‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 4)Chapitre 135 sur 593 · BOUSSOLE · texte numérisé non relu

BOUSSOLE

daus la troisième, classe ides écoles à six classes^.

3' et 2* classes. — Description de plantes phanérogames choisies, avec indication de leurs propriétés et de leur emploi.

V classe. — Continuation de la description des plantes. Notions sur la manière de déterminer les plantes indigènes, avec indication de leurs propriétés utiles ou nuisibles. Généralités sur la vio des végétaux.

Bavièue. — Ecole primaire — Classe inférieure. — Les plantes usuelles, qui servent à la nourriture, à l'habillement, etc., des enfants. Les élèves apprennent aussi à connaître quelques plantes vénéneuses, soit par des images, soit en voyant la plante elle-même.

Classe moyc7ine. — Les parties des végétaux ; leur naissance, leur croissance, leur utilité en général ; étude spéciale de quelques végétaux utiles comme aliments, remèdes, substances tinctoriales, etc.

Classe supérieure, — Les plantes vénéneuses. La connaissance de ces plantes, des divers caractères de l'empoisonnement par les végétaux, des remèdes à donner en cas d'empoisonnement, est prescrite comme un important objet d'étude par diverses ordonnances ministérielles. Chaque école doit posséder une publication faite à ce sujet par ordre du gouvernement et intitulée : Description et firjure des plantes vénéneuses les plus dangereuses de la Bavière ('1\ planches coloriées.) — [Lehrordnun/] de 181 Ij.

Prusse. — Eco e primaire. — L'enseignement de la botanique ne commence que dans la 4' classe (àç l'école à (J classesj.

4' classe. — Pendant l'été, les enfants apprennent à connaître quelques plantes du jardin, de la prairie et de la forêt, et à en décrire exactement la forme extérieure. Autant que possible, on fera voir aux élèves les plantes elles-mêmes, ou à défaut on leur en montrera de bons dessins.

3' dusse. — Continuation de l'étude des plantes les plus ordinaires.

2' classe. — L'enseignement cesse d'être puremont descriptif et s'attache à l'étude des phénomènes de la vie. Le maître fera observer aux élèves le développement de quelques plantes, depuis la germination jusqu'à la maturité du fruit ; il en expliquera la structure : il indiquera en même temps les propriétés utiles ou nuisibles des plantes mentionnées.

1'^ classe. — Classification des plantes et leur emploi. Développement graduel du végétal, conditions nécessaires à sa naissance ; procédés pour la culture et le perfectionnement des plantes fourragères, des céréales, des légumes, des arbres forestiers. Notions sur les plantes exotiques les plus connues, employées dans les usages domestiques ou dans l'industrie ('coton, thé, café, canne :\ sucre, etc.j — Pour l'école primaire, la meilleure classification du règne végétal est la suivante : 1° arbres ; "i" arbrisseaux ; 3° légumos; 4° herbes; 5° mousses ; G" lichens ; 7° champignons; 8° algues. (Programme du 15 octobre 1872.)

Lectures et Dictées.

« A'otre idée il'anmscr un peu la vivacité de votre fille et de rexcrcer à l'attention sur des objets agréables et variés comme lis plantes me paraît excellente,.... je l'approuve de tout mon cœui-, et j'y concourrai de même, persuadé qu'à tout âge l'étude de la nature émousse le goût des amusements frivoles, prévient le tumulte des passions, et porte à l'âme une nourriture qui lui profite en la remplissant du plus digne objet de ses contemplations.

« Vous ave/, commencé par apprendre à la petite les noms d'autant de plantes que vous en aviez de communes sous les yeux : c'était précisément ce qu'il fallait faire. Ce petit nombre de plantes qu'elle connait de vue sont les pièces de comparaison pour étendre ses connaissances; mais elles ne

s«flis^i»t p;i,s ^'e coiinaitre simplement les plantes que

de vue, et ne savoir que leurs noms, no peut être qu'une étude trop insipide.... Je vous propose de prendre quelqr.es

notions préliminaires de ia structure végétale ou de l'orga» nisatiun des plantes, aliii, dussicz-vous ne faire que quelques pas dans le plus beau, dans le plus riche des trois règnes de la nature, d'y marcher du moins avec quelques lumières. Il ne s'agit donc pas encore de îa nomenclature, qui n'est qu'un savoir d'herboriste. J'ai toujours cru qu'on couvait être un très grand botaniste sans connaître une seule plante par son nom; et, sans vouloir faire de votre flile un très gi-.ind botaniste, je crois néanmoins qu'il lui sera toujours utile d'apprendre à bien voir ce qu'elle regarde. »

J.-J. Jtoussoau. Lettres élé"enlaires sur la Botniiiipip, à Madame Delessert (Lettre I, du 22 août 1771.)

BOURGKO.N. — V. Tiqe.

UOUSSOLE. — Piiysiquo, XXV. — [Ehjm.: de l'italien ôossolo, petite boîte en buis.)

Toute aiguille aimaniéo, posée en équilibre sur un pivot, prend d'elle-même la direction du méridien magnétique, y revient quand on l'on écarte et marque ainsi une ligne parfaitement déterminée. Montée au-dessus d'un cercle gradué qui permet la mesure des angles, elle constitue la boussole. Ordinairement l'aiguille a la forme d'un losange très-allongé dont une des moitiés (celle qui se dirige vers le nord) est bleue et l'autre blanche ; elle est traversée en son milieu par une chape en agate qui est percée d'un trou conique et qui repose sur l'extrémité effilée d'un support vertical placé au centre du cercle où sont inscrites en degrés ou en grades les divisions de la circonférence.

L'appareil est enfermé dans une boîte en bois ou en cuivre, de forme ronde ou carrée, recouverte d'un verre qui le garantit contre les agents atmosphériques. Un petit bouton extérieur au système presse sur l'extrémité d'un levier et permet de soulever l'aiguille à volonté et de la dégager de son pivot en la fixant contre le verre. Par ce moyen on évite l'usure rapide du pivot, qui se produirait par les mouvements désordonnés de l'aiguille quand on transporterait l'appareil.

La boussole sertaux savants à étudierles variations du magnétisme et à déterminer la déclinaison ; aux voyageurs et notamment aux marins, pour s'orienter ; aux géomètres pour les levers de plans. Elle présente des formes un peu différentes suivant ses usages.

On attribue l'invention de la boussole aux Chinois qui l'auraient employée do temps immémorial. Son usage ne paraît s'être répandu en Europe qu'au XII* siècle ; mais il est certain que c'est à elle qu'on doit les grandes découvertes de la fin du xv« siècle.

1° La boussole des observatoires est trop complexe pour que nous la décrivions ici ; elle est montée avec tout le soin possible pour permettre de trouver avec exactitude la valeur variable de la déclinaison. On trouve d'ailleurs très approximativement la déclinaison avec une boussole quelconque, surtout avec celle dont la boîte carrée porte une lunette ou une alidade sur la face parallèle h la ligne 0-180". La déclinaison étant l'angle que fait l'aiguille aimantée avec le méridien géographique, on détermine avec soin celui-ci sur un plan horizontal : on pose la boussole sur ce plan de manière que la ligne 0-180» du limbe soit parallèle au méridien ou coïncide avec lui; l'aiguille marque l'angle de déclinaison quand elle a cessé d'osciller, et elle indique s'il est occidental ou oriental. Actuellement ciH angle est de 18" à. l'ouest de la ligne des pôles.

Cette opération suppose connue la méridienne du lieu où l'on opère; si cette ligne est inconnue et qu'on dispose d'un cadran solaire vertical, on place la boussole de manière que son alidade ou sa lunette soit dans le plan vertical du style de ce cadran ; l'aiguille marque encore la déclinaison.

La connaissance du la déclinaison permet :i son tour de trouver la méridienne du lieu où l'on est; il suffit de placer la boussole de manière que la pointe bleue de l'aiguille s'arrête sur l'angle de 18° h gau.

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