‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 455 sur 534 · VENT · texte numérisé non relu

VENT

tion des régions polain'8 dans l'hémisphère ausir.il. C'est qu'en eflet la végétation polaire et la iiiiin tempérée arctique n'y existent pas, les ti près polaires étant fort restreintes et les terres arctiques n'étant représentées que par quelques Iles dénudées. La région tempérée proprement dite n est guère représentée que par quelques petites îles toujours enveloppées de brumes, sortes d'anciens volcans éteints aujourd'hui, dont les plus connues sont Saint-Paul et Amsterdam; dans ces iicsla végétation arborescente n'existe pas, le sol est couvert de graminées, de lycopodiacées, de composées, de mousses ov de lichens. A cette région tempérée appartiennent aussi les pampas de ! Amérique méridionale, caractérisées par des graminées coupantes qui ont provoqué la production de cette race spéciale de bêtes à cornes connue sous le nom de bœufs gnata ou à nez fendu. La végétation tempérée chaude est représentée dans l'hémisphère austral par le Cap, la Nouvelle-Zélande, le Chili du sud. Chacun de ces trois points a une flore complètement spéciale qui en fait une contrée botanique entièrement à part. Au Cap, nous trouvons des podocarpus à feuilles étroites. Dans la Nouvelle-Zélande, nous trouvons des dammara, des araucaria à feuilles étroites, des eucalyptus, des phormium, des fougères. Au Chili, on rencontre des araucaria à feuilles imbriquées larges, de nombreuses liliacées bulbeuses, des ag\es, des broméliacées. Sur les Andes du Chili nous voyons se répéter les phénomènes de localisation que nous avons signalés sur le versant nord de l'Himalaya.

Au-delàde la région qualifiée de tempérée chaude ou de tempérée méridionale, se trouve la zone tropicale. La zone tropicale, qui dans notre hémisphère s'étend environ depuis le 2.scdegrédelat. N . jusque vers le lâe degré de lat. N. , etqui comprend dans l'hémisphère sud une bande parallèle ayant à peu près les mêmes dimensions, offre une série de contrées botaniques assez différentes les unes des autres pour que nous croyions nécessaire de les mentionner brièvement. A Ténériffe et dans les îles de l'Atlantique, nous trouvons les dragonniers, les palmiers, les mésembrianthémées, les tétragoniées. Dans le Sahara et dans l'Arabie, le désert de sable ne comporte de végétation que dans les oasis, où la culture donne le millet, les dattes, les bananes, les figues de nopal, les gommiers, les astragales. Là où l'eau abonde, sur le continent africain, la végétation prend un très grand développement : elle est caractérisée par les palmiers, les portulacées, les musacées, le riz, les papyrus, les graminées arborescentes, les malvacées gigantesques. Dans l'Inde on trouve, outre les familles ci-dessus, les aroîdées, les pandanées, les nipacées; cette flore de l'Inde s'étend sur la Chine méridionale et toute l'Indo-Chine, grâce à la proximité de la mer. Elle gagne même Sumatra et l'archipel indo-malais; mais là les gnétacées, les euphorbes arborescentes et les lianes viennent se mêler aux plantes signalées ci-dessus et aux cocotiers. Au Mexique, là où l'altitude est assez basse pour ne point compenser la latitude, le sol est occupé dans les régions sèches par les cactées meloniformes et céréiformes, par les euphorbes grasses et par les agaves charnues. Dans les Antilles, nous trouvons, dans cette même zone, sous l'influence du climat insulaire, des légumineuses comme VAbrus precatoritis, des bignoniacées. La zone tropicale de l'hémisphère boréal présente en Afrique un grand développement de malvacées arborescentes. Dans les îles de l'Atlantique et du Grand Océan, grâce ;i l'influence simultanée de l'humidité et de la chaleur, les fougères arborescentes prennent leur plus grande extension. En Australie, la zone tropicale de l'hémisphère austral est habitée par

les eucalyptus, des myrtacées et des léguai» rieuses à phyllodes telles vie les acacias. Au Pérou et au Brésil ce sont dos mêla itomai des Bterculiacécs, des lianes, des palmier1-, qui forment le fonds de la végétation arb in cette région. La population végétale lie: rnipi|iroiid dans ces contrées de nombt orchidées épiphytes. Si on s'élève sur les Andes, vers 1500 mètres, on trouve encore quelques palmiers rabougris, d'abondantes bignonls et surtout les quinquinas. Plus haut encore '■nr les Andes, les portulacées et les comp labiatiflores occupent seules la surface du sol. A la limite des neiges éternelles, les plantes ne sont plus représentées que par quelques lichens.

La dernière région botanique dont il nous à parler est la région équaloriale. La la mer est occupée par les prairies flottantes formées par les sargasses ou raisi?/< <!<■ mer, sortes d'algues voisin es des fucus, qui nagent à la surface de l'océan au moyen d'ampoules pleines d'air, creusées dans leurs tissus. La longueur des sargasses est très grande ; elle peut rivaliser avec celle dis MaCTOCytte de laminaire des Mes Palkland qui peut atteindre trois cents mètres de longueur. Les prairies marines s'étendent de la région équatoriale jusque vers la région tempérée chaude, mais c'est surtout près de l'équateur qu'elles présentent leur plus grand développement. La flore du continent africain dans sa région équatoriale est caractérisée par des palmiers, des liliacées, des zingibéracées, des ébéniers, des arbres à gomme. Celle des lies Australiennes comprend des mvrtacé. s, des mélastomacées, l'arbre à pain. Celle de l'Amérique comprend, comme plantes de culture, les cocotiers, les vanilles, les palmistes, les bananiers; comme plantes arborescentes, ce sont des palmiers, des mélastomes, des malvacées et des lianes; plus de nombreuses plantes épiphytes et même des phanérogames parasites telles que les hélonias, les langsdorffia. Parmi les phanérogames parasites de la région tropicale, nous devons citer encore les rafflésia de l'Océanie et les hydnora de la côte orientale de l'Afrique. Parmi les phanérogames qui peuplent les eaux dormantes, la plus remarquable est la Victoria regia, sorte de nénuphar dont les feuilles orbiculaires ont un limbe qui peut atteindre deux mètres cinquante de diamètre. Les bords des fleuves de l'Amérique équatoriale sont habités par les bertholletia, les couroupita, les locythis, les calycanthécs, les malpighiacées, les galactodendrons ou arbres à vache, les ficus. fC.-E. Bertrand. J

VENT. — Météorologie, V-VI. — Le vent est produit par le mouvement de l'air atmosphérique. Aux articles Courants, Orages, Tempêtes, nous avons déjà fait connaître l'origine et la cause des principaux vents, et quelques-uns de leurs effets.

La direction des vents qui rasent la surface du sol est marquée par les girouettes. Influencée par les reliefs du sol et par les remous qui en résultent, cette direction est extrêmement variable d'un point à l'autre d'un môme canton et d'un instant à l'autre dans un môme lieu. Elle est moins instable en pleine mer ou dans la région des nuages; elle y change cependant suivant le sens du courant aérien qui domine, et aussi sous l'influence des bourrasques qui passent.

La direction des nuages, ou le sens dans lequel ils sont transportés, ne peut être évaluée directement à cause des effets de perspective qui sont d'autant plus marqués que le nuage observé est plus éloigné du zénith. On se sert d'un miroir horizontal en verre noir ou en verre désétamé et noirci sur sa face inférieure. Sur sa face supérieure, on a tracé deux lignes rectangulaires se coupant au centre du miroir et qu'on oriente vers

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