‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 418 sur 534 · TISSUS VÉGÉTAUX — 2209 — TISSUS VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

TISSUS VÉGÉTAUX — 2209 — TISSUS VÉGÉTAUX

fie de secondaires parce qu'ils sont formés d'une zone cambiale, de bois secondaire et de liber secondaire : mais ces derniers diffèrent complètement de ceux dont il est question plus liaut, parce qu'il n'ont originellement aucun rapport avec les faisceaux primaires existants. Ces nouveaux faisceaux secondaires sont soumis à la loi suivante :

5e La zone cambiale de tout faisceau secondaire dépendant dune surface libre produit du liber secondaire entre elle et la surface libre, et du bois secondaire plus éloigné de la surface libre quelle-môme, par conséquent de telle façon que cette zone cambiale soit comprise entre le bois qu'elle produit et la surface libre.

La surface libre dont nous parlons ici peut être constituée non seulement par une ouverture accidentelle ou constante, mais par une mortification locale de certains tissus, et aussi par une décortication de la surface d'an organe.

Lorsque les productions secondaires ne s'éta- Dt dans un faisceau que concurremment à une déformation de la surface extérieure de la plante, on voit apparaître dans ce faisceau de nouvelles lignes de différenciation ligneuse. Ceci ne peut avoir lieu que si le faisceau modifié est encore jeune. Ces nouvelles formations ligneuses s'établissent dans la partie du jeune faisceau qui n'est pas encore différenciée en bois et en liber. Ces nouvelles lames ligneuses se différencient conformément à la loi de difféienriation ligneuse quo nous avons énoncée pour les pr dactions primaires. — Des îlots libériens s'établissent en- - nouvelles lames ligneuses et les anciennes, conformément h la règle de différenciation libéroligneuse. Ces formationssecondaires spéciales ne se rencontrent que chez les végétaux cryptogames vasculaires. tandis que les productions secondaires cidessus 6ont caractéristiques des végétaux phanérogames.

Los productions secondaires des faisceaux des Cryptogames ne se différencient en rien des productions primaires de COI mêmes faisceaux. — Les productions libériennes secondaires des faisceaux des Phanérogames différent de leurs productions libériennes primaires par leur plus grand volume, et par un fuies h part. Ainsi les cellules

grillagées secondaires sont généralement beaucoup \> us compli tes que les cellules grillagées primitives. Quant au bois secondaire des Phanérogames, il se distingue de leur bois primaire par l'absence pi étante de trachées types, ou

Vaisseaux spirales proprement dits.

Rapporti de» faisceaux entre eux et terminaison tceaux. — Il y a lieu de distinguer, dans l'étude de ces rapports, différents cas que nous résumerons comme il suit dans le tableau cidessous :

A. Les faisceaux en rapport sont de même âge:

1) division d'un faisceau en plusieurs autri s.

2) réunion de plusieurs faisceaux eu un seul.

3) anastomoses de faisceaux bout à bout ou I téralemeut.

1) division il'uu faisceau en plusieurs autres.

1 réunion de plusieurs faisceaux en un seul.

3) anastomoses des t bout à bout, faisceaux Matérale-

I ment.

B. Les faisceaux en rapport sont d'âge différent :

a. faisceaux mo- 1 1) avec faisceaux monocentres, nocentres j 2) avec faisceaux polycentres.

b. faisepaux po- 1 1) avec faisceaux polycentres. lyeenlrM \ z) avec faisceaux monocentres.

2e PA3TIE.

i tous sont mo.

nocentres

b. tous sont polycentres

Quand un faisceau monocentre se divise, presque toujours en donnant naissance simultané» ment à deux, trois ou cinq branches ; le centre de développement ligneux du faisceau origine est alors représenté par deux, trois, ou cinq Iracliées primitives placées côte à côte sur un même rang. Ou,' manière d'être rappelle la disposition des centres de différenciation des faisceaux monocentres très larges dès l'origine. De chacune des 2, 3, b premières trachées part, se dirigeant vers le centre de figure du faisceau, une lame ligneuse séparée de ses voisines par une masse de tissu parenchymateux provenant du cloisonnement des ti Inès primitives. A mesure qu'on s'avance le long du faisceau, chacun de ses rayons parenchymateux s'élargit beaucoup dans sa partie libérienne, et ces lames ligneuses simulent alors les rayons d'un éventail. Plus loin encore, le tissu parenchymateux passant insensiblement au tissu fondamental, le faisceau primitif est partagé en deux, trois, cinq branches qui se montrent comme autant de faisceaux monocentres plus grêles que le premier. Les éléments trachéens passent du faisceau unique à ses divisions, sans interposition de irachées courtes. Toute cette disposition se traduit extérieurement sur la surface de la plante, parce qu'une ligne saillante se continue par plusieurs autres plus faibles qu'elle.

Inversement, lorsque deux, trois, ou cinq faisceaux monocentres s'unissent en un seul, nous voyons les différents faisceaux élémentaires se rapprocher les uns des autres et prendre peu à peu laspect et la place d'un faisceau monocentre large.

Lorsque deux faisceaux monocentres de même âge s'anastomosent, ou bien ils se réunissent bout à bout, ou bien la rencontre se fait latéralement. Dans le premier cas, les deux faisceaux qui s'anastomosent se placent de telle manière que les éléments du premier semblent le prolongement direct des éléments du second; tel est le cas des faisceaux des bords des feuilles à nervures réticulées. Dans le second cas, chaque faisceau se comporte C mrne s'il était seul; il conserve sou orientation et sa structure; toutefois, dans la région de contact, toutes les lames ligneuses intérieures des faisceaux anastomosés ne se forment pas. Si, comme il arrive souvent dans les rhizomes des Monocotylédonées, deux, trois, cinq faisceaux monoceutres s'anastomosent simultanément, chaque faisceau se comporte encore comme s'il était seul, à cela près que dans les régions de contact, les éléments des lames ligneuses qui seraient intérieures ne se caractérisent pas. Ces régions anastomotiques se présentent comme formées d'une lame circulaire ligneuse, à contours plus ou moins lobés, entourant une masse centrale de liber, et séparées du tissu fondamental par quelques rangs de fibres primitives. Les anciens auteurs appelaient ces régions anastomotiques : faisceaux composés ou faisceaux concentriques, les opposant aux parties libres des mêmes faisceaux qu'ils appelaient faisceaux simples ou faisceaux collatéraux. — Les règles que nous venons de développer pour l'anastomose des faisceaux monocentres sappliquent encore aux faisceaux bicenlres, qu'ils s'anastomosent bout à bout ou latéralement.

Seuls parmi les faisceaux polycentres, les faisceaux bicentres peuvent se diviser. Lorsqu'un faisceau bicentre se divise, il s'élargit, sa masse ligneuse se partage en deux branches qui s'écartent rapidement l'une de l'autre et dont chacune produit de nouvelles trachées snr son bord intérieur. Ces nouvelles trachées s'appuient mferieurement sur une niasse de trachées globuleuses qui s'est formée dans le bois du faisceau origine au point où il se bifurque. Le liber qui entoure le

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entre la base du raiaceau né le dernier et le faieceau sur lequel celui-ci a'inaère, la aeule r. nérale qui semble pr< - rapporta de fais-

ceeux d'tge différent, c'est l'établissement du plus grand nombre possible de contact* trachéena ''litre les faisceaux de l'organe primaire et ceux de l'organe secondaire. Malheureusement 1 étude de ces contacts est encore très incomplète.

1\. Tissr roNSAMlNTAL. —Le liasn fondamental dans lequel sont plongea lea faisceau que nous venons d'étudier cou- D une

masse de cellules volumineuses spbénqueo ou po- Iyédriques à parois minces. On désigne par le nom de pnrenchyn.e les tissus ainsi organisée On appelle moelle la portion du tissu fondamental qui est comprise entre les faisceaux d'un organe près du centre de cet organe. M Van Tieghem désigne fréquemment la moelle par le nom d< conjonctif interne, mais ce nom est mauvais, car, si dans les tiges le nom de tissu conjonctif désigne le tissu fondamental, dans les racines ce tissu conjonctif interne de M. Van Tieghem désigne les fibres primitives qui dans les faisceaux séparent les éléments ligneux et libériens caractérisés. Le tissu fondamental compris entre les faisceaux d'un organe et son épidémie a reçu le nom de tissu fondamental externe ou d'écorce primaire. Il convient pourtant d'éviter le plus possible d'employer le mot écorce, parce que les divers auteurs emploient cette expression dans les sens les plus différents.

Les éléments du tissu fondamental sont très fréquemment le siège d'un dépôt de cellulose qui a pour effet d'augmenter beaucoup l'épaisseur de leurs parois. On dit qu'il y a sclérification quand il y a ainsi épaississement des parois des éléments du tissu fondamental. Chaque cellule à parois épaissies prend alors le nom de sclérite. En se sclérifiant un grand nombre de cellules se déforment, parce que l'élongation ou l'accroissement de leurs parois n'a pas la môme intensité dans les diverses directions. Beaucoup de ces cellules sclérifiées ainsi modifiées prennent l'aspect d'étoiles à branches ramifiées parfois très longues, comme cela se voit chez les Aroïdées et leurs proches parents les Nymphcacées. Chez les Xymphéacées, la plupart des sclérites sont dissociées presque complètement des éléments cellulaires qui les entourent ; elles sont entourées presque de toutes parts par une lacune, et comme les diverses lacunes du tissu des Nymphéa s'ajustent bout à bout pour former de vastes canaux à travers lesquels l'air circule librement, les sclérites accrochées

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h éprouver quelques autres variations dont devons dire un mot. Les parois des cellules tissu peuvent subir une sorte de gélilicati demeure plus ou moins localisée ; ou qualifie \yme les régions ainsi modifiées. On qualifie de fibreuse* certaines cellules du i

fondamental dont la paroi présente des épi aements spirales ; ce nom est très mauvais, parce que quand on désigne sous le nom de tissu fibreux un massif de cellules fibreuses, on peut hésiter et on hésite souvent pour savoir s'il es1 question d'un massif d'éléments allongés en fibres, ou d un massif de cellules à parois portant dessinées en relief des lignes spirales.

De même que les faisceaux sont le siège de productions secondaires dans certains cas, de même le tissu fondamental peut avoir une origine différente de l'origine que nous lui avons assignée plus haut. Nous appellerons tissu fondamental primaire ou tissu fondamental tout court la partie du méristème primitif d'un organe qui ne se transforme ni en faisceau ni en épiderme. Dans ce tissu fondamental on voit parfois apparaître des cloisons toutes parallèles entre elles; le résultat de ces divisions répétées n'est ni du bois secondaire ni du liber secondaire, de telle sorte que nous n'avons pas affaire dans ce cas aux faisceaux secondaires dont nous avons parlé. On désigne, dans ces cas spéciaux, par le nom de tambx le tissu qui est le siège de ces divisions toutes parallèles entre elles. Un cambiforme en se divisant peut produire deux tissus différents que l'on désigne sous les noms de tissu fonda mental secondaire et de liège. On convient de réserver toujours le nom de liège à la partie formée entre le cambiforme et la surface libre de la plante, et de réserver le nom de tissu fondamental secondaire au tissu qui est plus éloigné de la surface libre que le cambiforme. — Le cambiforme est le tissu cicatriciel par excellence; il apparaît autour de la surface de toutes les plaies, il isole les tissus mortifiés, où qu'ils soient dans la plante, en les e.i-

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