‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 417 sur 534 · III. I -Tout point de végétation d'une · texte numérisé non relu

III. I -Tout point de végétation d'une

pi ■ ta phanérogame ou d'une plante cryptogame vaeculaire présente une masse de méristème primitif dont la surface extérieure est formée d éléments qui habituellement ne se cloisonnent que perpendiculairement a la surface extérieure de la plante. On donne à ce tissu superficiel, qui n'est qu'une modification locale du méristème primitif, le nom de demwtogène. Les éléments du dermatogène. en vieillissant, forment l'épiderme de la plante. Quant au méristème primitif, certains de ses éléments, qui sont le siège d'un accroissement plus considérable que les autres, se cloisonnent plus abondamment; ces régions du méristème primitif où le cloisonnement est plus intense sont donc des régions de maximum d'accroissement : elles sont toujours faciles à reconnaître à première vue à leurs éléments plus petits. On appellera fais eaux les parties du méristème primitif dans lesquelles la segmentation se localise. Ces régions sont au début carac-

térisées par de petites cellules à parois minces, transparentes. On dit alors que les faisceaux sont à l'état procambial. Toute la portion du méristème primitif comprise entre l'épiderme fondamental et les faisceaux a reçu le nom de tissu fondamental. Les régions du méristème primitif où se forment les faisceaux étant celles où la croissance a la plus grande intensité, on conçoit sans peine que ces régions provoquent, sur la surface des points de végétation, des mamelons, des lignes saillantes dont chacune correspond à un faisceau intérieur. Ces lignes saillantes do la surface du point de végétation peuvent être regardées comme les parties de la surface de cette plante qui croissent le plus vite, si bien qu'entre ces lignes de maximum d'accroissement de la surface, caractérisées par de- lignes saillantes, et les lignes de maximum d'accroissement du méristème primitif - par les faisceaux, il y a pour ainsi dire correspondance complète, tellement qu'on peut substituer à I étude des unes l'étude des aui. Ceci nous montre la grande importance qu'il faut attacher à l'étude des faisc* m v . car, tandis que les lignes saillantes de la surface d'une plante sont exposées îi disparaître quand la plante avance en âge, les faisceaux conservent toujours dans leurs rapports leur i

leur s\ métrie, la trace de ce qui a éie primitivement.

LUI conservent toute leur vie l'état aau de la racine des Lernna, ,,i de la lige des Lemna). Plus ordinairedans ebaqui '■ nous voyons se propeu de temps après sa formation, une diffé- 3 éléments constituants. Cette différenciation est double; elle donne naissance simultanément a deui tissus, l'un le bois, l'autre Le bois ou tissu ligneux a comme élé- ■ . Le liber ou tissu libérien est caractérisé par les cellules grilla

en une cellule à parois primitivement très minces; en vieillissant, la paroi de cette cellule s'éi>aissil selon certaines lignes spirales qui font saillie dans son intérieur. On appelle tpiricule la spire saillante que l'on remarqua dans les trachées; cette spire est pleine; ■on rôle est d'imprimer à la colonne d'eau qui circule dans les trachées un mouvement en hélice qui diminue très sensiblement le frottement de l'eau qui circule dans l'intérieur de ces éléments. Selon la distribution de la spire à la sur- : la trachée, selon la largeur de cette spire et selon le nombre des spires d'une trachée, on obtient les diverses formes de la trachée. Lorsque deux trachées sont placées bout à bout, en général la cloison qui les s parait à l'origine se perfore en avançant en âge, et les trachées s'ajoutent ainsi bout, à bout pour former de très longs tubes ou vaisseaux spiraux. — Les principales modifications de la trachée sont : les vaisseaux annelés, les vaisseaux rayés, les vaisseaux scalariformes, les vaisseaux réticulés, les vaisseaux ponctués, les fibres ligneuses, les fibres aréolées, le parenchyme ligneux. On obtient des vaisseaux toutes les fois que des éléments ligneux placés bout à bout sont mis en communication entre eux p^r la perforation des cloisons transversales qui séparaient leurs cavités. On obtient du parenchyme ligneux toutes les fois que des cléments ligneux se cloisonnent perpendiculairement à leur plus grande longueur. , . . ,ii,.i, La cellule grillagée est à l'origine une cellule à parois mmees que rien ne distingue à cette époque d'une cellule ligneuse. Un peu plus tard, on voit se dessiner sur les parois de cette cellule de grandes ponctuations ; en ces points a paroi acquiert moins d'épaisseur que dans le reste de son étendue. Bientôt après se dessine dans la

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parenchyme libérien, suite de iis,n de t qui Joue dans la région libérienne du f la même rôle 'i1"' le parenchyme ligneux joue dans le bois du rsiacesu.

I i cellules grillagées sont les canaux par Irsqucla lea matières assimilées sont iraoa] des points de production jusque vera le- parties on voie d'accroiaaemi ni i l vera ie^ résen les m. un re> du ritirea s'accumulent en vue de I ; ameuta ultérieurs.

Tous lea éléments d'un faiscesn qui ne se caractérisent ni comme éléments lig ieux, ni comme éléments libériens, ont reçu le nom de fibres primitives. La plu part du temps ces libres primitives conservent L'aspect «le cellules | s, et,

comme alors elles ressemblent beaucoup aux éléments libériens et quel; s lea remplacent souvent, on les rapporte parfois au tissu libérien.

On appelle centre de figure de la section transversale d'un faisceau, le CI métrique de la figure de la section de ce faisceau.

On appelle centres <ie différenciation ligneuse d'un faisceau, les points de ce faisceau où apparaissent ses premières trachées. — Un faisceau sera dit monocentre quand il ne présentera qu'un seul centre do différenciation ligneuse; un faisceau sera dit bicentre quand il p.ésentera deux centres de différenciation ; et plus généralement il sera dit polycentre quand il présentera plusieurs centres de différenciation.

Lois du faisceau. — 1° Loi de différenciation ligneuse. Dans un faisceau, quel que soit le nombre de ses centres de différenciation ligneuse, les éléments Ligneux se caractérisent de chacun des centres de différenciation vers le centre de ligure du faisceau. Les éléments ligneux qui se forment ainsi sont d'autant plus volumineux et d'autant plus différents de la trachée qu'ils apparaissent plus près du centre de figure du faisceau.

2° Loi de position libéra- ligneuse. Dans un faisceau, quel que soit le nombre de ses centres de différenciation ligneuse, les cellules grillagées sont le plus loin possible des lames de différenciation ligneuse.

Prenons un exemple. Dans un faisceau polycentre (à. six centres ou hexacentre comme celui d'une racine d'Orchis), on trouve six lames de bois dont les points d'origine sont à la périphérie du faisceau, et dont la formation a eu lieu de la périphérie du faisceau vers le centre de celui-ci. Les éléments de ces lames ligneuses consistent, à la périphérie, en trachées très grêles; plus intérieurement elles sont formées de vaisseaux ligneux d'autant plus gros et d'autant plus différents de la trachée type qu'on est plus près du

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Appliquons ces deux lois à un exemple. I a j. une i .,. me de rie • > un seul

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nous avons vu, par quelquea fibres primitives. C'est au sein des fibres primitives qui b i intérieurement chaque massif de cellules grillaet qui l'isolent du bois primaire, que nous : voyons apparaître les divisions parallèles qui les ! transforment en zone cambiale. Nous avons donc , là cinq arcs cambiaux interposés entre les cinq i bandes ligneuses et les cinq ilôts libériens. Chaj cune de ces zones cambiales produira du bois secondaire vers le bois existant, c'est- à-din l'intérieur du faisceau primaire, et du liber secondaire contre l'Ilot libérien primaire qu'elle borde. Ce second exemple suffit, croyons-nous, pour bien faire comprendre la portée des deux dern ères lois que nous avons formulées.

Trèa fréquemment on voit apparaître des zones cambiales dans certaines parties du tissu fondamental. Il e-t souvent possible de rattacher ces zones cambiales aux zones cambiales des faisceaux primaires que nous venons d'étudier. Alors l'orientation du bois et du liber secondaire fournis par ces zones cambiales apparues dans le tissu fondamental sont celles du bois et du liber secondaires des zones cambiales des faisceaux primaires dont elles sont la continuation. On appelle néanmoins faisceaux secondaires ces massifs isolés en apparence et composés d'une zone cambiale, de bois secondaire et de liber secondaire.

II est un cas où les faisceaux secondaires apparaissent complètement indépendants des faisceaux primaires. C'est le cas où, par suite d'un accident, une ouvertuc vient à se produire au sein des tissus de la plante. Dans ce cas, des tissus secondaires cicatriciels se déve oppent autour de la blessure, et c est au seiu de ces tissus nouveaux qu'on voit se former des faisceaux que l'on quali-

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