‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 415 sur 534 · TISSU B · texte numérisé non relu

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différents, le premier appelé généralement état (!,■ repos, où le muacla est détendu <m mince, le /, où il est renflé, raccourci

minons d'abord les phénomènes physiques et chimiques qui s'opèrent dans le muscle au re- I pendant l'état que nous nommerons l'état

Que l'on ne se représente pu cet état comme absolument Inerte et passif. Loin de là : le mus cle Jouit alors d'une grande tonicité, on mieux d'une grande élasticité En d'autrt i: uscle Bol-disant '/// repos, si détendu qu'il si m ble, est encore étiré an deià de sa longueur naturelle, et si l'on coupait l'un de v,,s tendons, on le Terrait Bubir une rétraction légère. Cette tonicité

mble exactement à celle d'une bande que légèrement tendue, et ne «toit pas fttr fondue avec la contractilité, dont nous parlerons plus bas.

Sous cette forme n° 1, le muscle vit et s'alimente; sa composition chimique est dans un état de perpétuel changement. Il absorbe de l'oxygène et déde l'acide carbonique, en un mot il respire :hé di- l'os et placé sous une cloche, il continue à manifester ce phénomène respiratoire par l'altération graduelle de l'atmosphère de la cloche qui s'appauvrit et so vicie. Cette nutrition et cette limitation du muscle au repos est attestée sur l'animal vivant, par la différence de couleur et de composition entre le sans artériel qui entre dans le muscle, et le Ban g veineux qui en sort : ce dernier est moins rouge, plus pauvre en oxygène, et contient un peu d'acide carbonique.

Xous allons voir ces divers phénomènes se modifier quand le muscle passe à l'état de contraction.

Le muscle, dans cet étnt n* ?, a perdu les 5/C ae sa longueur primitive : en revanche, il est gros, renflé, globuleux. C'est là ce que l'on constate sur un muscle dont l'une des extrémités est détachée de l'os, et qui est libre, par suite, de se rétracter au maximum. Si l'on palpe ce muscle, on est surpris de le trouver très mou, et parfaitement élastique, c'est-à-dire facile à étirer, mais revenant exactement à sa dimension première. Pourtant nous observons sur nous-mêmes qu'un muscle contracté (le biceps par exemple) est très dur, et résiste à la traction. C'est que sur l'animal vivant, le muscle n'est pas libre d'atteindre son maximum de rétraction (les 5 6 de sa longueur) ; ses attaches osseuses lui permettent tout au plus un raccourcissement de 1/6 ou 2/6; en un mot, pendant la vie, l'état n" 2 n'est jamais parfaitement réalisé, et le muscle est violenté, étiré, comme nous avons vu qu'il l'est aussi dans l'état n" l : il est semblable à un câble de caoutchouc fortement tendu. — En d'autres termes, dans l'état n" 1 parfait, comme dans l'état n° 2 parfait, le muscle serait vraiment inerte, passif : mais il ne peut jamais réaliser parfaitement ces formes sur l'animal vivant; il faudrait pour qu'il le pût que l'une de ses extrémités fût détachée de l'os. Sur le vivant au contraire, il est actif par sa résistance même à la violence exercée sur lui. Dans l'un des cas, cette résistance est facile et constante et se nomme tonicité, dans le second, elle est puissante et intermittente et se nomme contractilité.

La différence chimique n'est pas moins grande entre l'état n° 1 et l'état n° 2. Nous avons vu que dans le premier, la combustion s'effectue, que le muscle brûle son oxygène et dégage de l'acide carbonique. Cette respiration s'opère également à l'état de contraction, mais avec une énorme intensité. Le muscle « gui travaille » consomme une grande quantité d'oxygène, et le sang veineux qui vient de le traverser est presque entièrement

noir. Au contraire, quand aucune contraction

musculaire n'a lien syncope, sommeil, etc. . h-

veineux revient presque rot On troll l'importance du travail musculaire sur les phénomènes intimes de la respiration surtout le muscle qui est le théâtre de la I formation de l'oxygène et «lu carbone on

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ce sens, on peut tlire ,|U(. pour « respirer « il ne suffit pas d'aspirer do lair mais . ( u'il faut m 1 1 i-<t

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■• douleur de C immobilité oln absolu

même pendant le sommeil ou la dist changer de position ou de place, tous poiOC de

r aux muscles, qui ne respirent plui nent, un commencement d'asphyxie.

Quels sont 1rs matériaux dans li muscle

puise le carbone nécessaire à sa combustion? On

avait cru longtemps qu'il les puisait dans les aliments que Liebig s qualifiés de plastim dire dans les aliments albuminoïdes viandi nullement dans les hydrocarbun ses, alcools), dont la combustion parai lement destinée à fournir la chaleur animale. I travaux de Tyndall, de Humford, de . etc., sur les équivalents mécaniques de la chaleur, inspirèrent «I -ur la théorie do

effet montrèrent que chali ur et travail sont une même chose, ou du moins deux chos"s équivalentes, et qui peuvent se transformer l'une en l'autre. Or le muscle qu'une machine, mais une machine plus parfaite que les autres, qui transforme en travail la chaleur produite. Le travail musculaire n'éiair de la chaleur transformée, il était naturel de penser que pour le produire, le muscle dépense, non sa propre substance, mais bien les aliments hydrocarbonés, véritables sources de la chaleur, et qu'il n'est, en somme, que le théâtre où ces aliments viennent se brûler pour produire chaleur et travail : exactement comme la locomotive brûle son charbon pour produire du mouvement.

Des expériences directes et célèbres confirmèrent de point en point cette vue remarquablement profonde de la physiologie animale. Il est aujourd'hui acquis à la science que la masse musculaire consomme, non de la viande, mais des sucres et des graisses : les herbivores, qui ne s'alimentent que d'hydrocarbures, possèdent une musculature plus puissante que celle des carnivores. L'oiseau granivore est relativement plus agile et plus fort que l'oiseau de proie; enfin parmi les insectes, dans une même famille, ceux qui vivent d'aliments sucrés jouissent d'une incroyable rapidité de mouvements, comparés à ceux qui vivent en parasites. Un Anglais, Harting, s étant mis au régime de 1500 grammes de viande par jour, presque sans hydrocarbures, était arrivé à un point extrême de faiblesse musculaire.

Ces intéressantes recherches mènent à une conclusion pratique qui se révèle d'elle-même : il faut augmenter, dans le régime, la proportion de graisses, de sucres et d'alcools, à mesure que le travail musculaire augmente : au contraire, il faut la diminuer quand les muscles sont peu actifs, sous peine de voir ces aliments s'accumuler dans l'organisme et produire de graves désordres (goutte, diabète).

La propriété de passer de l'état n° 1 à l'état n° 2 constitue la vraie caractéristique du muscle, sa véritable activité fonctionnelle. Elle se manifeste sous linfluence d'irritants de diverses narres : l'excitant physiologique représenté par l'influx

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nerveux est évidemment le plus fréquent de tous. Les excitants chimiques sont très nombreux (ammoniaque, acides, bases, etc.ï. Enfin parmi les excitants physiques, il faut citer en premier lieu l'électricité; puis le choc, la piqûre, le pincement, etc.

Si l'un quelconque de ces excitants agit brusquement, on voit le muscle se contracter brusquement aussi, puis revenir à sa forme première. Mais si l'excitant agit par secousses répétées et rapides, le muscle n'a pas le temps de revenir à cette forme entre chaque secousse; au moment où il y revient, une nouvelle secousse le frappe et le remet en contraction, en sorte que le muscle ainsi excité reste ou du moins a l'air de rester contracté. Pour obtenir ce résultat, il faut au moins :J0 excitations par seconde. Il est donc probable que chez l'animal vivant le muscle ne se maintient en contraction que par une série de secousses fusionnées. Et en effet, si l'on ausculte le muscle en cet état, on entend un bruit, le bruit ou ton musculaire, dont la hauteur correspond à peu près à :i0 vibrations par seconde. Si l'on rend plus énergique encore la contraction du muscle, en rendant plus rapides les excitations, le bruitmusculaires'olève, devientplu> aigu. C'est ce qu'on peut vérifier aisément en écoutant su'' soi-même, dans le silence de la nuit, le ton du masséter (muscle masticateur); si l'on serre de plus en plus les mâchoires, ce bruit peut s'élever d'une quinte.

Le muscle au repos possède une forte réaction alcaline Quand il travaille, il se charge d'acides. Cette acidité, trop longtemps prolongée, finirait par coaguler la fibrine du muscle et en détruire les propriétés; un sentiment de fatigue, des crampes, révèlent, pendant la vie, ce danger et l'écartent. .Mais après la mort, les acides accumulés déterminent cette coagulation et provoquent ainsi le phénomène de la rigidité cadavérique.

Quelle est la nature intime, du phénomène de la contraction ? De quelle façon s'opère t-il dans l'élément anatomique, dans la libre-cllule du muscle •' La lumière est loin d'être laite sur ce point. Deux théories sont en présence. L'une est celle du professeur lîouget, qui a expérimenté sur le pédicule contractile des vorticeiles : d'après lui la fibre musculaire est un vrai ressort en spirale « qui, activement distendu pendant l'état de repos, revient passivement sur lui-même au moment delà contraction. » La contractilité n'est donc pour lui qu'une élasticité toute passive ; l'activité du muscle consiste a la combattre et a étendre ses fibres à l'état faussement appelé « df . » — Cette théorie, brillamment soutenue, nous parait en contradiction avec les phénomènes chimiques dont il a été question plus haut, et qui montrent bien que le muscle dépense et respire (c'est-à-dire travaille) quand il se contracte et non quand il est étendu. — La seconde théorie, à laquelle nous donnons la préférence, est celle de Marey; d'après l'éminent expérimentateur, le contenu semi-liquide de la fibre serait le siège d'une série d'ondes qui la gonflent en la raccourcissant. Cette « onde musculaire » marcherait à la vitesse, fort peu considérable, de 1 mètre par seconde.

On trouvera, à l'article Squelette, quelques détails sur les mécanismes divers à l'aide desquels les muscles meuvent les pièces osseuses auxquelles ils s'attachent.

4° Tissu épithélial. — Les épithéliums sont des membranes très minces, et constituées uniquement par des éléments globulaires (peau, séreuses et muqueuses) ; ou bien ils forment des amas Ue cellules, comme ceux qui constituent le parenchyme des glandes. — Pour parler plus exactement, les épithéliums forment t<3us les

organes de sécrétion, soit que ces organes s'étalent en membranes, comme les téguments externe et interne, soit qu'ils forment un tissu épais, comme les glandes. En outre on trouve de l'épithélium dans les vaisseaux, soit sanguins, soit lymphatiques.

L'élément anatomique qui constitue ce tissu, la cellule épiihéliale, apparaît dès les premiers temps de la vie intra-utérine dans le feuillet externe et dans le feuillet interne du blastoderme. Il naît alors et se multiplie par un mécanisme fréquent dans la physiologie cellulaire, celui de la scissiparité : une première cellule' se sesmente, et chacun de ces segments devient une cellule complète, puis chacune des nouvelles cellules subit à son tour le même changement et donne naissance à de nouveaux éléments, et ainsi de suite à l'infini.

Cependant, remarquons qu'il y a un autre mode de reproduction des cellules épithéliales : c'est celui qui se produit pour remplacer les cellules mortes qui tombent sans cesse, aussi bien pendant la vie intra-utérine que dans la vie adulte, à la surface du derme ou de la muqueuse intestinale. C'est en effet le propre de ces éléments de tomber lorsque, arrivés à leur état de complet développement, ils cessent de se nourrir; et ils sont aussitôt remplacés par des cellules nouvelles. Ce mode de reproduction est dit par prolifération nucléaire; on voit se former une couche de petits noyaux qui peu à peu s'entourent de blastème, et finissent par se munir d'une membrane d enveloppe, constituant ainsi des cellules complètes.

La cellule épithéliale varie de forme suivant l'organe que l'on considère.

Les séreuses (péritoine, plèvre, etc.) sont formées de cellules polyédriques, plates, munies d'un noyau, et formant par leur juxtaposition une véritable mosaïque.

L'épithélium de la peau est aussi formé de cellules plates, mais ces cellules n'occupent que la couche superficielle, et elles sont mortes, dures, cornées, imperméables. Au fur et à mesure qu'elles tombent, elles sont remplacées par des cellules de la couche profonde. Ces dernières sont globulaires, molles et vivantes; elles forment ce qu'on appelle le réseau de Malpighi. Ce sont elles qui contiennent ces granulations colorées de pigment, qui varient avec les races, et donnent à la peau sa couleur caractéristique, blanche, jaune, noire ou rouge.

Dans les muqueuses, l'épithélium des premières voies digestives et respiratoires (bouche, larynx, œsophage) présente les mêmes caractères qu'à la peau : cellules plates à la surface, arrondies dans les couches profondes ; mais la couche plate superficielle n'est jamais cornée ; elle est toujours molle, humide, perméable. Si l'on pénètre plus loin dans l'appareil respiratoire ou dans le tube digestif, et que l'on considère, soit les bronches, soit l'intestin et ses annexes, on trouve un épithélium tout différent, formé de longues cellules prismatiques à cinq ou six pans, dont le caractère le plus frappant est d'être munies de cils vioi-.itilcù. Ces cils, qui garnissent la surface libre de la muqueuse, sont agités d'ondulations perpétuelles et très rapides (250 à la seconde) qui se prolongent même quelque temps après la mort. Ces mouvements s'opèrent de façon à chasser toujours dans le môme sens les mucosités qui baignent la surface de la membrane. Chose remarquable, les anesthésiques, éther, chloroforme, endorment, arrêtent les vibrations des cils.

Enfin, dans le système glandulaire, les cellules

appartiennent presque toujours à l'espèce sphéri-

que qui forme les couches profondes de la peau.

Telles sont, esquissées à grands traits, les va-

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Lexamen microscopique montre que l'élément anatoiniquc du tissu conjonctif est, à l'origine de ce tissu, une cellule particulière, que l'on nomme le noyau embr op/nslique : ce noyau est sphérique, et large de -i à o millièmes de millimètre. On les trouve en cet état dans les bou : charnus des plaies. Os cléments sont de la plus grande importance en tirent, en se mo-

difiant, donner lieu à des formes nouvelles fort différentes du tissu conjonctif. C'est leur hypergénèse qui constitue la granulatio i grise ou ta- ■ oercule du poumon, et les diverses tumeurs cancéreuses. C'est a l'état de noyaux embryoplastiques qu'apparaissent chez le fœtus les moignons des membres.

Voici comment ces éléments donnent naissance aux fibres du tissu conjonctif: il se forme autour du noyau embryoplastique un amas de substance hyaline (c'est-à-dire vitrée) qui finit par le circonscrire et lui former comme un corps de cellule ; bientôt cette substance, s'accuniulant davantage en certains points, forme deux, ou trois, ou quatre prolongements. Quand il n'y en a que deux, la cellule est dite fusiforme ; quand il y en a ! davantage, elle se nomme cellule étoilëe. De chaque angle de ces étoiles partent des fibres qui vont s'anastomoser avec les fibres des cellules voisines, et cette intrication constitue le réseau du tissu conjonctif. Ces fibres, extrêmement ténues, i n'ont que 1 à 2 millièmes de millimètre de diamètre : elles sont parfaitement inextensibles, de sorte que le tissu conjonctif ne l'est pas non plus.

Ces cellules sont susceptibles de se remplir

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seule masse que l'on appelle plasmodie. Dans une Lie, 1 a diverses cellule3 constituant'

Listinguer les unes de> antres, e que l'on a affaire dans ce cas à un pseudo-ti-sii dont les divers éléments ne peuvent être distingués les uns des autres.

Caractères des tissus. — I. Hypha. — On désigne bous n d' hypha le tissu formé par une cellule qui se cloisonne toujours parallèlement à une direction déterminée. .Nous trouvons ce tte nature particulière de tissu dans les végétaux les moins élevés en organisation, c'est-à-dire dans les Algues, les Champignons, les Lichens, l"s Characées. Fréquemment les hyphas se désarticulent, et chacun des éléments de chapelet qui en résultent croît pour son propre compte, sans souci du sort des articles voisins. Dans la grande majorité des hyphas, le procédé de dissémination que nous venons d'indiquer est remplacé par une ramification di f'hypha. Taniôt cette ramification s'opère par un partage en deux segments longitudinaux égaux de la cellule terminale de l'hypha; tantôt, au contraire, cette ramification se produit par des expansions latérales de chacun des éléments de l'hypha. On désigne sous le nom de dichotomie le premier mode de ramification; on désigne sous le nom de monopodie le second mode de ramification. Dans les ramifications dichotomiques d'un hypha, aussi bien que dans ses ramifications monopodiques, il arrive souvent qu*

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