‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 414 sur 534 · I. .nous maintenant à notre second type de · texte numérisé non relu

I. .nous maintenant à notre second type de

M . où, comme nous l'avons observé, les (ils ne s'entrelacent plus dans un ordre aussi absolument symétrique, et où nous avons vu par exemple que des fils chevauchaient deux par Imaginons, pour commencer, un métier de rand qui, au lieu d avoir deux lisses seulement, en aura trois : chacune de ces trois lisses commandera au tiers des lils. Qu'arrivera-t-il, si à chaque coup de navette nous ne faisons monter qu'une seule des trois lisses? que l'angle où s'eng.< navette sera formé d'une nappe supérieure comprenant un tiers des lils de la chaîne, et d'une nappe inférieure en comprenant les deux autres tiers. Et si. la navette passée, nous rabaissons cette lisse pour en faire monter une autre, le lil laissé par la navette ne seraemprisonné que par un sur trois des fils qui forment la chaîne au lieu de l'être par un sur deux II passera donc par-des-us deux fils avant qu'un fil le recouvre. De là cet aspect non régulier que nous remarquons dans la serge et dans le treillis. Et si au lieu de d au métier trois lisses commandant par tiers les fils de la chaîne, nous en mettons quatre, cinq, dix, douze, les commandant par quart, par cinquième, par dixième, par douzième, en les faisant successivement s'abaisser ou se relever d'après un ordre étudié, il est évident que nous pourrons obtenir dans l'entre-croisement des fiis de chaîne et des fils de trame un certain nombre de combinaisons qui donneront à l'étoffe un aspect particulier, C'est exclusivement ainsi, d'ailleurs, que furent longtemps obtenues certaines étoffes ouvragées, dont nous citerons pour exemple le linge de table dit à petits damiers, à œil de perdrix, et des lainages dits à grains.

On voit que tout l'art du façonnement des étoffes consiste à cacher plus ou moins de fils longitudinaux avec les fils latitudinaux, et vice versa, selon le dessin que l'on veut former ; en d'autres termes, il s'agit simplement de la. roque lors du passage de la navette tels ou tels des fils de la chaîne soient levés ou abaisses, pour que le fil que laisse la navette qui va et vient les couvre ou en soit couvert. Ni plus ni moins.

Il semblerait donc qu'en multipliant à l'infini le nombre des lisses, et en combinant, en réglant le mouvement des pédales qui les commandent, il doit être possible d'obtenir des étoffes de tous les aspects et de toutes les contextures, reproduisant tous les dessins qui sont traduisibles par l'entre-croisement de fils de même nuance ou teints de diverses couleurs. En théorie, rien de plus rationnel; mais il n'en est pas de même dans la pratique. N'oublions pas que le tisseur doit faire manœuvrer les lisses en appuyant successivement le pied sur les diverses pédales qui les commandent. A grand renfort d'attention il arrivera peut-être à manœuvrer ainsi jusqu'à douze, quinze ou vingt de ces pédales dans l'ordre voulu; mais remarquons d'abord que chaque coup

TISSAGE

TISSAGE

de navette et de lisse n'avance le travail que de l'épaisseur d'un fil; il nous sera ensuite facile de reconnaître, par l'examen de quelques étoffes ouvragées, qu'il y a des dessins dont le sujet, la disposition exacte ne se répète qu'à une distance de trente, cinquante, cent, mille, deux mille fils. Il faudrait donc adapter au métier trente, cinquante, cent, mille, deux mille lisses, et autant de pédales pour les commander Outre que ce serait là une première impossibilité matérielle, il tombe sous le sens que le pied, ou môme l'œil de l'ouvrier, ne saurait, ne pourrait se reconnaître dans cette forêt de leviers. On n'a donejamais pu songer à multiplier beaucoup le nombre des lisses et des pédales ; et longtemps, bien longtemps il s'en est suivi que la fabrication courante des étoffes ouvragées a dû restreindre le champ de ses prétentions en limitant l'étendue du dessin à reproduire, de telle sorte qu'il ne comportât qu'un nombre borné de coups de navette entre deux retours à la même disposition ou combinaison des fils.

Toutefois,» dos époques de beaucoup antérieures à la merveilleuse invention qui, au commencement de notre siècle, est venue changer du tout au tout l'art du tissage façonné, nous trouvons des étoffes ouvragées qui, portant des dessins longsr semblent n'avoir pu être fabriquées qu'à l'aide d'un nombre considérable de lisses et de pédales. Ces tissus qui, vu la délicatesse et la lenteur de leur production, restaient toujours d'un prix fort élevé, étaient fabriqués sur des métiers dits à la tire. Ce métier était ainsi nommé parce que, à chaque coup de navette que donnait le tisseur, un ou même plusieurs servants du métier, enfants, femmes, vieillards, étaient chargés de tirer des cordes ou lacs disposés de façon à commander tels ou tels fils de la chaîne qui devaient être levés. Les tireurs de lacs avaient devant eux un indicateur qu'ils lisaient en quelque sorte à chaque coup de navette, et ils tiraient des lacs en conséquence d>'S indications. Outre que les fonctions de tireur delacsexigeaient delà part de celui qui les remplissait une attention soutenue, car il devait observer à la fois son indicateur et les mouvements de l'ouvrier tisseur, cet utile auxiliaire devait encore, par suite d'une disposition malheureuse, nous serions tenté de dire inhumaine du métier, opérer les efforts qu'exigeait le tirage des cordes en gardant les plus gênantes ou fatigantes postures : aussi dans les centres industriels qui, comme Lyon par exemple, produisaient les riches, les magnifiques étoffes façonnées, comptaiton une majorité de personnes contrefaites parmi les tireurs de lacs qui étaient presque tous au moins d'une santé chétive.

Enfin Jacquard vint, qui, reprenant et perfectionnant, dit-on, une idée d'abord émise par Vaucanson, ouvrit pour le tissage des étoffes ouvragées une ère de progrès inouïs; car non-seulement son invention réduisit à la plus grande simplicité le mécanisme de mouvement des fils de chaîne, mais encore permit de réaliser toutes sortes de combinaisons qui restaient impossibles même par la plus grande complication du métier à la tire; tout cela, bien entendu, en rendant le travail beaucoup plus rapide et plus économique, puisque du même coup la suppression des tireurs de lacs réduisait le personnel employé à la manœuvre du métier et débarrassait l'opération de cette lecture incessante de l'indicateur qui en ralentissait singulièrement la marche.

A bien prendre, l'invention de Jacquard est, comme la plupart des grandes inventions, d'une simplicité en quelque sorte élémentaire ; mais elle est beaucoup moins facile à décrire qu'à comprendre avec un appareil sous les yeux. Nous essaierons toutefois d'en exposer aussi clairement que possible les dispositions, et peut-être réussirons-

nous à en faire concevoir le mécanisme à ceux de nos lecteurs qui voudront bien lire attentivement les lignes suivantes.

Jacquard a imaginé de placer au-dessus des métiers une boîte sans fond, ni couvercle, ou plutôt un large cadre à l'intérieur duquel sont rangées verticalement par lignes, comme des fusées dans une caisse, d'artifice, autant de baguettes de métal, recourbées en crochet par le haut, qu'il y a de fils à la chaîne de l'étoffe ; chacune de ces baguettes correspond à l'un de ces fils par une cordelette qui porte un anneau où s'engage le fil, et qu'un petit contre-poids maintient tendue. Dans la caisse, devant les lignes de baguettes, un peu en contrebas des crochets qui les terminent, sont placées des lames reliées par un bout, qui s'élèvent toutes ensemble par le fait d'un levier que commande l'unique marche ou pédale du métier. Ces lames, en s'élevant, peuvent s'engager dans les crochets et par conséquent soulever les baguettes qui, par suite, soulèveront les fils de la chaîne auxquels elles correspondent. Mais tous les fils ne devant pas être soulevés à la fois, il fallait faire en sorte que les lames en s'élevant ne s'engageassent pas dans tous les crochets.

Mais tous les crochets sont susceptibles d'être dérangés, repoussés pour échapper au soulèvement des lames, et voici comment : à chaque baguette verticale est attachée, dans la caisse môme, une tige de fer verticale dont le bout sort un peu de la partie supérieure de la caisse. A l'endroit où les bouts de ces tiges se présentent en bataillon serré, vient, à chaque pulsation du métier, battre un bloc de bois quadrangulaire, percé sur ses quatre faces d'autant de trous, correspondant exactement aux tiges, qui peuvent y pénétier. A chaque coup de navette donc, toutes les tiges pénétreraient dans les trous du bloc si rien ne s'interposait. Mais à chaque coup de navette vient s'interposer sur le bloc une feuille de carton qui a été percée de plus ou moins de trous correspondant en môme temps aux trous du bloc et à telles ou telles des tiges de fer. Alors, partout où les tiges rencontrent un vide elles pénètrent dans le bloc, et les baguettes verticales auxquelles elles correspondent n'étant pas dérangées de leur position normale, sont enlevées par la lame, et les fils de chaîne que ces baguettes commandent sont soulevés ; tandis que si les bouts de tiges portent sur un endroit plein du carlon, ils font dévier, reculer la baguette verticale, dont le crochet échappe la lame qui monte : et ce sont autant de fils d& chaîne qui ne se trouvent pas soulevés.

A chaque coup de navette la feuille de carton change, par le fait d'un quart d'évolution du bloc qui la présente, ce qui permet d'en augmenter le nombre à volonté, et par conséquent de produire toutes les combinaisons d'entre-croisement imaginables sans s'inquiéter trop de la longueur du dessin. Pour certaines étoffes richement ornementées, on emploie quelquefois jusqu'à plusieurs milliers de cartons : mais en moyenne c'est par centaines qu'on les compte.

Une fois l'appareil Jacquard installé sur un métier, tout se réduit donc à percer convenablement, selon le dessin qu'on veut produire, autant de feuilles de carton que l'ouvrier doit donner de coups de navette avant que la même combinaison de fils se représente dans le tissu qu'il exécute.

L'artisan chargé de percer les cartons s'appelle le liseur : il opère guidé par une mise en carte, c'est-à-dire par une traduction du dessin à reproduire, faite sur un papier quadrillé qui est analogue à celui où se peignent les modèles de broderie, et dont chaque ligne correspond à un fil du futur tissu.

Si nous avons su faire comprendre le système

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idjoignant Is puissante ressource dea ombinaisona ilo nuances qu'on obtient les plus

somptueux lisons de grand ln\p, aii-si bien que 1rs innombrables et très économiques étoffes de pure fantaisie qui sont aujourd'hui accessibles à tomes les bourses.

Aujourd'hui d'ailleurs presque partout, au moins pour les ti<sns de grande consommation, au i à la main s'est Bubstitué le tissage automatique, qui accélère beaucoup la production, mais qui n'a rien changé aux principes normaux de l'opération. Pour être mû par la vapeur au lies de l'être par le tisserand, le métier n'a perdu auevin de ses organes primitifs Is. C'est toujours une

chaîne dont les lils sont soulevés dans l'ordre voulu, toujours une navette qui passe en déroulant la trame, toujours un battant qui frappe pour terrer l'entre-croisement des lils.

Nous ne saurions énumérer ici les diverses sortes de produits qui sont dus à l'industrie textile en général, et qui tous peuvent être ramenés à l'un des deux groupes que nous avons d'abord signalés; nous devons cependant mentionner à part certains tissus qui, sur un premier examen, sembleraient n'appartenir à aucune de ces catégories: nous voulons parler du velours, pelucheset autres étoffes poilues. Pour la production du velours le métier reçoit deux chaînes que les lisses manœuvrent simultanément. L'une de ces chaînes sert au tissage proprement dit et forme le corps de l'étoffe en s'entre-croisant avec la trame ; l'autre se replie en boucles, autour d'une petite tige de métal qu'à chaque coup de navette l'ouvrier glisse sous les fils soulevés. Si, la tige retirée, on laisse la boucle formée, on a ce qu'on appelle de Yépinylé ; on la fend dans toute sa largeur à l'aide d'un petit rasoir qu'on fait courir sur la tige restée dans la boucle, quand on veut avoir du velours ordinaire, dont le poil se trouve ainsi formé d'une multitude de petits pinceaux rapprochés et de même longueur. Notons que dans le velours de coton, si employé pour les vêtements populaires, c'est non une chaîne, mais une trame spéciale qui produit les boucles ou cannelures, que l'on fend ensuite en longueur à l'aide d'une sorte d'épée, pour avoir le poil. L'étoffe pelucheuse qui sert à fabriquer les chapeaux dits de soie est un satin à double chaîne. La seconde chaîne, tissée en flottage, est aussi coupée par un procédé particulier, et ainsi des autres tissus analogues.

[Eugène Muller.]

TISSUS. —Zoologie, XXXI. — Les phénomènes de la vie apparaissent tout d'abord à l'observateur comme se divisant en deux catégories: les uns, superficiels, pour ainsi dire, et qui frappent d'abord le regard, appartiennent à la physique et à la chimie, c'est-à-dire en dernière analyse à la mé-

canique, -t ne diffèrent i n rien i

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et la production de la chaleur orga

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tte direction cachée est le propre de

encore bien qu'elle ne se révèle qui travers les lois de la mécanique générale.

Cette pro| ctériatique appartient à la

matière org 'appartient quà elle, sous

quelque forme qu jente.

l nombreuses. En procédant du simple au compose, le premier d nniss-

tion, la forme la plus rudimentaire de la matière vivante est celle que l'on nomme la nt>

: ici pas de forme, pas de granulations, rien, pour ainsi dire, que le ubstratum élémentaire de la vie. Au second d substance, dinforme et d'amorphe, est devenue figurée; elle tte quelques stries, ou quelques granulations dune prodigieuse finesse. .Mais ce n'est encore là qu'un état passager, une forme transitoire. La vie réelle, avec la complexité de ses phénomènes, ne commence qu'à la cellule. La cellule est la base de toute organisation, l'élément primordial de tous les corps vivants ; c'est en quelque sorte la véritable unité anatomique. Tout organisme vivant n'est qu'une agglomération de cellules.

Ainsi l'élément anatomique proprement dit est un élément cellulaire. Le groupement, la juxtaposition de cellules, d'une seule espèce ou de plusieurs espèces diverses, forme un tissu. Pour étudier chaque tissu séparément, dans sa structure et dans sa physiologie, nous sommes donc conduits à étudier la ou les cellules qui le constituent.

Disons d'abord un mot de la cellule en général. Une cellule parfaite est formée de plusieurs parties distinctes, au nombre de trois: 1° une membrane limitante, ou membrane d'enveloppe, très mince et parfois difficile à apercevoir ; 2° un contenu protoplasmique, granuleux; 3° une petite masse centrale ou noyau.

Ainsi formé, cet élément anatomique manifeste sa vie par divers phénomènes : d'abord par la nutrition. Il se nourrit par endosmose, mais une endosmose qui n'a rien de fatal, dirigée par un certain choix, acceptant telle substance et en repoussant d'autres. Ensuite, par la reproduction ; des ceilules nouvelles naissent de la segmentation successive du contenu de la cellule mère. Entin par ses fonctions; c'est ainsi que la cellule nerveuse sert à la fonction de sentir ou de penser, que la cellule musculaire se contracte, que la cellule glandulaire sécrète, etc. Ajoutons que la cellule ne fonctionne qu'un temps variable, puisqu'elle se transforme, meurt et disparaît, remplacée par une cellule plus jeune.

Ces considérations générales étaient nécessaires pour établir au début de cette étude les propriétés

TISSUS

TISSUS

communes à tous les éléments anatormques, communes par conséquent à tous les tissus

Entrons maintenant dans l'étude particulière de charme tissu. Nous en compterons six : le tissu nerveux, le tissu osseux, le tissu musculaire, le tissu épithélial, le tissu conjonctif,et \zsang.

,Ui nerveux. - Nous renvoyons le lecteur h l'article Système iwfflfltr.oa il trouvera suffisamment détaillées la structure anatomique et les propriétés de ce tissu. .

•>• Tissu OSSi !OX. - Nous avons dit, àl'artiele Squelette que le squelette osseux est la transformaion calcaire du squelette cartilagineux du fœtus. Ceci non. amène à considérer d abord le cartilage. Le cartilage se compose de deux éléments. |- une cellule, la cellule cartilagineuse ou çhondroplaste, spliérique ou polyédrique très volumineuse (1/40 de mm.), et possédant un no\au; °. une substance intercellulaire grisâtre, tantôt âmornhe, tantôt fibreuse, toujours dure, élastique et résistante. Particularité importante, le cartilage ne possède ni vaisseaux ni nerfs, et se nourrit par imbibition. par 1 eau bouillante, la

substance intercellulaire se dissout, et se transforme en chondrine el en gélatine, tandis que les cellules résistent, manifestant ainsi une nature chimique différent-'. ... .„

C-mment s'opère la transformation du cartilage cn os ' On voil d'abord les cellules cartilagineuses ou chondroplastes se ranger en séries régulières aux environs du point où va naître 1 os. Bientôt, en ce point, apparaît la substance fondamentale, calcaire, de l'os, qui s'avance par traînes entre les chondroplastes, envahissant la substance du cartilage. A ce moment, les chondroplastes, noyes dans la masse calcaire, se rétrécissent, se rident, se munissent de prolongements délies qui vont se ramifier et s'anastomoser av^c les prolongemonts dos cellules voisine»: cette translormation crée la cellule ' osteoblnste. Des lors

l'os est formé. Il possède ses deux éléments fondamentaux, l'ostéoblaste, ou cellule osseuse, petite, .. munie de libres ténues el creuses, ei la substance osseuse, intercellulaùre. Bieni certains points, cotte substance se résorbe, disparaît, créant de longs trajets sinueux, où se logent les vaisseaux nourriciers de l'os.

Lorsqu'on examine au microscope une coupe enlevée à un os encore frais, on est frappe de l'ordre dans lequel sont rangés les osteoblastes : ils sont disposés en lignes concentriques autour d'une sorte de trou noir, qui n'est autre chose que la coupe d'un canalicule sanguin (canaux de Havers). , , , ' ...

On verra, en se reportant à 1 article Squelette, quelle est la composition chimique du tissu osseux. On trouvera là aussi la description des trois variétés de structure osseuse : compacte, sponqieuse et réticulaire : nous n'avons donc pas a revenir sur ces points déjà traités, non plus que sur le rôle du périoste, suffisamment décrit dans le même article. Disons seulement que la moelle. contenue dans le corps des os longs, est constituée par deux éléments bien distincts, mais dont les proportions sont dans un rapport variable : d'abord des cellules propres, nommées les medullocèlcs, grandes, sphériques, munies d un noyau; ensuite des vésicules remplies de graisse liqui-

3° Tissu musculaire. — Le tissu musculaire se présente sous deux formes bien différentes, et qui doivent être étudiées à part. Les muscles en effet sont de deux ordres : les muscles lisses, ou muscles de la vie organique, et les muscles stries, ou muscles de la vie de relation.

A Muscles lisses. — Ces muscles sont places dans les parois des viscères (vessie, intestins, utérus, poumons, etc.) ou dans les canaux qui y

aboutissent (bronches, vaisseaux sanguins uretères, urèthre, canal cholédoque, etc.). Ils contribuent à former les appareils de la digestion, de la sécrétion urinaire, de la circulation, et enfin les conduits excréteurs des glandes. Leur phvsiolozie est toute spéciale. Ils forment en effet un ensemble d'organes contractées, dont la contraction n'est point soumise à l'empire de la volonté ; ils fonctionnent automatiquement, en vertu d'un mécanisme unique, celui du mouvement réflexe. Ils constituent dans 1 organisme animal un domaine soustrait au gouvernement du moi, étranger à la vie volontaire et, dans une large mesure, à la conscience, dont les fonctions ne peuvent être ni provoquées, ni enrayées par la volition. mais sont réglées par un mécanisme spécial. La bouchée de pain qui a franchi l'isthme du gosier échappe désormais à notre empire, et, de ce moment jusqu'à celui ou elle sera éliminée de notre tube digestif, elle exécute un long voyage dont chaque étape est déterminée en dehors de notre vouloir, et sur le trajet ou la rapidité duquel nous ne pouvons influer en

rien. . <•

Les muscles lisses sont uniquement constitues par des fibres contractiles. Ces fibres se présentent sous la forme de cellules ovales extrêmement allongées, aplaties, d'une longueur qui varie entre 0»» 05 etOmm,20, et d'une largeur cinq lois moindre. Ces cellules, pâles et munies d'un noyau ovoïde, se juxtaposent pour former les faisceaux du muscle. . , , , ,

Chacune de ces fibres, prise isolement, possède la propriété de se contracter, c'est-à-dire de passer de sa forme allongée et mince à la forme renflée et courte. La limace qui se gonfle et se raccourcit puis s'allonge en s'amincissant, représente assos bien le mécanisme de la contraction de la fibre-cellule.

Mais ce qui est à noter cest .que, dans la fibre lisse le passage de la forme n° l à la forme n° 2 l n'est'pas subit, comme dans la fibre striée, mais 1 au contraire extrêmement lent. La contraction d'un muscle lisse demande donc toujours un certain temps pour s'opérer.

B Muscles striés. — Ces muscles, situes pour la plupart à la surfaco de l'organisme, sont les organes actifs de la locomotion. Ils sont en gênerai groupés et disposés autour des leviers osseux, l'attachent à ces leviers, et les meuvent en sens divers en se contractant tour à tour. Ils entrent en mouvement sous 1 influence de la volonté, aux ordres de laquelle ils obéissent avec une rapidité-

instantanée. , , ,,„

Dn muscle strié se présente sous la forme de faisceaux de fibres. Chacune de ces fibres, habituellement prismatique, est contenue dans une ta ne transparente (sarcolemme). Mais ce i qui frappe tout d'abord, c'est l'apparence striée de la fibre- elle est comme composée de disques alter- ! nativement sombres et clairs empiles 1 un sur ! Pautre, Elle possède la propriété de se contracter, c'est-à-dire de se raccourcir en se renflant ! et communique cette contractilité aux faisceaux et ' au muscle tout entier. ,„,,„„„•«

Le muscle s'use, comme tout organe, lorsqu il fonctionne, c'est-à-dire lorsqu'il se contracte ^ mais il s'alimente, il se nourrit Pendant qudn| se contracte pas. C'est ainsi, !»«■*£ J'JJ e2£ cœur se repose et se nourrit 12 heures sur .*, dans l'intervalle de chaque contraction

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