‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 449 sur 534 · VAPEURS · texte numérisé non relu

VAPEURS

souche souterraine seule vivace, nul donne chaque année dea ilgea lu rbacéea annut

| Dana lea forôta de la Suède croit une herbe toujours verte dédiée I Linné; «'.'est la Linruea borealù ; aa tige el ses feuilles sont sudoriflques.

i. chèvrefeuilles, lea Bureaux aoni cultivée comme plantée ornementalea, a cause de leur port, et à cause de l'odeur agréable (pie leurs fleurs répandent le soir après le coucher du soleil.

i i . Bertrand.]

VAPEUBS. — Physique, X vil. — Le nom de vapeur a été employé longtemps pour di exclusivement les fluides aérirormea provenant de la transformation des liquides, et dans le langage vulgaire il conserve encore cette signification : c'est ainsi que l'on dit la vapeur d'eau, d'alcool, d'étlier. Mais, pour le physicien, vapeur est synonyme de gaz; l'une ou l'autre de ces deux expressions désigne l'état aériforme de la matière, qu'elle provienne ou non d'un corps habituellement liquide. Tant que l'on n'a pas su amener les gaz à 1 état liquide, aussi généralement qu'on pouvait faire passer les liquides à l'état gazeux, on a pu établir quelques différences entre les gaz permanents et les vapeurs provenant des liquides. Mais cette distinction n'a plus de raison d'ôtre : tout liquide placé dans des conditions convenables se transforme en vapeur ou gaz, et il n'y a pas de gaz ou de vapeur qui ne puisse à un moment donné redevenir un liquide.

Certains corps solides se transforment directement en vapeurs : tels sont notamment le camphre et l'iode : le premier, abandonné à l'air, perd rapidement de son poids, et le second, légèrement chauffé, donne un gaz d'une très belle couleur violette.

Mais le mode le plus ordinaire de la génération des vapeurs, c'est la transformation des liquides. L'eau exposée à l'air sous une grande surface diminue assez rapidement de poids, et peut même reparaître entièrement dans l'air en vapeur invisible. Il en est de même de la plupart des autres liquides ; et si quelques-uns, comme le mercure et l'acide sulfurique, ne donnent pas de vapeurs à la température de zéro, ils peuvent en donner à une température plus élevée. D'une manière générale, un liquide donne d'autant plus de vapeurs qu'il est plus chaud et que la pression de l'atmosphère qui est au-dessus de lui est plus faible.

La plupart des liquides se transforment instantanément en vapeurs dans le vide.

Pour prouver cette importante proposition, on se sert du vide barométrique. On fait deux baromètres plongeant dans la même cuvette; le premier restera intact et le second servira à l'étude de la vapeur d'un liquide, l'éther par exemple. On introduit donc dans ce dernier un peu d'éther qui en vertu de sa faible densité monte au-dessus du mercure et arrive dans la chambre barométrique. On voit alors la colonne mercurie.lle baisser : l'éther, en arrivant dans le vide, s'est instantanément changé en vapeur, et cette vapeur presse sur le mercure comme le ferait un gaz quelconque ; elle aune force élastique facile à estimer par la différence de hauteur des deux colonnes barométriques.

Cette expérience répétée avec l'alcool et avec l'eau donne des résultats analogues, seulement la dépression du mercure est plus faible pour l'alcool que pour l'éther, plus faible pour l'eau que pour l'alcool : en d'autres termes, la force élastique de la vapeur d'eau est moindre que celle de la vapeur d'alcool, et celle-ci moindre que celle de la vapeur d'éther.

La force élastique d'une vapeur suit-elle les mêmes variations que la force élastique d'un gaz, obéit-elle comme cette dernière à. la loi de Ma-

rlotte ? C'eat ce que l'expérience seule petit apprendre. On fait deux baroi Dana l'un on

introduit assez d'éther pour qu'il in resli

rourlie liquide sur la colonne mercurielle déprimée par la vapeur. Dans l'autre on fait aaaex peu d'éther pour que le t< ul se vaj 0

conatate d'abord que la force élaatlque est moindre dans le dernier tube que dans le premier. Ajoute-t-on de l'éther dans chacun d'eux. pression du mercure reste la no' me dans lo premier tube; le liquide ajouté est \eou se Joindre au liquide existant, niais la quantité de Vapeur

n'a pas augmenté ; L'espace en contenait tout co

qu'il en peut tenir à la température OU l'on a opéré; cel espace nt saturé. Dans le second, au

contraire, le liquide ajouté se change en \ et la dépression du mercure augmente, et cela se produit tant qu'il no reste pas au contact de la vapeur un peu de son liquide générateur; alors, quand ce tube contient au-dessus de sa colonne mercurielle un peu d'éther non vaporisé, la dépression est la même que dans l'autre.

On tire de cette expérience les conséquences suivantes : c'est qu'une vapeur, suivant sa quantité, peut saturer ou non un espace donné; que dans le cas do non-saturation, la force élastique est moindre; que coite force élastique prend sa plus grande valeur pour la température à laquelle on opère, quand la vapeur sature l'espace et qu'elle est en contact avec son liquide générateur. 1 ne vapeur non saturante fst de tous points un gaz; elle obéit à la loi de Uariotte; mais, une fois qu'elle atteint son point de saturation, elle cesse de ressembler aux gas, elle prend une force élastique ou, comme on dit, une tension maximum, que rien ne lui fera dépasser; la moindre compression, en diminuant son volume, lui fait alors prendre l'état liquide.

Pour un même liquide, la tension maximum de la vapeur est toujours la même à la môme température ; mais elle croît très rapidement à mesure que la température s'élève.

La connaissance des tensions maxima de la vapeur d'eau aux diverses températures a une grande importance dans les applications : aussi a-t-elle donné lieu à de nombreuses recherches commencées par Dalton et continuées par liognault.

Voici les principaux résultats trouvés :

Tensions maxima de la vapeur d'eau entre 0 • et 230'.

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