‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 512 sur 534 · SPONGIAIRES · texte numérisé non relu

SPONGIAIRES

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Ces renflements sphériques constituent les organes nommés corbeilles vibratiles. C'est au mouvement continu des cils de ces cellules qu'est due la direction constante du courant d'eau qui parcourt les canaux de l'éponge.

Le corps de l'éponge est en outre soutenu en général par des fibres cornées très délicates auxquelles s'ajoutent des spicules de formes variables, mais constantes dans chaque espèce,et dont la nature est ou calcaire ou siliceuse.

Celte forme simple de l'éponge est en général transitoire et ne persiste pendant toute la vie que chez quelques-unes, surtout chez celles dont les spicules sont calcaires. Le plus souvent, elle se complique par suite d'un bourgeonnement irrégulier, et au lieu d'être un individu unique l'éponge devient une véritable colonie.

Dans cette colonie, on peut souvent reconnaître le nombre des individus qui la composent par celui des oscules qui se voient à sa surface, chaque individu ayant sa cavité générale qui s'ouvre au dehors par une ouverture qui lui est propre; mais souvent aussi un certain nombre d'oscules se confondent, parfois môme il n'en reste plus qu'un seul pour toute la colonie; dans ces ca3 il est impossible de déterminer le chiffre des individus composant la colonie.

La reproduction chez les éponges peut être ou asexuée ou sexuée.

La reproduction asexuée peut se produire par simple division, ou bien, et c'est ce qui a lieu dans quelques éponges marines et surtout dans les spongilles ou éponges d'eau douce, par formation de corps particuliers appelés gemmules. Dans ce mode de reproduction, on voit à un certain moment toute la masse sarcodique de l'éponge se résoudre en un grand nombre de petits corps protoplasmiques, entourés d'un kysie soutenu lui-même par des spicules de forme spéciale. Ce sont les gemmules. Au bout d'nn certain temps, ordinairement après la saison froide, le protoplasma de la gemmule s'échappe au dehors, et après avoir rampé quelque temps se fixe et se transforme en une petite éponge qui croîtra par bourgeonnement.

Dans la reproduction sexuelle, il y a formation de véritables œufs donnant on embryon cilié qui nage pendant quelque temps avant de se fixer pour reproduire une éponge.

La classification des liponges est jusqu'à présent très artificielle. On ne peut s'appuyer en effet ni sur la forme, excessivement variable dans une même espèce, ni sur le nombre et la disposition des oscules qui peuvent disparaître et se reproduire en d'autres points. Les meilleurs caractères sont jusqu'à présent tirés de la nature du squelette, de la foi me des spicules, ainsi que de la structure du système des canaux.

D'après la nature du squelette, les Eponges sont divisées en trois ordres : dans les Myxosponge*. ou Eponges gélatineuses, le squelette manque entière-

ment; dans les Eponges calcairps, le squelette est constitué par des fibres cornées unies le plus souvent à des spicules siliceux; enfin dans le- Eponges calcaires, le squelette est formé uniquement de spicules calcaires. Parmi les Éponges gélatineuses, il faut citer les Halisarcia, qui forment des masses spongieuses entièrement molles.

Dans les Eponges cornées, nous trouvons -. les Euspongia, éponges cornées sans spicules siliceux; c'est ce genre qui fournit nos éponges usuelles ; les Reniera, à réseau lâche réuni par des spicules siliceux; les Spongilla ou éponges d'eau douce; les Desmacella, éponges massives et ramifiées ; les Ancorina, dont la couche corticale est traversée par des spicules en forme d'ancre ; les Eupledella et les Hyalonema, éponges simples de grande taille, vivant à de grandes profondeurs et dont le squelette siliceux est de toute beauté.

Les Eponges calcaires ont des formes très variables, la même espèce pouvant se présenter à la fois à l'état d'individu simple et à l'état de colonie. C'est dans ce groupe que l'on rencontre le type de l'individu spongiaire, l'Olynthus; les Grantia, à canaux simples; les Leuconia, à parois épaisses percées de canaux ramifiés ; les Sycons, souvent monozoiques et dont les parois épaisses sont traversées par des canaux droits formant de petites éminencesà la surface.

A l'exception du genre Spongilla qui est lacustre, toutes les éponges sont marines et vivent en général à de faibles profondeurs; cependant les llyalonema, les Euplectella et quelques autres genres n'ont été rencontrés jusqu'ici qu'à des profondeurs considérables.

L'utilité de la plupart des éponges est faible ; comme elles contiennent de l'iode, on en utilise parfois les débris calcinés dans le traitement du goitre. Mais le genre Euspongia, à fibres cornées, fines, sans spicules, fournit des espèces activement recherchées nous donnant les éponges journellement employées dans la vie domestique. La pêche de ces éponges se fait surtout dans la Méditerranée, sur les côtes de Smyrne et de Crète ; on en pèche également dans le golfe du Mexique. Cette pêche se fait ou à la drague, qui ne ramène souvent que des éponges déchirées, ou bien au moyen de plongeurs qui vont couper sous l'eau les éponges les plus belles. Les éponges, débarrassées de leur substance animale et des débris pierreux qu'elles peuvent renfermer, sont lavées, puis livrées au commerce.

Les Eponges, si répandues dans toutes les mers actuelles, existaient également dans les mers anciennes, et on rencontre de leurs débris dès les premières périodes géologiques. Mais c'est surtout dans les terrains jurassique et crétacé qu'elles étaient abondantes, et leurs restes ont concouru à la formation de roches puissantes. De toutes les formes actuellement existantes, ce sont les Hyalonema qui se rapprochent le plus des formes anciennes, [i. Poirier.]

TENUE DES LIVRES. — La tenue des livres est l'art d'inscrire avec méthode et exactitude sur divers registres toutes les opérations d'un commerçant. Ces registres se nomment Livres. La loi ne prescrit aucun mode particulier pour leur tenue, mais elle oblige tout commerçant à en avoir trois principaux : le livre-journal, le livre des inventaires et le livre de copie d* lettres.Le législateur a voulu par là que ce commerçant fût toujours prêt à fournir à la justice les éléments né-

cessaires pour qu'elle pût contrôler ses actes de commerce et établir ses comptes, tout en lui laissant le choix du mode de comptabilité. L'usage a établi d'autres registres dont nous verrons l'utilité; parmi eux, deux tout au moins sont indispensables: le Brouillard et le Grand Livre; les autres, moins nécessaires, sont variables d'une maison à l'autre, suivant le genre de commerce auquel on se livre ; ce sont : les livres d'achats, de ventes, de commissions, d'entrée et de sortie des

TENUE DES LIVRES

TENUE DE6 LIVRES

marchandises, de misse, les carnets d'échéances j lecteur a l'article Banque* de la II' Partis. — Les des effets à recevoir et à payer ,\* livre det comi>- \ agents de change sont de* officiers ministériels tes courants portant intérêts. Le livre de copie des lettres est souvent rangé dans cette catégorie. Pour comprendre la tenue des livres proprement dite et I étude de tous ces livres, il faut posséder quelques notions préliminaires Bur cette science, comme une sorte d'alphabet. Il faut voir ce que c'est que le commerce, les commerçants, les marchandises, les valeurs, les opérations: il faut apprendre à dresser les factures, les bordereaux, à faire les billets, les lettres de change, les chèques, les warrants, etc.

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