèses, un fait s impose à tout le monde et il suffit de le constater : c'est le cerveau qui e-t le théâtre et l'instrument de ces manifestations supérieures de la vie. Elles sont, entre tous les phénomènes cérébraux, les plus nobles et les plus mystérieux, ceux qui font l'animal supérieur au plus merveilleux organisme végétal, et donnent à l'homme, au sein de la nature, sa vrai royauté, intellectuelle et morale.

Il ne suffit pas de savoir que le cerveau est l'organe de ces diverses facultés, perception, mouvement volontaire, etc. : on devait se préoccuper de décomposer, en quelque sorte, ses fonctions, et de rechercher le siège, la localisation, de chacune. On sait que Gall fonda sur cette idée un système entier de phrénologie, dont la science moderne n'a rien laissé subsister. Cependant la belle et récente découverte de Broca, déterminant le siège de la faculté du langage dans une région très limitée du lobe frontal gauche, est venue réveiller l'ardeur des recherches et ranimer les espérances. Citons, parmi d'innombrables travaux, ceux de Charcot et de Ferrier ; la méthode de recherche est double : d'une part l'expérimentation sur les animaux, d'autre part, l'observation clinique des troubles apportés aux fonctions céré-

SYSTÈME NERVEUX

SYSTEME NERVEUX

braies par telle ou telle lésion locale du cerveau malade. De vraies cartes cérébrales ont été dressées, indiquant la place des centres moteurs di;s rses régions, et des centres sensibles de la vue, de l'ouïe, etc. Mais il n'est pas une de ces localisations, à part celle de Broca, qui n'ait rencontré des objections, en sorte que sur ce point, rion n'est encore acquis à la science en fait de résultat précis et incontestable.

Le cerveli t ne prend aucune part aux fonctions intellectuelles proprement dites, et ses fondions propres restent fort obscures : toutefois les expériences de Flourens semblent démontrer qu'il est l'organe coordinateur des mouvements : par pie, c'est le cervelet qui coordonne, en une locomotion burmonieuse et réglée, les mouvements volontaires dos quatre membres, mouvements qui ont d'ailleurs leur origine dans le cerveau.

La moelle joue un double rôle physiologique : celui de conducteur, et celui de centre nerveux.

Le premier nous est déjà connu : la moelle est comme le grand conducteur télégraphique aboutissant d'une part au cerveau, et d'autre part donnant naissance à tous les fils du réseau. A y bien regarder, elle représente la réunion de deux conducteurs distincts : l'un est centripète, il reçoit, par les racines sensitives ou postérieures des nerfs, les sensations et les amène au cerveau ; l'autre, centrifuge, conduit les excitations motrices du cerveau jusqu'aux racines antérieures et motrices des nerfs. Ainsi, tout le long de la colonne médullaire, an double et incessant courant est établi : l'un ascendant, postérieur, celui des itiens; l'autre descendant, antérieur, celui 1res de mouvement.

.Mais là ne se bernent pas les fonctions de la moelle. Nous avons vu les racines motrices et sensitives des nerfs aboutir les unes el les autres à la substance grise centrale de la moelle. Des cellules actives établissent donc entre les deux ordres de nerfs une étroite ci nnexion. D.e cellules s'opère la mystérieuse transformation de 1 impression sensible en mouvement r Ce genre de mouvement (dout le mécanisme est décrit il l'article Physiologie) est sans contredit de beaucoup le plus nombreux : citons en quelqu s exemples. Les battements du cœur ont pour ori fj;inc une s. nsation, celle du sang au contact des p trois de l'organe : privé et vidé de sang, le cœur

débattre ; quelques gouttes de sang rani .-es pulsations. Le mouvement rythmique de la respiration nuit de l'impression produite par l'air sur les vésicubs pulmonaires. La rougeur, la pâleur, I éternuement, etc., sont autant de réflexes. Enfin, il est toute une classe d'innombrables mouvements de ce genre qui s'opèrent en nous à notre insu ; ce sont les phénomèines de sécrétion : les glandes salivaires, par exemple, ou les glandes stomacales, ne sécrètent leurs sucs qu'en vertu d une sensation appropriée, celle des aliments arrivant au contact de la langue, et de l'estomac Le jeu intime de la plupart de nos organes est donc soustrait, par le mécanisme du réflexe, à l'empire de la volonté, et même à la perception ; la moelle et ses dépendances le rèet le gouvernent à notre insu, enlevant la plupart des fonctions vitales à l'intervention volontaire, et par là aux périls des intermittences de cette volonté, au danger d s dis factions.

Le système grand >ymp ithique avait longtemps été considéré Comme un système indépendant, présidant à lui seul aux fonctions de la vie or<*a nique. Les recherches modernes, celles de Claude Bernard entre autres, ont montré qu'il n'en est rien, et que le grand sympathique ne saurait agir comme centre nerveux; il n'est qu'une annexe de la moelle, et c'est à cet organe qu'il emprunte sa force. Ses filets nerveux ne possè-

dent donc pas de propriétés spéciales ; un seul point les différencie des fiiets rachidiens : la volonté n'a pas d'action sur eux ; tous les mouvements accomplis dans le domaine de ces nerfs sont involontaires. Ce sont des réflexes. Remarquons ici qu'un acte réflexe, avec ces deux phases (sensation, puis mouvement), peut avoir pour théâtre deux nerfs centripète et centrifuge du sympathique, ou bien voyager d'abord le long d'un filet sensitif de ce système et revenir le long d'un filet moteur de la moelle; ou inversement partir d'un nerf médullaire et revenir par un nerf sympathique : il peut, en d'autres termes, s'opérer tout entier dant l'un ou dans l'autre système, ou à la fois dans tous les deux. Remarquons encore que les mouvements commandés par les nerfs Byrapatbi |ues sont très lents à se produire : ce qui lient à la nature des muscles qu'il innerve i muscles lisses) et aussi à la nature de ses libres nerveuses.

Mais le rôle capital du sympathique est de présider, par ses filets vaso-moteurs, h la dilatation ou au resserrement des vaisseaux sanguins. Si l'on exeite par l'électricité un de ces filets nerveux, on voit les vaisseaux diminuer de calibre, la circulation se ralentir, les tissus pâlir; si on le coup.', les vaisseaux paralysés se laissent dilater, le sang afflue, les tissus sont congestionnés. Comment se fait-il qu'à l'état normal les vaisseaux ne soient ni contractés ni paralysés, et qu'il y ait une demi-contraction constante de leur tunique? Le sympathique est-il donc en perpétuelle activité nerveuse ? Point obscur sur lequel rien n'est encore démontré. Mais le fait important, c'est que par ses nerfs innombrables, le sympathique' préside à la distribution du sang dans le corps entier : or de l'afflux du sang dépend l'activité nutritive et fonctionnelle des tissus. Le sympathique est donc le grand régulateur de la circulation, et par là il règle l'apport nutritif, la production de la chaleur animale, les sécrétions, en d'autres termes le phénomène même de la vie organes en ce qu'il a de plus intime.

Certains agents physiques ou chimiques modifient le pouvoir réflexe des centres nerveux : le froid, la morphine, par exemple, le modèrent et l'endorment] que cette action modératrice soit poussée trop loin, et, les réflexes indispensa- . la vie s'arrôtant, la mort survient. D'autres agents, la chaleur, la strychnine, augmentent au contraire les facultés réflexes de la moelle. Les travaux de (.laude Bernard ont montré que le curare anéantit les fucnhés des nerfs moteurs, et là encore la mort survient par l'impossibilité et la disparition des mouvements respiratoires et circulatoires. D'autres substances, telles que le chloroforme et l'éther, portent leur action sur les centres cérébraux eux-mêmes et suppriment la perception et le mouvement volontaire.

On a cherché, pour la moelle comme pour lecerveau, à localiser les divers réflexes dans des is spéciales. Les localisations de la partie supérieure de la moelle sont les seules certaines. Nous citerons seulement celles qui appartiennent à une partie du bulbe, au plancher du ventricule cérébelleux ou quatrième ventricule : là sont les centres des mouvements de déglutition, de mastication, etc.; là surtout est le centre des mouvei ispiratoires, ou nœud vital, dont la lésion amène une mort foudroyante.

Quant a la physiologie des nerfs, nous n'avons pas à la traiter à part ; elle est comprise tout entière dans l'étude que nous venons de faire des fonctions des centres. Pour plus de détails on se reportera soit aux articles des sens spéciaux {Tact, Vue, etc., soit à l'article Sensibilité.

On s'est demandé avec quelle vitesse chemine, le long des nerfs, l'influx nerveux (sensation ou

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